Il fait si froid ici...
Dans ces ténèbres sans fond, sans murs, sans toits.
Tout est si froid, sombre, silencieux...
Je suis seul.
?
Dans cet endroit, aucune odeur ne me parvient, pas même une sensation. Lorsque je cherche sans trouver, ou que sans voix je crie, que je tente d''hurler prêt à m''en rompre les cordes vocales à la recherche de ma gorge qui n''est pas. Malgré mes efforts pour saisir les ténèbres sans même sentir les articulations ou le picotement du bout de mes doigts, et même en ayant l''intention, le courage de me mouvoir dans le vif, d''y exploser, je ne peux rien. Je n’y existe pas.
Rien ne sert dans ce vide sans fin, sans lois, sans vie. Chaque tentative est vaine, semblable à du surplace. Rien n''a de sens... Tout y est déjà perdu d''avance.
Ah oui, pour quelle raison suis-je ici ?
Pour quelle raison suis-je encore là ?
Impuissant comme je suis, n''arrivant à rien d''autre qu''à ressasser les mêmes idées, créant des espoirs pour les faire devenir des fléaux, à paniquer, à respirer sans même le percevoir. Est-ce pour me punir d''une faute que j''aurais oublié que l''on m''a enfermé dans ces ténèbres où même le temps n''est rien ? Où je n''ai, dans cette éternité, comme seul droit offert que la pensée ?
était-ce alors mon destin ? De me perdre dans le dédale du doute, sans rien comprendre, sans même savoir. Le but de mon existence résonnait-il avec cet étrange lieu sans notion d''espace ni de matière, où seule m''occupait la traque des ombres dans le voile obscur ? Ou avais-je quelque chose à conclure que mon esprit ne pouvait se résoudre à trouver…
Que de questions...
Mais jamais de réponses.
Le silence ou presque.
…
Au fond c''est vrai, j''aurais perdu la raison il y a bien longtemps si je ne l''entendais pas. Ce n''était peut-être rien, insignifiant, mais malgré tout, pour moi c''était l''unique espoir. à l’heure de mes questionnements incessants, de mes remises en question sans fin, de ces cycles impossibles où je finissais par vouloir dispara?tre, il était mon guide. Chaque fois ce dernier m''éloignait de la perdition, m''extirpant hors de la folie par sa percussion. Une sensation suffisante, salvatrice, même un court instant.
?
Sentir ce c?ur qui bat.
?
L''entendre et me laisser surprendre à chaque fois par sa force, en ayant l''impression d''être en phase avec sa chaleur intime qui définit l''existence. C’était toujours comme si quelqu''un frappait à la porte de ma prison pour m''adresser son soutien...
Comme une goutte d’eau dans la sécheresse de la peine.
C''est pour ?a que même si je mourais ici en finissant par m''éteindre. Tant qu''il battait, je voulais croire en cet Ailleurs. Même si tout est factice, que ma seule défense est de répéter l''inlassable, j''avais espoir qu''un ultime soubresaut viendrait rompre ce silence en m''accordant la bénédiction de l''Extérieur. Oui, pour ?a, pour cette braise, je devais le faire.
Je devais y penser.
Continuer à subir les doutes et les braver.
?
Mais enfin... Malgré tout, quelques questions subsistaient.
Elles aussi toujours sans réponses.
??
Quel était- ...
?
Comment j''avais pu tenir le cap aussi longtemps ?
Comment j''avais pu conserver ce brin de personnalité, ce sang-froid après tout ce temps ?
?
Comment l’avais-je eu ?
?
Pourquoi est-ce que je ne ressens ni fatigue ni faim ?
?
Pourquoi est-ce que j''ai l''impression d''entendre un bruit au loin.
?
...Pour quelle raison est-ce qu-
??
<hr>
「 Ouverture 」
<hr>
?
...Pour quelle raison est-ce qu-
?
? Rvlle oi ?
?
Qu''était-ce cette fois ? J''ai cru tomber en entendant le bruit sourd et léger d''un craquement...
C''était une voix, je crois... ?
Que voulait-elle me dire, était-ce le signe ?
