《Les Vestiges D'un Clan》 Chapitre 1 : Le Réveil De Lempereur Déchu Le vide. Un gouffre sans fin, o¨´ ni le temps ni l''espace n''existaient. Tout aurait pu rester ainsi pour l''¨¦ternit¨¦. Mais quelque chose s''accrochait ¨¤ la conscience mourante, refusant de dispara?tre. Puis, la douleur. D''abord diffuse, elle se r¨¦pandit brusquement comme un millier d''aiguilles transper?ant son ame. Une sensation br?lante se propagea dans ses veines, lui arrachant une r¨¦action instinctive. ¡ª Hngh¡­ Ses paupi¨¨res tressaillirent avant de s''ouvrir brusquement. Une lumi¨¨re faible et vacillante l''aveugla un instant. Il plissa les yeux, son regard s''adapte lentement ¨¤ son environnement. Ce qu''il vit le frappa imm¨¦diatement. Un plafond en bois vendu et fissur¨¦. Des murs ternes, rong¨¦s par l''humidit¨¦. L''odeur de moisissure et de renferm¨¦ envahissait l''espace, agressant ses narines. Il tente d''inspirer, mais une vague de faiblesse le submergea aussit?t. Ses muscles tremblent sous son propre poids, incapables de r¨¦agir correctement. Son corps ¨¦tait¡­ froid. Il ne ressentait plus la force familiale qui avait autrefois parcouru ses m¨¦ridiens comme une mer infinie d''¨¦nergie. ¡ª Ce corps¡­ ? Ses doigts fr¨¦mirent, puis se crisp¨¨rent sur des draps r¨ºches et ¨¦limin¨¦s. Il tente de se redresser, mais un vertige brutal l''¨¦crasa contre le matelas. Il baissa lentement les yeux et d¨¦couvrit des bras fins, presque d¨¦charn¨¦s. Ses mains, autrefois capables de faire pincer les cieux et d''¨¦craser des continents, ¨¦taient d¨¦sormais fr¨ºles et tremblantes. Un silence pesant s''installe. Puis, un rire. Tombe. Glacial. ¡ª Ainsi, m¨ºme moi, j''ai ¨¦t¨¦ r¨¦duit ¨¤ ?a¡­ Ses souvenirs afflu¨¨rent, l''espace d''un instant, comme une temp¨ºte violente d¨¦ferlant sur son esprit. Il ¨¦tait Feng Lin, Empereur C¨¦leste invincible, ma?tre absolu des ciels et de la terre. Son nom seul suffisait ¨¤ faire trembler les royaumes immortels. Son regard pouvait faire pincer les g¨¦nies, et sa puissance dictait le destin de millions d''¨ºtres vivants. Mais il ¨¦tait tomb¨¦. Trahi par ceux qu''il avait ¨¦lev¨¦. Frapp¨¦ par des mains qu''il avait autrefois prot¨¦g¨¦es. Il se rappelait de sa derni¨¨re bataille, de la rage et du d¨¦sespoir d''un homme seul contre le monde entier. Puis¡­ le n¨¦ant. Pourtant, il ¨¦tait vivant. Son regard se durcit. Non, il n''¨¦tait plus l''Empereur C¨¦leste. Il ¨¦tait¡­ quelqu''un d''autre. Peu ¨¤ peu, ses souvenirs fusionn¨¨rent avec ceux du corps qu''il habitait d¨¦sormais. Ce corps appartenait ¨¤ un Feng Lin diff¨¦rent. Un jeune homme faible, dernier h¨¦ritier d''un clan autrefois prestigieux, aujourd''hui m¨¦pris¨¦ et oubli¨¦. Il aurait d? poss¨¦der un immense potentiel, mais un poison inconnu circulait dans ses veines, rongeant lentement sa force vitale et scellant ses m¨¦ridiens. Il comprend imm¨¦diatement. ¡ª Ce poison¡­ quelqu''un voulait sa mort. Non¡­ ma mort. L''ancien Feng Lin ¨¦tait mort ¨¤ cause de cela. Trahi. Empoisonn¨¦. Abandonn¨¦. Et maintenant, il se retrouvait dans ce corps mis¨¦rable, un vestige path¨¦tique d''un clan d¨¦chu. Mais ce monde commettait une erreur impardonnable s''il pensait qu''il allait accepter cette humiliation. Un sourire froid s''¨¦tira sur ses l¨¨vres. ¡ª Peu importe qui a fait ?a¡­ je le retrouverai. Son regard brille d''une lueur cruelle.The genuine version of this novel can be found on another site. Support the author by reading it there. Sa faiblesse actuelle n''¨¦tait qu''une entrave temporaire. Il avait d¨¦j¨¤ gravi les sommets une fois. Il savait exactement comment proc¨¦der. Ce monde l''attire. Il allait leur prouver qu''un Empereur ne meurt jamais. Et cette fois¡­ Ceux qui l''avaient trahi, ceux qui l''avaient oubli¨¦, ceux qui l''avaient m¨¦pris¨¦¡­ Tous allaient payer. Mais avant..La Purification du Poison Feng Lin serre lentement les poings. Ce corps ¨¦tait faible. Trop faible. Mais ce n''¨¦tait pas la seule raison de son ¨¦tat pitoyable. Le poison. Il le sentait, rampant dans ses veines comme une nue de serpents venimeux. Chaque respiration ¨¦tait une lutte contre une lourdeur invisible, chaque battement de c?ur une souffrance silencieuse. Il ferme les yeux un instant, se concentre sur la moindre trace d''¨¦nergie qui lui reste. ¡ª Voyons voir¡­ Son ancienne culture avait disparu, r¨¦duite ¨¤ n¨¦ant. Il ne restait plus que¡­ un souffl¨¦. Un pot-de-vin infime, un vestige de la puissance qu''il poss¨¦dait autrefois. Un autre se serait effond¨¦ dans le d¨¦sespoir. Lui, il esquissa un sourire glac¨¦. ¡ª C''est suffisant. Il n''avait pas besoin d''une force ¨¦crasante pour survivre. Seulement d''un instant. Son esprit s''enfon?a profond¨¦ment dans son propre corps, sonnant chaque recoin. Et il le trouvaille : un minuscule fragment de son ancienne essence, enfoui au plus profond de son dantian effondr¨¦. ¡ª Mon dernier vestige de divinit¨¦. Une force pure, condens¨¦e ¨¤ l''extr¨ºme, mais trop insignifiante pour lui permettre de retrouver sa puissance d''antan. En temps normal, un tel fragment ne servirait ¨¤ rien. Mais Feng Lin n''¨¦tait pas un homme normal. Il conna?t chaque recoin du Dao, chaque secret des arts mystiques. Il savait comment maximiser chaque grain d''¨¦nergie. ¡ª Ce poison¡­ il ne tue pas imm¨¦diatement. Il ¨¦tait sournois. Il rongeait lentement son h?te, l''affaiblissant jour apr¨¨s jour. Une ?uvre de patience. Une ?uvre de tra?tre. Quelqu''un voulait s''assurer que le jeune Feng Lin meure lentement, dans l''indiff¨¦rence g¨¦n¨¦rale, sans m¨ºme comprendre la cause de sa souffrance. ¡ª Trop na?f. Ce poison aurait pu an¨¦antir un simple mortel. Mais lui ? Il ¨¦tait Feng Lin. L''Empereur C¨¦leste. D''un geste tremblant, il pressa son index et son majeur contre son dantian, d¨¦clenchant ce qu''il lui restait de force. Une flamme bleue jaillit en lui, minuscule mais br?lante. Elle s''infiltre dans ses m¨¦ridiens, illuminant l''int¨¦rieur de son corps. ¡ª Sors. Sa voix n''¨¦tait qu''un murmure, mais l''ordre ¨¦tait absolu. Le poison r¨¦agit imm¨¦diatement, se d¨¦battant violemment. La douleur d¨¦chira son corps, mais il n''arr¨ºta pas. Puis, d''un coup sec, la flamme bleue s''¨¦teint. Tout redevient silencieux. Il prolongera lentement la main. Une perle noire, de la taille d''un grain de riz, s''y trouve. Il l''¨¦crasa entre ses doigts. ¡ª J''ai surv¨¦cu. Ce n''¨¦tait que le d¨¦but. Et bient?t¡­ Ceux qui l''avaient trahi comprendraient ce que signifie r¨¦veiller un Empereur. Face ¨¤ son nouveau corps Feng Lin inspire profond¨¦ment. Sa respiration ¨¦tait encore irr¨¦guli¨¨re, mais la lourdeur dans ses membres s''¨¦tait consid¨¦rablement att¨¦nu¨¦e. Il bougea lentement ses doigts, puis serra les poings. ¡ª Enfin. Le poison n''¨¦tait plus qu''un souvenir. Il ¨¦tait toujours faible, mais au moins, son corps n''¨¦tait plus une coquille en train de se consommateur. D''un mouvement lent et mesur¨¦, il repoussa les draps ¨¦limin¨¦s et posa les pieds au sol. Le contact froid du bois vieilli lui fit r¨¦aliser ¨¤ quel point ce corps ¨¦tait fr¨ºle. Il se redressa, mais un vertige l''assaillit imm¨¦diatement. ¡ª Tch. Il tituba l¨¦g¨¨rement, mais se rattrapa sur un meuble bancaire. Un rictus d¨¦forma son visage. ¨ºtre r¨¦duit ¨¤ ce point¡­ c''¨¦tait une humiliation. Son regard se pose sur un miroir fissur¨¦, accroch¨¦ de travers sur le mur d''en face. Il s''en approche d''un pas pr¨ºt¨¦, le souffle encore court. Ce qu''il vit le figea un instant. Un jeune homme lui faisait face, le teint blafard, les traits creus¨¦s par la maladie. Ses cheveux noirs ¨¦taient en bataille, ternes et sans ¨¦clat. Ses yeux, d''un dor¨¦ profond, ¨¦taient la seule chose qui brisait l''image de faiblesse : ils brillaient d''une lumi¨¨re glaciale, pleine d''une arrogance ind¨¦l¨¦bile. Il effleura son propre visage du bout des doigts, ressentant la maigreur sous sa peau. - Mis¨¦rable. Ce n''¨¦tait pas seulement une insulte ¨¤ son propre ¨¦tat. C''¨¦tait une promesse. Bient?t, ce reflet path¨¦tique dispara?trait. Bient?t, il redeviendrait un souverain que nul ne pourrait ignorer. Il redressa lentement son dos, son regard se durcissant. ¡ª Que les pr¨¦cieux se Souviennent¡­ un Empereur est revenu. Chapitre 2 : Un Signe De Vie Le silence pesait comme une chape de plomb. Seul le vent soufflait ¨¤ travers les interstices des murs fissur¨¦s, glissant sur les poutres vermoulues comme un murmure du pass¨¦. Feng Lin ¨¦tend lentement les yeux. Sa vision ¨¦tait trouble, son corps douloureux. Chaque muscle ¨¦tait engourdi, comme si des cha?nes invisibles l''avaient maintenue prisonni¨¨re pendant des ann¨¦es. Mais c''¨¦tait libre. Enfin. Son regard parcourirt lentement la pi¨¨ce. C''¨¦tait une chambre... mais elle ressemblait plus ¨¤ une prison. Des murs ternis par le temps, un plafond rong¨¦ par l''humidit¨¦, une simple table bancale et un lit aux draps ¨¦limin¨¦s. M¨ºme la lumi¨¨re qui filtrait ¨¤ travers les fen¨ºtres semblait ¨¦puis¨¦e, comme si elle h¨¦sitait ¨¤ p¨¦n¨¦trer cet endroit oubli¨¦ de tous. Feng Lin se force ¨¤ respirer profond¨¦ment. Chaque souffle ¨¦tait un supplice. ¡ª Mon corps est trop faible... Un tremblement imperceptible parcourut ses doigts lorsqu''il essaya de bouger. Ses jambes lui semblaient ¨¦trang¨¨res, comme si elles refusaient de lui ob¨¦ir. Quinze ans. Quinze ans sans le moindre mouvement. Un enfant de cinq ans, empoisonn¨¦, plong¨¦ dans le coma avant m¨ºme d''avoir pu comprendre ce qui lui arrivait. Et aujourd''hui, il n''¨¦tait plus un enfant. Son ame appartenait ¨¤ un Empereur Pr¨¦-C¨¦leste qui avait domin¨¦ les pr¨¦cieux¡­ Mais ce corps¡­ Ce mis¨¦rable corps mortel, priv¨¦ de force, vid¨¦ de toute essence spirituelle... Un frisson d''agacement lui parcourut l''¨¦chine. Dans sa vie pass¨¦e, il aurait pu an¨¦antir un royaume d''un simple geste. Son nom seul suffisait ¨¤ faire trembler les ¨¦toiles. Aujourd''hui ? Il n''¨¦tait qu''un infirme ¨¤ peine capable de tenir debout. Feng Lin serre les poings. L''humiliation ¨¦tait insupportable. Mais il refuse de se laisser ¨¦craser par cette faiblesse passag¨¨re. Il pose lentement la main sur sa poitrine et ferme les yeux, tentant d''¨¦veiller sa m¨¦moire. Clan des fils. Fils d¨¦pass¨¦. Fils h¨¦ritage.Enjoying the story? Show your support by reading it on the official site. Mais ce qu''il trouve... Ce ne furent que des fragments ¨¦pars, bris¨¦s, ¨¦parpill¨¦s dans les m¨¦andres de son esprit. Comme une peinture ancienne, rong¨¦e par le temps. Des visages flous. Des voix sans noms. Des lieux sans contours. Un gouffre insondable. Feng Lin ouvrait brusquement les yeux. ¡ª Mon ame est trop instable. Il n''avait pas seulement perdu son corps. Sa m¨ºme m¨¦moire ¨¦tait alt¨¦r¨¦e. Les souvenirs de sa vie pass¨¦e ¨¦taient encore l¨¤, quelque part¡­ Mais son ame bris¨¦e l''emp¨ºchait d''y acc¨¦der pleinement. Et plus encore¡­ Il n''avait aucune technique de culture. Ses connaissances ¨¦taient celles d''un Empereur. Mais elles ne lui servaient ¨¤ rien dans ce corps de mortel. Un Empereur ne gardait pas en m¨¦moire des techniques de base. Il n¡¯en avait jamais eu besoin. ¡ª M¨ºme un dragon tomb¨¦ du ciel doit ramper avant de retrouver ses ailes... Un rictus amer d¨¦forme ses l¨¨vres. Il allait devoir tout