《La légende du ciel [French]》 Chapitre 0 // lavant-vie [è„¿ corriger] ------------------------------------------------------------------------------------------------ Savez-vous pourquoi vous ¨ºtes vivant ? Pourquoi ¨ºtes-vous n¨¦ ? Pourquoi mourrez-vous ? Moi je sais, j''ai la cl¨¦ ¨¤ ces myst¨¨res, car moi Kasper Weinfeld, ne suis plus. J¡¯ai mille et une choses ¨¤ raconter, h¨¦las, ce serait trop long, m¨ºme si vous pouviez vivre ind¨¦finiment. Mais voil¨¤ ce qu''est l''essence de l''existence, de la r¨¦alit¨¦, c''est le noyau lui-m¨ºme, c''est ce qui d¨¦passe toutes connaissances et forces, o¨´ rien veut tout dire, et o¨´ tout ne veut rien dire, c''est ce qui est et qui arrive ¨¤ transcender le vide, puis ¨¤ ¨¦merger. Et encore l¨¤ c''est tr¨¨s en surface, et expliquer ce que c''est n''am¨¨nerai qu''¨¤ plus amples confusions. Alors pourquoi ne pas vous raconter mon histoire, celle qui m''a amen¨¦ ¨¤ l''ext¨¦rieur de tout, m¨ºme de la r¨¦alit¨¦, jusque dans les terres oubli¨¦s, qui est un quelque part dans cet au-del¨¤, un endroit mythique et surr¨¦el o¨´ tout les r¨¦alit¨¦s possibles et imaginables, ne sont que fictions, l¨¤ o¨´ je suis en ce moment. Pour ne plus vous faire attendre, commen?ons par la rencontre avec l''¨¦ternel dans son jardin, sa cr¨¦ation, l¨¤ o¨´ tout mon histoire a commenc¨¦ alors que je n''¨¦tais qu''une pauvre chose apparu de nulle part... ------------------------------------------------------------------------------------------------ ? Ce qui me surprend le plus, c''est que la mort soit aussi color¨¦ ?, dis-je, entour¨¦ d''un tapis de fleurs s''¨¦tendant jusqu''¨¤ ce que la vue ne puisse plus. Je n''avais plus de forme, plus de corps, mais en tournant ma vue vers l''arri¨¨re, j''aper?u une grande figure opaque, noire comme la nuit dans ce monde en rose, dans ce paysage surr¨¦el. ? Bienvenu, je t''attendais tant ?, me dit la grande forme noir comme la nuit de sa voix bugg¨¦, comme un microphone ¨¦lectronique mal r¨¦gl¨¦. J''eu peur, mais ne senti aucune hostilit¨¦, je pris place dans le parterre. ? Un bel endroit pour un mort, n''est-ce pas ? ?, r¨¦torquait l''¨¦trange chose qui ¨¦tait avec moi, se posant presque de la m¨ºme mani¨¨re que moi. ? C''est suppos¨¦ ¨ºtre une parodie du paradis ? ?, demandais-je, concern¨¦. Un rire bugg¨¦ et cauchemardesque provenu bri¨¨vement de la chose. ? C''est mon jardin, une de mes cr¨¦ations, comment tu la trouve ? ? Le malaise ¨¦tait ¨¤ son comble, rien n''¨¦tait normal ici.Unauthorized use of content: if you find this story on Amazon, report the violation. C''¨¦tait ?a la mort ? ? Pour tout te dire, j''ai une vrai question ¨¤ te poser ?, dit la chose. ? D''abord, quel est ton nom ? ?, conviais-je ? L''¨¦ternel, je suis celui qui a toujours ¨¦t¨¦ et qui ne sera jamais ? ? Ma question est... As-tu envi d''exister une fois de plus ? ? J''¨¦tais troubl¨¦ par la question, m¨ºme si j''¨¦tais mort, j''existait d''une certaine mani¨¨re, car j''¨¦tais l¨¤. ? Exister ? C''est pas ce que je suis en train de faire ? ?, commentais-je. ? Non, ici rien n''existe, en v¨¦rit¨¦, nous sommes aux portes des terres oubli¨¦s, dans une de mes cr¨¦ations ? La nouvelle me percuta comme un train, j''essayais de faire sens de tout ce qui se passait. ? Quoi ? C''est une blague ? Non ? ?, dis-je de plus en plus confus. ? ?a n''as aucun sens, aucune- ? ? Logique ? Le concept de la logique, et de l''illogique ? Ils n''existent pas ici, c''est ce qui me permet de cr¨¦¨¦, et sinon ma proposition ? ?, demandait l''¨¦ternel. Je me tut. ? Exister une autre fois ¨¦tait mon souhait avant que je n''existe plus... Alors c''est d''accord. ? Un silence suivit. ? Dans ce cas, va franchir la lumi¨¨re au bout de ce tunnel, j''ai hate de te revoir ?, dit l''¨¦ternel de sa glauque voix. Prenant place, je pris un dernier coup d''oeil ¨¤ mon myst¨¦rieux compagne imaginaire, tout en me dirigeant vers le tunnel. En un rien de temps, je m''y trouvais, j''y ¨¦tais presque aspir¨¦. Arriv¨¦ devant le trou lumineux, je pris l''ultime choix d''y faire mon entr¨¦. ------------------------------------------------------------------------------------------------ Rien, le vide, le noir ¨¤ l''¨¦tat primordial, pas de temps, pas de dimension... Plus que rien. Le temps n''y existe pas, mais l''¨¦ternit¨¦ insupportable de ce vide me faisait envi quand j''y ¨¦tait conscient, ¨¤ attendre quelque chose, fig¨¦ et seul dans cet inexistence. Le dernier souvenir en date que j''ai, est celui d¡¯un paradis surr¨¦el avec une ¨¦trange chose toute noir, une boue ¨¦lastique flottante, c''¨¦tait ¨¦trange, mais je me sentais proche de cette ¨¦trange chose. ¨¦tait-ce l''imagination de ma conscience dans cet inexistence ? Probablement. Je me contentais de me laisser porter par quelque soit la chose qui me sortirait de ce vide plus silencieux que lui-m¨ºme. Une neige noire, grise et blanche envahit ma vue de nul part, comme des chauves-souris sortant de leur caverne, ce qui allait ce passer par la suite ? Je ne savais pas ce que c''¨¦tait suppos¨¦ ¨ºtre, mais j''y ¨¦tait pr¨ºt. ------------------------------------------------------------------------------------------------ Le d¨¦but ressemble ¨¤ un r¨ºve en noir et blanc, le temps passe en acc¨¦l¨¦r¨¦. Il y a de bref moments o¨´ le temps te semble ralentir ¨¤ une vitesse normale, mais le noir et le blanc reste toujours tes seules options de couleurs. Tu repenses ¨¤ d''¨¦tranges souvenirs, ceux d''une ¨¦trange chose, d''un vide, et puis de te retrouver ici, mais tu ne sais pas pourquoi. ¨¦tait-ce un r¨ºve, ou bien est-ce que ?a c''est bel et bien pass¨¦ ? Tu n''en savais rien, et la question ¨¦tait trop ¨¦trange, tu d¨¦cide donc de la mettre de c?t¨¦, dans un coin de ta m¨¦moire, bien au chaud pour pouvoir la r¨¦utilis¨¦ plus tard. Le temps commence ¨¤ passer de plus en plus lentement, tout semble prendre une tournure plus r¨¦el, sans trop savoir pourquoi tu l''accepte tel que c''est. Certains temps plus tard, tu commences petit ¨¤ petit ¨¤ voir autre chose¡­ ce sont les couleurs, tu aper?ois une myriade de points lumineux et scintillants, des nuages de couleurs, des disques imprim¨¦s dans le ciel. La vie passe maintenant ¨¤ un rythme lent, mais normal, rien n''est plus comme un r¨ºve. Tu est compl¨¨tement l¨¤, et tu demande ¨¤ haute voix : ? Qu''est-ce que je fais ici ? ? La voix grave d''un g¨¦ant retentit dans tes oreilles comme une v¨¦rit¨¦ absolue : ? On es en train de regarder les ¨¦toiles Kasper... ? ------------------------------------------------------------------------------------------------ Chapitre 1 // La rentr茅e [è„¿ corriger] ? Maman, maman ! Viens avec moi ! ?, conviais Kasper, harcelant sa m¨¨re de l''accompagner jusqu''¨¤ la salle de classe. C''¨¦tait la rentr¨¦e, c''¨¦tait une nouvelle ann¨¦e scolaire comme pleins d''autres. Voix aigu comme graves, se frayaient un chemin au travers du complexe et des tournants d''all¨¦s. ? Attend-moi, j''essaye de trouver ton num¨¦ro de local ?, dit-elle sur un soupir, tra?n¨¦ vers l''avant par son fils. Kasper qui nageait ¨¤ contre-courant de la foule, essayait de voir o¨´ pouvait bien se trouver ses nouveaux camarades... ? Maman maman, j''ai trouv¨¦, c''est ici le local, c''est ici ! Arr¨ºte de chercher ! ?, dit-il. La m¨¨re ramena son fils vers elle. ? Calme-toi, ce n''est pas le bon local ?, dit-elle apr¨¨s un soupir, grin?ant presque des dents tout en s''adressant ¨¤ son enfant. C''est sur une manoeuvre brutale que l''enfant de 10 ans se retournais dans la m¨ºme hate... Pour courir, et bousculer un camarade, bien, bien, bien plus volumineux que lui. C''¨¦tait comme un immense ¨¦difice, voil¨¤ ce l''image qui surgit dans la t¨ºte de Kasper lors de sa rencontre accidentel, ses yeux riv¨¦s vers le plafond. Lene accourut imm¨¦diatement vers son fils, le rempla?ant debout tout en ¨¦poussettant les v¨ºtements du petit. ? T''es qui toi ? ?, dit le g¨¦ant. Il ¨¦tait un peu plus grand que sa m¨¨re. Kasper ¨¦tait abasourdi et perdu : Que faisait un adolescent dans une ¨¦cole pour enfant. C''¨¦tait irr¨¦el. ? D¨¦sol¨¦, il a hate d''¨ºtre dans sa nouvelle classe, vient Kasper ?, dit-elle, en passant un bref sourire respectueux au grand. ? Maman, qu''est-ce qu''un adolescent fait ici ? ?, demanda t''il, cette fois men¨¦ par sa m¨¨re. Lene ne r¨¦pondit, elle ¨¦tait trop occup¨¦e ¨¤ regarder la carte holographique flottant devant ses yeux. ? Mais qu''est-ce qui se passe !? ?, dit-il sur un ton encore plus insistant. Ils entr¨¨rent dans un local bond¨¦ d''¨¦l¨¨ves tous plus diff¨¦rents que les autres, assign¨¦s au m¨ºme uniforme bleu marin. ? Maintenant souviens-toi Kasper, ton num¨¦ro de local est le 234, d''accord ? Maman doit maintenant y aller, passe une bonne journ¨¦e ! ?, dit-elle, se redressant en passant un petit bisou au front de son fils. ? C''est quoi que tu va faire aujourd''hui ? Tu reste pas ? Aller, s''il te pla?t reste ! ? ? Je dois y aller, ¨¤ plus tard mon petit choux ?, dit-elle, envoyant un bisou ¨¤ distance tout en s''¨¦loignant. ? Mais attend ! ?, dit-il, avant de la perdre de vue. Il prit la porte du local, d¨¦bouchant directement sur la foule, il y avait trop de gens trop grands pour lui, il ne pouvait rien voir.Support creative writers by reading their stories on Royal Road, not stolen versions. C''est en essayant de se frayer un chemin, qu''il tomba sur un mur le repoussant vers l''arri¨¨re contre son gr¨¦. ? Hey, arr¨ºte ! Je veux voir ma m¨¨re ! D¨¦gage ! ? ? Tu verra rien, je vais te montrer c''est qui le patron ici du con ?, murmurait le mur, projetant le petit contre le sol comme un rien. Levant les yeux, le petit de 9 ans vit un visage famillier. ? T''es pas l''adolescent de tout ¨¤ l''heure ? Qu''est-ce que tu fait ici ? ?, dit-il en redressant. ? Je suis pas un adolescent crotte de nez, j''ai dix ans ! ?, dit-il en se fouillant le piffe. Le grand agrippa Kasper par le chandail, et sortit un mucus color¨¦ et ¨¦pais qu''il ¨¦tala comme du beurre de cacahu¨¨te sur le chandail de Kasper. ? Hey arr¨ºte, t''es d¨¦gueu ! C''est mon chandail, t''as pas le droit de faire ?a- ? Le g¨¦ant lui colla une puissante claque. ? Ferme ta gueule, si tu me parles comme ?a encore une fois, je te tue, c''est d''accord ? ? Le hasard frappa, la premi¨¨re sonnerie musicale du matin retentit partout au travers de l''¨¦cole, l''¨¦norme enfant de 10 ans lachait sa prise sur le petit Kasper. ? On se revoit ¨¤ la r¨¦cr¨¦, la crotte ? Une expression inqui¨¨te et t¨¦tanis¨¦ s''inscrivait subtilement sur le visage de Kasper, qui se relevait ¨¤ son tour pour retourner dans son local. ? D¨¦gueu, mais qu''est-ce que je vais faire ? Mon chandail craint la mort ?, se demandait Kasper ¨¤ haute voix, hautement concern¨¦ par l''¨¦tat pitoyable de son uniforme. ? Et pourquoi pas le retourner ¨¤ l''envers, les autres y verront rien ! ?, pensait-il. Retirant son chandail et l''enfilant apr¨¨s l''avoir retourn¨¦, Kasper r¨¦alisa imm¨¦diatement son erreur. ? Oh mer-... C''est ¨¤ gerber ! ?, murmura t''il, grima?ant. Il h?cha la t¨ºte de la gauche ¨¤ droite fr¨¦n¨¦tiquement, et tapa ses joues pour par la suite prendre pieds vers sa classe dans l''inconfort le plus total. Kasper prit sa place, emb¨ºt¨¦ par sa situation ¨¤ son poste de classe. Le message de c¨¦r¨¦monie de l''¨¦cole commen?ait peu apr¨¨s, d¨¦marrant l''introduction ennuyante de la nouvelle ann¨¦e. Tous, surtout les plus vieux et les habitu¨¦s, se