?
? Rvlle oi ?
?
J''entendis alors un autre bourdonnement assourdissant, plus puissant que le précédent. Mes oreilles se mirent à siffler et mon corps, mon espace entier se mit à trembler, craquant de toutes parts.
Mon esprit quitta mon [XXXXX] et je me vis en miette l''espace d''un instant. Le silence re- non, quelque chose approchait, quelque chose grattait.
C’était ?a.
C’était…
?
? BAAAAAAAM !!! ?
?
Un énorme coup s''abattit sur mon crane dans l''irascible pénombre, me permettant dans son déclic , d''enfin comprendre les mots de l''étrange voix.
?
?
? RéVEEEILLEEEE TOOOI BON SAAAAANG !!! ?
?
Dans l’agression sonore, mes yeux se sont ouverts sans demande, comme si ce réflexe primitif ne m''avait jamais quitté, puis l’intensité de l’extérieur m’aveugla dans sa superbe, me faisant hurler dans la surprise comme un nouveau-né.
? WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!! ?
? AAAAAAAAAAAH !!! ?
Dans l''écho de l’autre cri, essayant tant bien que mal de calmer mes pulsations en folie et de saisir la portée du moment. Je fus accablé de nouveau par mille et une autres sensations dont mon imagination n’avait fait qu’effleurer la profondeur. Ce fut comme si mon corps entier, empêtrait dans la nuit se libérait d’entraves en recouvrant pleinement le droit de se dévoiler à l’écume des jours.
?
Puis, mes premiers mots m''échappèrent dans la réception tardive d’une douleur au sommet du crane.
?
? MAIS ?A VA PAS LA TêTE, T’ES MALADE ?!! ?
? Ah ? Cocasse venant d''un inconnu qui crie comme un fou à lier. ?
? Qu''est-c-?
Ma fièvre s''interrompit net dès lors que mes yeux distinguèrent avec clarté l''individu face à moi. Mon regard encore flou, rentra en contact avec ses yeux inquisiteurs, son haleine froide — inodore — mais surtout avec l''étrange scène derrière lui. Cette dernière régula mon rythme cardiaque et je ne puis me retenir de frotter mes yeux comme si j''hallucinais.
Il me fallut bien m’y reprendre à plusieurs fois avant de comprendre que tout ?a était vrai, que rien n’était faussé ou mirage.
Puis…
à cela s’ajouta aussi un étrange constat. Tout me semblait si naturel comme si aucune de ces choses ne m''avait quitté.
Oui…
Je ressentais le monde autour, percevais les signes, l''herbe sous mes genoux, mon pouls en constant va et vient de vitesse à cause du stress, mes doigts en train de craquer un à un. Mais c’était loin d’être tout, je percevais aussi l''air et mes cheveux se faire balayer par la brise, mes poils se dressaient par leur fraicheur... mais surtout, je pris conscience que mon c?ur battait encore et toujours et que je pouvais le ressentir, presque le toucher.
? J-je... ?
? Ouais ? ?
J''étais s?r que c''était lui qui m''avait tiré de cet endroit, c’était idiot puisqu’il n''y avait personne d''autre, mais c’était grace à sa présence.
?
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??
Tandis qu’il me regardait perplexe, je l’étais également. Il faut dire qu’avec l’idée que j’avais conservée du genre humain, ce dernier était pour le moins atypique, voire presque effrayant. Il était clair que nulle part je n''avais fait la rencontre d''un pareil individu. Un être dont le visage, la courte coiffure, le regard — encore — et le souffle étaient gelés. Bien trop pale et gris par rapport aux standards ancrés dans ma définition du vivant. Sa silhouette n''exprimait ni ne renvoyait aucune chaleur, mais il était pourtant parcouru de la même énergie vitale que moi. C’est comme si, à l''inverse des autres, il vivait sans avoir besoin de sentir pulser son trésor.
Peut-être que j''avais exagéré ma détention ? Après tout... tout ?a me parut si long pour finalement para?tre si abrupt à la chute.