reconstruire. Depuis les fondations. Un sentiment de frustration bouillonnait en lui, mais il l''¨¦crasa aussit?t. Peu importe. Il gravirait de nouveau les pr¨¦cieux. Mais pour cela¡­ il devait d''abord comprendre o¨´ il ¨¦tait et qui contr?lait ce lieu. Un bruit r¨¦sonna soudain dans la demeure. Dong. Une vibration lourde, m¨¦tallique. Dong. Feng Lin tourne l¨¦g¨¨rement la t¨ºte vers la porte. Une horloge ? Le son, profond et pesant, vibrait ¨¤ travers les murs, comme un ¨¦cho du temps pass¨¦. Dong. Combien de choses avaient chang¨¦ en quinze ans ? Son clan ¨¦tait-il tomb¨¦ dans l''oubli ? Son nom ¨¦tait-il encore prononc¨¦ quelque part, ou bien avait-il ¨¦t¨¦ effac¨¦ de l''histoire ? Il se redressa lentement, ignorant la douleur qui traversait ses muscles. Puis¡­ il entendit un autre bruit. Des pas. Lents puis H¨¦sitants. Quelqu''un s''approchait. Feng Lin se force ¨¤ calmer sa respiration. Il ¨¦tait trop faible pour se d¨¦fendre, mais son esprit ¨¦tait pr¨ºt ¨¤ affronter n''importe qui. Les pas s''arr¨ºt¨¨rent devant la porte. La poign¨¦e sourit doucement. Un souffle court se fit entendre. Puis¡­ la porte s''ouvre. Une silhouette est apparue. Une vieille femme, courb¨¦e par les ann¨¦es. Son dos vo?t¨¦ t¨¦moignerait du poids du temps, ses v¨ºtements en lin simples et us¨¦s montreraient qu''elle n''appartenait pas ¨¤ la noblesse. Ses cheveux blancs ¨¦taient attach¨¦s ¨¤ un chignon n¨¦glig¨¦, et ses mains rid¨¦es tremblaient l¨¦g¨¨rement. Lorsqu''elle leva les yeux vers lui¡­ Son corps se figea. Feng Lin vit son visage se d¨¦composer. Son souffle se coupe, son regard s''agrandit, et une lueur d''incr¨¦dulit¨¦ absolue s''y refl¨¨te. Ses doigts, d¨¦j¨¤ fragiles, perdre toute force. La gourde qu''elle a tenu glissa de ses mains. Elle tomba au sol dans un bruit sourd, ¨¦claboussant l''eau sur le plancher poussi¨¦reux. Un silence glac¨¦ s''installe. La vieille femme ouvre la bouche¡­ mais aucun son n''en sortit. Elle semblait incapable de respirer, fig¨¦e dans une terreur muette. Ses l¨¨vres tremblaient. Feng Lin ne bougea pas. Il observe simplement la vieille femme, tandis que la stupeur tordait lentement ses vieilles traits. Dans ce silence, seul l''¨¦cho de l''horloge r¨¦sonnait encore. Dong. Dong. Dong. Son cauchemar venait ¨¤ peine de commencer. Chapitre 3 : Un Choc Le silence pesant fut interrompu par le bruit de la gourde tombant au sol. La vieille femme resta fig¨¦e, le visage pale, comme si elle voyait un fant?me. Ses yeux, rid¨¦s par le temps, tremblaient d''incr¨¦dulit¨¦. Feng Lin, debout devant elle, observe la sc¨¨ne sans ¨¦motion. Il pouvait voir les rides profondes sur son visage, t¨¦moins d''ann¨¦es de labeur et de souffrance. Contrairement aux autres, elle ne l''avait jamais abandonn¨¦, veillant sur lui m¨ºme lorsqu''il ¨¦tait plong¨¦ dans l''inconscience. Mais ¨¤ cet instant, il n''avait ni la force ni l''int¨¦r¨ºt de s''attacher sur ce d¨¦tail. Il ne fait pas un pas en avant. Son corps lui semble lourd, comme s''il portait des cha?nes invisibles. Ses jambes tremblaient sous son propre poids, et une douleur sourde remonta le long de sa colonne vert¨¦brale. Feng Lin serra les dents. ¡ª Pitoyable¡­ Il n''avait jamais ressenti une faiblesse aussi extr¨ºme. M¨ºme un mortel ordinaire aurait eu plus de vigueur que lui ¨¤ cet instant. Son Qi ¨¦tait presque inexistant, et ses muscles ¨¦taient r¨¦duits ¨¤ de simples vestiges de chaise. Il tente un autre pas. Cette fois, la douleur fut plus vive. Ses pieds, nus contre le sol froid, lui donn¨¨rent l''impression d''¨ºtre un ¨¦tranger dans son propre corps. La vieille femme voulait s''approcher, mais il leva l¨¦g¨¨rement la main, l''arr¨ºtant net. ¡ª Pas besoin. Sa voix ¨¦tait basse, mais ferme.Stolen content warning: this content belongs on Royal Road. Report any occurrences. Il ne voulait pas d''aide. Il ne voulait pas de piti¨¦. La vieille servante, encore sous le choc de le voir debout, se remet lentement. Elle observe Feng Lin, ses yeux remplis d''inqui¨¦tude, mais aussi de soulagement. ¡ª "Feng Lin¡­ tu es vraiment debout..." Sa voix tremblait l¨¦g¨¨rement, et elle s''approche doucement, comme si elle craignait de briser cet instant fragile. Feng Lin la regardait sans ¨¦motion, les yeux fix¨¦s sur le sol comme s''il cherchait ¨¤ comprendre le monde qui l''entourait. Il sentit l''inconfort du corps qui le trahissait ¨¤ chaque mouvement. ¡ª "Dis-moi", dit-il d''une voix lasse, "combien d''ann¨¦es ai-je pass¨¦ dans cet ¨¦tat ? Combien d''ann¨¦es suis-je rest¨¦ endormi ?" Il feignait de ne pas savoir. Il savait parfaitement combien de temps il avait ¨¦t¨¦ plong¨¦ dans l''inconscience, mais il choisit de poser la question. Pas par curiosit¨¦, mais pour tester la vieille femme, pour observer ses r¨¦actions. La vieille servante h¨¦site, son visage se creusant encore davantage sous le poids des ann¨¦es. Elle pose une main tremblante sur son c?ur, cherchant les mots. ¡ª "Tu¡­ tu as ¨¦t¨¦ dans le coma pendant quinze longues ann¨¦es, Ma?tre. Le poison¡­" Sa voix s''¨¦teignit un instant, comme si elle avait du mal ¨¤ ¨¦voquer ce souvenir. "Nous avons cru¡­ que tu ne reviendrais jamais." Un silence lourd s''installe entre eux. Feng Lin observe la vieille servante avec une froideur recueillie, ses yeux brillants d''une lueur cach¨¦e. Il n''¨¦tait pas int¨¦ress¨¦ par la douleur ou les regrets de ceux qui l''entouraient, mais il avait bien not¨¦ la peur dans ses yeux. Feng Lin, toujours appuy¨¦ contre le mur, se redressa lentement. Ses yeux, froids et per?ants, se pos¨¨rent sur la vieille servante. ¡ª "Et le clan ?" exigea-t-il d''une voix calme, presque d¨¦nu¨¦e d''¨¦motion. "Quel est son ¨¦tat aujourd''hui ?" La vieille servante baissa les yeux, le visage marqu¨¦ par une profonde tristesse. Elle savait que les nouvelles qu''elle allait annoncer n''apporteraient aucun r¨¦confort. ¡ª "Le clan..." Elle h¨¦site un instant, comme pour se donner du courage. "Le clan est toujours dans la m¨ºme situation. Rien n''a chang¨¦. En fait, cela n''a fait qu''empirer." Elle soupira, visiblement accabl¨¦e. "Cela fait plus de cinq cents ans maintenant que le clan est en chute libre. La richesse est partie, la r¨¦putation est ternie. Il n''y a plus de soutien ext¨¦rieur." Feng Lin serre les poings, une col¨¨re aigre br?lante dans son regard. Ce corps, bien qu''il f?t malade et empoisonn¨¦, avait un potentiel. Avant sa trahison, avant sa chute, il avait ¨¦t¨¦ un prodige, un h¨¦ritier promis ¨¤ la grandeur. Il savait que ce corps, dans sa jeunesse, aurait pu atteindre des sommets. Le talent ¨¦tait l¨¤, sous la surface, avant que ce poison ne le ravage. Il aurait d? ¨ºtre l''un des meilleurs, l''un des plus forts. Mais au lieu de cela¡­ il s''¨¦tait retrouv¨¦ dans un corps mis¨¦rable, tra?nant dans la boue, ¨¤ l''extr¨¦mit¨¦ de l''¨¦chelle sociale. ¡ª "Je me r¨¦incarne pour tomber aussi bas ?" Marmonna-t-il, sa voix emplie de rage. "Ce corps ¨¦tait cens¨¦ ¨ºtre le d¨¦but d''une nouvelle ascension, pas la fin d''une ancienne. Comment puis-je ¨ºtre tomb¨¦ si bas ?" Il tourne le regard, de plus en plus glac¨¦, vers la vieille servante. Elle savait qu''il faisait r¨¦f¨¦rence ¨¤ son propre corps, ¨¤ sa situation d¨¦grad¨¦e. Pourtant, il n''attendait aucune piti¨¦. Chapitre 4 : Une Racine étrange Feng Lin ferma les yeux un court instant avant de d¨¦clarer d¡¯une voix froide : ¡ª Apporte-moi de l¡¯eau. La vieille servante s¡¯inclina respectueusement et quitta la pi¨¨ce sans poser de questions. D¨¨s qu¡¯elle fut partie, Feng Lin s¡¯assit en tailleur et prit une profonde inspiration. Il devait v¨¦rifier l¡¯¨¦tat de sa racine spirituelle. Dans sa vie pass¨¦e, il aurait utilis¨¦ un artefact de haut niveau pour ce genre d¡¯examen, mais aujourd¡¯hui, il n¡¯en avait pas besoin. Avec son exp¨¦rience et sa compr¨¦hension des lois c¨¦lestes, il pouvait sonder son propre corps ¨¤ un niveau qu¡¯aucun mortel ne pouvait esp¨¦rer atteindre. Il plongea son esprit dans ses m¨¦ridiens endommag¨¦s, descendant plus profond¨¦ment encore, jusqu¡¯¨¤ atteindre l¡¯essence m¨ºme de sa cultivation : sa racine spirituelle. Ce qu¡¯il vit le gla?a. Elle ¨¦tait ¨¤ moiti¨¦ d¨¦truite. Une col¨¨re noire le submergea instantan¨¦ment. Lui, un ancien Empereur C¨¦leste, r¨¦duit ¨¤ cet ¨¦tat mis¨¦rable ? Il n¡¯avait jamais connu un tel affront, m¨ºme dans les guerres les plus cruelles qu¡¯il avait livr¨¦es. Mais soudain, quelque chose d¡¯¨¦trange attira son attention. Malgr¨¦ les d¨¦gats ¨¦vidents, sa racine spirituelle d¨¦gageait une ¨¦nergie terrifiante. ¡ª Qu¡¯est-ce que¡­ Ses yeux s¡¯ouvrirent brusquement, emplis d¡¯incompr¨¦hension. Cette racine¡­ il ne l¡¯avait jamais vue auparavant. Dans toute son existence pass¨¦e, dans tous les anciens textes qu¡¯il avait ¨¦tudi¨¦s, jamais une telle racine spirituelle n¡¯avait ¨¦t¨¦ mentionn¨¦e. Stolen from its rightful author, this tale is not meant to be on Amazon; report any sightings. M¨ºme mutil¨¦e, elle d¨¦gageait une puissance insondable. Un frisson parcourut son ¨¦chine. Qu¡¯est-ce que cela signifiait ? Feng Lin reprit son calme et se d¨¦cida ¨¤ inspecter le reste de son corps. Si sa racine spirituelle ¨¦tait aussi inhabituelle, qui savait quelles autres anomalies il pourrait d¨¦couvrir ? Il dirigea son esprit vers ses m¨¦ridiens. Certains ¨¦taient bris¨¦s, d¡¯autres obstru¨¦s, mais au lieu d¡¯¨ºtre totalement inutilisables, ils semblaient contenir des traces d¡¯une ¨¦nergie ¨¦trange. Non seulement elle ne s¡¯¨¦tait pas compl¨¨tement dissip¨¦e apr¨¨s tant d¡¯ann¨¦es, mais elle semblait m¨ºme nourrir ses canaux spirituels d¡¯une mani¨¨re inconnue. Il fron?a les sourcils. Une telle chose ¨¦tait impossible. Un poison ou une mal¨¦diction n¡¯auraient laiss¨¦ que la ruine derri¨¨re eux. Pourtant, bien que ses m¨¦ridiens soient gravement endommag¨¦s, ils montraient des signes d¡¯adaptation. Puis, il observa son ossature. ¡ª Hm ? Ses os¡­ ils avaient subi une transformation. Contrairement ¨¤ ce qu¡¯il attendait d¡¯un corps affaibli et inactif depuis tant d¡¯ann¨¦es, sa structure osseuse n¡¯¨¦tait pas seulement intacte, mais semblait renforc¨¦e. Mieux encore, elle contenait des traces d¡¯un affinement particulier, comme si son corps avait absorb¨¦ une force inconnue durant son long sommeil. Il serra le poing et sentit une l¨¦g¨¨re r¨¦sistance dans sa propre chair. ¡ª Mon corps... il n¡¯est pas aussi faible qu¡¯il en a l¡¯air. Ce constat le laissa pensif. Il n¡¯avait pas encore les r¨¦ponses, mais une chose ¨¦tait certaine : il n¡¯¨¦tait pas revenu ¨¤ la vie sous une forme banale. Il y avait quelque chose de particulier dans cette nouvelle existence, quelque chose qu¡¯il devait comprendre avant de planifier la suite. Peut-¨ºtre cela avait-il un rapport avec sa nouvelle identit¨¦. Apr¨¨s tout, malgr¨¦ les maigres informations qu¡¯il avait pu tirer des souvenirs de son pr¨¦d¨¦cesseur, il savait que le clan Feng ¨¦tait un clan sp¨¦cial. Mais en quoi l¡¯¨¦tait-il exactement ? Il fron?a les sourcils. Les souvenirs du pr¨¦c¨¦dent Feng Lin ¨¦taient trop fragment¨¦s sur ce sujet. Il ne savait rien des r¨¦elles origines du clan ni de la raison de sa chute. Tout ce qu¡¯il avait, c¡¯¨¦tait une certitude : ce clan n¡¯¨¦tait pas ordinaire. Si ses transformations avaient un lien avec son