prenaient la t¨ºte quant aux discours moins que n¨¦cessaire de la direction de l''¨¦cole. Kasper, lui, ne s''attendait pas ¨¤ une telle s¨¦ance de discussion... Les minutes d¨¦fil¨¨rent comme des escargots tournant dans un cercle sans fin. Heureusement vit la sonnerie musicale, la r¨¦cr¨¦ s''invitant comme un train, marquant la seconde phase de la rentr¨¦e : la cours arri¨¨re. C''est en d¨¦barquant avec hate, que l''enfant se retrouvait face au g¨¦ant ¨¦peurant de plut?t, cette fois accompagn¨¦ de d''autres grands. ? Comment on se retrouve la crotte ? ?, dit-il, fixant le petit nouveau depuis sa stature immense. Il ¨¦tait trop tard, Kasper ¨¦tait d¨¦j¨¤ encercl¨¦. Le petit de 9 ans se fit jeter comme une poup¨¦e de chiffon contre un arbre, son dos percutant l''¨¦corce comme une grosse massue balanc¨¦ ¨¤ pleine vitesse. ? Aille ! C''est quoi qui te prend ? ?, demandait Kasper, se relevant avec le dos barr¨¦. Le grand saisit Kasper par le dessous de la machoire, le souleva et appuya sur la gorge du petit Kasper. ? Dit moi, ?a te fait plaisir d''¨ºtre suspendu comme un porte cl¨¦ ? C''est quoi ton petit nom la crotte ? Hmmm ? ?, demandait le g¨¦ant sur un intrigu¨¦. ? Kasper ? ? Kasper ?... Le nom merdique ! C''est le nom du dernier chien que mon p¨¨re a tu¨¦ en plus ! ?, dit le g¨¦ant, ¨¦clatant de rire avec ses quelques amis. ? Et toi... C''est quoi... Le tien ? ?, demandait le nouveau tout en essayant de respirer, luttant pour la moindre bouff¨¦ d''air. Le grand mur tourna la t¨ºte, son sourire disparu, les yeux plong¨¦s dans ceux du petit. ? Rady, mais tu va faire comme les autres et tu m''appel patron, c''est clair ? Ou tu veux que je te tue ? ?, dit Rady, appuyant encore plus fort sur la gorge de Kasper. L''enfant de neuf ans fit signe en hochant rapidement de la t¨ºte, ses yeux grands ouverts, sa bouche ouverte demandant pour de l''air avec urgence. Mais Rady ne s''arr¨ºtait pas, il mit son autre main, et avan?a encore un peu plus, cette fois appuyant sur tout le corps de sa victime. Les racine et le tronc du g¨¦ant craqu¨¨rent tel du vieux b¨¦ton, le colosse entier suivit en s''¨¦croulant avec violence sur le sol de la cours, manquant de peu ¨¤ ¨¦craser les enfants proches. La grande brute lacha la pression sur son jouet et se leva, la poigne toujours serr¨¦ au chandail contamin¨¦ du nouveau ? Bienvenue ¨¤ l''¨¦cole pour les nuls, crotte de chien, et surtout ne m''oublie pas, t''as compris ? ?, dit le bal¨¨ze, avant de se tourner vers ses amis. Le mur qu''¨¦tait ce Rady, s''¨¦loigna au loin, arr¨ºtant d''une brutalit¨¦ gratuite et rare un ¨¦l¨¨ve en train de courir, avant de l''envoyer balader dans les airs comme un plumeau vers les modules de jeu. Il semblait s''¨¦clater, bien plus que ceux qu''il martyrisait. Et lui Kasper ? Il ¨¦tait l¨¤, ¨¤ pleurer en position foetale, normal, il venait d''avoir la peur de sa vie. C''est comme ?a, que la nouvelle ann¨¦e scolaire, commen?a. Chapitre 1.1 // La crise [è„¿ corriger] Un homme frappa une table violemment, la pulv¨¦risant, puis se pin?ait le nez, soupirant de tout son ¨ºtre. D''autres ¨¦taient l¨¤, d''autres parents qui semblaient inquiets, impatients, en col¨¨re, ou tout simplement exasp¨¦r¨¦s. ?Bien... Aucune autre solution ? Moi et mon enfant ont quittent ce trou paum¨¦s, les pourparlers sont inexistants, alors au revoir ! ?, dit une des m¨¨res pr¨¦sentes parmi la foule d''autres, se levant avec pour seule hate de franchir le pas de la porte. Le son de l''issue du local retentit avec force et ind¨¦licatesse quelques instants plus tard, l''aigreur contenue de la m¨¨re filant en tant que ferme vibration dans tout le batiment. Un court silence suivit, rapidement bris¨¦ par un autre membre de la r¨¦union. ? Attendez, quoi ? On ne peut pas laisser nos enfants l¨¤ sans avoir un mot ¨¤ dire ! ?, s''exclamait un homme, d''un ton choqu¨¦ et agit¨¦. ? Qu''est-ce qu''on va faire ? Cette question se pose trop tard, tout ?a dure depuis des ann¨¦es, depuis que ce gros morveux se pr¨¦sente ¨¤ cette ¨¦cole ! Si c''est pour ¨ºtre comme ?a, alors emmenons nos enfants dans d''autres ¨¦tablissements ! ?, s''exclamait une des m¨¨res pr¨¦sentes. De multiples bruits de paroles retentirent au travers de la salle, la solution semblait radicale, mais emportait beaucoup. Cependant, ?a ne faisait pas la satisfaction de tous et toutes. ? Et pourquoi ne pas for?er nos enfants ¨¤ former de gros groupes lors des r¨¦cr¨¦s ? De cette mani¨¨re, ils pourraient tous se prot¨¦ger ?, s''¨¦criait un des hommes pr¨¦sents, sa voix s''¨¦levant plus fort que la cachophonie de la foule. ¨¤ cette id¨¦e, un silence lourd tomba, plusieurs regards riv¨¦s vers le dernier ¨¤ parler. Aucuns ne semblaient vouloir s''exprimer, mais tous ¨¦taient d''accord sur le fait que cette solution ¨¦tait moins que n¨¦cessaire. Toutefois, ¨¤ la surprise de plusieurs... ? Et si on faisaient ?a... Apr¨¨s tout, c''est l''avenir de nos enfants, apprenons-leur ¨¤ r¨¦sister au syst¨¨me ! ?, criait un. ? Tenons-leur t¨ºte ! Soyons soud¨¦s ! ?, criait une autre, suivant le mouvement. La moiti¨¦ des voix s''¨¦lev¨¨rent, tandis que d''autres parents, d¨¦sesp¨¦r¨¦s et en d¨¦saccord, d¨¦cid¨¨rent de quitter la r¨¦union. Alors que la soir¨¦e filait, la r¨¦union se compliquait, pour se s¨¦parer en diff¨¦rents camps. Alors que le jour se fit, des enfants par centaines, se dirigeant vers leur ¨¦cole, portaient quelque chose ¨¤ leur bras : un brassard. Il y en avait des rouges, des jaunes, des verts et des bleus. Tous envahissaient peu ¨¤ peu la cours de l''¨¦cole. Alors qu''ils se rassemblaient par groupe de couleur comme leurs parents leur avaient demand¨¦, l''¨¦norme trouble f¨ºte p¨¦n¨¦tra la cours avec sa bande de sans brassards. D''autres, moins habile socialement, ne r¨¦ussirent pas ¨¤ s''int¨¦grer malgr¨¦ leur couleur, et furent laiss¨¦s ¨¤ eux-m¨ºme face au tyran de la cours. If you find this story on Amazon, be aware that it has been stolen. Please report the infringement. Toutefois encore, aucuns n''auraient devin¨¦s que tenir t¨ºte ¨¤ Rady, m¨ºme en grand groupe, serait aussi difficile. Alors que tout allait bien jusqu''ici, le g¨¦ant, par pur hasard, se mit ¨¤ s''en prendre ¨¤ un membre des brassards verts. Kasper, lui qui faisait partit de cette ¨¦quipe, restait dans les rangs arri¨¨res comme certains peu courageux. Pendant que lui se cachait, d''autres, plus courageux se jet¨¨rent avec f¨¦rocit¨¦ sur le tyran, essayant de le repousser vers l''arri¨¨re ? D¨¦GAGEZ OU JE VAIS TOUS VOUS ¨¦CRASER BANDES DE L?CHES ! ?, criait le mur, en essayant de se d¨¦faire de la horde d''¨¦l¨¨ves d¨¦vou¨¦s. C''est sur un soudain cris de guerre et un visage tordu, que le mur qu''il ¨¦tait fon?a sur les verts comme un b¨¦lier chargeant sans retenue. ? J''ARRIVE POUR VOUS ! ?, criait avec fureur le titan, transportant une dizaine d''¨¦l¨¨ves sur lui comme un rien. Plusieurs pass¨¨rent sous ses pieds, tandis que d''autres firent projet¨¦s comme de vulgaires jouets ¨¤ plus d''une dizaine de m¨¨tres dans les airs, malgr¨¦ tout les courageux afflu¨¨rent, attaquant sans retenue leur attaquant. H¨¦las, c''¨¦tait en vain : UN SEUL COUP ! C''est la seule chose qui prit au mur pour envoyer plusieurs partir voler comme des plumes souffl¨¦s partout autour. Pour Kasper, il n''y avait plus de doutes : la d¨¦faite ¨¦tait in¨¦vitable dans tout les cas. ? JE VAIS TOUS VOUS BUTER BANDE DE D¨¦G¨¦N¨¦R¨¦S !!! ?, criait le monstre, frappant d''un coup de pieds la cours, laissant une profonde emprunte tout en le faisant trembler. Bient?t, le reste des verts se dispersait dans l''hyst¨¦rie g¨¦n¨¦ral sous la rage du grand. D''autres s''occup¨¨rent d''¨¦loigner les bless¨¦s de la zone de combat. ? Est-ce que c''est... Fini ? ?, se demandait Kasper, tremblant comme une feuille. La premi¨¨re musique du matin retentit aussi soudainement que finit ce carnage sans nom. ¨¤ l''infirmerie, les ¨¦l¨¨ves afflu¨¨rent comme une ruche d''abeille enti¨¨re, le local ne pouvant tenir cette amont de bless¨¦s, certains furent contraints de rentrer chez eux, et d''autres fil¨¨rent vers l''h?pital. Les professeurs, eux, se contentaient de regarder sans dire un mot, certains sous un regard tendus, d''autres se mordillant les doigts, tandis que certains, dans l''ignorance totale. Autant pour eux, la vie continuait. Tous se dirig¨¨rent tous vers leur local respectif pour d¨¦marrer les premiers le?ons du jour, faisant comme si rien ne s''¨¦tait pass¨¦. En entrant dans sa classe, Kasper s''aper?u qu''il y avait encore moins d''¨¦l¨¨ves qu''aux jours pr¨¦c¨¦dents, les absents se faisaient de plus en plus nombreux, malgr¨¦ tout, il n''y avait toujours personne pour r¨¦gler cette situation invraisemblable. Certains commen?aient ¨¤ se faire une raison, se disant que c''¨¦tait peut-¨ºtre normal apr¨¨s tout, d''autres ne se sentaient plus en s¨¦curit¨¦. Les regards fuyants, les muscles tendus m¨ºme dans le calme de la classe, les absences mental, les tics : Voil¨¤ ce qui se passait en classe, et quand les cours commen?aient, ?a ne faisait que s''envenimer, car plus aucuns n''¨¦coutait. ? ASSEZ !!! ALLEZ VOUS ¨¦COUTER ? ?, s''exclamait l''enseignante en col¨¨re Dans un lourd silence, tout les regards se pos¨¨rent instinctivement sur celui de l''enseignante, exasp¨¦r¨¦. Kasper n''¨¦tait plus s?r d''une autre chose : Allait t''il survivre ¨¤ cette ¨¦cole ? ? Aujourd''hui, j''aimerai vous introduire ¨¤ un nouveau camarade de classe ?, dit la grande dame. ? Vient Kora, entre ! ?, dit-elle d''un sourire ¨¦trange. La porte s''ouvrit, et de l''autre bord du cadre, un gar?on s''y trouvait. C''est une fois qu''il mit le pied ¨¤ l''int¨¦rieur de la classe, qu''une ¨¦trange brise de lumi¨¨re frappa la plupart des ¨¦l¨¨ves. Ce Kora, d¨¦gageait quelque chose d''¨¦trange, d''inhabituel m¨ºme s''il ne venait que d''entrer. Il ¨¦tait certes petit, mais avait de grand yeux vert for¨ºt et une belle crini¨¨re, ce qui suffit ¨¤ attirer le regard des filles comme aucun autre venu auparavant. Kasper lui, comme certains, semblait compl¨¨tement insensible ¨¤ cette lumi¨¨re. ? Bien, pr¨¦sente-toi Kora, fait vite, nous n''avons pas beaucoup de temps ?, avertit la professeure du m¨ºme sourire peu naturel. D''un bref soupir et d''un regard trop neutre pour ¨ºtre vrai, le nouveau prit la parole. ? Bonjour, je suis Kora Laurentia, j''ai choisit cette ¨¦cole, elle me semblait chouette... Si vous avez besoin de mon aide pour quelque chose, je serai l¨¤ pour vous ! ?, dit-il. Soudain, il sourit... Mais ?a n''en semblait pas moins aussi naturel que sa nouvelle enseignante. Malgr¨¦ tout encore, certains applaudirent, tandis que quelques uns comme Kasper semblaient d¨¦tach¨¦s, leur regard fuyant autre part dans leur imagination, tentant de fuir la cruel r¨¦alit¨¦. Chapitre 1.2 // Un avant-go?t [è„¿ corriger] ? Kasper, on doit te parler de quelque chose de tr¨¨s important ?, dit Lene, la m¨¨re du petit. L''enfant revenait de l''¨¦cole, il ne comprenait pas pourquoi ses parents voulaient lui parler. ? Est-ce que j''ai fait quelque chose de mal ? ?, dit-il, inquiet de la punition qu''il pourrait recevoir. La grande blonde aux yeux h¨¦t¨¦rochromes s''approcha tranquillement de son fils d''un regard rassurant. ? Ne t''inqui¨¨te pas, nous sommes l¨¤ pour toi, ont voulaient te dire que grand-p¨¨re Juo va venir ?, dit-elle, passant sa main dans les cheveux du gamin. ? Vient t''asseoir avec nous