J''en avais trop fait ? J’avais… [XXXXX]
à mesure que les secondes passaient, la dissonance devenait flagrante, tout devenait à la fois si instinctif pour mon corps, mais si nouveau pour mes yeux, que je ne pouvais savoir si je connaissais ces terres… Mes certitudes sur le connu étaient balayées à chaque fois dans ce paradoxe inconfortable et ma seule solution pour dissiper la brume, fut d’à nouveau poser mes yeux sur lui et ?a ne manqua pas.
Au départ, aucun de nous n''a jugé bon de faire le premier pas, on s''est surtout dévisagé dans le silence avant que de nouvelles secondes suspendues ne s''écoulent et ne finissent par se rompre à la venue d''une approche gênée.
Il sortit quelque chose de sa poche.
? Prends ?a, tu veux ? Et fais-moi plaisir, essuie ces larmes. ?
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Dit-il suspicieux tout en me tendant un morceau de tissu ocre.
? Larmes ... ? ? Fis-je en me touchant la joue encore humide comme si un torrent avait coulé sans que je ne l''aper?oive.
? Mouais, désolé ! ? Fit-il en levant à ma hauteur la tranche de sa main.
? Hum ? ?
? C''est peut-être parce que je t''ai frappé trop fort ? ? Conclut-il en se retenant de rire.
? T-tu- ?
? Ouais ? ?
? TU PEUX PARLER FACE DE CADAVRE !! ?
Il sembla dé?u un instant puis ironisa.
? Bravo, bravo ! Belle manière de remercier celui qui t''a sauvé d''un sommeil commun à celle de la belle au feu des songes . ? Applaudit-il en soufflant. ? En plus d’être un échappé du zoo, t’es un original. ?
? Hein ? ?
? C''est un conte, tu sors d''où toi ? Enfin, laisse tomber. ?
? Euh...? ?
J''entendais ces mots sans les comprendre, mais son trop-plein d''assurance était déplaisant à constater.
? Avec tes cheveux teintés de mauvais go?t et ta manière d''appara?tre comme par magie, j''ai l''impression qu''on n''est pas tout à fait sur les mêmes ondes. ?
? C''est exactement ce que j''allais dire ! ?
? Ah oui ? Hum, hum. ? Il acquies?a l''air sournois, soutenu par des yeux gris ornés d''un symbole mystérieux qui inspirait un profond savoir et surtout une grande malice.
?
?
?
? Attends ?! Comment ?a avec mes cheveux de mauvais go?t ? ?
? Tu oublies surtout : apparu comme par magie . ?
? Espece deeee- ?
? C''est bon, je plaisante, détends-toi ! Mollo sur les mots. ?
? ... ?
? J''ai peut-être bien affaire au paumé du cycle. Et cette fois pas juste à un perdu, mais à un vrai frappé. ? Dit-il en pensant tout haut. ? C''est carrément comme si tu venais seulement de poser les pieds sur terre. ?
? Euh... Eh bien... ?
? Enfin moi ?a je m''en fous ! Disons juste que j''ai jamais vraiment eu l''occasion de discuter avec l''un des tiens jusque-là, donc je sais pas si ta manière de réagir est normale ou pas. Tout ce que je sais, c''est qu''t''es apparu appuyé sur ce rocher en un clin d’?il. Moi, j''étais en train de faire ma récolte hebdo dans cette salle et à peine j''ai cligné des yeux, à peine t''étais là ! Pour te le dire franchement, c''est pas commun. ?
? Rrr... ?
Je ne saurais pas dire, mais j''avais l''impression qu''il se moquait de moi en me décrivant la situation de la manière la plus simple du monde.
Et puis, comme si j''avais la foi de tout écouter, sérieusement… C''était trop d''informations pour que je ne puisse ingérer quoi que ce soit et sans que mon c?ur ne manque de rompre.
?
? Hey, où tu vas, qu''est-ce que tu fais ? ?
?
Sans dire un mot, fuyant presque avec la vue à demi troubler, l''instinct me revint.
?
Mon visage .
?
Je me suis dirigé sans comprendre moi-même vers une sorte de petit coin d''eau où j''y aper?us ce qui n''aurait normalement jamais d? me surprendre.