h¨¦ritage, alors il lui fallait en apprendre davantage. Mais pour cela, il devait d¡¯abord se reconstruire. Il rouvrit lentement les yeux. La servante ne tarderait pas ¨¤ revenir avec l¡¯eau. Pour l¡¯instant, il devait cacher ses d¨¦couvertes et jouer son r?le. Rien ne servait de r¨¦v¨¦ler sa v¨¦ritable nature trop t?t. Il d¨¦cida de sortir de la pi¨¨ce pour explorer les lieux. ¨¤ quoi bon attendre son retour ? Elle allait s?rement pr¨¦venir le reste de sa famille. Sans plus tarder, il ouvrit la porte, et la lumi¨¨re du soleil l¡¯aveugla un instant, le for?ant ¨¤ plisser les yeux. Il se retrouva sur le balcon d¡¯un pavillon ¨¦lev¨¦, la lumi¨¨re du soleil l¡¯obligeant ¨¤ plisser les yeux un instant. Devant lui s''¨¦tendait une vue panoramique sur le clan, un immense r¨¦seau de batiments qui t¨¦moignait autrefois d''une grande prosp¨¦rit¨¦, mais qui n''¨¦tait plus d¨¦sormais qu''un ensemble de ruines abandonn¨¦es. Des toits effondr¨¦s, des murs fissur¨¦s et des cours d¨¦sertes s''¨¦tendaient ¨¤ perte de vue, chacun racontant silencieusement l''histoire d''un d¨¦clin inexorable. La v¨¦g¨¦tation sauvage s''¨¦tait empar¨¦e des lieux : des lianes grimpaient le long des vieilles pierres, et l''herbe poussait entre les interstices des structures d¨¦labr¨¦es, comme pour effacer les traces d''un pass¨¦ glorieux. Chapitre 5 : Une Lueur Despoir La vieille servante avan?ait ¨¤ travers les couloirs silencieux du pavillon, son c?ur battant ¨¤ tout rompre. Son esprit ¨¦tait en proie ¨¤ un tourbillon d¡¯¨¦motions contradictoires : soulagement, inqui¨¦tude, mais aussi une certaine appr¨¦hension. Apr¨¨s quinze longues ann¨¦es, Feng Lin s¡¯¨¦tait r¨¦veill¨¦. C¡¯¨¦tait une b¨¦n¨¦diction, mais aussi une source d¡¯inqui¨¦tude. Elle savait que son devoir ¨¦tait d¡¯avertir imm¨¦diatement le patriarche. Le clan Feng avait connu des jours meilleurs, mais ¨¤ pr¨¦sent, il n¡¯¨¦tait plus qu¡¯une ombre de sa gloire pass¨¦e. Elle longea les murs fissur¨¦s, passa devant des salles vides o¨´ jadis r¨¦sonnaient les ¨¦clats de voix des disciples en pleine formation. D¨¦sormais, tout n¡¯¨¦tait que silence et abandon. Arriv¨¦e devant l¡¯aile r¨¦serv¨¦e au patriarche, elle inspira profond¨¦ment avant de frapper ¨¤ la porte. Une voix grave et fatigu¨¦e lui permit d¡¯entrer. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, un homme d¡¯age m?r, le regard s¨¦v¨¨re, se tenait assis sur un fauteuil us¨¦. Son visage portait les marques des ann¨¦es de d¨¦clin qu¡¯avait subi le clan. ¡ª Que veux-tu ? demanda-t-il d¡¯un ton las. ¡ª Ma?tre¡­ c¡¯est Feng Lin. Il s¡¯est r¨¦veill¨¦. Le silence qui suivit fut glacial. Le patriarche releva lentement la t¨ºte, ses yeux s¡¯illuminant d¡¯une lueur complexe, entre espoir et doute. ¡ª Tu es certaine ? ¡ª Oui, Patriarche. Je l¡¯ai vu de mes propres yeux. L¡¯homme resta silencieux un instant avant de se lever lentement. Il posa son regard sur la servante, cherchant ¨¤ y d¨¦celer la moindre trace d¡¯incertitude. Mais elle restait droite, convaincue de ce qu¡¯elle avait vu. ¡ª Bien¡­ alors il est temps d¡¯aller voir par nous-m¨ºmes. Sans plus attendre, il se dirigea vers la sortie, suivi de la servante. Le clan Feng allait peut-¨ºtre conna?tre un tournant d¨¦cisif. Le patriarche fixa la vieille servante d¡¯un regard per?ant avant de prendre la parole d¡¯un ton grave : You might be reading a stolen copy. Visit Royal Road for the authentic version. ¡ª Va pr¨¦venir ma femme. Dis-lui que Feng Lin s¡¯est r¨¦veill¨¦. Elle saura quoi faire. La servante h¨¦sita un instant, comme si elle voulait dire quelque chose, mais face ¨¤ l¡¯expression aust¨¨re du patriarche, elle s¡¯inclina rapidement. ¡ª Oui, ma?tre. Sans perdre de temps, elle se retourna et quitta la pi¨¨ce d¡¯un pas press¨¦, se dirigeant vers les quartiers de la matriarche. Le patriarche, quant ¨¤ lui, resta immobile quelques secondes, plong¨¦ dans ses pens¨¦es. Son fils unique, plong¨¦ dans le coma depuis quinze longues ann¨¦es, venait enfin d¡¯ouvrir les yeux. Mais quel genre d¡¯homme serait-il devenu ? Fron?ant l¨¦g¨¨rement les sourcils, il tourna les talons et prit la direction de la chambre de Feng Lin. La vieille servante traversa les longs couloirs d¨¦labr¨¦s du pavillon principal avec hate. Ses pas r¨¦sonnaient faiblement sur le sol de pierre, et son c?ur battait la chamade. Apr¨¨s tant d¡¯ann¨¦es, Feng Lin ¨¦tait enfin r¨¦veill¨¦¡­ mais ¨¦tait-ce vraiment une bonne nouvelle ? Elle arriva devant une grande porte de bois sculpt¨¦, autrefois majestueuse, mais d¨¦sormais marqu¨¦e par le temps. Prenant une profonde inspiration, elle la poussa d¨¦licatement et entra. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, la matriarche Feng ¨¦tait assise pr¨¨s d¡¯une fen¨ºtre, scrutant l¡¯ext¨¦rieur d¡¯un air pensif. Son visage, autrefois ¨¦clatant de beaut¨¦, portait les marques du temps et des ¨¦preuves. Ses v¨ºtements, bien que propres et soign¨¦s, n¡¯avaient plus la splendeur d¡¯antan. Lorsqu¡¯elle entendit la porte s¡¯ouvrir, elle tourna la t¨ºte lentement, son regard s¨¦v¨¨re se posant sur la servante agenouill¨¦e. ¡ª Pourquoi viens-tu ainsi, en panique ? demanda-t-elle d¡¯une voix calme, mais empreinte d¡¯autorit¨¦. La servante baissa la t¨ºte et r¨¦pondit d¡¯une voix tremblante : ¡ª Madame¡­ le jeune ma?tre¡­ Feng Lin¡­ il¡­ il s¡¯est r¨¦veill¨¦. Le silence tomba lourdement dans la pi¨¨ce. La matriarche resta fig¨¦e un instant, son ¨¦ventail de soie suspendu dans les airs. Son regard se durcit. ¡ª Est-ce que tu es certaine ? ¡ª Oui, madame ! Il ¨¦tait conscient, il m¡¯a parl¨¦, il¡­ il m¡¯a demand¨¦ de lui apporter de l¡¯eau¡­ La matriarche referma son ¨¦ventail d¡¯un geste sec. Elle semblait perdue dans ses pens¨¦es, comme si elle cherchait ¨¤ comprendre ce que cela signifiait. ¡ª Quinze ans¡­ murmura-t-elle. Quinze ans qu¡¯il ¨¦tait plong¨¦ dans ce sommeil. Je croyais¡­ Elle s¡¯interrompit. Son regard per?ant se posa de nouveau sur la servante. ¡ª Comment ¨¦tait-il ? ¡ª Diff¨¦rent, madame, avoua la servante avec h¨¦sitation. Son regard¡­ il ¨¦tait¡­ froid. Pas comme avant. Et quand il m¡¯a parl¨¦¡­ c¡¯¨¦tait ¨¦trange. Comme s¡¯il¡­ ¡ª Comme s¡¯il n¡¯¨¦tait plus le m¨ºme, acheva la matriarche ¨¤ voix basse. La servante hocha timidement la t¨ºte. ¡ª Madame¡­ pensez-vous que¡­ quelque chose lui soit arriv¨¦ ? La matriarche ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Elle se leva lentement et fit quelques pas dans la pi¨¨ce, son regard perdu dans le vide. ¡ª Tant d¡¯ann¨¦es ont pass¨¦¡­ s¡¯il est r¨¦ellement r¨¦veill¨¦, alors nous devons voir de nos propres yeux ce qu¡¯il est devenu. Elle marqua une pause, puis ajouta d¡¯un ton plus ferme : ¡ª Pr¨¦pare-moi une tenue convenable. Si mon fils est r¨¦ellement revenu parmi nous, alors il est temps que je le rencontre. La servante s¡¯inclina profond¨¦ment avant de quitter la pi¨¨ce ¨¤ toute vitesse, laissant la matriarche seule avec ses pens¨¦es. Une lueur ind¨¦chiffrable passa dans son regard. - Feng Lin¡­ apr¨¨s tout ce temps, quel genre d¡¯homme es-tu devenu ? Oui, pour elle, il ¨¦tait naturel qu¡¯apr¨¨s tant d¡¯ann¨¦es, Feng Lin ait chang¨¦. Il n¡¯¨¦tait plus l¡¯enfant de cinq ans qu¡¯elle avait connu. M¨ºme inconscient, son esprit avait d? ¨¦voluer, s¡¯adapter ¨¤ cette longue p¨¦riode de stase. Mais au fond, elle ne pouvait s¡¯emp¨ºcher de ressentir une certaine ¨¦tranget¨¦. Il venait ¨¤ peine de se r¨¦veiller, et pourtant, il ne semblait pas perdu ou d¨¦boussol¨¦ comme on pourrait s¡¯y attendre. Son regard¡­ Il ¨¦tait bien trop calme. Chapitre 6 : Il Faut Bien Commencer Quelque Part Feng Lin quitta lentement le balcon du pavillon secondaire o¨´ il se trouvait. De l¨¤, il avait une vue d''ensemble sur la r¨¦sidence Feng, un territoire autrefois majestueux, aujourd''hui marqu¨¦ par la d¨¦cadence. Mais il n''avait ni le temps ni l''envie de s''attarder sur ces ruines du pass¨¦. Son objectif ¨¦tait clair. Son regard s''arr¨ºte sur une immense batisse, l¨¦g¨¨rement en retrait des autres pavillons. Ses murs de pierre sombre, ses colonnes imposantes et son toit sculpt¨¦ trahissaient son importance. Il ne pouvait s''agir que d''une biblioth¨¨que. Sans perdre une seconde, Feng Lin pris la en route. Son corps, encore affaibli par le poison, ralentissait ses mouvements, mais il ne laissait rien de transparent. Il avan?ait avec la m¨ºme prestance qu''un souverain marchant vers son tr?ne. Le silence pesait sur la r¨¦sidence Feng. Les rares serviteurs encore pr¨¦sents restaient fig¨¦s, le souffle coup¨¦. Comment ¨¦tait-ce possible ? Leur jeune ma?tre, plong¨¦ dans un ¨¦tat proche de la mort depuis des ann¨¦es, marchait ¨¤ nouveau sous leurs yeux. Un vieil homme ¨¤ la barbe grise serra nerveusement son balai, tandis qu''une jeune servante recula d''un pas, comme si elle venait de voir un spectre. Personne n''osait briser ce silence pesant. Feng Lin, quant ¨¤ lui, ignore leur stupeur. Son regard froid balaya les environs. Les souvenirs de son enfance ¨¦taient flous, fragment¨¦s. Il ne reconnaissait que vaguement les lieux. Ce corps n''avait que cinq ans lorsque le poison l''avait frapp¨¦, et le clan Feng ¨¦tait d¨¦j¨¤ en d¨¦clin bien avant cela. Mais une chose attira son attention : un immense batiment ¨¤ l''¨¦cart, ¨¤ moiti¨¦ dissimul¨¦ derri¨¨re des murs fissur¨¦s et une v¨¦g¨¦tation envahissante. La biblioth¨¨que ? The author''s tale has been misappropriated; report any instances of this story on Amazon. Un sourire apparut sur son visage. Enfin. Il p¨¦n¨¨tre dans la biblioth¨¨que. Le rez-de-chauss¨¦e ¨¦tait d¨¦sert, ¨¤ l''exception d''un bureau en bois bris¨¦, probablement utilis¨¦ autrefois pour v¨¦rifier l''identit¨¦ des visiteurs et d¨¦terminer leur acc¨¨s aux diff¨¦rents ¨¦tages. Il gravit les escaliers jusqu''au premier ¨¦tage, o¨´ la poussi¨¨re r¨¦gnait en ma?tresse. La moiti¨¦ des livres avaient ¨¦t¨¦ arrach¨¦s, une grande partie des ¨¦tag¨¨res ¨¦taient vides, et parmi les ouvrages restants... pouvait-on vraiment parler de restes ? Il n''en subsistait que deux. Feng Lin s''approche des deux livres restants, leurs couvertures us¨¦es et ternies par le temps. Il tendit la main vers le premier, sentant la texture rugueuse du cuir craquel¨¦ sous ses doigts. L''ouvrant d¨¦licatement, il constata que les pages ¨¦taient jaunies, certaines presque illisibles, mais il pouvait encore discerner des sch¨¦mas et des ¨¦critures anciennes. Il parcourut rapidement le contenu, r¨¦alisant qu''il s''agissait d''un manuel basique sur les fondements de la culture. Bien que rudimentaire, ce manuel pourrait lui fournir les bases n¨¦cessaires pour commencer son entra?nement. Il se tourne ensuite vers le deuxi¨¨me livre. Celui-ci ¨¦tait plus hach¨¦, avec une couverture en tissu d¨¦chir¨¦. En l''ouvrant, il d¨¦couvre une collection de notes personnelles, probablement ¨¦crites par un ancien membre du clan Feng. Les notes d¨¦taillaient des exp¨¦riences, des ¨¦checs et des r¨¦ussites dans diverses techniques de culture. Bien que fragmentaires, ces ¨¦crits pourraient offrir des aper?us pr¨¦cieux et des raccourcis pour sa progression. Feng Lin prend les deux livres et s''installe sur le sol poussi¨¦reux de la biblioth¨¨que. Il savait que le chemin vers la r¨¦cup¨¦ration de sa puissance serait long et ardu, mais avec ces