dans le salon, allez ! ?, dit-elle, tendant la main ¨¤ son fils pour l''amener sur le canap¨¦, attendant que le vieil homme se pr¨¦sente comme pr¨¦vu. Quelques minutes plus tard, la porte s''ouvrit, laissant passer un l¨¦ger flot d''air frais, c''¨¦tait Bruce, le p¨¨re de Kasper, avec Juo, le grand-p¨¨re ¨¤ l''apparence particuli¨¨re. ? Comment vas-tu ma petite ? Et notre petit Kasper ? ?, dit l''homme au cache oeil, sa main de m¨¦tal touchant les cheveux de sa fille, puis ceux du petit. Le grand vieillard s''installa sur le canap¨¦ comme ¨¤ l''habitude, exactement comme s''il ¨¦tait chez lui. ? Je vais bien ?, r¨¦pondit l''enfant, l''air timide cachant quelque chose. Juo jeta un deuxi¨¨me coup d''oeil ¨¤ son petit-fils. ? Je vois ?, dit-il, sans creuser. Bruce approcha le salon... Et s''assit, dans le silence. ? Qu''est-ce qui se passe ? ? Le silence install¨¦ ne r¨¦pondit ¨¤ Juo. ? ¨¦coute, nous avons besoin de ton aide ?, dit Bruce, concis. Le vieillard posa un regard intrigu¨¦ sur celui de son beau-fils, pr¨ºt ¨¤ l''¨¦couter. ? Kasper, ¨¦coute attentivement, ?a te concerne aussi ?, dit le p¨¨re de Kasper sur un ton s¨¦rieux. ? Pourrais-tu... Garder Kasper pour un certain temps ? Et lui faire l''¨¦cole ¨¤ la maison ? ?, demandait l''homme au physique imposant d''un ton grave mais pos¨¦. Le silence tomba comme un m¨¦t¨¦ore, le grand-p¨¨re r¨¦fl¨¦chissant bien ¨¤ la demande du mari de sa fille. ? D''accord, mais ¨¤ une condition... Je renvoie Kasper dans un an ¨¤ l''¨¦cole ? Tout ¨¤ coup, Lene posa un regard inquiet sur son p¨¨re. ? Attend, quoi ? ?, dit-elle abruptement, surprise. ? C''est ma condition Lene ?, dit le vieillard. If you spot this story on Amazon, know that it has been stolen. Report the violation. ? Alors d''accord pour un an ?, dit Bruce. Le visage de Lene se tortilla de col¨¨re. ? Pardon ? Et mon avis !? ?, dit la m¨¨re. ? C''est tr¨¨s raisonnable Lene ?, r¨¦pondit Bruce. ? Maintenant ¨¤ moi, pourquoi faites-vous cela ? ?, r¨¦pliqua le vieillard, croisant les bras et fron?ant les sourcils. Les deux parents se regard¨¨rent bri¨¨vement, avant de d¨¦tourner leur attention sur Juo qui semblait attendre une r¨¦ponse avec impatience. ? Lene va te l''expliquer plus tard Juo, mais pour l''instant, je voudrais savoir quand seras-tu disponible pour accueillir Kasper ? ?, demandait le petit homme sur un ton pos¨¦. ? Vendredi soir, faites ses bagages avec des v¨ºtements et son mat¨¦riel de l''¨¦cole, je m¡¯en occuperai comme il le faut ?, dit-il souriant. Il d¨¦croisa les bras, s''avan?ant, les mains crois¨¦s, pench¨¦ vers l''avant, faisant ressortir sa stature muscl¨¦ et d¨¦finis. ? On va aller jouer dehors Kasper, je te laisse lui expliquer ce qui se passe ?, dit le p¨¨re ¨¤ la m¨¨re du petit. Alors que Kasper et son p¨¨re s''habillaient pour aller jouer un foot, l''ou?e du petit s''affina pour entendre. ? On investiguer sur l''¨¦cole... Moi et Bruce croyons que quelque chose de grave se passe l¨¤ bas ? La conversation paraissait distante, mais l''enfant pouvait tout de m¨ºme entendre ce qui se disait entre les deux. ? Moi aussi j''ai remarqu¨¦ certaines choses en ville, il y a beaucoup de choses ¨¦tranges qui sont arriv¨¦s ces derniers temps ? ? Vient Kasper, maman et grand-p¨¨re sont tr¨¨s occup¨¦s, il ne faut pas les d¨¦ranger, allez on va s''amuser ?, dit Bruce, l¨¦g¨¨rement v¨ºtu d''une camisole. C''est ¨¤ peine que les deux sortirent sur la vaste cours arri¨¨re, que le vent fouetta leur visage d''une l¨¦g¨¨re odeur automnale, la prairie compl¨¨tement d¨¦pourvue de feuillage Le paternel bienveillant envoya le ballon sur le grand terrain vague comme un rien au travers des airs, seulement pour que Kasper se l''approprie avec ferveur, pr¨ºt ¨¤ l''utiliser. Le p¨¨re, lui, sortit les ¨¦normes filets dans la r¨¦serves du garage un peu plus loin sur le terrain, ils ¨¦taient tr¨¨s gros, 8 par 24 pieds. ? Pourquoi j''ai pas le droit d''entendre ce que disent maman et grand-papa ? ?, demandait l''enfant ¨¤ son p¨¨re, sa curiosit¨¦ et son incompr¨¦hension m¨¦lang¨¦s. Bruce se mit accroupie vers son fils, d''un visage ¨¤ mi chemin entre agac¨¦ et fatigu¨¦, d¨¦posant les net de foot pour convaincre son enfant. ? Parce que Kasper, tu ne dois pas tout savoir, nous faisons ?a parce que nous t''aimons, ont tien ¨¤ toi, ¨¤ ce que tu- ? ? Parce que quoi ? Papa, je ne suis plus un b¨¦b¨¦, dit moi ce qui se passe bon sang ?! ?, dit Kasper, aga?¨¦. Le p¨¨re soupirant, se releva : ? Ne continue pas avec tes questions mon petit, je sais que tu es curieux, mais l¨¤ ?a va trop loin ! ? ? Va r¨¦fl¨¦chir plus loin sur le terrain, ¨¤ genou, je ne veux rien entendre ?, dit l''homme en pointant son doigt vers l''horizon, irrit¨¦. --- Le lendemain, ¨¤ l''¨¦cole... --- Plus loin dans la cours d''¨¦cole, un violent combat venait d''¨¦clat¨¦, mais ¨¦trangement, personne ne se pr¨¦occupait d''aller voir. Les bruits d''explosions et les tremblements s''encha?naient comme les pas d''une personne press¨¦, mais encore, personne n''osait aller voir. C''est comme si collectivement, tous et toutes avaient d¨¦cid¨¦s, ou su, que ce qui se passait, ¨¦tait beaucoup trop dangereux pour le commun des mortels. Car oui, ce n''¨¦tait peut-¨ºtre pas une bataille de h¨¦ros et vilain, mais c''¨¦tait clairement une bataille de surhumains. Sans pr¨¦venir, un objet, ou quelqu''un, traversa la for¨ºt comme une balle de fusils, d¨¦fon?ant les quelques arbres sur son chemin, pour finir sa course au sol dans un ¨¦norme ¨¦crasement fissurant le sol sur plus d''une dizaine de m¨¨tres autour, dans une violente secousse. C''¨¦tait Rady, qui se releva sans plus tarder grace ¨¤ son explosivit¨¦, l''envoyant voler plusieurs m¨¨tres dans les airs, avant d''atterrir sur ses pieds de justesse en cr¨¦ant une petite secousse. D''un instant ¨¤ l''autre, les troncs d''arbres d¨¦truits firent soulev¨¦s par une myst¨¦rieuse force invisible... Au loin dans le ciel, flottait une petite silhouette ¨¤ la pr¨¦sence... ...¨¦crasante. Les ¨¦normes bouts de bois semblaient avoir la vitesse de missiles supersoniques. Et tous se dirigeaient vers la m¨ºme cible : Le gros et grand ma?tre de la cours. Qu''allait-il arriver au tyran ? C''est ce que tout le monde, incluant Kasper se demandaient... Mais plus important, qui ¨¦tait derri¨¨re cette silhouette, un h¨¦ro ? Une personne en qu¨ºte de vengeance ? Ou bien... Autre chose ? Quelqu''un de populaire et de nouveau ¨¤ la terrifiante ¨¦cole des Espoirs ? Chapitre 1.3 // Une seconde force [è„¿ corriger] C''¨¦tait le jour suivant, tout commen?a ¨¤ la r¨¦cr¨¦ du midi. Kasper, venant de terminer de manger, sorti discr¨¨tement ¨¤ l''ext¨¦rieur. Appr¨¦hensif en ce qui ¨¦tait de la pr¨¦sence du tyran aux portes de sorties vers l''ext¨¦rieur, il ouvrit tranquillement la porte et longea le mur ¨¤ sa gauche. C''est peu apr¨¨s qu''il aper?u le g¨¦ant, au loin, en train de kicker un ¨¦l¨¨ve comme un ballon de foot au travers de la cours. Dans la peur, il se figea. Il fixait le tyran comme si ?a vie en d¨¦pendait. C''est tout ¨¤ coup que ses jambes se mirent ¨¤ bouger par eux-m¨ºmes. L''enfant de maintenant 10 ans se trouvait sur un autre mur, directement face ¨¤ la cours aux autres groupes ¨¤ brassard. Au loin, il apercevait les rouges en train de jouer au football, se faisant des passes avec le ballon noir et blanc. Levant les yeux vers le ciel, Kasper aper?u les autres petites ¨¦toiles du ciel bleu azur, certaines rouges, d''autres plus orang¨¦s, et quelques unes presque aussi jaune que les deux soleils. Baissant la t¨ºte, Kasper prit la d¨¦cision risqu¨¦ de courir, et c''est sans pr¨¦venir qu''il partit ¨¤ pleine vitesse, filant dans la cours comme si ?a vie en d¨¦pendait. Il se rapprochait ¨¤ toute allure des brassards rouge, et qu''il remarquait les regards de certains. L''anxi¨¦t¨¦ grandit rapidement en l''enfant, l''adr¨¦naline le poussa ¨¤ acc¨¦l¨¦rer un peu plus, amenant le petit Kasper ¨¤ courir ¨¤ la vitesse d''une panth¨¨re, ¨¦vitant les arbres et les obstacles sur son chemin avec une agilit¨¦ surprenante. Par chance, il venait de tout juste passer sous le radar de la bande du tyran, franchissant la ligne protectrice du territoire des rouges. Dans la panique, mais par chance, il aper?u au loin vers la montagne, aux limites du territoire de l''¨¦cole, une structure ¨¦trange, o¨´ il d¨¦cida de s''y rendre. Il courait et courait, et c''est une fois rendu ¨¤ l''¨¦trange, subtile structure, qu''il tombait de fatigue sur le pied de la montagne. Se relevant, il approcha de l''¨¦trange chose, qui s''av¨¦rait ¨ºtre en v¨¦rit¨¦ une cachette. ? Mais qu''est-ce que ?a fait l¨¤ ? ?, se demanda t''il. Approchant, puis jetant un coup d''oeil ¨¤ l''int¨¦rieur, il s''aper?u qu''un gar?on s''y tenait d¨¦j¨¤. If you come across this story on Amazon, it''s taken without permission from the author. Report it. ? T''es qui toi d¨¦j¨¤ ? Et qu''est-ce que tu fais dans un truc pareil ? ?, demandait Kasper, curieux. ? Tu te rappel pas, le nouveau, c''est moi ?, dit le beau gar?on aux cheveux chatins et m¨¨ches noirs. Kasper tournait fr¨¦n¨¦tiquement la t¨ºte de gauche ¨¤ droite, signe qu''il ne se souvenait plus du nouveau. ? T''es bien le premier ¨¤ ne pas te rappeler de moi ¨¤ l''ext¨¦rieur de la maison ?, r¨¦pondit discr¨¨tement l''enfant inconnu. ? Moi c''est Kasper, et toi ? ? L''enfant au visage d''ange, calme et pos¨¦, r¨¦pondit une nouvelle fois, toujours dans la cachette de bois, de s¨¨ve et de pierre. ? Je me nomme Kora, Kora Laurentia, qu''est-ce qui t''am¨¨nes Kasper ? ?, dit-il, sur un ton et une aura ¨¦trange, presque trop ¨¦trange pour ¨ºtre humaine. Kasper n''¨¦tait plus tellement s?r s''il voulait continuer de parler au nouveau, il reculait un peu, abasourdit. ? Pourquoi est-ce que tu n''essaye pas de jouer avec les autres, je suis s?r qu''ils aimerait ta compagnie Kasper ?, r¨¦torquait Kora. ? Non, ?a ne fonctionne pas ici, personne ne veut me garder dans leur groupe, mon groupe est d¨¦j¨¤ dissous ... ?, r¨¦pondit Kasper, prenant place un peu en arri¨¨re de Kora, dans la petite cabane de fortune. L''ang¨¦lique enfant saisit un long et crochu baton de bois... ¨¤ distance, grace ¨¤ une force myst¨¦rieuse, avec une facilit¨¦ d¨¦concertante. Les petits yeux de Kasper s''¨¦largirent, et sa bouche s''ouvrit grand. ? Ouah ! Comment tu fais ? Il n''y a que les h¨¦ros et les militaires qui peuvent faire ?a ! ? Le petit Kora souffla de l''air, souriant d''une mani¨¨re qui semblait presque fausse. ? Ma soeur aussi peut faire de la t¨¦l¨¦kin¨¦sie, dans ma famille les pouvoirs sont monnaie courante, ma soeur est devenu une h¨¦ro?ne grace ¨¤ ?a... J''aimerai faire comme elle, sauver des gens avec elle ?, dit Kora, avec un sourire, le regard lev¨¦ vers les arbres et le ciel. Soudain, une ombre se levait. ? Hey toi, je t''ai jamais vu dans la cours, t''es le petit nouveau dont tout les filles parlent ? ?, demandait une voix famili¨¨re ¨¤ Kora. Alors que le petit se r¨¦fugiait au fond de la cachette d''un regard profond¨¦ment inquiet, Kora lui se levait devant le ma?tre de la cours. L''alarme de la d¨¦faite sonnait comme celle d''une incendie dans la t¨ºte du petit enfant de 10 ans, c''¨¦tait in¨¦vitable, il allait encore se faire battre violemment, avec Kora cette fois-ci. ? T''es qui ? Pourquoi tu fait aussi peur ¨¤ Kasper ? ?, demandait Kora, sur un ton toujours aussi calme, mais quelques peu irrit¨¦. Le g¨¦ant