C''était juste un reflet .
? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!! ?
Mon esprit avait instinctivement dicté à mon corps d''aller vérifier au plus vite.
? Bah quoi, ta tronche te fait si peur ? ?
? M-Mon visage !! ?
? Qu''est-ce qu''il a ? ?
? J''ai l''impression... ?
? ? ?
? J''ai l''impression que ce n''est pas le mien ! ?
Ces yeux, ce visage, ces longs cheveux noirs bouclés et ces motifs tr?nant sur eux, pourquoi est-ce que j''avais l''impression que ce corps frêle ne m’appartenait pas ? était-ce d? à ma perte de mémoire ? Ou alors, est-ce que je devenais dingue ? Honnêtement, j''avais peine à me dire que c''était moi. Et puis surtout, ces étranges symboles sur mes cheveux... C''est comme s''ils m''observaient. J’en étais mal à l’aise.
Je ne pouvais pas m''empêcher de me toucher le visage en espérant halluciner et revenir à quelque chose de connu.
Puis je l''ai entendu siffloter, coupant court à toutes mes pensées.
? L''amnésie, ?a a pas l''air chouette, surtout si t''as même peur de toi ! C’est s?r t’es pas terrible, mais pas le pire. Beaucoup ici auraient bien envie de perdre la mémoire, mais je pense qu''en t''voyant il perdrait vite l''envie d''en faire l''expérience. ?
Il disait ?a avec une telle nonchalance, c''était limite vexant.
? Tu sais, t''as pas à t''en faire. Ici y''a que des excentriques plus ou moins étranges et t''es loin d''être le plus bizarre de tous. Alors arrête de trembler comme une feuille, t''as juste des mèches originales et une mine d’insomniaque.
? Ouais... ? Attend quoi ?!
? T''es même plut?t beau gosse, si on te regarde bien. Enfin, faudrait faire des retouches, mais tu peux me croire sur parole. ?
? Merci ? ?
? J''dis juste ce que je vois. ?
? Mais je... Je suis vraiment perdu là... ?
? Mouais j''l’ai pensais un moment ?a aussi, mais, pour le moment toi, t’es juste amnésique. ? Il réfléchit quelques instants. ? Ou alors un mytho très convaincant ? ?
? Je comprends rien à ce que tu me racontes. ?
? T''en es s?r ? Perso, avoir juste peur de sa tronche, ?a peut arriver. ?
? Euh...Bah... ?
Quelque chose m’échapper.
? Mais en revanche, c’est vrai j''ai pas vu ton regard s''éclairer en observant les alentours, t''as pas eu l''air plus surpris que ?a. ?
? Com- ?
? D''habitude tous les paumés comme toi réagissent directos en disant un truc du genre : c''est quoi cet endroit ?! Pourquoi est-ce qu''il y a de gigantesques murs avec des symboles étranges ? Ohlala que c''est beau. Mais toi t''as rien à dire, absolument rien. Tu t’es concentré sur toi-même. ?
? ... ?
? Ah bah oui effectivement, t’en es peut-être un. Au fait t''es s?r que t''as percuté ? ?
Je ne pouvais que serrer mon poing, mais bon sang ce qu''il était aga?ant.
Puis qu''est-ce qu''il raconte ? Tout ce que j''avais envie de faire c''était de me barrer loin de ses petites manies. C''est vrai que l''endroit avait l''air un peu spécial, mais je ne vois pas pourquoi j''aurais d? être surpris.
? Les perdus , les paumés comme moi ? Des murs ? Mais qu''est-ce que tu racont-t-t-tes..."
? Ah ouais ? T''as des yeux alors regardes bien. ?
? Woh. ?
En levant les yeux, je suis resté bloqué sans réaction. L’impression d’avoir manqué encore plus gros que mon apparence.
?
-Quelques secondes à peine plus tard...-
?
? C''est impo-po-po-possible !!! ?
Fis-je en écarquillant les yeux.
? Ah bah quand même, t''en as mis du temps. ?
? Qu- Où EST-CE QU''ON EST AU JUSTE ?! ?