ressources, aussi modestes soient-elles, il avait un point de d¨¦part. Il ferma les yeux un instant, se rappelant les sensations de son ancienne puissance, puis commen?a ¨¤ lire, d¨¦termin¨¦ ¨¤ reconstruire sa force, page apr¨¨s page. Parmi les deux livres restants, Feng Lin prend le premier et l''examen attentivement. Il ne reste que des informations sur une technique de culture basique, probablement destin¨¦e aux disciples ext¨¦rieurs. Feng Lin suppose qu''¨¤ l''apog¨¦e de son clan, une technique aussi faible n''aurait pas ¨¦t¨¦ pr¨¦sente dans la biblioth¨¨que. Elle avait probablement ¨¦t¨¦ ajout¨¦e lorsque le clan ¨¦tait en d¨¦clin, pour former rapidement de nouveaux disciples. Malgr¨¦ la simplicit¨¦ de la technique, Feng Lin a d¨¦cid¨¦ de l''utiliser comme point de d¨¦part. Il s''assit en tailleur sur le sol poussi¨¦reux de la biblioth¨¨que, ferma les yeux et commen?a ¨¤ cultiver en suivant les instructions du manuel. Il savait que cette m¨¦thode ¨¦tait rudimentaire, mais elle lui permettra de reconstruire progressivement ¨¤ force int¨¦rieure. Il n''avait pas le temps de fouiller les autres ¨¦tages ¨¤ la recherche d''un manuel plus avanc¨¦. Son corps ¨¦tait dans un ¨¦tat trop pr¨¦caire pour qu''il se permette d''attendre. S''il ne renfor?ait pas rapidement sa constitution, sa sant¨¦ fragile finirait par l''achever avant m¨ºme qu''il ne puisse v¨¦ritablement entamer son chemin de culture. Chapitre 7 : Premier Pas Vers La Cultivation Feng Lin assit en tailleur, le dos droit et l¡¯esprit concentr¨¦. Son corps, affaibli par des ann¨¦es d¡¯inactivit¨¦, ¨¦tait un fardeau, mais il n¡¯avait pas le luxe de se lamenter. Il devait avancer. Il prit une profonde inspiration et commen?a ¨¤ faire circuler son ¨¦nergie. D¨¨s la premi¨¨re tentative, une douleur fulgurante traversa son corps. Ses m¨¦ridiens ¨¦taient fragiles, ¨¤ peine capables de supporter le flux de Qi qu¡¯il tentait de guider. Mais il ne s¡¯arr¨ºta pas. "Ce n''est rien compar¨¦ ¨¤ ce que j¡¯ai v¨¦cu avant." Son corps tremblait sous l¡¯effort. La moindre circulation d¡¯¨¦nergie ¨¦tait comme une lame lui d¨¦chirant les muscles. Pourtant, il continua. Il poussa son Qi ¨¤ travers ses m¨¦ridiens, les for?ant ¨¤ se renforcer sous la pression. Minute apr¨¨s minute, heure apr¨¨s heure, il raffina lentement son Qi. Son corps, au d¨¦part fr¨ºle et instable, commen?a ¨¤ s¡¯adapter. Ses muscles se contract¨¨rent, son souffle devint plus profond et une chaleur famili¨¨re s¡¯installa en lui. Puis, soudainement, il sentit un changement. Son Qi afflua comme une rivi¨¨re brisant un barrage. Premier niveau de l¡¯Affinement du Corps atteint. Cela n¡¯aurait pas d? prendre plusieurs heures, mais la quasi-totalit¨¦ de la perc¨¦e avait ¨¦t¨¦ concentr¨¦e sur son r¨¦tablissement. Un frisson parcourut son corps. Il le savait : c¡¯¨¦tait loin d¡¯¨ºtre suffisant. Mais c''¨¦tait un premier pas. Un premier pas vers la reconqu¨ºte de son pouvoir. C¡¯est alors qu¡¯il sentit une pr¨¦sence derri¨¨re lui. Le patriarche Feng ¨¦tait l¨¤, immobile, l¡¯observant. Le patriarche observa Feng Lin un long moment, debout sur le seuil, comme s¡¯il tentait d¡¯imprimer cette image dans son esprit. Son fils, qui venait de sortir d¡¯un coma de quinze ans, venait ¨¤ l¡¯instant de r¨¦ussir une perc¨¦e dans la cultivation. Il laissa ¨¦chapper un soupir, puis s¡¯approcha lentement avant de d¨¦clarer d¡¯une voix calme : Unauthorized tale usage: if you spot this story on Amazon, report the violation. ¡ª Feng Lin, bravo pour ta perc¨¦e. Cela faisait longtemps¡­ Il marqua une pause, cherchant ses mots, puis ajouta : ¡ª Je vois que tu as grandi pendant ton long sommeil. Il faudra que nous parlions du futur du clan. Ma dur¨¦e de vie s¡¯¨¦puise¡­ et maintenant que tu as repris la cultivation d¨¨s ton r¨¦veil, il est possible que tu sois celui qui portera l¡¯avenir du clan. Son regard se fit plus grave lorsqu¡¯il poursuivit : ¡ª Mais ta s?ur aussi est talentueuse. Elle a d¨¦j¨¤ atteint la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps en dix-neuf ans. Il laissa ces mots flotter dans l¡¯air, guettant la r¨¦action de Feng Lin. Ce dernier ne put s¡¯emp¨ºcher d¡¯avoir un sourire int¨¦rieur. Cinqui¨¨me ¨¦tape en dix-neuf ans¡­ et c¡¯est consid¨¦r¨¦ comme du talent ? Il savait que le clan Feng ¨¦tait en d¨¦clin, mais entendre cela de la bouche du patriarche lui donnait une id¨¦e plus pr¨¦cise de la situation. Feng lin supposais que sont p¨¨re avait le clan plus haut dans sont c?ur que sont propre fils sinon pourquoi lui parlerai t¡¯il directement de la succession ? Le patriarche observa Feng Lin un instant avant de reprendre d¡¯une voix plus douce : ¡ª Pendant ta perc¨¦e, ta m¨¨re est venue. Il marqua une pause, puis ajouta : ¡ª Je lui ai dit de ne pas te d¨¦ranger et d¡¯organiser un d?ner. ¨¤ ce moment-l¨¤, nous nous r¨¦unirons en famille. Son regard se posa sur Feng Lin, cherchant ¨¤ ¨¦valuer sa r¨¦action. ¡ª Beaucoup de choses ont chang¨¦ en quinze ans, et il est temps que tu sois mis au courant. Feng Lin hocha l¨¦g¨¨rement la t¨ºte, dissimulant ses pens¨¦es. Un d?ner en famille ? Voil¨¤ une occasion parfaite pour observer l¡¯¨¦tat du clan et en apprendre davantage sur ses membres. Bien qu¡¯il n¡¯en ait rien ¨¤ faire du clan, Feng Lin savait qu¡¯il devait jouer son r?le pour l¡¯instant. S¡¯il ¨¦veillait le moindre soup?on, s¡¯il laissait entendre qu¡¯il n¡¯¨¦tait plus le m¨ºme, il risquait d¡¯¨ºtre vu comme une aberration. Avec sa force actuelle, il ne faisait pas le poids face ¨¤ ceux qui voudraient l¡¯¨¦liminer par crainte ou par opportunisme. Il devait avancer prudemment, s¡¯adapter ¨¤ cette nouvelle vie tout en pr¨¦parant sa mont¨¦e en puissance. Ce d?ner serait peut-¨ºtre une perte de temps, mais il pourrait lui offrir des informations pr¨¦cieuses sur la situation actuelle du clan Feng. Apr¨¨s tout, une id¨¦e germait d¨¦j¨¤ dans son esprit : pourquoi ne pas dominer le clan Feng ? En s¡¯emparant du pouvoir, il pourrait acc¨¦l¨¦rer sa mont¨¦e en puissance en monopolisant les ressources du clan. M¨ºme en ruine, le clan Feng restait une structure ¨¦tablie avec des connaissances et un r¨¦seau qu¡¯il pourrait exploiter ¨¤ son avantage. De plus, il devait en apprendre davantage sur sa racine spirituelle. ¨¦tait-ce une lign¨¦e sp¨¦ciale propre au clan Feng ? Ou bien quelque chose d¡¯encore plus rare et puissant ? En contr?lant le clan, il pourrait fouiller ses archives, interroger les anciens et accumuler toutes les informations n¨¦cessaires. Son regard se fit plus froid. Il n¡¯¨¦tait plus un simple jeune ma?tre tomb¨¦ dans l¡¯oubli. Il ¨¦tait Feng Lin, et t?t ou tard, ce clan plierait sous sa volont¨¦. Le v¨¦ritable obstacle ¨¦tait sa s?ur. M¨ºme si son talent ¨¦tait m¨¦diocre compar¨¦ aux v¨¦ritables g¨¦nies du monde de la cultivation, pour un clan d¨¦clinant comme le clan Feng, elle repr¨¦sentait une option plus fiable. Apr¨¨s tout, elle s¡¯¨¦tait entra?n¨¦e durant toutes ces ann¨¦es et avait atteint la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps ¨¤ 19 ans. Face ¨¤ elle, il n¡¯¨¦tait qu¡¯un jeune ma?tre oubli¨¦, un ancien h¨¦ritier tomb¨¦ dans le coma pendant quinze longues ann¨¦es. Maintenant qu¡¯il venait ¨¤ peine de se r¨¦veiller et n¡¯¨¦tait qu¡¯au premier niveau de l¡¯affinement du corps, il n¡¯¨¦tait pas difficile d¡¯imaginer que la majorit¨¦ du clan le consid¨¦rerait comme un poids mort plut?t qu¡¯un candidat s¨¦rieux pour le futur leadership. Mais Feng Lin ne comptait pas laisser cela se passer ainsi. Son regard devint glacial. Peu importait les apparences actuelles, il ne lui faudrait pas longtemps avant de renverser la situation. Chapitre 8 : Un Héritier Oublié Alors qu''il suivait sont p¨¨re dans un pavillon en mauvais ¨¦tat Feng lin entra dans une pi¨¨ce avec une salle a mange en plein milieu il observa rapidement la pi¨¨ce. Elle devait avoir une autre utilit¨¦ avant mais avais ¨¦tait transform¨¦ pour pouvoir ¨ºtre utilis¨¦ dans un endroit encore en assez bon ¨¦tat... Feng lin s¡¯assit ¨¤ table, observant calmement sa "famille". Autour de lui, les visages exprimaient diff¨¦rentes ¨¦motions : le patriarche affichait une expression froide , la matriarche semblait ¨¤ la fois soulag¨¦e et prudente, et sa s?ur... ah, sa s?ur. Son regard l¨¦g¨¨rement arrogant, sa posture droite, elle voulait clairement montrer qu¡¯elle ¨¦tait l¡¯h¨¦riti¨¨re naturelle du clan. Path¨¦tique. Ils ¨¦taient si faibles, si insignifiants. Mais pour l¡¯instant, il devait jouer le jeu. ¡ª Feng Lin, je suis heureux que tu sois enfin r¨¦veill¨¦, d¨¦clara son p¨¨re d¡¯un ton grave. Ton retour est une b¨¦n¨¦diction pour le clan. ¡ª Hm, vraiment ? r¨¦pondit Feng Lin avec un sourire en coin. Pourtant, le clan n¡¯a pas l¡¯air de s¡¯¨ºtre mieux port¨¦ en mon absence. Un silence pesant s¡¯installa bri¨¨vement. La matriarche tenta de d¨¦tendre l¡¯atmosph¨¨re : ¡ª Mangeons d¡¯abord. Feng Lin a besoin de reprendre des forces. Le repas fut servi. De la nourriture simple, ¨¤ peine convenable. M¨ºme un serviteur d¡¯un clan prestigieux mangerait mieux que ?a. Il se contenta de picorer distraitement, tout en ¨¦tudiant les r¨¦actions de chacun. ¡ª P¨¨re, maintenant que Feng Lin est r¨¦veill¨¦, qu¡¯en est-il de la future direction du clan ? intervint sa s?ur avec une voix douce, mais calcul¨¦e. Feng Lin ¨¦touffa un rire moqueur. ¡ª Oh ? Tu es d¨¦j¨¤ impatiente d¡¯h¨¦riter ? Pourtant, avec ta "vitesse impressionnante" de cultivation, j¡¯aurais cru que tu pr¨¦f¨¦rerais attendre encore quelques d¨¦cennies avant d¡¯en parler. This story has been stolen from Royal Road. If you read it on Amazon, please report it Elle fron?a les sourcils, visiblement piqu¨¦e. ¡ª Je suis ¨¤ la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps, d¨¦clara-t-elle d¡¯un ton fier. ¡ª Impressionnant, vraiment. Un tel talent pourrait m¨ºme effrayer un marchand itin¨¦rant. Le patriarche toussa l¨¦g¨¨rement pour couper court ¨¤ l¡¯¨¦change. ¡ª Il est vrai que le clan a besoin d¡¯un dirigeant fort. Ma propre long¨¦vit¨¦ touche ¨¤ sa fin. Feng Lin, maintenant que tu peux cultiver, il faudra que tu rattrapes ton retard. ¡ª Bien entendu. Mais je suis curieux... comment fonctionne exactement la cultivation ? Je n¡¯ai que les connaissances d¡¯un enfant de cinq ans, apr¨¨s tout. Son p¨¨re hocha la t¨ºte, ne voyant aucune faille dans ses paroles. Il se lan?a alors dans une explication des royaumes de cultivation, d¨¦crivant d¡¯abord l¡¯affinement du corps, suivi de l¡¯ouverture des m¨¦ridiens, avant d¡¯encha?ner avec la condensation du Qi, chacun divis¨¦e en neuf ¨¦tapes. Feng Lin ¨¦couta attentivement, mais int¨¦rieurement, il se moquait. Pauvres insectes... ils pensent vraiment que ces miettes de savoir sont pr¨¦cieuses ? ¨¤ la fin du repas, son p¨¨re posa son regard sur lui. ¡ª Feng Lin, maintenant que tu es de retour, montre-moi de quoi tu es capable. Si tu prouves ta valeur, alors le clan pourrait bien te reconna?tre comme son futur chef. Feng Lin afficha un sourire ind¨¦chiffrable. ¡ª Oh, ne vous inqui¨¦tez pas. Tr¨¨s bient?t, personne n¡¯aura plus de doutes sur ma valeur. Le patriarche soupira l¨¦g¨¨rement avant de reprendre d¡¯un ton plus grave : ¡ª Peut-¨ºtre, mais tu as ¨¦t¨¦ longtemps dans le coma. M¨ºme moi, j¡¯avais abandonn¨¦ tout espoir pour toi¡­ Et en plus, ton corps a s?rement quelques blessures cach¨¦es. Ta perc¨¦e sera difficile. Tu viens de commencer l¡¯affinement des muscles, maintenant, concentre-toi sur celui des os. Je te passerai un manuel un peu plus avanc¨¦. Feng Lin haussa un sourcil, un rictus moqueur se dessinant sur son visage. ¡ª P¨¨re, est-ce une mani¨¨re de me dire que je devrais me r¨¦jouir d¡¯avoir enfin un manuel de cultivation d¨¦cent ? Je suis surpris que vous me consid¨¦riez encore digne d¡¯en recevoir un. Le patriarche fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils face ¨¤ cette r¨¦ponse empreinte d¡¯arrogance. ¡ª Ce n¡¯est pas le moment de parler avec insolence, Feng Lin. Tu as fait une perc¨¦e aujourd¡¯hui, mais cela ne signifie pas que tu pourras rattraper ton retard aussi facilement. Ta s?ur est d¨¦j¨¤ ¨¤ la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps, et elle s¡¯entra?ne depuis des ann¨¦es. Feng Lin ne put s¡¯emp¨ºcher de rire l¨¦g¨¨rement, un rire froid et sans joie. ¡ª La cinqui¨¨me ¨¦tape en dix-neuf ans¡­ Voil¨¤ qui est vraiment impressionnant¡­ pour un clan en ruine. ¡ª Feng Lin ! s¡¯exclama la matriarche d¡¯un ton r¨¦probateur. ¡ª Quoi ? Je ne fais qu¡¯¨¦noncer des faits, m¨¨re. Le patriarche secoua la t¨ºte, pr¨¦f¨¦rant ignorer la provocation de son fils. ¡ª Quoi qu¡¯il en soit, nous en parlerons plus tard. Repose-toi pour l¡¯instant. Nous verrons si ton regain de force est un miracle passager ou le d¨¦but d¡¯un vrai changement. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire. ¡ª Ne vous inqui¨¦tez pas, p¨¨re. Vous verrez bient?t que je suis bien plus qu¡¯un simple "miracle passager". Ils essayaient de cacher leur v¨¦ritable opinion derri¨¨re des paroles bienveillantes, mais Feng Lin n¡¯¨¦tait pas dupe. Quinze ans d¡¯absence l¡¯avaient r¨¦duit ¨¤ un souvenir lointain, une ombre insignifiante dans l¡¯histoire du clan Feng. Et maintenant qu¡¯il ¨¦tait de retour, ils s¡¯attendaient ¨¤ ce qu¡¯il reste ¨¤ sa place : celle d¡¯un faible, d¡¯un fardeau. Feng Lin se leva brusquement de sa chaise, son regard froid balayant la table avec m¨¦pris. ¡ª Je ne mangerai rien de tel, d¨¦clara-t-il Le silence tomba imm¨¦diatement dans la salle, mais il n¡¯y pr¨ºta aucune attention. Il ¨¦pousseta distraitement sa manche, comme si la simple id¨¦e de partager ce repas lui ¨¦tait insupportable, puis tourna les talons. ¡ª Je retourne cultiver, ajouta-t-il d¡¯un ton moqueur. Apr¨¨s tout, ma s?ur est apparemment une g¨¦nie. Il me faut faire des efforts. Sans attendre de r¨¦ponse, il quitta la pi¨¨ce, laissant derri¨¨re lui une atmosph¨¨re lourde et g¨ºnante. Chapitre 9 : Intrus Dans LOmbre Feng Lin quitta la salle ¨¤ manger sans se retourner. Il n¡¯avait que faire des regards pos¨¦s sur lui, empreints de piti¨¦ mal dissimul¨¦e et de m¨¦pris. Ce repas n¡¯avait fait que confirmer une chose : il n¡¯¨¦tait plus consid¨¦r¨¦ comme un membre du clan, mais comme un poids mort, un vestige du pass¨¦ que l¡¯on supportait par obligation. ¡ª Path¨¦tique¡­ murmura-t-il en regagnant sa chambre. Il n¡¯avait aucune intention de jouer le r?le du gentil gar?on perdu cherchant ¨¤ reconqu¨¦rir l¡¯amour de sa famille. L¡¯ame de l¡¯ancien Feng Lin ¨¦tait morte, et avec elle, toute innocence ou na?vet¨¦. Il n¡¯¨¦tait plus cet enfant de cinq ans, mais un ancien Empereur C¨¦leste trahi, r¨¦incarn¨¦ dans un corps mis¨¦rable. Pourquoi devrait-il suivre les r¨¨gles d¡¯un clan en d¨¦clin ? Non, il avait une meilleure id¨¦e. Il allait soumettre le clan Feng et l¡¯utiliser comme un tremplin pour redevenir ce qu¡¯il ¨¦tait autrefois. Et si, au passage, ses ? proches ? pouvaient servir de chair ¨¤ canon, il n¡¯h¨¦siterait pas une seule seconde. Install¨¦ en tailleur sur son lit, il activa imm¨¦diatement sa cultivation. L¡¯¨¦nergie parcourut lentement ses muscles, r¨¦veillant une douleur sourde dans son corps affaibli. Il serra les dents. Ce n¡¯¨¦tait que le d¨¦but d¡¯un long processus. ¡ª Ce mis¨¦rable corps¡­ grogna-t-il. Je veux le briser et le reconstruire. Les minutes pass¨¨rent, puis les heures. Il sentait d¨¦j¨¤ ses muscles se renforcer l¨¦g¨¨rement, mais ce n¡¯¨¦tait pas suffisant. Pas encore. Il devait forger ce corps jusqu¡¯¨¤ ce qu¡¯il redevienne digne de son ame. T?t ou tard, ils regretteront tous de l¡¯avoir sous-estim¨¦. Feng Lin ferma les yeux, plongeant dans un ¨¦tat de concentration absolue. Il devait atteindre la deuxi¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps : le raffinement des os. Son corps ¨¦tait encore faible, fragile apr¨¨s ces quinze ann¨¦es pass¨¦es dans l¡¯inconscience. Mais cela ne le d¨¦rangeait pas. Il ne comptait pas rester dans cet ¨¦tat mis¨¦rable plus longtemps. The author''s content has been appropriated; report any instances of this story on Amazon. Alors qu¡¯il canalisait son ¨¦nergie, il ressentit quelque chose d¡¯¨¦trange. Un changement subtil, mais ind¨¦niable. ¡ª Hm ? Il se souvint soudain de ce qu¡¯il avait fait en supprimant le poison de son corps. ¨¤ ce moment-l¨¤, il avait utilis¨¦ les restes de son ame de son ancienne vie pour purifier son organisme. Mais, sans le vouloir, une infime partie de cette ¨¦nergie avait ¨¦t¨¦ absorb¨¦e par sa racine spirituelle. Et maintenant, il en voyait les effets. Sa vitesse de perc¨¦e ¨¦tait bien plus rapide que la normale. Son corps, autrefois fragile, s¡¯adaptait ¨¤ une vitesse folle, absorbant l¡¯¨¦nergie avec une efficacit¨¦ terrifiante. ¡ª Int¨¦ressant¡­ Un sourire arrogant ¨¦tira ses l¨¨vres. Si cela continuait ainsi, il pourrait non seulement rattraper son retard, mais surtout d¨¦passer rapidement les minables cultivateurs du clan Feng. Mais ce n¡¯¨¦tait pas suffisant. Il devait trouver un moyen d¡¯¨ºtre autonome. Se fier au clan Feng ? Hors de question. Il devait obtenir ses propres ressources, accumuler sa propre puissance. Et pour ?a¡­ il avait d¨¦j¨¤ une id¨¦e. Feng Lin d¨¦cida de se diriger vers la salle d¡¯alchimie qu¡¯il avait aper?ue plus t?t. Bien que le clan Feng soit en ruines, il restait quelques vestiges de sa grandeur pass¨¦e. La salle d¡¯alchimie, par exemple, s¡¯¨¦tendait sur plusieurs milliers de m¨¨tres. ¨¤ son apog¨¦e, le clan devait comptait des milliers de disciples et d¡¯anciens, tous d¨¦di¨¦s ¨¤ la fabrication et ¨¤ l¡¯exp¨¦rimentation de pilules. Mais aujourd¡¯hui¡­ Les lieux ¨¦taient s?rement d¨¦serts, laiss¨¦s ¨¤ l¡¯abandon par ces incapables. Feng Lin n¡¯avait aucune intention de devenir un alchimiste lui-m¨ºme, mais il savait une chose : l¡¯ignorance des autres ¨¦tait sa plus grande opportunit¨¦. ¡ª Qui sait ? Peut-¨ºtre qu¡¯un idiot a laiss¨¦ tra?ner un vieux fourneau, une herbe pr¨¦cieuse¡­ S¡¯il pouvait mettre la main sur des ingr¨¦dients rares ou un vieux manuel, il aurait d¨¦j¨¤ une longueur d¡¯avance. Avec un l¨¦ger sourire arrogant, il acc¨¦l¨¦ra le pas. ¨¤ ce moment-l¨¤, Feng Lin remarqua que la moiti¨¦ du batiment ¨¦tait en ruines. Des marques d¡¯attaques et des traces de destruction s¡¯¨¦tendaient sur les murs effondr¨¦s. De profondes fissures z¨¦braient le sol, et des morceaux de piliers bris¨¦s gisaient un peu partout. Il ¨¦tait ¨¦vident qu¡¯une bataille f¨¦roce avait eu lieu ici. ¡ª Un ancien clan pill¨¦ jusqu¡¯¨¤ ce point¡­ Rien d¡¯¨¦tonnant. N¡¯importe qui serait int¨¦ress¨¦ par des ressources. Son regard balaya les d¨¦combres. Il pouvait encore voir les restes calcin¨¦s de fourneaux d¡¯alchimie, des ¨¦tag¨¨res d¨¦truites et quelques fragments de jade bris¨¦s, probablement des anciens manuels de techniques r¨¦duits en miettes. Tout avait ¨¦t¨¦ vol¨¦. Mais Feng Lin ne montra aucun signe de d¨¦ception. ¡ª Peu importe. M¨ºme si les pillards ont tout pris, ils ne sont peut-¨ºtre pas assez intelligents pour tout comprendre¡­ Il avan?ait lentement, analysant chaque recoin, ¨¤ la recherche d¡¯un d¨¦tail oubli¨¦, d¡¯un tr¨¦sor n¨¦glig¨¦. ¨¤ ce moment-l¨¤, une intention meurtri¨¨re remplit l''air, froide et oppressante. Feng Lin s¡¯arr¨ºta net. Son regard se durcit, et son instinct, aff?t¨¦ par son ancienne vie, lui hurla de rester sur ses gardes. L¡¯air devint lourd, comme si un pr¨¦dateur venait d¡¯arr¨ºter sa respiration pour traquer sa proie. ¡ª Int¨¦ressant¡­ murmura Feng Lin avec un sourire en coin. Quelqu¡¯un ¨¦tait l¨¤. Et cette personne n¡¯avait pas de bonnes intentions. Chapitre 10 : Attaque Sournoise Feng Lin, avec son exp¨¦rience pass¨¦e, comprit rapidement la situation. Sans perdre une seconde, il courut vers un amas de d¨¦bris et y d¨¦nicha une ¨¦p¨¦e l¨¦g¨¨re ¨¤ moiti¨¦ bris¨¦e. Son regard froid parcourut les ruines autour de lui. ¡ª Hmph, pas ¨¦tonnant que des voleurs r?dent dans les parages¡­ Le clan Feng a abandonn¨¦ toute id¨¦e de se d¨¦fendre, murmura-t-il avec m¨¦pris. ¨¤ peine eut-il saisi l¡¯arme qu¡¯un ¨¦clat m¨¦tallique fendit l¡¯air. Un coup d¡¯¨¦p¨¦e fulgurant fondit sur lui. Sans h¨¦siter, il leva sa lame ab?m¨¦e pour parer l¡¯attaque. Le choc r¨¦sonna dans la nuit, envoyant des ¨¦tincelles dans l¡¯air. Son corps, bien qu¡¯encore faible compar¨¦ ¨¤ son v¨¦ritable potentiel, ¨¦tait d¨¦j¨¤ bien am¨¦lior¨¦. Il se tenait au sommet de la premi¨¨re ¨¦tape de l¡¯affinement du corps. Son adversaire recula l¨¦g¨¨rement, surpris par sa r¨¦sistance. Feng Lin, lui, restait imperturbable. Apr¨¨s tout, avec une exp¨¦rience de plusieurs dizaines de milliers d¡¯ann¨¦es de combats, comment pourrait-il perdre contre un simple voleur? ¨¤ ce moment-l¨¤, l¡¯un de ses yeux brilla d¡¯une lueur dor¨¦e, mais presque aussit?t, une douleur fulgurante le transper?a. Du sang commen?a ¨¤ couler lentement de son orbite, le for?ant ¨¤ lacher un cri ¨¦touff¨¦. Feng Lin porta instinctivement une main ¨¤ son ?il, mais ce qu¡¯il vit le figea. Autour de son adversaire, des filaments d¡¯¨¦nergie spirituelle ondulaient faiblement, r¨¦v¨¦lant une pr¨¦sence qu¡¯il n¡¯aurait normalement pas d? percevoir. ¡ª Voir¡­ l¡¯¨¦nergie spirituelle ? Il n¡¯avait jamais entendu parler d¡¯une telle capacit¨¦. Mais ce n¡¯¨¦tait ni le lieu ni le moment de s¡¯interroger sur cette anomalie. Il ¨¦valua rapidement la situation : avec une telle quantit¨¦ d¡¯¨¦nergie autour de lui, son adversaire devait se situer au stade pr¨¦coce de la deuxi¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps. ¡ª Un mis¨¦rable voleur, mais plus fort que pr¨¦vu¡­ Feng Lin raffermit sa prise sur son ¨¦p¨¦e bris¨¦e et adopta imm¨¦diatement une posture d¨¦fensive. Il ignorait ce qui venait de lui arriver, mais une chose ¨¦tait certaine : s¡¯il baissait sa garde, il ne reverrait peut-¨ºtre jamais le jour. This story has been unlawfully obtained without the author''s consent. Report any appearances on Amazon. En tout cas, une chose ¨¦tait certaine : activer l¨¦g¨¨rement sa racine spirituelle avait ¨¦veill¨¦ cet ?il dor¨¦. Feng Lin se rem¨¦mora les visages de sa famille. Il les avait observ¨¦s attentivement, et bien que certains tentent de cacher cette particularit¨¦, il avait remarqu¨¦ qu¡¯ils poss¨¦daient la m¨ºme lueur dor¨¦e dans leurs yeux. ¡ª Une capacit¨¦ de lign¨¦e ? Si c''¨¦tait le cas, alors sa racine spirituelle devait aussi ¨ºtre li¨¦e ¨¤ cette h¨¦r¨¦dit¨¦. Cela expliquait pourquoi il n''avait trouv¨¦ aucune information ¨¤ son sujet jusqu''¨¤ maintenant. Mais ce n¡¯¨¦tait pas le moment de se perdre en r¨¦flexion. Il avait un