s''approcha pour coller son gros ventre sur la figure ¨¦lanc¨¦ du nouveau. ? Je peux savoir, c''est quoi ton petit nom l''aimant de malheur ? ? demandait Rady sur un ton moins joueur. Les amis du grand se rassembl¨¨rent un peu plus proche du petit Kora... Qui sourit en coin. ? Je me nomme Kora, Kora Laurentia, et toi ? ? Rady, du haut de ses grands airs, gloussa. ? Kora Laurentia... Laurentia, j''ai d¨¦j¨¤ entendu ce nom-l¨¤, il y a une h¨¦ro?ne qui a ce nom... Et tout ce qu''elle fait... ?, dit Rady, se penchant ¨¤ la hauteur de Kora. ? ...C''est de la merde ?, dit le g¨¦ant avec un sourire moqueur et satisfait. Le regard de Kora fondit en un aussi per?ant qu''un laser. Le sol autour commen?ait ¨¤ l¨¦g¨¨rement trembler. Le rictus du nouveau, n''¨¦tait plus. ? Ferme ta putain de gueule, gros pouffe, ma soeur est meilleure que toi ! ?, dit Kora. Le groupe et le tyran ¨¦clat¨¨rent de rire, se moquant ouvertement du petit. ? T''es marrant toi ! Mais c''¨¦tait la derni¨¨re fois... ?, dit Rady, absorb¨¦ dans son l¨¦ger rire moqueur. Toutefois, ce l¨¦ger rire ne dura plus, pour se transformer en un regard aussi per?ant et mena?ant que celui du petit Kora. ? C''¨¦tait ta derni¨¨re fois dans cette cours d''¨¦cole mec ? Un poing fusa. Un autre fit de m¨ºme. Les deux se rencontr¨¨rent, lib¨¦rant une puissante onde de choc sur les alentours, comme une soudaine rafale doubl¨¦ d''un bruit d''explosif. Deux forces incroyables venaient de se rencontrer, et Kasper ¨¦tait aux premi¨¨res loges pour y assister. Chapitre 1.4 // Le meilleur de tous [è„¿ corriger] ? Ce n''est pas possible... Comment fais-tu pour ¨ºtre aussi fort ? ?, demandait Rady ¨¤ Kora. Ce dernier ne r¨¦pondit, il se contentait de fixer son adversaire dans les yeux, ne le quittant du regard. Rady fit de m¨ºme. ? D''o¨´ est-ce que ta force viens, t''es ¨¤ peine moins maigre que l''autre crotte de chien ? ?, dit le g¨¦ant. ? Ce que tu vois, c''est le sang de ma soeur, et de ma famille... Tandis que toi, tu n''es pas de ma famille ?, r¨¦pliqua Kora. Le visage de Rady se tortilla d''une mani¨¨re visc¨¦rale, comme un volcan sur le bord d''exploser. ? TU DIS QUE JE SUIS FAIBLE !? JE VAIS TE MONTRER CE QUE ?A FAIT DE PERDRE TOUT SES DENTS !!! ? L''¨¦difice, depuis ses 200 livres et 5 pieds 9, se propulsa comme une locomotive sur sa cible, l''emportant dans sa furie ¨¤ l''int¨¦rieur de la montagne grace ¨¤ sa force surhumaine. Mais comme tout bon r¨ºve, il y a une fin... L¨¤ o¨´ le cauchemar commence. ? Crois pas que j''ai rien sous la manche gros tas ! ? Le titan ralentit dans sa course, mais n''arr¨ºtait pas de s''enfoncer dans la montagne. ? Allez mec, c''est tout ce que t''as ? ?, r¨¦pondit le gros. Tout ¨¤ coup, avec brutalit¨¦, Kora mit les gaz. ? RAHHHHHHHHHHH !!! ?, criait Kora, les veines sortant de son cou. Il for?ait tellement que le rock derri¨¨re lui explosait sous ses pieds. Rady reculait un peu. ? C''est quoi ce bordel ?! ?, dit-il, surpris. Puis, il sourit. ? Si c''est tout ce que t''as, alors d¨¦sol¨¦ de t''apprendre qu''on vient ¨¤ peine de commencer, Kora ? Alors que le plus petit recommen?ait ¨¤ voir la lumi¨¨re du jour, il revit rapidement les t¨¦n¨¨bres de la montagne, pouss¨¦ au fond de sa mine. ? Laisse-moi t''aider ¨¤ te rafra?chir les id¨¦es petit con ?, dit le mur. Le g¨¦ant, recula la t¨ºte, puis la balan?a ¨¤ pleine vitesse contre le nez du petit nouveau. ? AHHHH, C''EST QUOI TON PROBL¨¨ME !? ?, criait Kora, son corps propuls¨¦ vers le rock. Touchant son visage, il sentit quelque chose couler, mais ne pouvait deviner de quoi il s''agissait, car il ¨¦tait dans le noir presque complet. Soudain, l''¨¦difice qu''¨¦tait Rady saisit son adversaire par le chandail, pour le charger et continuer encore plus loin dans la montagne, comme une taupe. ? ?a fait mal ! Est-ce que tu sais faire autre chose que de pousser et donner des coups de t¨ºte gros lard ?! ?, commentais Kora, qui tentait de ralentir Rady une fois de plus, en vain. This narrative has been unlawfully taken from Royal Road. If you see it on Amazon, please report it. Pendant ce temps, ¨¤ l''ext¨¦rieur. Kasper se faisait assaillir, violemment. Un coup par-ci : ? NON-... ARR¨ºTEZ ! ?, criait-il. Un autre dans la machoire : Un brutal son d''os explos¨¦. ? S''il vous pla?t... Non... ? Les grands du groupe de Rady se moquaient, il prenaient tout en vid¨¦o. ? Alors, qu''est-ce que t''a a dire pour la cam¨¦ra ? ?, demandait une des deux filles du groupe ¨¤ Kasper. Le petit, prit dans l''emprise d''un des membres du groupe, ne dit rien. Il fondit en larme. Un autre coup, cette fois de pied sur la rotule. ? AHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!! NOOON, PAS MA JAMBE !!! ?A FAIT TELLEMENT MAL !!!! NOOON !!! ?, criait ¨¤ gorge d¨¦ploy¨¦ l''enfant, les larmes filant ¨¤ flot comme des chutes. La douleur ¨¦tait tellement visc¨¦rale, que Kasper faillit s''¨¦vanouir. Les ¨¦l¨¨ves autour rires, aucuns n''en avait quelque chose ¨¤ faire de Kasper. Tout ce qu''ils voulaient, ¨¦tait de se d¨¦lecter de son malheur... Dans le leur. Et c''est dans la confusion la plus totale, qu''un cris, comme sortant des limbes, ¨¦mergeait comme un train depuis les profondeurs du tunnel qu''avait creus¨¦ le tyran. ? Qu''est-ce que c''est ? ?, commentais un des voyous, intrigu¨¦. ? ?a vient du tunnel... Est-ce que c''¨¦tait ?... ? Et sans pr¨¦venir... Un corps fila ¨¤ toute vitesse hors de la montagne, provenant directement du trou. Puis un deuxi¨¨me sorti, il sortit si vite, qu''il apparu comme un flou, un ¨¦clair. ? AHHHHH ! ?, criait quelques uns des voyous, tr¨¦buchant au sol. Un instant plus tard, un ¨¦norme bruit d''explosion retentit depuis les profondeurs de la montagne. Qu''est-ce que ?a pouvait ¨ºtre ? C''est la question que venait de se poser la bande de Rady, et la r¨¦ponse allait bient?t leur ¨ºtre servit. Un ¨¦norme bruit, d''¨¦crasement violent et d''explosion brutale retentit plus loin dans la cours, proche de l''¨¦cole. L¨¤-bas se trouvait un ¨¦norme crat¨¨re de plusieurs m¨¨tres de large, et au fond, Rady. Ce dernier se propulsa dos au sol, volant plusieurs m¨¨tres dans les airs, pour r¨¦atterrir en laissant derri¨¨re lui une sourde secousse. Haut dans les airs, flottait un petit, il se tenait l¨¤, au milieu du vide comme si la gravit¨¦ ne r¨¦pondait plus. ? Qu''est-ce que c''est que ?a ? ?, dit un des enfants, aussi effray¨¦ que les autres autour de lui. C''¨¦tait les brassards rouge, ils observaient, t¨¦tanis¨¦s, ce qui s''apparentait ¨¤ un enfant dans les airs, et Rady dans un crat¨¨re. Les troncs d''arbres d¨¦truits se soulev¨¨rent d''eux-m¨ºmes, comme des jouets. ? C''est quoi ce mec ? ?, commentais l''¨¦norme enfant. Un un battement de cils, les b?ches frapp¨¨rent d''une intensit¨¦ et d''une violence rare la menace qu''¨¦tait ? le patron ?. Le ma?tre de la cours se retrouvait soudainement au sol, les os en compotes, les yeux inject¨¦s de sang, compl¨¨tement amoch¨¦. ? S¨¦rieux... Qu''est-ce que c''est... Que ce mec... ?, commentais le tyran, une fois de plus, avant de s''¨¦vanouir Le myst¨¦rieux enfant volant, parti aussi rapidement au loin qu''il ¨¦tait venu, laissant derri¨¨re lui une puissante d¨¦tonation accompagn¨¦ d''une violente rafale suivant son d¨¦part ¨¦clair. Avec appr¨¦hension et terreur, quelques courageux du groupe de Rady, se rapproch¨¨rent de la partie massacr¨¦ du terrain de l''¨¦cole, l¨¤ o¨´ gisait le corps de leur chef. D''une seconde ¨¤ l''autre, trois ambulances et quelques v¨¦hicules de police surgirent ¨¤ c?t¨¦ de l''¨¦cole, des professeurs se dirig¨¨rent depuis l''int¨¦rieur de l''¨¦cole en panique. Les groupes aux brassards firent ¨¦loign¨¦s du crat¨¨re, le corps bless¨¦ fut r¨¦cup¨¦r¨¦ ¨¤ bord d''une civi¨¨re de maintenance par les urgentistes aussi rapidement qu''ils ¨¦taient arriv¨¦s. Les policiers eux commenc¨¨rent ¨¤ poser des questions et ¨¤ d¨¦limiter un p¨¦rim¨¨tre autour du crat¨¨re. Pendant que tout cela se passait, ¨¤ l''autre bout de la cours, un abandonn¨¦, laiss¨¦ ¨¤ lui-m¨ºme se levait avec souffrance, c''¨¦tait ¨¤ peine s''il tenait debout avec son baton. ? Qu''est-ce qui se passe l¨¤-bas ? ?, dit Kasper, bien agripp¨¦ ¨¤ son gros bout de bois comme une canne. Se d¨¦placer, ne serait-ce que d''une dizaine de m¨¨tres, ¨¦tait devenu une ¨¦preuve quasi-impossible pour lui. ? Qu''est-ce que j''ai fait pour m¨¦riter ?a ? ?, pensait-il. Il s''arr¨ºta un instant, repensant ¨¤ sa vie jusqu''ici. ? Personne n''a pris la peine d''¨ºtre aimable, aucun ne s''est int¨¦ress¨¦ un instant ¨¤ ce que je faisais... Alors qu''est-ce que je fait l¨¤ ? ?, dit-il, d''une voix faiblarde, les yeux vitreux. ? Maman avait raison... Elle aurait d? me garder ?, se dit le petit Kasper, se retenant de pleurer. Mais sans vraiment le vouloir... Il rit. Oui, il rit, les larmes aux yeux. Son rictus ¨¦tait troublant, ses sourcils criait les pleurs, mais sa bouche criait le contraire. ? C''est qui, c''est qui qui a raison ¨¤ la fin ? ?, se dit-il, s''¨¦croulant sur la terre. Chapitre 1.5 // Avant le plongeon [è„¿ corriger] L''odeur de produit, le bruit sourd des machines, les pas... Rady ¨¦tait clou¨¦ au fond de son lit, dans une chambre d¡¯h?pital aux soins intensifs. Les cables et les machines le parcouraient, monitorant chacunes de ses constantes physique d''une pr¨¦cision chirurgicale. Cependant... Une question importante se posait : Comment ¨¦tait t''il arriv¨¦ ici ? C''¨¦tait lui d''habitude qui envoyait les autres ¨¤ l''h?pital. Alors qu''est-ce qui n''avais pas march¨¦ ? Et ce Kora, allait t''il prendre sa place ? Toutes ces questions, mais aucune r¨¦ponse. ? Est-ce que je suis vraiment le plus fort de tous ? ?, pensait Rady. Pour une des rares fois, son cerveau tournait ¨¤ plein r¨¦gime, il essayait de trouver une explication qui irait dans son sens. Mais la r¨¦alit¨¦, c''¨¦tait qu''il n''¨¦tait pas celui qu''il pr¨¦tendait tant, il le savait bien, mais cette fois, il voulait vraiment savoir si tout cela en valait la peine ¨¤ la fin. ? Alors que suis-je ? Est-ce que j''¨¦tais aussi faible pendant tout ce temps ?... Non, ?a ne se peut pas, je ne peux pas ¨ºtre faible ?, continuait t''il, seul dans ses pens¨¦es. Il cessait de penser, tentant de s''¨¦vader hors de tout, se r¨¦p¨¦tant la m¨ºme phrase en boucle pendant plusieurs minutes, jusqu''¨¤ tomber endormi. Autre part, un jour plus tard, le soir du vendredi 2 octobre, ¨¤ la campagne... Les parents de Kasper venaient de partir. L''enfant ne semblait pas vraiment dans son assiette. Heureusement pour lui, il aurait bient?t la chance de trouver une voie de secours... Dans la cours arri¨¨re de son grand-p¨¨re. ? Alors, pr¨ºt mon petit ? ?, demandait le vieillard ¨¤ son petit-fils. ? Dit moi, ont pourrait pas faire ?a demain, quand il fera moins froid ? ?, demandait ¨¤ son tour Kasper, grelotant sous les -2 degr¨¦s. ? Non ! C''est ?a la vie Kasper... Allez, au sol, fait tes pompes, ?a te donnera chaud ! ?, r¨¦pondit le v¨¦t¨¦ran ¨¤ son apprenti avec une bonne grosse tape dans le dos. L''enfant jeta un regard peu s?r vers son grand-p¨¨re, pour descendre et s''appuyer sur ses mains face ¨¤ l''herbe d''une temp¨¦rature gla?ante... Quelques instants plus tard, il se mit en mouvement. This content has been unlawfully taken from Royal Road; report any instances of this story if found elsewhere. ? Une, deux, trois, quatre... ?, comptait l''enfant, encha?nant les r¨¦p¨¦titions. Plus ?a