Peut-être étais-je encore sonné par le réveil brutal ou pas encore suffisamment en phase avec mon propre corps… Mais j''y étais pour de vrai ? Comment j''avais fait pour ne pas le voir ?!
? C''est pas possible. ?
Rien n’avait de sens ou n’était à l’image des impressions subsistante de mon esprit.
? Enfin ! ? Fit-il en se levant et en me présentant les lieux comme un guide. ? Permets-moi de te souhaiter plus ou moins la bienvenue sur ma terre ! ?
? M-Mer- ?
? C''est vrai que j''ai un peu été pris au dépourvu, je te l''accorde. Mais puisque c''est moi qui t''ai trouvé, comme le veut la coutume, c''est à moi de t''expliquer grosso modo où est-ce que tu as atterri. C’est sympa non ? ?
? ... ?
Je ne le l''écoutais déjà plus, subjugué par l''endroit dans lequel je me trouvais. Il y avait partout autour de moi, des parcelles de terre enrichies de verdures, d''arbres et de rochers à différentes hauteurs sur des plateformes surélevées par une force mystique. De là où j''étais, je pouvais distinguer parfaitement chaque recoin de cet immense espace irréel qui semblait se trouver à ne rien n’y comprendre dans une salle.
Un décor pareil dans une salle ? Quelle idée idiote.
Comment tout ?a pouvait-il se trouver à l''intérieur d''une même pièce ? C’était inhospitalier, mais j’avais quand même l''impression d''être dans un fragment de cet endroit que je désirais atteindre... Mais même ce dernier, quel était-il ? Lui qui résonnait avec ce lieu rempli d''histoires, où en partant des murs qui recouvraient vraisemblablement la salle jusqu''au toit au-dessus de nos têtes se trouvaient d''étranges symboles et scènes gravés qui provoquaient une atmosphère étrangère.
C''est comme si je m''étais égaré dans un lieu rempli de mythes ayant déjà des centaines, des milliers d''années voire plus encore.
En observant l’endroit avec attention, même si elle se trouvait au loin, je la voyais nettement. La gigantesque porte qui donnait sans doute sur l''extérieur. Elle était si grande qu''en comparaison, je paraissais réduit à la taille d''un insecte. Pour autant, comme il le disait, toutes ces choses ne provoquaient en moi aucune véritable appréhension, j''en avais même le sourire aux lèvres.
? Allo ? ?
? Oh, euh, hein ? ?
? Même pas fichu de m''écouter quand je parle. T''es pas croyable. ?
? Euh... ?
? Temps de réaction : 0/20. Comme quoi j''ai tiré le lot gagnant. ? Annon?a-t-il en faisant mine de noter. ? On dirait que ?a t''amuse d''être complètement paumé."
Il est aga?ant...
? Tu pourrais arrêter de répéter la même chose et commencer par faire ton devoir de guide, monsieur je sais tout ?! ?
? ? Tssh-t. ?
Et en plus, il avait le don pour s''émouvoir une seconde et reprendre ses grands airs dès la suivante, c’était perturbant.
? Attends, attends, une chose avant le reste ! ?
? Quoi encore ? ?
? C''est quoi ton nom ? ?
? Mon quoi ? ?
? Ton nom . ?
? Mon nom ? ?
? Si tu ne t''en souviens pas, au moins on part vraiment de zéro. ?
Il se foutait vraiment de moi ou ?
? Bah... ?
? Ouais dis-moi ? ?
?
Mon nom... ?
Il-, je l’avais au bout de la langue, c’est comme si je…
?
NON.
?
En fait... je le sais. C''est peut-être même la chose que je sais depuis le plus de temps.
? Oui... ! Je m''en souviens, je me souviens de comment je m''appelle. ?
Il ne demandait qu''à sortir, lui qui n''avait pas pu être prononcé depuis si longtemps.
? Et donc ? ?
Me questionna-t-il à nouveau, le regard amusé.
? Oui, oui. C''est, je crois que c''est... Non j''en suis s?r ! Ma...!?
?
?
?
?Je m''appelle M?r.?
?
?