combat ¨¤ mener, et son adversaire n¡¯allait pas lui laisser le temps de m¨¦diter sur ses nouvelles d¨¦couvertes. Feng Lin observa attentivement les mouvements de son adversaire. Lorsqu¡¯une nouvelle attaque se dirigea vers son cou, il esquiva d¡¯un l¨¦ger mouvement de t¨ºte, sentant le vent du coup fr?ler sa peau. Mais son adversaire ne s¡¯arr¨ºta pas l¨¤. Dans un encha?nement rapide, il lan?a un couteau vers sa jambe, visant ¨¤ limiter ses d¨¦placements. Feng Lin, dont les r¨¦flexes ¨¦taient aiguis¨¦s par son exp¨¦rience pass¨¦e, pivota rapidement sur le c?t¨¦. L¡¯arme effleura son pantalon avant de se planter dans le sol avec force. Il serra fermement son ¨¦p¨¦e ab?m¨¦e. Bien qu¡¯endommag¨¦e, elle restait utilisable. Le v¨¦ritable probl¨¨me n¡¯¨¦tait pas l¡¯arme, mais son propre corps encore en pleine r¨¦cup¨¦ration. Malgr¨¦ sa progression, il sentait bien que sa force actuelle restait limit¨¦e. "Je dois conclure rapidement." Jugeant son adversaire, il analysa chaque respiration, chaque posture. Celui-ci n¡¯¨¦tait pas un expert en combat, mais semblait habitu¨¦ aux affrontements. Un sourire froid traversa les l¨¨vres de Feng Lin alors qu¡¯il se pr¨¦parait ¨¤ riposter. Feng Lin avait d¨¦cid¨¦ de s¡¯¨¦lancer sur son adversaire sans lui laisser le moindre r¨¦pit. Brandissant son ¨¦p¨¦e ¨¤ moiti¨¦ bris¨¦e, il fon?a droit devant lui, tranchant l¡¯air avec une pr¨¦cision mortelle. L¡¯assaillant, bien qu¡¯exp¨¦riment¨¦, fut surpris par cette soudaine offensive. Il tenta de lever son arme pour parer, mais Feng Lin pivota au dernier moment, changeant d¡¯angle et balayant horizontalement avec son ¨¦p¨¦e. Un bruit m¨¦tallique r¨¦sonna alors que l¡¯adversaire bloquait de justesse, reculant de quelques pas sous l¡¯impact. Profitant de l¡¯ouverture, Feng Lin relacha une main de son ¨¦p¨¦e et frappa directement le poignet de son adversaire du revers de la garde. L¡¯homme grima?a, son arme trembla, mais il tint bon et riposta imm¨¦diatement avec un coup d¡¯estoc rapide. Feng Lin se pencha sur le c?t¨¦, ¨¦vitant de justesse la lame qui fr?la son ¨¦paule. Il r¨¦pliqua aussit?t, frappant avec la force de son corps entier. Son ¨¦p¨¦e fendit l¡¯air dans un arc mortel, obligeant l¡¯adversaire ¨¤ bondir en arri¨¨re. Mais Feng Lin ne lui laissa aucun r¨¦pit. Il avan?a imm¨¦diatement, encha?nant attaque sur attaque. Son style n¡¯¨¦tait pas raffin¨¦, mais chaque coup ¨¦tait pr¨¦cis, calcul¨¦ et impitoyable. L¡¯assaillant, accul¨¦, tenta un dernier mouvement d¨¦sesp¨¦r¨¦ : un balayage bas visant ¨¤ d¨¦s¨¦quilibrer Feng Lin. Ce dernier, anticipant l¡¯attaque, sauta l¨¦g¨¨rement pour l¡¯esquiver avant d¡¯abattre violemment son ¨¦p¨¦e sur le bras arm¨¦ de son ennemi. Un cri retentit. L¡¯adversaire lacha son arme sous la douleur, et Feng Lin en profita pour lui donner un coup de pied et lui transperce le coeur ,l¡¯envoyant s¡¯¨¦craser contre un mur en ruines. Essuyant le sang qui coulait toujours de son ?il, Feng Lin regarda froidement son adversaire g¨¦missant ¨¤ terre. ¡ª Trop faible. Il rangea son arme de fortune et jeta un dernier regard au champ de bataille. Ce combat lui avait permis de mieux comprendre son corps, mais une chose ¨¦tait s?re¡­ il ¨¦tait encore loin de sa v¨¦ritable puissance. Chapitre 11 : Pavillon Dalchimie Feng Lin se tenait droit au milieu des d¨¦combres, son souffle l¨¦g¨¨rement irr¨¦gulier apr¨¨s le combat. Il n''¨¦tait pas bless¨¦, mais la fatigue pesait sur ses muscles, cons¨¦quence de son corps encore fragile. Pourtant, une excitation froide traversait son esprit. Il pouvait sentir les changements subtils dans son corps, les signes avant-coureurs d¡¯une perc¨¦e. Il ferma les yeux, se concentrant sur la circulation de son ¨¦nergie. Son corps, autrefois affaibli par le poison, ¨¦tait encore loin de son ¨¦tat optimal, mais il avait suffisamment r¨¦cup¨¦r¨¦ pour franchir une ¨¦tape suppl¨¦mentaire. Il s¡¯assit en tailleur au sol, ignorant le cadavre a c?t¨¦ de lui. Il guida son Qi avec pr¨¦cision, le faisant circuler dans ses m¨¦ridiens, renfor?ant son ossature affaiblie. L¡¯¨¦nergie se condensait, se raffinait, s¡¯infiltrant profond¨¦ment dans ses os comme une rivi¨¨re nourrissant une terre st¨¦rile. Une douleur sourde monta lentement, puis s¡¯intensifia, comme si chaque os de son corps ¨¦tait bris¨¦ et reforg¨¦ en un instant. Feng Lin serra les dents, supportant la douleur sans broncher. C¡¯¨¦tait un passage oblig¨¦. Le Raffinement des Os n¡¯¨¦tait qu¡¯une des ¨¦tapes du chemin de la cultivation, mais il marquait un tournant. Ses os, autrefois aussi fragiles que ceux d¡¯un enfant malade, se renfor?aient, devenant plus denses, plus r¨¦sistants. Chaque cellule de son corps absorbait l¡¯¨¦nergie du monde environnant, acc¨¦l¨¦rant le processus. Puis, soudain, une sensation de l¨¦g¨¨ret¨¦ envahit son ¨ºtre. Il rouvrit les yeux, une lueur froide et per?ante dans son regard. Il venait d¡¯atteindre la deuxi¨¨me ¨¦tape du Raffinement du Corps : le stade du Raffinement des Os. Son corps ¨¦tait toujours maigre, mais il sentait d¨¦j¨¤ la diff¨¦rence. Sa force physique s¡¯¨¦tait accrue, ses mouvements ¨¦taient plus fluides, et la fatigue qui l¡¯accablait quelques instants plus t?t s¡¯¨¦tait partiellement dissip¨¦e. Un l¨¦ger sourire apparut sur son visage avant de dispara?tre aussit?t. Ce n¡¯¨¦tait qu¡¯un petit pas. Il ¨¦tait encore bien trop faible pour pr¨¦tendre ¨¤ quoi que ce soit dans ce monde cruel. Se relevant, il tourna enfin son attention vers le cadavre ¨¤ quelques m¨¨tres de lui. Son adversaire n¡¯avait pas ¨¦t¨¦ un expert redoutable, mais il avait tout de m¨ºme ¨¦t¨¦ un cultivateur. Et tout cultivateur poss¨¦dait des ressources pr¨¦cieuses. Feng Lin s¡¯approcha du corps sans vie, ses yeux balayant rapidement la sc¨¨ne. Il s¡¯accroupit et fouilla les poches de l¡¯homme, ses doigts cherchant un artefact spatial, un objet de valeur, n¡¯importe quoi qui pourrait l¡¯aider. Mais il n¡¯y avait rien. This text was taken from Royal Road. Help the author by reading the original version there. ? Hmph. Un mis¨¦rable voleur, m¨ºme pas capable d¡¯avoir un anneau spatial ? ? murmura-t-il, une pointe de d¨¦ception dans la voix. Son regard tomba sur une petite bourse attach¨¦e ¨¤ la ceinture du cadavre. Il la d¨¦tacha et l¡¯ouvrit d¡¯un geste pr¨¦cis. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, quelques plantes m¨¦dicinales ¨¦taient empil¨¦es n¨¦gligemment. Feng Lin les observa avec attention. Elles avaient d? ¨ºtre vol¨¦es quelque part, peut-¨ºtre dans un vieux jardin abandonn¨¦ ou dans une r¨¦sidence mal prot¨¦g¨¦e. Leur ¨¦tat laissait ¨¤ d¨¦sirer : les feuilles ¨¦taient fl¨¦tries, les tiges ¨¤ moiti¨¦ dess¨¦ch¨¦es. La plupart avaient perdu leurs propri¨¦t¨¦s m¨¦dicinales, ne restant que de vagues ombres de ce qu¡¯elles avaient ¨¦t¨¦ autrefois. ? Tch. M¨ºme ?a, ce n¡¯est presque plus utile¡­ ? Il en reconnaissait quelques-unes. Certaines auraient pu ¨ºtre pr¨¦cieuses dans le pass¨¦, mais dans cet ¨¦tat, elles ne valaient plus grand-chose. Pourtant, il ne les jeta pas imm¨¦diatement. M¨ºme des herbes de qualit¨¦ inf¨¦rieure pouvaient avoir une certaine utilit¨¦, que ce soit pour att¨¦nuer la douleur ou stabiliser temporairement un ¨¦tat instable. Feng Lin referma la bourse et la glissa dans sa manche. M¨ºme si elles n¡¯¨¦taient pas id¨¦ales, il pourrait peut-¨ºtre les utiliser plus tard. Il se releva et jeta un dernier regard au cadavre. D¡¯un geste indiff¨¦rent, il le poussa du pied sur le c?t¨¦. Cet homme n¡¯avait ¨¦t¨¦ qu¡¯un obstacle insignifiant sur son chemin. Feng Lin repris sa marche ¨¤ travers l¡¯immense salle d¡¯alchimie d¨¦labr¨¦e. L¡¯endroit portait les marques du temps et du d¨¦clin : des ¨¦tag¨¨res effondr¨¦es, des fours d¡¯alchimie fissur¨¦s et des r¨¦sidus de pilules ¨¦parpill¨¦s sur le sol couvert de poussi¨¨re. Il avan?ait lentement, son regard scrutant chaque recoin, esp¨¦rant trouver quelque chose encore utilisable. Il poussa une porte entrouverte et entra dans une pi¨¨ce lat¨¦rale. L¡¯odeur de plantes fan¨¦es flottait dans l¡¯air, signe que cet endroit avait autrefois contenu des herbes m¨¦dicinales pr¨¦cieuses. Il s¡¯approcha d¡¯un vieux meuble en bois et l¡¯ouvrit d¡¯un geste pr¨¦cis. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, plusieurs bocaux en verre bris¨¦, ne laissant derri¨¨re eux que des fragments de poudre inutilisable. ? Hmph, tout est en ruine¡­ ? murmura-t-il en refermant le tiroir. Il continua son exploration, traversant une autre section de la salle. Il aper?ut un vieux four d¡¯alchimie dans un coin, recouvert d¡¯une ¨¦paisse couche de poussi¨¨re. En s¡¯approchant, il remarqua un faible ¨¦clat m¨¦tallique sous un tas de cendres. Il ¨¦carta les d¨¦bris et d¨¦couvrit une petite pince en argent, autrefois utilis¨¦e pour manipuler des pilules br?lantes. Bien que son utilit¨¦ soit limit¨¦e, il la prit tout de m¨ºme, pr¨¦f¨¦rant ne rien laisser au hasard. Apr¨¨s quelques minutes de recherche, il r¨¦alisa que presque tout avait ¨¦t¨¦ pill¨¦ ou rendu inutilisable par le temps. Il se redressa, son regard froid balayant la salle. Il ¨¦tait temps de partir. Feng Lin quitta la salle d¡¯alchimie sans un regard en arri¨¨re. Ses pas r¨¦sonnaient dans les couloirs silencieux alors qu¡¯il se dirigeait vers la r¨¦sidence principale de la famille. M¨ºme si ce clan ¨¦tait tomb¨¦ en disgrace, il devait bien rester quelques objets de valeur oubli¨¦s, cach¨¦s ou tout simplement ignor¨¦s par des g¨¦n¨¦rations trop faibles pour en comprendre l¡¯utilit¨¦. Ses pens¨¦es ¨¦taient claires : r¨¦cup¨¦rer tout ce qui pouvait acc¨¦l¨¦rer sa progression. Des techniques de cultivation, des armes, des artefacts, peu importe. Tant qu¡¯il pouvait en tirer profit, il prendrait tout ce qui valait la peine d¡¯¨ºtre r¨¦cup¨¦r¨¦. Alors qu¡¯il approchait de la r¨¦sidence, il se demanda si ces d¨¦chets de la famille Feng avaient conscience de ce qu¡¯ils avaient perdu. Peut-¨ºtre restait-il un ancien h¨¦ritage enfoui quelque part ? Une salle scell¨¦e, un tr¨¦sor oubli¨¦, une inscription ancienne ? Peu importe ce qu¡¯il trouverait, il ¨¦tait pr¨ºt ¨¤ s¡¯en emparer. Chapitre 12 : La Vraie Face Pendant ce temps dans la vaste salle du manoir principal du clan Feng, le silence r¨¦gnait apr¨¨s le d¨¦part brusque de Feng Lin. Autour de la table, le patriarche Feng Tian, sa femme, et sa fille Feng Yue ¨¦changeaient des regards lourds de sens. L¡¯atmosph¨¨re ¨¦tait pesante, charg¨¦e d¡¯une tension qui n¡¯avait pas besoin de mots pour ¨ºtre comprise. Feng Tian croisa les bras et soupira longuement. "Ce gar?on¡­ Il a chang¨¦." Feng Yue, qui venait de finir son repas, haussa un sourcil. "C¡¯est ¨¦vident. Il s¡¯est r¨¦veill¨¦ apr¨¨s quinze ans de coma et agit maintenant comme s¡¯il ¨¦tait une toute autre personne. Son arrogance soudaine, son m¨¦pris pour la nourriture¡­ il n¡¯¨¦tait pas comme ?a avant." La m¨¨re de Feng Lin hocha lentement la t¨ºte, une ombre de tristesse traversant son regard. "Je me demande si son long sommeil a alt¨¦r¨¦ son esprit. Ou peut-¨ºtre essaie-t-il simplement de compenser toutes ces ann¨¦es perdues." Le patriarche secoua la t¨ºte. "Peu importe la raison, ce n¡¯est pas un mal en soi. Un enfant faible et docile n¡¯a pas sa place dans ce monde. S¡¯il veut survivre, il devra se forger sa