allait, pire ses sensations ¨¦taient : l''humidit¨¦, le froid, la sensation de br?lure grandissante dans ses muscles... ? Allez Kasper, fait la derni¨¨re ! Une quaranti¨¨me ! ?, s''exclamait le grand homme ¨¤ la courte barbe blanche. Sous la pression de son corps et ceux des attentes de son mentor... il finit ses pompes, avec un certain essoufflement. ? Enfin, termin¨¦... ?, commentais Kasper, passant son bras contre son front. Et alors qu''il se dirigeait vers la maison, il sentit son corps quitter le sol. ? Qui t''as dit qu''on avait d¨¦j¨¤ finit, on est ¨¤ l''¨¦chauffement Kasper ? L''enfant tourna la t¨ºte, le regard fig¨¦ de stupeur et d''appr¨¦hension. ? Attend, on est juste en train de faire... L''¨¦CHAUFFEMENT ?! ?, dit-il. Le petit enfant de 10 ans regagna le sol, se retournant une fois de plus vers son tuteur. ? Je- D''accord... Qu''est-ce que je fait maintenant ? ?, demandait l''enfant bien habill¨¦ ¨¤ son grand-p¨¨re en chandail court. Dans la p¨¦nombre, l''homme cyborg sortit un gros cigare ¨¦lectrique, l''alluma, et s''adressa ¨¤ l''enfant de sa fille. ? Fait moi 60 squats... Apr¨¨s on en reparlera ?, dit-il, sur un ton tr¨¨s calme, lib¨¦rant un nuage de vapeur. ? D''accord... ?, r¨¦pondit le maigre gar?on, encha?nant cette fois le mouvement sans poser plus de questions. Les minutes s''encha?n¨¨rent comme les redressements et les tractions intenses, insurmontables, et difficiles que le m?me avait ¨¤ accomplir. Une dizaine de minutes apr¨¨s le d¨¦but de cette balade ext¨¦rieur, le vieillard se releva de sa chaise pliable, contemplant l''¨¦tat de son petit-fils, mou comme un bout de tissu au sol. ? Rel¨¨ve-toi, l''¨¦chauffement est termin¨¦ ?, annon?ait le vieillard de sa voix rauque, rangeant son cigare dans sa poche. ? Je suis... D¨¦fonc¨¦... Si l''¨¦chauffement c''est l''enfer, alors... C''est quoi l''entra?nement ?... Le roi de la folie en personne ? ?, commentais le m?me, toujours sur l''herbe. ? Ta m¨¨re t''as parl¨¦ de cette l¨¦gende urbaine ?... Peut importe, allez, prend ma main mon petit ?, conviais Juo, semblant ¨¤ la fois intrigu¨¦ et s¨¦v¨¨re, mais calme. Le petit se releva avec l''aide du bras m¨¦tallique de son vieux tuteur. ? C''est papa qui m''en a parl¨¦... Les l¨¦gendes urbaines ?a l''intrigue... Il croit d''ailleurs que la statue... de Pleo, renferme un secret, ou quelque chose du genre ?, r¨¦pondit le petit Kasper. Le grand cyborg se remit ¨¤ son attitude s¨¦rieuse. ? On en reparlera, mais moi aussi ?a m''int¨¦resse ?, r¨¦pondit le vieil homme. ? Maintenant suis-moi, on doit r¨¦cup¨¦rer quelque chose dans le hangar ? Le petit suivit le v¨¦t¨¦ran, intrigu¨¦ par ce quoi pouvait s''y trouver. Apr¨¨s une minute de marche, la porte du grand garage s''ouvrit, la grande porte coulissante s''ouvrit tranquillement. ? Tiens, voici ton premier exercice Kasper, tu va labourer tout un champ pour moi, et mettre la terre dans ces sacs, comme ?a, au printemps prochain, on aura de l''engrais chaudement pr¨¦serv¨¦ pr¨ºt ¨¤ nous servir ! ?, dit l''homme, tenant une grande pelle faisant la taille de son descendant. Apr¨¨s quelques instants d''h¨¦sitation, l''enfant amaigri prit l''outils... Et ce dernier, ¨¦tait bien plus lourd que pr¨¦vu. ? Mais c''est quoi ce bordel ? ?a p¨¨se combien papy ? ?, demandait-il, surpris par la lourdeur inhabituelle d''un tel objet. ? Cette pelle fait environ 10 kilos, c''est ce que j''ai de plus l¨¦ger dans mon arsenal, malgr¨¦ tout, ?a devrait t''¨ºtre parfait pour te mettre en forme, tu ne crois pas ? ?, r¨¦torquait Juo sur un ton blagueur. Peu s?r de lui, le petit Kasper se retrouvait bouche-b¨¦, regardant autour. ? C''est quand que je dois commencer ? ?, demanda-t-il. ? On y va maintenant, sans attendre, ALLEZ ! ?, s''exclamait le grand papy d''un grand mouvement de la main comme pour inviter l''enfant avec lui. ? A-allons-y ?, r¨¦pliquait le petit tenant sa pelle contre lui, incertain de ce qui l''attendait... Plus tard, au petit matin, dans une des chambres, Kasper se r¨¦veilla dans une terreur absolue, l''adr¨¦naline et la sueur dans le gaz, les yeux grands ouverts, il se sentait observ¨¦. ? Qu''est-ce que- Qu''est-ce que... C''¨¦tait que ce... R¨ºve ?! J''ai cru... Mourir ?, se dit Kasper ¨¤ voix haute, profond¨¦ment troubl¨¦ par l''exp¨¦rience inhabituelle qu''il venait de vivre... Chapitre 1.6 // Une r茅union impossible [è„¿ corriger] C''est aussi soudainement, qu''un effondrement eu lieu, un vilain venait de d¨¦truire d''un seul poing un ¨¦difice entier. Il ¨¦tait terrifiant, des gens criaient ¨¤ l''aide par-ci et par-l¨¤, mais personne ne voulait leur venir en aide. Tout ?a n''¨¦tait qu''un vaste chaos sans but, o¨´ le criminel ¨¤ la vitesse fulgurante, disparaissant puis apparaissant de nulle part, d¨¦chirait des gens en deux. Rady se leva, effray¨¦ pour sa vie, et couru le plus rapidement qu''il pouvait, chaque respiration ¨¦tait un combat pour la vitesse. Il r¨¦ussit ¨¤ trouver une cachette, mais rien n''¨¦tait s?r. Et o¨´ ¨¦tait les h¨¦ros ? Ceux du coin avaient tous ¨¦t¨¦s tu¨¦s par ce d¨¦g¨¦n¨¦r¨¦. Pourquoi l''arm¨¦e n''intervenait pas, la situation ¨¦tait grave ? Ou bien, ¨¦tait-ce parce que la mort de ces gens ¨¦tait m¨¦rit¨¦ ? Une chose est s?r, Rady n''a pas envi de faire partie de cette bande, il veut vivre ! Il reprit donc les jambes ¨¤ son cou, tentant de gagner le plus de vitesse une nouvelle fois. Il tr¨¦bucha presque, ce qui le ralentit momentan¨¦ment. Il jeta un coup d''oeil rapide derri¨¨re lui, avant de se remettre ¨¤ courir ¨¤ pleine vitesse. Apr¨¨s quelques instants, il trouva une cachette... Et dans cette cachette, se trouvait Kasper. ? La crotte de chien ?! Qu''est-ce que tu fou l¨¤ ? ?, dit le g¨¦ant, surpris par la pr¨¦sence de son ex-victime. Le petit, trop surpris et haineux pour r¨¦pondre, se contentait de ne rien dire et de s''enfoncer dans la cachette. ? Mais attend... Crotte de chien ! ? ? Tu va arr¨ºter de m''appeler comme ?a ? ?, chuchotait brutalement Kasper, jetant un regard noir ¨¤ son intimidateur. Rady lan?a ¨¤ son tour le m¨ºme genre de regard, mais en plus per?ant. ? Ferme-l¨¤, c''est toi qui conna?t pas sa place ?, chuchotait le grand. Kasper regarda au sol, puis en haut, muet mais clairement exasp¨¦r¨¦. ? Tu pourrais pas agir comme quelqu''un de normal, Rady ? ?, lan?a le m?me. Ces paroles ¨¦nerv¨¨rent Rady... Mais ¨¦veill¨¨rent quelque chose d''autre, qui le calma. ? Qui est-ce qui m''a battu l''autre fois ? ?, dit-il. Le plus jeune des deux fron?a l¨¦g¨¨rement des sourcils, intrigu¨¦. ? Je sais pas, mais pourquoi tu cherches ¨¤ savoir ? ?, demandait le petit. ? Parce que... Parce que je voudrais me venger ?, affirma Rady, d''une expression s''approchant de la col¨¨re. This tale has been unlawfully lifted from Royal Road. If you spot it on Amazon, please report it. ? Te venger, d''accord, mais t''es conscient que c''est plus toi le patron de la cours au moins ? ?, r¨¦pliquait Kasper, d''un l¨¦ger sourire satisfait. Les deux pos¨¨rent leur regard sur l''autre, le plus petit c¨¦da, en regardant en haut. ? Je crois qu''on devrait se trouver une autre cachette- ?, dit Kasper, coup¨¦ court par la chose la plus d¨¦concertante qu''il n''avait jamais v¨¦cu. Rady aussi, il ¨¦tait comme fig¨¦, les deux n''en croyaient pas leurs yeux, ils ne s''¨¦taient que retourn¨¦s. Et pourtant... Le d¨¦cors entier venait de changer, la venue vers l''ext¨¦rieur chaotique, s''¨¦tait chang¨¦ en un int¨¦rieur sinistre d''une ¨¦cole, et devant eux, se dressait Kora, se tenant juste au pas d''une porte ouverte. ? Comment est-ce que vous ¨ºtes arriv¨¦s ici ? ?, dit le t¨¦l¨¦kin¨¦siste. Les deux autres tourn¨¨rent leur t¨ºte vers l''autre, se jetant un regard mutuel et stup¨¦fait. ? O¨´ on est ? Comment on est arriv¨¦ ici ? ?, demandait Kasper, son ton de voix d¨¦tach¨¦ et profond¨¦ment troubl¨¦. ? Tr¨¨s bonne question, mais j''aimerais savoir... Qu''est-ce que vous faites dans un de mes r¨ºves lucides ? Je vous ai pas invoqu¨¦ ¨¤ ce qu''il me semble- ? Tout ¨¤ coup, les lumi¨¨res de tout l''¨¦cole s''allum¨¨rent, la journ¨¦e brumeuse venait de se transform¨¦ en une sombre nuit au clair de lune en un instant. ? Mais c''est quoi ce bordel, pourquoi je peux plus rien contr?ler de mon r¨ºve ? C''est pas normal, j''ai toujours le contr?le... Kasper, Rady, est-ce que c''est r¨¦ellement vous deux ??? ?, demandait le psionique, abasourdit, maintenant tout aussi d¨¦concert¨¦ que ses deux invit¨¦s clandestins. Les trois se regard¨¨rent. ? On est en train de r¨ºver l¨¤ ? ?, demandait Rady. ? Je crois qu''on ferait mieux d''en faire abstraction, on en reparlera demain en se r¨¦unissant ¨¤ la fontaine du centre-ville ?, dit le petit Kasper. ? Je ne peux pas, je suis clou¨¦ ¨¤ l''h?pital- ? ? Alors on t''en reparlera une prochaine fois, on se voit ¨¤ quelle heure Kasper ? ? ? ¨¤ midi on va dire, je vais convaincre mon grand-p¨¨re- ? C''est alors que l''enfant aux yeux ¨¦meraudes parlait, une brume rouge envahit l''¨¦cole. Les trois, investiguant sur la nature du ph¨¦nom¨¨ne, prirent les marches d''escalier en colima?on. Elles ¨¦taient anormalement interminables, comme le silence dans lequels ils s''¨¦taient tout les trois plong¨¦s. C''est apr¨¨s trois minutes de descente, que les pas r¨¦sonnant dans la cage d''escalier rencontr¨¨rent une fin. Ils ¨¦taient maintenant devant une porte inscrit ? sortie ?. Avec h¨¦sitation, Kora utilisa sa t¨¦l¨¦kin¨¦sie pour ouvrir la porte. Ils ¨¦taient maintenant ¨¤ l''ext¨¦rieur, dans une version alternative et tordu du monde r¨¦el. La rivi¨¨re proche de leur ¨¦cole, qui longeait jusqu''¨¤ l''horizon, n''¨¦tait plus faite d''eau, mais d''un liquide rouge fonc¨¦. Et la lune dans le ciel brumeux... N''¨¦tait plus qu''une ¨¦clipse lunaire, l''astre rougeatre comme jamais. Kora ramena du liquide de la rivi¨¨re. ? Ont dirait du sang... C''est suppos¨¦ vouloir dire quoi ? ?, commentais Rady, la confiance le quittant peu ¨¤ peu. ? C''est du sang les gars, il y a pas de doute ?, dit le t¨¦l¨¦kin¨¦siste, tenant du liquide par la pens¨¦e. ? T''es s?r, pourquoi on go?terait pas ?... Vas-y la crotte de chien ? ? Non, j''ai pas envi de go?ter ¨¤ ce truc, m¨ºme si c''est un r¨ºve je refuse ! ?, dit-il. ? Fait le, o¨´ ¨¤ mon retour ¨¤ l''¨¦cole, la f¨¦e des dents va te rendre riche ?, r¨¦pliqua l''imposant enfant. ? Non, pas besoin de le faire les gars, c''est un r¨ºve apr¨¨s tout... Ce sang a une signification... ? Tout ¨¤ coup, une ombre, plus grande que celle de Rady, et de tr¨¨s loin, couvrit les trois enfants. Cette silhouette ¨¦lanc¨¦, poss¨¦dait six bras, des dents de vampire... Mais ce qui ¨¦tait le plus perturbant... C''¨¦tait ses yeux. Ses yeux, les iris de ses yeux, avaient la forme et la couleur d''une engrenage rouge sang, tournant sans cesse en sens anti-horaire. ? C''est... Quoi... ?a ? ?, lan?ait Rady, d''une voix saccad¨¦e et terrifi¨¦. ? Coucou les enfants, quel magnifique r¨ºve, que diriez-vous... De me donner un peu de v?tre ame ? Juste... Un peu... Je vous le promet, ?a sera tr¨¨s douloureux, mais... mais... mais... Sachez que nous ne faisons que commencer ?, dit la chose, d''un sourire sinistre, sans bouger autre chose que ses l¨¨vres, tout en fixant les enfants. ? Je r¨ºve... C''est lui... ?, dit le petit sans pouvoir, l''air compl¨¨tement terrifi¨¦ et paralys¨¦. D''un instant ¨¤ l''autre, les trois enfants se voyaient d¨¦membr¨¦s... Les trois se r¨¦veill¨¨rent, avec le sentiment d''¨ºtre observ¨¦, d''¨ºtre ¨¦pi¨¦ de la mani¨¨re la plus grotesque et directe possible. Chapitre 1.7 // Les grandes questions [è„¿ corriger] ? C''¨¦tait quoi ce r¨ºve insens¨¦ ?! Qu''est-ce qui s''est... Pass¨¦ ? ?, pensait Kora, bl¨ºme comme un vampire tout en suant ¨¤ profusion comme apr¨¨s un marathon. Aussit?t, le chien de ce dernier entra la chambre plong¨¦ dans le noir sous les fen¨ºtres teint¨¦s. L''enfant s''assit sur le bord de son lit, les questions filants ¨¤ toutes allures dans sa t¨ºte : Comment est-ce que j''ai pu perdre contr?le de mon r¨ºve ? C''¨¦tait quoi ce truc ? Est-ce que c''¨¦tait vraiment Kasper avec l''autre ? D''un discret aboiement et d''un l¨¦ger coup de patte, l''¨¦norme berger allemand soutira son ma?tre de ses fantaisie vers l''instant pr¨¦sent. Le gamin passa instinctivement sa main sur la t¨ºte de son seul v¨¦ritable compagnon qu''il avait pour lui seul. Car oui, m¨ºme dans une modeste maison aux allures futuristes, un enfant pouvait ¨ºtre d¨¦pourvu d''une vrai famille. C''¨¦tait sa r¨¦alit¨¦ : En plus d''une parade nocturne ¨¦trange, il n''avait personne dans la maison pour le conforter. ? Allez James, va dans le salon, je fais mon lit et je te donne ¨¤ manger apr¨¨s... ?, dit-il d''une voix s¨¦rieuse, baillant. Les fen¨ºtres aux motifs hexagonales teint¨¦s vir¨¨rent rapidement ¨¤ transparentes, laissant appara?tre une vue superficiel et grise sur l''ext¨¦rieur. ? Du brouillard ? Si c''est pas un matin ?a... ?, r¨¦torquait le m?me sur un ton monotone. L¨¦vitant quelques centim¨¨tres au-dessus du sol, son lit se rangea par lui-m¨ºme, et ses v¨ºtements vinrent ¨¤ lui comme de vrais personnes. Passant le cadre de sa porte en flottant, il redirigea son attention sur le canap¨¦, puis sur la cuisine, le frigo et le garde-manger. ? N''emp¨ºche, c''¨¦tait quoi ce r¨ºve de malade ? ?, dit-il, d¨¦posant son corps gracieux sur le long et grand canap¨¦. Kora ¨¦tait un habitu¨¦ des choses ¨¦tranges, sa routine avec sa t¨¦l¨¦kin¨¦sie en ¨¦tait un parfait exemple. Mais l¨¤, il tenait quelque chose de plus que myst¨¦rieux... Quelque chose de sinistre et de surnaturel. ? Premi¨¨rement, c''est impossible d''¨ºtre collectivement dans le m¨ºme r¨ºve, et de deux, ?a m''est impossible de perdre le contr?le de mes r¨ºves, alors comment ? ?, monologuait le petit psion. Absorb¨¦ comme il ¨¦tait, il n''ouvrit m¨ºme pas le canal holographique, il se contentait de faire son petit d¨¦jeuner ¨¤ distance. ? Il y a un truc qui m''¨¦chappe s¨¦rieusement... Mais lui, lui il semblait savoir qui c''¨¦tait... Il l''a d¨¦j¨¤ vu ¨¤ quelque part, ?a c''est s?r, mais je devrai patienter avant d''obtenir des r¨¦ponses ?, dit-il, finissant de pr¨¦parer son met du matin. Stolen from its rightful author, this tale is not meant to be on Amazon; report any sightings. C''est alors qu''il lui vint une question obs¨¦dante : Qu''¨¦tait cette chose cauchemardesque ? Il ne l''avait jamais vu, il n''avait jamais entendu parl¨¦ d''un truc aussi glauque qu''un homme-vampire ¨¤ quatre bras et aux iris d''engrenages ensanglant¨¦s. Le petit Kora rumina comme cela, pendant plusieurs minutes, pendant plusieurs heures, o¨´ il finit de savourer son repas, et s''amusait sans grand int¨¦r¨ºt avec James en lui lan?ant une balle. Le temps d¨¦filait comme une bombe ¨¤ retardement... Et arriv¨¦ 11 heure p¨¦tante... ? J''en ai marre d''attendre, il faut que je trouve comment ce monstre a pu entrer, peut-¨ºtre que j''ai raison apr¨¨s tout, peut-¨ºtre que c''¨¦tait simplement l''histoire d''une fois ?, se dit le surdou¨¦, ¨¦nerv¨¦ par l''absence de r¨¦ponse. Alors que ses yeux se baladaient, son regard rencontra celui de son chien, ils se fixaient, sans un bruit. ? Peut-¨ºtre que je devrais simplement aller me changer les id¨¦es pour la peine ?, dit le m?me, d¨¦tournant le regard vers l''entr¨¦e de la baraque. D''une manoeuvre t¨¦l¨¦kin¨¦sique, il ¨¦tait d¨¦j¨¤ dans l''entr¨¦e, enfilant rapidement son manteau d''automne, tout en prenant soin de mettre son chien en laisse ainsi que de l''habiller. Et alors que le cadre de la sortie vers l''ext¨¦rieur s''ouvrit, un fort courant d''air froid automnale se d¨¦voila, appliquant sa brutalit¨¦ sur les arbres jaunissants. ? Aller James, on y va ! ?, s''exclamait le gamin de 10 ans, bien habill¨¦, tenant son gros berger allemand en l¨¦vitation. Sortant de la maison en barrant la porte derri¨¨re lui, sa t¨¦l¨¦kin¨¦sie brassa violemment les airs, le propulsant tel un boulet de canon vers le ciel gris. En ¨¤ peine une quinzaine de secondes, l''enfant tout-puissant et son chien se trouvaient ¨¤ contre courant des vents a¨¦riens, au-dessus des nuages ¨¤ la rencontre des deux soleils du matin. Tournant le dos vers les nuages, le pr¨¦pub¨¨re pouvait admirer les deux lunes et les quelques ¨¦toiles ¨¦clatantes tels des diamants. Cependant, l''attitude du mioche ne semblait pas suivre celle de la vue qu''il pouvait admirer. ? Qu''est-ce qu''elle peut bien faire l¨¤-haut... Je veux dire... C''est vraiment pas juste, pourquoi les vilains eux ont le droits de l''avoir pour eux ? ?, commentais le psion tout en grin?ant des dents, son regard per?ant. ? O¨´ peut-elle bien ¨ºtre ? Qu''est-ce qui lui presse autant ¨¤ ne jamais me parler les rares fois qu''elle est l¨¤ ?... Peut importe, elle n''est jamais l¨¤... ?, dit-il, tournant le dos, comme s''il ¨¦vitait de s''enfoncer dans le sujet. Une heure plus tard, Kora descendit du ciel sous une fracassante vitesse depuis le ciel maintenant d¨¦gag¨¦ dans la ville de Malok, celle ¨¤ laquelle l''¨¦cole des Espoirs est... Il chercha quelques secondes du regard... Et aper?u quelques m¨¨tres plus loin son camarade de r¨ºverie. Les deux ¨¦chang¨¨rent un regard compl¨¨tement fig¨¦ pendant quelques secondes. ? Comment- ?, dit simultan¨¦ment. Le visage de Kasper se leva comme pour exprimer une stup¨¦faction et une confusion extr¨ºme, au point ou il se prit les cheveux. ? C''est quoi cette blague ? Comment ?a se peut ? Dit-moi Kora ? ?, demandait Kasper, sur un ton boulvers¨¦. Le t¨¦l¨¦kin¨¦siste ¨¦tait d¨¦j¨¤ dans ses pens¨¦es, son regard d¨¦filait comme si il cherchait dans sa t¨ºte une explication logique... ? Peut-¨ºtre que... Je dit peut-¨ºtre que... Mais si ?a se trouve... ?, r¨¦pondit le surdou¨¦, lentement, peu s?r de lui. ? Que c''est grave... ?, dit le mioche aux superpouvoirs, le regard lourd. Suivit de l''expression faciale de l''enfant aux yeux ¨¦meraudes, qui fondait comme une chandelle sur un gateau. ? Grave ? C''est tout ce que tu trouves ¨¤ dire- ?, r¨¦pondit ¨¤ son tour le gamin ordinaire. ? Je crois que ?a pourrait ¨ºtre grave... Parce que, c''est impossible ce qui s''est pass¨¦ cette nuit, et j''ai un truc ¨¤ te demander en passant ?, racontait sur le m¨ºme ton inqui¨¦tant le gar?on avec son chien. ? C''¨¦tait quoi ce monstre ? Tu semblait l''avoir d¨¦j¨¤ vu... Je me trompe, Kasper ? ? Le regard du camarade devint fuyant, sa respiration semblait devenir plus rapide. ? Tu me promet que tu va pas te moquer de moi ? ? ? Je le promet, paroles d''honneur mec, maintenant, dit-moi ! ? ? ...Le Roi de la Folie, Pleo... ?, r¨¦pondit Kasper. Chapitre 1.8 // Le littorale [è„¿ corriger] ? Tu le connais de o¨´ au juste ??? ?, demandait l''enfant aux m¨¨ches noirs. Le petit Kasper h¨¦sitait, mais finit par poser ses yeux dans ceux de son camarade. ? Alors tu ne connais pas, sa l¨¦gende ? La l¨¦gende du Roi de la folie ? ?, demandait le gamin. Kora pris une petite pause pour penser. ? Je n''ai jamais entendu parler de ce truc, c''est suppos¨¦ ¨ºtre ¨¤ propos du monstre qu''on a vu tout les trois en r¨ºve ? ? ? Si tu veux je peux t''en parler ? ?, proposait le gamin aux yeux p¨¦tillants, mais h¨¦sitant. L''autre souria d''une mani¨¨re peu naturel tout en c¨¦dant d''un hochement. ? J''aime pas ce genre de trucs, mais j''ai besoin du plus d''informations possible pour comprendre ce qui se passe ?, pensait le surdou¨¦. ? Allez, vas-y je t''¨¦coute ?, dit-il. Le visage du gamin sans pouvoir s''¨¦claircit, ses yeux s''agrandissant comme son v¨¦ritable sourire. ? Alors... D''apr¨¨s ce que je sais... ? ? D''apr¨¨s ce que tu sais ? ?, dit Kora, fixant du regard son camarade. ? Attend un peu, j''essaye de me souvenir... Ah oui, c''est ?a ! ? ? En fait Pleo- ? ? C''est qui Kasper ? ?, interrogeait le grand vieil homme au cache-oeil. ? C''est un gars de l''¨¦cole, ont ¨¦taient en train de parler... Eeeh... Mais justement, en saurais-tu plus sur le roi de la folie grand-p¨¨re ? ?, demandait le petit. L''homme bien bati s''assit sur un banc en face des deux. ? C''est que c''est tout un mythe vous savez, la l¨¦gende du ma?tre de la nature... Vous voulez que je vous raconte ? ?, r¨¦torquait le v¨¦t¨¦ran. Les deux hoch¨¨rent la t¨ºte, l''un avec de l''entrain, et l''autre d''une expression presque trop s¨¦rieuse. ? Imaginez, un ¨ºtre qui est si fou, qu''il peut rendre ses victimes folles ¨¤ leur tour... ? ? C''est ce que certains auraient d¨¦j¨¤ exp¨¦riment¨¦ par le pass¨¦, le regard de la folie incarn¨¦e plant¨¦ dans le leur ? Le t¨¦l¨¦kin¨¦siste, int¨¦ress¨¦, s''avan?a pour mieux ¨¦couter. ? ?a ne fait que commencer, vous ¨ºtes une personne comme les autres, vous avez peut-¨ºtre un pouvoir, peut-¨ºtre pas, mais vous savez que vous n''avez aucune chance ? ? Il est peut-¨ºtre l¨¤. Selon ce que disent les autres, il peut appara?tre de nulle part, n''importe quand... ? Ensure your favorite authors get the support they deserve. Read this novel on Royal Road. ? Et l¨¤, BOOM, LES FEN¨ºTRES EXPLOSENT ! Quelque chose vient de p¨¦ter ¨¤ l''ext¨¦rieur ! Vous vous pr¨¦cipitez hors de la batisse le plus discr¨¨tement possible, mais rien ¨¤ l''horizon ¨¤ part un ¨¦norme nuage en forme de champignon au loin ? ? Pourtant, vous vous sentez observ¨¦, et vous pouvez vous retourner autant de fois que vous le voudrez, ?a ne changera rien ? ? Ce sentiment d¨¦rangeant finit par dispara?tre, il n''y a plus rien ¨¤ voir, vous vous ¨¦loignez, et vous marchez pendant des heures, jusqu''¨¤ finir dans un camp de rescap¨¦s ? ? Personne n''ose vous regarder dans les yeux, certains sont dans leur coin ¨¤ pleurer, d''autres r¨¦p¨¨tent des mots en boucle, certains parlent ¨¤ des choses qui n''existent pas ? ? La p¨¦nombre approche, quelqu''un vient vous parler, une femme s¨¦duisante, elle vous fait les yeux et vous sourit... Mais quelque chose vous ¨¦chappe ? ? Comment avez-vous pu ne pas la remarquer plus t?t ? Vous passez ?a en vous disant que ce n''¨¦tait qu''un d¨¦tail et que vous ¨¦tiez sous un intense stress, mais maintenant que vous ¨ºtez plus d¨¦tendu, vous d¨¦cidez d''amorcer une conversation ? ? Tout va bien, vous vous laissez couler sous le ciel nocturne... D''o¨´ depuis la lune appara?t clairement ¨¤ quelques degr¨¦s de l''horizon, une belle pleine lune ? ? Et tout ¨¤ coup, un tr¨¨s grand homme, ¨¤ la peau d''un blanc pale malade, se rapproche de vous et de votre compagne ? ? Au loin, vous entendez des cris, il y a le feu, mais pourtant peu partent, un cris s''¨¦touffe en rire saccad¨¦, sans retenue, c''est un rire malsain... ? ? Il est temps, dit le g¨¦ant faisant ¨¤ peu pr¨¨s autour de 7 pieds d''un ton presque solennel... La charmante dame se l¨¨ve, vous faites de m¨ºme dans la peur, mais aussi et surtout dans l''incompr¨¦hension... ? ? Vous vous demandez pourquoi ces deux l¨¤ n''ont pas peur, mais une fois que vous r¨¦alisez dans quoi vous vous ¨ºtes embarqu¨¦, vous