propre force." Feng Yue posa ses baguettes et fixa son p¨¨re. "Mais p¨¨re, soyons r¨¦alistes. Peu importe combien il essaie, il n¡¯aura jamais mon talent. J¡¯ai atteint la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯affinement du corps en dix-neuf ans. Lui vient ¨¤ peine d¡¯entrer dans la premi¨¨re ¨¦tape. Ce foss¨¦ est insurmontable." Un silence s¡¯installa. Feng Tian prit un moment pour r¨¦fl¨¦chir avant de r¨¦pondre. "Justement. Feng Lin n¡¯a pas d¡¯avenir ici. Le clan Feng est d¨¦j¨¤ en ruines, et il n¡¯a pas la puissance pour nous aider ¨¤ le reconstruire. Si nous le poussons ¨¤ partir, il pourra peut-¨ºtre trouver un meilleur endroit o¨´ vivre, loin de cet endroit d¨¦labr¨¦." Sa femme fron?a les sourcils. "Tu veux l¡¯expulser du clan ?" "Non," r¨¦pondit Feng Tian d¡¯un ton pos¨¦. "Mais s¡¯il comprend par lui-m¨ºme qu¡¯il est un poids mort, alors il n¡¯aura d¡¯autre choix que de partir. Lui faire croire qu¡¯il a sa place ici serait une illusion cruelle." Feng Yue esquissa un sourire. "Dans ce cas, autant continuer ¨¤ le m¨¦priser, non ? S¡¯il a encore un peu de lucidit¨¦, il partira de lui-m¨ºme." La m¨¨re de Feng Lin h¨¦sita, mais finit par acquiescer. "Je suppose que c¡¯est mieux que de le voir ¨¦chouer ici..." Did you know this story is from Royal Road? Read the official version for free and support the author. Apr¨¨s un instant de silence, Feng Yue changea brusquement de sujet. "Puisque nous parlons de Cultivation, p¨¨re, j¡¯aimerais discuter de ma progression." Feng Tian hocha la t¨ºte, posant enfin son regard bienveillant sur sa fille. "Bien s?r. Comment ressens-tu ta perc¨¦e vers la sixi¨¨me ¨¦tape ?" Feng Yue afficha un sourire confiant. "Je progresse bien, mais j¡¯ai besoin de ressources plus pures. Les pilules que nous avons sont de qualit¨¦ inf¨¦rieure. Si nous voulons que je progresse rapidement, il faudra me procurer des herbes plus rares." Feng Tian hocha lentement la t¨ºte. "Nous verrons ce que nous pouvons obtenir. Mais ne sois pas impatiente. La pr¨¦cipitation dans la cultivation m¨¨ne ¨¤ la ruine." Feng Yue acquies?a, mais au fond d¡¯elle, elle ¨¦tait certaine d¡¯une chose : peu importe ce que son fr¨¨re tentait d¡¯accomplir, jamais il ne la surpasserait. Elle ¨¦tait l¡¯h¨¦riti¨¨re du clan Feng. Lui, il n¡¯¨¦tait qu¡¯un fardeau destin¨¦ ¨¤ dispara?tre. Pendant ce temps, loin du manoir, Feng Lin continuait son combat, inconscient des man?uvres de sa propre famille. Le silence s¡¯¨¦tait install¨¦ un instant apr¨¨s la discussion sur Feng Lin. Mais sa s?ur, qui tapotait l¨¦g¨¨rement la table du bout des doigts, reprit rapidement la parole d¡¯un ton pensif. ¡ª P¨¨re, il y a quelque chose d¡¯autre dont nous devons parler. Les attaques de ces rats insignifiants deviennent de plus en plus fr¨¦quentes. Son regard per?ant se posa sur son p¨¨re, attendant une r¨¦action. Assis au centre de la table, celui-ci croisa les bras et soupira profond¨¦ment. Son expression ¨¦tait grave, signe qu¡¯il avait d¨¦j¨¤ r¨¦fl¨¦chi au probl¨¨me. ¡ª Je le sais. Ces mis¨¦rables charognards profitent de la faiblesse de notre clan pour voler nos ressources restantes. Bien qu¡¯ils soient faibles individuellement, leur nombre est pr¨¦occupant. La m¨¨re, d¡¯ordinaire silencieuse, posa sa tasse avec un soupir las. Son visage fin et ¨¦l¨¦gant exprimait une lassitude accumul¨¦e au fil des ann¨¦es. ¡ª Tout cela ¨¦tait pr¨¦visible. Depuis la chute du clan, nous n¡¯avons plus les moyens d¡¯assurer une v¨¦ritable d¨¦fense. Nos experts sont partis, et ceux qui restent ne sont pas assez forts pour inspirer la crainte. ¨¤ ce rythme, ce ne sont plus seulement des voleurs qui viendront, mais des factions ennemies en qu¨ºte d¡¯un territoire ¨¤ annexer. Son ton ¨¦tait calme, mais les implications de ses mots ¨¦taient lourdes. Sa fille serra les poings, visiblement frustr¨¦e. ¡ª P¨¨re, combien de temps allons-nous encore tol¨¦rer ?a ?! ¨¤ chaque attaque, nous perdons des ressources pr¨¦cieuses. Je pourrais facilement ¨¦liminer ces vermines, mais je suis seule. Pourquoi ne pas investir dans quelques mercenaires ? Nous avons encore des fonds cach¨¦s, non ? Le chef du clan posa son regard s¨¦v¨¨re sur elle. ¡ª Et apr¨¨s ? Crois-tu vraiment que des mercenaires resteront loyaux ? Nous n¡¯avons plus le prestige d¡¯autrefois. D¨¨s que quelqu¡¯un offrira un meilleur prix, ils nous trahiront. De plus, nous ne pouvons pas nous permettre d¡¯attirer l¡¯attention en engageant des forces ext¨¦rieures. Nous sommes d¨¦j¨¤ sur un fil. Sa femme hocha la t¨ºte. ¡ª Il n¡¯a pas tort. Nous devons g¨¦rer cette situation intelligemment, pas en nous pr¨¦cipitant. Le m¨¦contentement de la jeune femme ¨¦tait visible, mais elle savait que ses parents avaient raison. Pourtant, l¡¯id¨¦e d¡¯¨ºtre constamment sur la d¨¦fensive lui ¨¦tait insupportable. Voyant la frustration de sa fille, le chef de famille relacha un peu la pression dans son ton. ¡ª Cependant¡­ Nous pouvons utiliser leur propre strat¨¦gie contre eux. Nous savons qu¡¯ils attaquent en petits groupes. Plut?t que de les affronter de front, pourquoi ne pas tendre des embuscades et les ¨¦craser avant qu¡¯ils ne deviennent une menace plus grande ? Elle leva un sourcil, intrigu¨¦e. ¡ª Tu veux dire¡­ les pi¨¦ger un par un ? Comme une chasse ? Un l¨¦ger sourire apparut sur le visage du chef du clan. ¡ª Exactement. Ils pensent que nous sommes faibles et d¨¦sorganis¨¦s. Nous devons leur prouver le contraire. Chapitre 13 : Première Ressources Feng Lin poussa les portes de la salle avec assurance, son regard froid balayant les trois membres de sa famille assis autour de la table. Son p¨¨re, le patriarche, ¨¦tait droit et imposant, portant le poids du clan sur ses ¨¦paules malgr¨¦ sa faiblesse relative. Sa m¨¨re, la matriarche, affichait un air d¨¦tach¨¦, ses yeux per?ants trahissant n¨¦anmoins une certaine curiosit¨¦ quant ¨¤ son intrusion soudaine. Quant ¨¤ sa s?ur, elle ¨¦tait silencieuse, observant la sc¨¨ne sans trop intervenir. L''atmosph¨¨re dans la salle ¨¦tait lourde, impr¨¦gn¨¦e d''une tension ¨¤ peine voil¨¦e. Personne ne l''accueillit, et il s''y attendait. Apr¨¨s tout, son r¨¦veil avait ¨¦t¨¦ un choc, et son attitude, bien diff¨¦rente de celle du Feng Lin d''autrefois, ne faisait qu''alimenter la m¨¦fiance. Il s''arr¨ºte ¨¤ quelques pas de la table et d¨¦clare d''une voix calme mais assur¨¦e : ¡ª Je vais partir de quelques jours. Son p¨¨re fron?a les sourcils et croisa les bras sur sa poitrine. ¡ª Partir ? Et o¨´ comptes-tu aller ? Feng Lin ne montre aucune h¨¦sitation. ¡ª En ville. Je dois acheter quelques ressources. Un silence suivit ses paroles, rapidement bris¨¦ par un rire moqueur de sa m¨¨re. ¡ª Acheter des ressources ? Et avec quel argent, exactement ? Le jeune homme soutient son regard sans cellule. ¡ª Il doit bien rester quelques fonds dans le clan. Je ne demande qu''une petite somme. Le patriarche tapota du doigt la table de bois sombre, r¨¦fl¨¦chissant ¨¤ la demande. ¡ª Pourquoi cette soudaine envie de partir ? Tu viens de te r¨¦veiller apr¨¨s quinze ans de coma, et voil¨¤ que tu veux d¨¦j¨¤ quitter le clan ? Feng Lin haussa l¨¦g¨¨rement les ¨¦paules. ¡ª Il n''y a rien pour moi ici, r¨¦pondez-il simplement. Je ne vais pas perdre mon temps ¨¤ attendre que le destin me sourie. Sa m¨¨re laissa ¨¦chapper ¨¤ un l¨¦ger ricanement. ¡ª Il a au moins compris que ce n''est pas ici qu''il progressa. Peut-¨ºtre qu''il n''est pas aussi idiot qu''on le pensait. Le patriarche reste silencieux un instant, analysant les propositions de son fils. ¡ª Soit. Nous avons peu de ressources, mais je peux te donner une petite somme pour couvrir vos besoins de base. Cependant, ne t''attends pas ¨¤ du luxe. Feng Lin acquies?a. Reading on Amazon or a pirate site? This novel is from Royal Road. Support the author by reading it there. ¡ª C''est tout ce que je demande. Son p¨¨re se leva, sortit une bourse de sa robe et la jeta sur la table devant lui. ¡ª Voil¨¤. Fais-en bon usage. Mais souviens-toi-toi : ne reviens pas en rampant si tu ¨¦choues. Feng Lin prend la bourse d''un geste fluide et la rangea dans sa tunique. Il ne pensait pas ¨¦chouer. Sans un mot de plus, il se retournena et quitta la pi¨¨ce, laissant derri¨¨re lui le poids d''une famille qui ne l''avait jamais v¨¦ritablement accept¨¦. Feng Lin qu''il avait quitt¨¦ la salle sans se retourner, son esprit d¨¦j¨¤ focalis¨¦ sur la suite. Il avait r¨¦ussi ¨¤ obtenir une somme d''argent raisonnable, de quoi faire quelques achats en ville. Son premier objectif ¨¦tait d''acqu¨¦rir des ressources pour am¨¦liorer son corps et sa culture, mais il devait aussi se familiariser avec l''environnement ext¨¦rieur. Sortir du domaine seul ne serait pas optimal. Il ne conna?t plus la ville et son ¨¦tat actuel, et perd du temps ¨¤ errer sans rep¨¨res ne l''int¨¦ressait pas. Il lui fallait un guide. En traversant la cour principale du clan Feng, il remarque un jeune serviteur en train de transporter des sacs de riz. Il ¨¦tait maigre, ses v¨ºtements de lin utilis¨¦s montreraient clairement qu''il vivait dans des conditions pr¨¦caires. Son visage ¨¦tait marqu¨¦ par la fatigue, mais son regard restait vif. Feng Lin s''arr¨ºte ¨¤ quelques pas de lui. ¡ª Toi. Le serviteur sursauta et leva la t¨ºte pr¨¦cipitament. ¡ª J-Jeune ma?tre Feng ? ¡ª Tu connais bien la ville ? Le gar?on semble h¨¦siter un instant avant d¡¯acquiescer. ¡ª O-Oui, jeune ma?tre. J''y suis all¨¦ plusieurs fois pour livrer des marchandises¡­ ¡ªParfait. Tu vas m''accompagner. Le serviteur ouvre de grands yeux. ¡ª M-Moi ? ¡ª Oui. Je veux un guide, pas un garde du corps. Tu connais les routes, les marchands, et les endroits o¨´ trouver ce que je cherche. Tu es donc utile. Le jeune homme semblait inquiet. Il jeta un regard autour de lui, comme s''il cherchait une ¨¦chappatoire, mais fini par hocher la t¨ºte. ¡ª Bien s?r, jeune ma?tre. Feng Lin ne montre aucun signe d''impatience, mais il note la r¨¦action du serviteur. La peur. Pas ¨¤ cause de lui, mais parce que dans un clan en ruine, tout le monde ¨¦tait sur ses gardes. ¡ª Quel est ton nom ? ¡ª Liang, jeune ma?tre. ¡ª Bien. Pr¨¦parez-vous rapidement, nous partons imm¨¦diatement. Sans un mot de plus, Feng Lin se remet en marche, Liang sur ses talons. Son regard ¨¦tait froid, d¨¦termin¨¦. Ce voyage en ville ne serait que le premier pas. Alors que Feng Lin et Liang avan?aient sur la route menant ¨¤ la ville, le silence fut rapidement rompu par la voix calme de Feng Lin. ¨C Liang, parle-moi un peu de la situation en ville ces dix derni¨¨res ann¨¦es. Le serviteur hocha la t¨ºte avant de r¨¦pondre avec prudence : ¨C La ville a bien chang¨¦, jeune ma?tre. Autrefois, sous l''influence du clan Feng, elle ¨¦tait un centre prosp¨¨re o¨´ notre nom imposait respect et stabilit¨¦. Mais apr¨¨s la chute de notre clan il y a cinq cents ans, d''autres forces ont pris le contr?le. Aujourd''hui, plusieurs puissances se partagent la ville. Feng Lin plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. Il n''avait aucun souvenir de ces puissances. Dans sa vie pass¨¦e, il se souciait ¨¤ peine de ces petites factions. - Quelles sont ces forces ? exigea-t-il d''une tonne neutre. Liang prit un instant pour rassembler ses pens¨¦es avant d''¨¦num¨¦rer : ¨CLa plus influente