paniquez ? ? Non pas parce que le g¨¦ant ¨¤ la cape noir d¨¦voile ses canines anormalement longues, mais parce que de nulle part, une ¨¦clipse lunaire ¨¤ lieu, les lieux enflamm¨¦s et les quelques personnes restantes font ¨¦tats de l''¨¦trange situation ? ? ¨¦close lune, ¨¦parpille ton sang, remplace l''eau... par du sang... remplace l''atmosph¨¨re... par de la brume de la couleur de ceux ayants tomb¨¦s, r¨¦sonnait une voix ¨¦cho, sonnant comme les paroles d''une vip¨¨re sans les S ? ? Vous regardez tout autour de vous, et plus rien n''est pareil, vous ¨ºtes plus faible, tout l''eau que vous aviez dans v?tre bouteille n''est plus qu''un ¨¦pais liquide rouge vin, certains hurlent de douleur, d''autres se font couper en deux comme de vulgaires feuilles par l''homme et la femme que veniez de rencontrer ? ? Et sans que vous vous en rendiez compte, m¨ºme pas en un instant, v?tre corps est recouvert de vieilles blessures, certaines profondes, d''autres superficiels, vous avez le pouvoir de vous r¨¦g¨¦n¨¦rer, mais rien ne se passe, rien ne fonctionne, vous saignez ¨¤ blanc ? ? Et puis, il y a... Cette ombre, immense, qui vous couvre de nulle part du clair de lune macabre, pendant que les cris retentissent de partout, pendant que les sons de d¨¦coupent filent comme dans un abatoir ? ? Vous ne comprenez plus rien, mais c''est seulement quand un bras vous soul¨¨ve du sol comme si vous ¨¦tiez un rien, que vous comprenez qu''il ne vous reste peut-¨ºtre plus beaucoup de temps ? ? Un g¨¦ant, plus grand que l''homme pr¨¦c¨¦dant, mais ¨¤ la peau et aux dents aussi vampirique, vous demande : Est-ce que vous aimez l''eau ? ? ? Vous figez, par les mots, mais aussi par ses yeux, ses iris d''une forme alien, ¨¤ ses six bras et sa lourdeur malgr¨¦ sa maigreur, il vous semble sorti tout droit d''une autre r¨¦alit¨¦ ? ? Et puis, tout ¨¤ coup, vous vous sentez mal, vous avez une migraine atroce, puis vous r¨¦alisez que vous saignez du nez ? ? Tout ¨¤ coup, comme un coup de tonnerre, vous vous noyez, vous avez la sensation de vous noyer, mais l''odeur n''est pas celle de l''eau saline... C''est celle de v?tre sang ? Juo arr¨ºta de parler, fixant les deux enfants appr¨¦hensifs en captiv¨¦s. Et sans pr¨¦venir, il leur hurle au visage comme un monstre ! Kora, recula instinctivement dans les airs, tandis que l''autre m?me ne r¨¦agit pas, il fixait celui qui venait de raconter. ? Tu sais, papa m''as fait le m¨ºme coup, mais j''avoue, tu fait peur ?, plaisantais Kasper. En col¨¨re, Kora cria ¨¤ son camarade : ? D''allez se faire voir, mais aussi de le retrouver demain ¨¤ la m¨ºme heure ¨¤ son adresse ?, laissant derri¨¨re une note holographique qu''il transmit ¨¤ distance, avant de brutalement s''¨¦loigner avec son chien dans les airs. Chapitre 1.9 // Le m茅galodon [è„¿ corriger] ? Comment savoir si je suis dans un r¨ºve ? ?, se dit Kasper ¨¤ voix haute. Apr¨¨s un bref moment... ? OUI, c''est ?a ! Si je me retourne, et que tout change, alors c''est que c''est plus la r¨¦alit¨¦ ? Mais il avait beau se retourner autant qu''il le voulait, le d¨¦cors ne changeait pas. Le temps pour lui d''aller dormir vint, apr¨¨s une journ¨¦e remplis d''appr¨¦hensions, il ¨¦tait pr¨ºt. ? Si jamais il r¨¦appara?t, alors cette fois je serai pr¨¦par¨¦ ?, pensait le gamin, s''¨¦crasant dans son lit. ? Cette fois il faut aussi que je... ? Il se releva, cette fois dans ce qui semblait ¨ºtre la m¨ºme pi¨¨ce. Mais les deux soleils ¨¦taient d¨¦j¨¤ lev¨¦s... ? Q-quoi ? Je me rappel de rien, on est d¨¦j¨¤ le matin ? ?, dit-il d''un ton incertain. ? Comment ¨ºtre s?r ? Je devrais pas m''en soucier ?, monologuait l''enfant. Se retournant, il vint un grand, un ¨¦norme enfant, aux petits yeux brun et aux cheveux tr¨¨s courts qui semblait chercher quelque chose autour. ? Mais qu''est-ce que- ! ?, s''exclam¨¨rent-ils simultan¨¦ment. Le tyran et la victime, dans la m¨ºme chambre... En tout cas, c''¨¦tait il y a un instant, car ils ¨¦taient d¨¦j¨¤ ¨¤ l''ext¨¦rieur. ? Super, on est dans un r¨ºve ?, affirmait le petit. ? Dans un r¨ºve ? Mec, de quoi tu parles, on est dans la vrai vie ! ?, s''exclamait l''autre, tout aussi convaincu. L''intimid¨¦ se pin?a le nez comme en signe d''exasp¨¦ration. ? T''es trop con- ?, balan?a le m?me, sans r¨¦fl¨¦chir. Une ombre se posa au-dessus de Kasper. ? R¨¦p¨¨te crotte de chien ? J''ai pas bien entendu ce que t''as dit ? ? J''ai- j''ai dit... Que t''¨¦tait trop con ! ?, s''exclamait le souffre-douleur sur un ton h¨¦sitant. Une pause suivit, une pause interminable de la part de Rady. ? Hey, t''es l¨¤ ? ?, questionnait le gosse aux yeux verts. Rady ne semblait plus ¨ºtre mentalement pr¨¦sent. Puis le d¨¦cors changea de nouveau, Kasper se trouvait dans les airs, ¨¤ voler parmi des oiseaux qui parlaient, son ennemi disparut. Enjoying this book? Seek out the original to ensure the author gets credit. ? Mais qu''est-ce que... ? Soudainement, le ciel s''assombrit comme s''il ¨¦tait minuit, la pleine lune surplombant le paysage. Cependant... Ce n''¨¦tait pas une pleine lune normale, c''¨¦tait une lune de sang ! Rapidement Kasper atterrit au sol, juste devant un double de lui, en train de parler ¨¤ Kora. ? Pourquoi il y a juste une lune et pas deux comme dans la vraie vie ? ? Rien n''¨¦tait normale. ? Mais qu''est-ce que c''est que ce bordel ??? Pourquoi il y a ton double Kasp ?! ?, ¨¦non?ait le psychique dans un ¨¦lan de panique. Kasper fron?a des sourcils, profond¨¦ment troubl¨¦ par son double, et puis... Il se rappela d''un truc, un truc, qui le figea de terreur. ? Kora, d¨¦gage de l¨¤... ? ? Mais qu''est-ce qui se passe, est-ce que tu peux m''expliquer ! ?, balan?ait le double de Kasper. ? D¨¦GAGE ! C''EST LUI ! ?, criait l''enfant aux grands yeux verts ¨¦meraudes. Sous les yeux des deux enfants, le clone se vit grandir, son visage d¨¦form¨¦ et transform¨¦, ses v¨ºtements distordus et refaits, deux pairs de bras suppl¨¦mentaire se d¨¦ploy¨¨rent. ? Il doit au moins faire dans les 8 pieds, si c''est pas 10 au grand maximum, il est aussi haut qu''un plafond... ?, commentais le psion. ? Je vous attendait tant les enfants, vous m''avez... AHHHHH TELLEMENT MANQU¨¦ ! VOUS N''AVEZ PAS ID¨¦E, JE ME SENTAIS SI SEUL... J''avais besoin de voir vos d¨¦lires, vos r¨ºves, il fallait que que que que... ? Un silence suivit. Les secondes suivantes qui pass¨¨rent, vinrent au roi des fous de changer soudainement de temp¨¦rament. Il ne semblait pas juste en col¨¨re, il avait tellement l''air enrag¨¦ qu''une panoplie de rides laids et distordus se form¨¨rent sur son ang¨¦lique visage androgyne. ? Je vais arracher vos ames, cette nuit... Maintenant, je suis le chat ! ? Sans plus attendre, et d''un regard plus qu''inquiet, Kasper d¨¦guerpit les jambes ¨¤ son cou sans prendre une seconde pour souffler. Kora, lui, serra les poings, radiant d''¨¦nergie psychique et vitale. ? Crise cardiaque, Kora laurentia ?, s''¨¦cria le fou, un rictus trop grand se formant sur son regard de rage absolue. Le monstre disparu comme on ¨¦teint une lumi¨¨re. En m¨ºme temps, le psion se vit enfonc¨¦ dans le sol, o¨´ celui qui entend tout le surplombait d¨¦j¨¤. ? C''est quoi ce d¨¦lire putain ?! ?, s''¨¦criait l''enfant au pouvoirs d''une faible voix. ? Ton ame, les ames, ce sont comme des bancs de neiges trop lisses, il faut les tracer, les d¨¦truire, les fendre, c''est ?a qui les rends si satisfaisants... Toi tu es comme la neige, fragile et magnifique, splendide, mais il faut que tu meurs, tu ne peux pas rester en vie aussi faible, Kora ?, d¨¦blat¨¦rait le g¨¦ant ¨¤ la silhouette inhumaine. Posant sa main droite du bas, sur le visage du martyr, Pleo vint la lumi¨¨re du corps de l''enfant, d¨¦chirant l''ame de ce dernier comme du papier. Il criait d''une douleur absolue, atroce... Jusqu''¨¤ ce qu''il se r¨¦veilla, en sursaut, son coeur battant ¨¤ presque 200 ¨¤ l''heure. Le t¨¦l¨¦kin¨¦siste se dirigea vers la salle de bain, en panique absolue en recherche de sens ¨¤ ce qu''il venait de se passer. Il se vit dans le miroir, il vit ses yeux brillant comme des phares, lentement perdre de leur luminosit¨¦. Sans pr¨¦venir, il vomit tout en tombant au sol par faiblesse et surprise. ? C''est quoi ce foutoir, est-ce que je suis en train de perdre la t¨ºte ? ?, s''inqui¨¦tait le gamin, tout seul dans la maison. Au m¨ºme moment, Kasper se r¨¦veilla en panique. Il respirait rapidement, comme s''il ne pouvait pas rattraper son souffle, et ne sachant pas quoi faire, il cria ¨¤ son grand-p¨¨re. ? GRAND PAPY, VIENT ! ? D''un instant ¨¤ l''autre comme de la t¨¦l¨¦portation, le grand-p¨¨re apparu d''une image floue et rapide vers le gamin, lui donnant un calin. ? ?a va mon petit, ?a va allez, je suis l¨¤... ?. ¨¤ l''h?pital, les m¨¦decins, infirmiers et infirmi¨¨res, entouraient le lit du grand Rady qui convulsait, son coeur battant trop rapidement. ? IL FAIT DE LA TACHYCARDIE, AMENEZ-MOI UNE UNIT¨¦E DE NANOROBOTS ET CINQ SERINGUES DE KEZAPEL, C''EST URGENT ! ? Rapidement, un chariot flottant parvint aux sp¨¦cialistes qui install¨¨rent un gros engin en forme d''arc au-dessus du lit. Un infirmier appuya sur des commandes, d¨¦ployant plusieurs bras avec des aiguilles. Le m¨¦decin lui, s''occupait d''administrer la troisi¨¨me dose d''anti¨¦pileptique au gamin de taille hors norme. Chapitre 1.10 // De retour en enfer [è„¿ corriger] Les soleils du petit matin se levaient... Dans la maison, tout ¨¦tait calme, pas un bruit, jusqu''¨¤ ce que des pieds foules le sol de la cuisine. ? On est le dimanche 4 octobre, une belle journ¨¦e qui s''annonce ont dirait ?, dit le vieillard d¨¦posant sa boisson chaude sur le comptoir. ? Je termine mon choco tout chaud, et on part, j''esp¨¨re qu''il va appr¨¦cier, j''ai encore du boulot pour lui aujourd''hui ?, pensait-il. Un autre bruit de pieds foula le sol ¨¤ son tour, cette fois provenant du couloir. C''¨¦tait Kasper, les cheveux arrang¨¦s n''importe comment, avec pour guise de pudeur de longs pantalons. ? Qu''est-ce qui se passe ?... On es le matin ou encore dans un... De ces foutus r¨ºves ? ?, baillait le gamin, s''¨¦tirant. ? Surveille ton langage, habille-toi et mange ton petit d¨¦jeuner, ont a des champs ¨¤ labourer ? Le petit soupira. ? Ah, pourquoi ? On est oblig¨¦s de les faires ces champs ?! Tu sais que t''es pas oblig¨¦ de faire pousser tes l¨¦gumes pour en avoir- ? ? Hey, qu''est-ce que je t''ai dit, va te faire ¨¤ manger, il n''y a pas de discussion, tu dois devenir plus fort, point finale ?, dit-il, sur un ton plus s¨¦v¨¨re cette fois-ci. Le m?me ne dit rien, mais semblait essayer de cacher quelque chose qui semblait encore le tracasser. ? Dit-moi, c''¨¦tait quoi ce r¨ºve que tu as fait cette nuit mon p''tit ? ? Se servant ¨¤ manger, Kasper se retourna momentan¨¦ment, h¨¦sitant. ? Je- je- je... C''est compliqu¨¦, tu vois... hmmm... ? Le grand homme se retourna. ? Compliqu¨¦ ? J''ai entendu ?a sortir de la bouche de bien des gens qui parlent d''un tr¨¨s mauvais r¨ºve... ? L''enfant ne poursuivit avant d''¨ºtre ¨¤ table. Le regard du v¨¦t¨¦ran se posa dans les yeux de son petit-fils. ? Alors dit-moi, j''ai envie de savoir ?, insistait l''homme aux cheveux blancs ramen¨¦s vers l''arri¨¨re. Quelques instants plus tard, une r¨¦ponse fusa. ? Est-ce que tu promet de me croire ? ? Le vieillard laissa s''¨¦chapper un l¨¦ger soupir. ? Ne t''inqui¨¨te pas sur ce que je vais te dire, je t''¨¦coute ? Apr¨¨s un petit moment, le gamin finit par r¨¦pondre. This tale has been pilfered from Royal Road. If found on Amazon, kindly file a report. ? J''ai vu... J''ai vu Pleo en r¨ºve, et et... Il y avait Kora, et l-l''autre mec de l''¨¦cole ! On s''est tous fait mettre la pat¨¦ comme des proies ! ?, s''exclamait le pr¨¦-pub¨¨re. Le grand-p¨¨re, stup¨¦fait, ¨¦clata d''un l¨¦ger rire. ? Ce que tu me raconte-l¨¤ Kasper, ce devait ¨ºtre tout un r¨ºve ! ?, dit-il tout en riant de bon coeur. ? Mais... Je te dis la v¨¦rit¨¦ ! Il ¨¦tait l¨¤... ?, pr¨¦venais le gamin ¨¤ son papy totalement incr¨¦dule. Ce dernier finit de rire en m¨ºme temps que sa boisson chaude. ? Je sais Kasper, tu dis la v¨¦rit¨¦, mais les r¨ºves sont des r¨ºves, pas la r¨¦alit¨¦, tout ?a pour te dire que Pleo n''existe pas ! Ce n''est qu''un mythe mon p''tit... Allez, maintenant va t''habiller, mange un morceau, et ont se retrouvent ¨¤ l''ext¨¦rieur, tu devra commencer par trainer les arbres que j''arracherai... ?, r¨¦pliqua le grand v¨¦t¨¦ran, enfilant ses bas, sortant dehors en camisole comme la journ¨¦e pr¨¦c¨¦dente. Serrant les poings, Kasper c¨¦da aux ordres de son tuteur, il savait qu''il n''aurait pas la force de discuter ce que son grand-p¨¨re aurait ¨¤ dire... Mais tout de m¨ºme, il ne pr¨¦voyait pas de tout garder ¨¤ l''int¨¦rieur. Le sans pouvoir enfila ses v¨ºtements de saison, puis consulta la m¨¦t¨¦o pour voir les temp¨¦ratures. ? Il fait 6 degr¨¦s, autant dire que ?a sera presque autant l''enfer qu''avant hier ?, pensait le petit. Apr¨¨s son repas, il enfila son manteau d''automne, couvrant ses oreilles du froid. Ouvrant la porte, les plaines d''herbes s''offraient ¨¤ lui comme une avenue, les montagnes au loin, eux, offraient une vue ¨¤ couper le souffle avec les deux soleils dans le ciel d¨¦gag¨¦. ? C''est une... Non, je pense pas que c''est une belle journ¨¦e, je retire ce que j''allais dire... ?, dit le maigrichon enfant, appr¨¦hensif face ¨¤ ce qui l''attendait. Rejoignant son grand-p¨¨re vers la for¨ºt non loin de la maison, le petit pouvait voir l''homme d¨¦raciner un arbre d''une main comme si ce n''¨¦tait qu''une de ses tasses, soulevant le colosse au-dessus de sa t¨ºte comme un rien, d¨¦posant ce dernier au sol parmi les autres. Finalement arriv¨¦ ¨¤ son point de rencontre, l''enfant jeta un coup d''oeil h¨¦sitant en direction de celui dont il devait du travail. ? Tu es l¨¤ ! Allez, l¨¨ve-toi, et tra?ne-moi ces monstres jusqu''au pas du garage.. De mon c?t¨¦, j''ai fini... Allez, je te regarde ?, dit le grand vieillard, croisant ses bras. Le petit gamin d¨¦glutit, jetant son regard sur le tas intimidant de colosses forestiers. Puis, il se rappela, il serra les poings, son regard durcit. ? Tu sais quoi, allez, je vais le faire ?, dit-il, d''un pas et d''un ton d¨¦gageant une force de d¨¦termination cach¨¦ jusqu''ici. Le m?me saisit l''extr¨¦mit¨¦ la plus l¨¦g¨¨re d''un des arbres pour tenter de le soulever, mais il n''arrivait qu''¨¤ le soulever du sol partiellement, sans grand r¨¦sultats, mais juste assez pour le tra?ner, avec tout sa col¨¨re. Il grin?ait des dents, suait, for?ait de tout son ¨ºtre, ses muscles br?laient sous le poids irr¨¦el du pin de plus d''une dizaine de m¨¨tres de long. ? ALLEZ ! IL RESTE... PLUS... QUE QUELQUES... M¨¨TRES ! ?, criait le gosse comme si sa vie en d¨¦pendait, rouge comme une tomate. Arrivant au pas de sa destination, Kasper tomba sur son dos, compl¨¨tement essouffl¨¦ et conquis par l''effort surhumain qu''il a d? mobiliser malgr¨¦ sa col¨¨re. Une ombre se leva. ? Qu''est-ce que tu fait mon petit ? On a pas finit, il reste encore 9 autres arbres ¨¤ amener jusqu''ici ? ? QUOI ?! ?, s''¨¦cria le petit Kasper, les yeux grands ouverts. Une soudaine pause suivit, comme si l''ancien pensait. ? Allez, je vais instaurer une r¨¨gle, mais il faudra que tu la suive... D''accord ? ?, conviait le v¨¦t¨¦ran ¨¤ la main de fer. ? 10 minutes entre chaque troncs, je ne te laisse pas plus de temps, et tu dois ¨ºtre plus rapide que ?a, prend ces cordes pour les tirer ?, dit-il d''un ton concis et directe. Le gosse hocha de la t¨ºte d''un regard quelque peu soulag¨¦. ? Mais attend, pourquoi tu fais ?a ? ?, demandait l''enfant. ? Parce que, c''est n¨¦cessaire, sinon, tout ?a n''aura servit ¨¤ rien, le surmenage n''est pas un moyen de devenir meilleur... C''est un sacrifice sans but ?, dit le grand homme, se dirigeant dans son garage, r¨¦cup¨¦rant des objets qui semblaient ¨¦trangement plus lourds au passage. ? Est-ce que c''est pour moi ? ?, demandait l''enfant, curieux. Juo jeta un regard fier sur son petit-fils. ? Ce n''est pas pour toi, pas encore, tu n''aurais pas encore la force de manipuler de tels masses... ? Chapitre 1.11 // Linconnu [è„¿ corriger] Rady ¨¦tait branch¨¦ de partout, son corps recouvert de bandages et maintenu avec des appareils. ¨¤ c?t¨¦, se tenait Kora, fixant le sol. ? Ils disent que tu peut entendre ce que je dis, et aussi que tu n''es pas pr¨ºt de te r¨¦veiller ?, dit le petit psion d''un ton monotone. ? J''ai tellement l''impression de parler dans le vide... Mais je ne suis pas venu ici pour te raconter ma vie ?, continuait-il. Apr¨¨s quelques instants et un soupir, il se lan?a. ? J''ai voulu te blesser... ? Les souvenirs des troncs d''arbres qu''il avait balanc¨¦ sur le tyran lui revint. ? Je croyais que... Tu ¨¦tais plus fort, si j''avais su, je t''aurai simplement mis KO ?, dit-il. Son ton de voix devenait plus anim¨¦ ¨¤ la seconde, comme les regrets qui ne cessait de le tourmenter. ? Je suis d¨¦sol¨¦, j''ai voulu, te prouver que je m¨¦ritais mon nom... Mais en fait, je suis pire que ma grande soeur ? Il d¨¦glutit sa salive, et releva la t¨ºte pour fixer le plafond, les yeux vitreux. ? Je ne suis pas un h¨¦ro, quand j''essaye d''aider, tout me file entre les doigts comme de l''eau qu''on verse ? ? Mais, j''imagine que tout ?a, tu t''en fous, hein ? Un mec que tu connais ¨¤ peine qui vient s''excuser parce qu''il t''as mis la pat¨¦ de ta vie, tu ne le croirai pas ? Ses yeux reprirent leur lueur habituelles, verts for¨ºt, mais sans vie, comme un cocon vide. Ses l¨¨vres souriaient, mais son visage ne laissait pr¨¦sager aucune ¨¦motion. Il se leva dans le silence, quittant la chambre tranquillement sans s''arr¨ºter un instant. Le gamin prit les escaliers, les descendant comme tout autre personne le ferait. Il arrivait finalement ¨¤ l''ext¨¦rieur du grand complexe, l¨¤ o¨´ le ciel et l''univers se foutait de ce qu''il ressentait. En d''autres mots, il faisait beau, le ciel ¨¦tait d¨¦gag¨¦, et les deux soleils rayonnaient de leur lumi¨¨re intense. L''enfant s''esclaffa... Mais fit coup¨¦ court, par quelque chose d''intense. Cette chose, qui mit en alerte tout les sens de Kora, redirig¨¨rent son attention vers un grand individu en courte veste de motard, s''asseyant... Dans une voiture ? ? C''est qui ce mec, j''ai cru sentir la pr¨¦sence de grande soeur, mais ?a vient de lui ? Et qu''est-ce qu''il fait habill¨¦ comme ?a ? ?, pensait le surdou¨¦. Stolen novel; please report. ? En tout cas, ce qu''il d¨¦gage, c''est quelque chose de pas normale, c''est presque comme si son ¨¦nergie vitale... Se purifiait d''elle-m¨ºme ?, continuait-il dans sa t¨ºte. La voiture se mis en mouvement, acc¨¦l¨¦rant avant que les roues ne se transforment et emporter ce dernier vers les airs dans la faible circulation a¨¦rienne. ? C''est d¨¦cid¨¦, je vais le suivre ! ?, se dit-il, d''un regard per?ant et d¨¦termin¨¦. L''enfant surpuissant disparut dans une puissante rafale d''air sous les yeux de tous. ? C''est quoi ce gosse, il est pass¨¦ o¨´ ??? ?, se demandait une personne quelques m¨¨tres derri¨¨re Kora. La voiture volante pris en vitesse, au point o¨´ elle filait dans le ciel plus rapidement qu''un train ¨¤ grande vitesse. Il filait comme un avion de chasse au travers des airs, sa silhouette trop flou pour les passants au sol. Les minutes d¨¦fil¨¨rent aussi rapidement que la chasse durait, le gamin semblant infiniment endurant, cependant, celui-ci d? plonger dans la for¨ºt. En effet... Malgr¨¦ la pr¨¦sence d''obstacles, son agilit¨¦ faisant de son passage forestier une pr¨¦sence trop rapide pour ¨ºtre per?u par l''oeil. ? ?a fait depuis quelques minutes qu''on as quitt¨¦ la circulation a¨¦rienne principale, qu''est-ce qu''il fait ¨¤ se diriger vers les montagnes ?! ?, se dit-il, intrigu¨¦. C''est alors que la voiture ralenti pour se poser au sommet des montagnes les plus proches, les arbres couvrant partiellement sa pr¨¦sence. Le gosse trop rapide pour ¨ºtre per?u, s''arr¨ºta derri¨¨re un arbre, se cachant. ? On est o¨´ monsieur ?... On ¨¦taient pas suppos¨¦s se rendre directement ¨¤ l''acad¨¦mie ? ?, dit une voix au loin. Ce n''¨¦tait clairement pas celle de l''homme ¨¦trange, plus celui d''un enfant, seulement un peu plus vieux que Kora. ? Monsieur ?... ?, dit l''enfant au loin. ? Il est partit o¨´ ?! ?, dit le t¨¦l¨¦kin¨¦siste et l''autre, simultan¨¦ment. Au m¨ºme instant que le psion l''ouvrit, il ¨¦tait d¨¦j¨¤ trop tard. ? Est-ce que... C''est... Une pichenette ?!... ?, dit-il tout en s''¨¦vanouissant. Une grande figure, ¨¤ la silhouette affin¨¦ et styl¨¦, se tenait au-dessus de l''enfant... ...Un certain temps plus tard... Le lourd sommeil quitta le psion, ouvrant tranquillement les yeux, d¨¦j¨¤ aveugl¨¦ par les lumi¨¨res du local. ? Hein... ? Il voyait trop flou pour discerner exactement ce qui se trouvait autour, mais il savait qu''il n''¨¦tait pas chez lui. Une porte s''ouvrit, des pas filaient tranquillement dans l''¨¦troite salle. ? Enfin... T''es r¨¦veill¨¦ ?, dit le m¨ºme homme ¨¤ la veste de motard. Cette fois, Kora pouvait clairement voir qui il avait en face de lui. Il ¨¦tait tr¨¨s grand, bien plus que ce qu''il l''aurait imagin¨¦. Ses cheveux ¨¦taient courts, blancs, et dress¨¦s avec une fente au milieu, tandis que ses yeux, ¨¦taient tout ¨¤ faits normaux. Il jouait de ses doigts avec un trombone ¨¤ papier, tout d¨¦form¨¦, us¨¦ par le temps. ? Figure-toi que j''ai quelques questions... Comme... C''est quoi ton nom par commencer ? ?, conviait l''homme semblant dans la trentaine d''un sourire en coin. L''enfant se rendit rapidement compte qu''il ¨¦tait restreint par des menottes sp¨¦ciales et lourdes, capable de r¨¦sister ¨¤ plusieurs tonnes d''explosifs. Sauf que ?a ne semblait pas tant le d¨¦ranger. ? Kora Laurentia, et vous ? ?, r¨¦pondit l''enfant sur un soupir. ? Arcturus Judius ?, dit-il, sans d¨¦lai, du m¨ºme sourire amus¨¦. Le gamin ¨¦tait perdu. ? Qu''est-ce qui vous fait sourire ? ?, demandait-il. L''homme se laissa tomber vers l''arri¨¨re sur sa chaise, posant ses pieds sur la table. ? T''es un psion, c''est ?a ? T''as senti ma pr¨¦sence tout ¨¤ l''heure j''imagine- ?, continuait le grand sans r¨¦pondre ¨¤ la question du petit. Tout ¨¤ coup, son regard se figea. Puis ses yeux s''¨¦largirent. ? Attend... Est-ce que j''ai bien entendu Laurentia ? Tu serais donc le petit fr¨¨re de cette superh¨¦ro?ne ! Comme si cette journ¨¦e ¨¦tait pas assez dingue ? ? Est-ce que vous pouvez m''enlever mes menottes maintenant que vous savez qui je suis ? ?, demandait Kora d''un ton ennuy¨¦. L''homme se remit ¨¤ se balancer sur sa chaise, les pieds sur la table. Il saisit dans sa main, au bout de ses doigts, puis son trombone... disparut. Au m¨ºme moment, le fil de m¨¦tal se retrouvait sur la table, sous les menottes du gamin, qui se cass¨¨rent. ? Et voil¨¤, content maintenant ? ?, r¨¦torquait le g¨¦ant.