est sans doute le Clan Zhao. Ils ont pris le contr?le de la majorit¨¦ des commerces et d¨¦tiennent la plus grande richesse de la ville. Apr¨¨s eux, il y a le domaine Yun, qui poss¨¨de une force militaire solide et sert souvent de mercenaires pour les autres clans. Ensuite, on trouve le Pavillon des Mille Lotus, qui contr?le le march¨¦ des ressources alchimiques et des artefacts. Feng Lin hocha la t¨ºte en silence. Il notait chaque information. - Et il n''y a aucune faction qui pourrait ¨ºtre utile au clan Feng ? Liang h¨¦site. - Pas vraiment... Le Clan Feng est vu comme une relique du pass¨¦. Personne ne veut s''associer ¨¤ nous. M¨ºme les petites factions pr¨¦f¨¨rent ¨¦viter toute alliance avec un clan d¨¦chu. Feng Lin ne montre aucune r¨¦action. Il s''y attendait. - Int¨¦ressant¡­ murmura-t-il en regardant droit devant lui. Il n''avait pas besoin d''une alliance. Il n''avait besoin que d''une opportunit¨¦. Chapitre 14 : La Valeur De Largent Feng Lin r¨¦fl¨¦chit un instant avant de poser une nouvelle question ¨¤ Liang. ¡ª Et les autres factions de la ville ? Quelle est leur v¨¦ritable puissance ? Liang h¨¦sita un instant avant de r¨¦pondre : ¡ª Ces factions sont prudentes. Elles cachent leurs experts les plus puissants, et il est difficile d¡¯estimer leur vraie force. Contrairement ¨¤ eux, le Clan Zhao a commis une erreur... Feng Lin haussa un sourcil. ¡ª Quelle erreur ? ¡ª Il y a quelques ann¨¦es, leur patriarche actuel s¡¯est montr¨¦ beaucoup trop arrogant. Il a laiss¨¦ ¨¦chapper des informations sensibles sur la puissance r¨¦elle du clan. ¨¤ cause de ?a, tout le monde sait d¨¦sormais qu¡¯ils ne sont pas aussi redoutables qu¡¯ils le pr¨¦tendent. Feng Lin hocha la t¨ºte, comprenant mieux la situation. ¡ª Donc, le Clan Zhao est puissant, mais tout le monde conna?t d¨¦j¨¤ ses forces et ses faiblesses... tandis que les autres factions restent dans l¡¯ombre. ¡ª Exactement, confirma Liang. Et cela rend les choses bien plus dangereuses. Feng Lin prit note de cette information. Une faction qui exposait trop ses forces risquait toujours d¡¯¨ºtre la cible des pr¨¦dateurs les plus patients. Feng Lin fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils avant de demander d¡¯un ton calme : ¡ª Combien d¡¯experts ces factions poss¨¨dent-elles ? Et quel est leur niveau de cultivation ? Liang prit quelques instants pour rassembler ses souvenirs avant de r¨¦pondre. ¡ª Malheureusement, la plupart de ces forces cachent leurs v¨¦ritables experts. ¡ª Le Clan Zhao est actuellement le plus influent de la ville, mais pas n¨¦cessairement le plus puissant. Leur chef actuel n¡¯est qu¡¯¨¤ la septi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, ce qui reste relativement faible compar¨¦ aux v¨¦ritables ¨¦lites de la ville. Cependant, ils poss¨¨dent trois anciens appel¨¦s "V¨¦n¨¦rables" qui ont atteint l¡¯¨¦tape interm¨¦diaire du Royaume de l¡¯Ouverture des M¨¦ridiens, et plusieurs autres anciens au sommet de l¡¯Affinement du Corps. Feng Lin acquies?a en silence, assimilant ces informations. ¡ª Et les autres factions ? demanda-t-il. The story has been illicitly taken; should you find it on Amazon, report the infringement. Liang prit une grande inspiration avant de continuer : ¡ª Il y a plusieurs familles secondaires et petits clans, mais ils sont insignifiants face aux deux grandes forces que sont le Clan Zhao et le Domaine Yun. Toutefois, il existe aussi des organisations de l¡¯ombre : des mercenaires, des assassins et des trafiquants qui op¨¨rent discr¨¨tement, profitant du chaos et de la corruption qui gangr¨¨nent la ville. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire. Il venait tout juste de revenir ¨¤ la vie et d¨¦j¨¤, il commen?ait ¨¤ tisser une image claire Feng Lin et Liang s¡¯arr¨ºt¨¨rent brusquement en entendant les bruits sourds qui r¨¦sonnaient ¨¤ travers la ville. Des cris ¨¦touff¨¦s, des explosions successives¡­ Un chaos ¨¦vident s''¨¦tait empar¨¦ d¡¯un secteur en particulier. Liang ouvrit de grands yeux, choqu¨¦. Il se tourna pr¨¦cipitamment vers Feng Lin et dit d¡¯une voix tremblante : ¡ª C¡¯est¡­ c¡¯est la direction du Clan Zhao ! Feng Lin haussa un sourcil. Il n¡¯avait pas encore mis les pieds en ville que l¡¯une des plus grandes forces locales ¨¦tait d¨¦j¨¤ attaqu¨¦e ? Il plissa les yeux et observa l¡¯horizon. De la fum¨¦e noire s¡¯¨¦levait au-dessus des toits, tandis que des silhouettes s¡¯agitaient en pleine bataille. Des ¨¦clairs de lumi¨¨re indiquaient l¡¯utilisation de techniques martiales, et l¡¯¨¦cho des armes s¡¯entrechoquant r¨¦sonnait jusque dans leur direction. ¡ª Int¨¦ressant¡­ murmura Feng Lin, son regard brillant d¡¯une lueur ind¨¦chiffrable. ¨¤ c?t¨¦ de lui, Liang semblait nerveux. ¡ª Seigneur Feng Lin, nous devrions peut-¨ºtre ¨¦viter cette zone¡­ Si le Clan Zhao est en train de tomber, cela signifie que ceux qui les attaquent sont d¡¯une puissance consid¨¦rable. Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Son esprit tournait d¨¦j¨¤ ¨¤ toute vitesse. Qui osait s¡¯en prendre au Clan Zhao ? ¨¦tait-ce une guerre entre factions rivales, une vendetta personnelle ou l¡¯¨¦mergence d¡¯une nouvelle force inconnue ? Quoi qu¡¯il en soit, cela ne changeait rien ¨¤ ses plans. Mais peut-¨ºtre pourrait-il tirer profit de la situation¡­ Apr¨¨s tout, dans un monde gouvern¨¦ par les cultivateurs, des clans et m¨ºme des empires entiers s''effondraient chaque jour. La force individuelle primait sur tout, et un seul cultivateur suffisamment puissant pouvait, selon sa base de cultivation, d¨¦cider du sort de milliers d''¨ºtres vivants. Feng Lin en avait ¨¦t¨¦ t¨¦moin dans sa vie pass¨¦e. Des lign¨¦es autrefois glorieuses r¨¦duites ¨¤ n¨¦ant en une nuit, des sectes ancestrales annihil¨¦es par un seul expert ayant atteint un niveau insondable¡­ Ce n¡¯¨¦tait ni rare ni surprenant. Il observa la fum¨¦e s¡¯¨¦lever au loin, le regard indiff¨¦rent. Le Clan Zhao, un pilier de cette ville, ¨¦tait peut-¨ºtre en train de dispara?tre sous ses yeux. Et alors ? Liang, lui, paraissait inquiet. ¡ª Seigneur Feng Lin, ce genre d¡¯¨¦v¨¦nement pourrait perturber toute la ville¡­ Peut-¨ºtre devrions-nous¡­ Feng Lin leva la main pour l¡¯interrompre. ¡ª Pas d¡¯inqui¨¦tude. Continuons. Son ton ¨¦tait calme, mais son regard scintillait d¡¯un ¨¦clat froid. Un clan en chute, c¡¯¨¦tait aussi des opportunit¨¦s qui s¡¯ouvraient¡­ Feng Lin prit son temps avant de continuer. Il ouvrit sa bourse, offerte par son p¨¨re avant son d¨¦part, et observa la quantit¨¦ de pi¨¨ces qu¡¯il poss¨¦dait. Il y trouva essentiellement des pi¨¨ces de cuivre, avec seulement deux ou trois pi¨¨ces d¡¯argent. Il fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils. Cet argent ¨¦tait suffisant pour acheter des objets du quotidien, mais bien trop peu pour se procurer des ressources de cultivation dignes de ce nom. Voyant son expression, Liang prit l¡¯initiative d¡¯expliquer : ¡ª Seigneur Feng Lin, dans cet empire, la monnaie est divis¨¦e en plusieurs niveaux. Les pi¨¨ces de cuivre sont utilis¨¦es par les mortels pour leurs achats courants : nourriture, v¨ºtements et outils simples. Dix pi¨¨ces de cuivre valent une pi¨¨ce d''argent, qui permet d¡¯acheter des armes ordinaires ou des herbes de faible qualit¨¦. Les pi¨¨ces d''or sont bien plus pr¨¦cieuses, une seule pi¨¨ce ¨¦quivaut ¨¤ cent pi¨¨ces d¡¯argent. Elles servent aux affaires des cultivateurs, comme l''achat de pilules ou de mat¨¦riaux rares. Mais ce qui a le plus de valeur pour un cultivateur, ce sont les cristaux spirituels. Une fraction d¡¯un cristal spirituel peut valoir des centaines de pi¨¨ces d¡¯or, voire plus, selon sa puret¨¦. Feng Lin hocha la t¨ºte en assimilant ces informations. Avec sa maigre somme, il lui serait difficile d¡¯acheter quoi que ce soit d¡¯utile pour sa cultivation. ¡ª Avec ce que vous avez, continua Liang, vous pourrez peut-¨ºtre vous procurer des objets basiques ou des informations, mais rien de plus. Si vous souhaitez acqu¨¦rir de vraies ressources, il faudra soit trouver une autre source d¡¯argent, soit participer ¨¤ des ventes aux ench¨¨res, mais ces derni¨¨res sont souvent domin¨¦es par les grandes factions. Feng Lin referma sa bourse en silence. ¡ª Je verrai sur place. Mais avant qu¡¯ils ne reprennent leur route, une explosion retentit au loin, secouant l¨¦g¨¨rement le sol sous leurs pieds. La fum¨¦e s¡¯intensifiait dans le quartier du clan Zhao. Liang palit l¨¦g¨¨rement. ¡ª Ce n¡¯est pas bon signe¡­ Feng Lin, lui, resta impassible. ¡ª Peu importe. Leur sort ne m¡¯int¨¦resse pas. Allons-y. Il attacha sa bourse ¨¤ sa ceinture et se remit en marche, son regard froid fix¨¦ sur la ville qui se rapprochait. Chapitre 15 : Une Ville En Tulmulte Feng Lin et Liang pass¨¨rent enfin les grandes portes de la ville. D¨¨s qu''ils entr¨¨rent, un tumulte sourd leur parvint, fait de cris ¨¦touff¨¦s et de d¨¦tonations lointaines. L''air vibrait sous les impacts des techniques de culture, et au loin, des colonnes de fum¨¦e montaient dans le ciel. Mais contrairement ¨¤ ce que l''on aurait pu croire, la ville n''¨¦tait pas plong¨¦e dans le chaos. Les rues principales ¨¦taient d¨¦sertes, mais personne ne paniquait r¨¦ellement. Les cultivateurs aguerris vaquaient ¨¤ leurs occupations, ¨¤ peine troubl¨¦s par l''attaque en cours contre le clan Zhao. Seuls les mortels et les plus faibles pr¨¦f¨¦raient ¨¦viter de se m¨ºler aux ennuis. Feng Lin restait sur ses gardes. Il savait qu''ici, il n''¨¦tait qu''un insecte aux yeux des v¨¦ritables puissants. M¨ºme s''il se tenait droit et adoptait un air confiant, la moindre erreur pouvait lui co?ter cher. Il jeta un regard ¨¤ Liang, qui marchait l¨¦g¨¨rement derri¨¨re lui, plus crisp¨¦ que jamais. ¡ª Jeune ma?tre, murmura Liang, regardez autour de nous¡­ La ville est plus tendue que d''habitude. Feng Lin balaya du regard les environs. Les batiments, bien que solides, portaient les traces de multiples affrontements pass¨¦s : des murs fissur¨¦s, des toits effondr¨¦s, des taches sombres dans certaines ruelles, t¨¦moins silencieux d''ex¨¦cutions r¨¦centes. De temps en temps, on apercevait un corps recroquevill¨¦ dans l''ombre, oubli¨¦ l¨¤ apr¨¨s un r¨¨glement de comptes. Alors qu''ils s''approchaient d''un poste de garde, un homme en armure utilisait leur barre le passage d''un geste las. ¡ª Droit d''entr¨¦e, une pi¨¨ce de cuivre par t¨ºte. Feng Lin a une source mais ne protesta pas. Ce monde ne fonctionne que par l''¨¦change de force ou d''argent. Il tendit calmement les deux pi¨¨ces demand¨¦es, et les gardes les laiss¨¨rent passer sans un mot. Les crises et les explosions r¨¦sonnaient toujours derri¨¨re eux, mais personne ne semblait r¨¦ellement inquiet. Un groupe de marchands discutait non loin, observant le distraitement de la fum¨¦e. ¡ª Hmph, le clan Zhao ¨¦tait trop arrogant. Il ¨¦tait temps qu''ils go?tent aux cons¨¦quences de leurs actes, lan?ant l''un d''eux avec un sourire narquois. ¡ª Oui, mais ils ne tomberont pas aussi facilement, r¨¦pondit un autre en haussant les ¨¦paules. Feng Lin resta silencieux, observant la ville qui s''¨¦tendait devant lui. Un monde sans piti¨¦ o¨´ seuls les puissants dictaient leur destin. Stolen from its rightful author, this tale is not meant to be on Amazon; report any sightings. Feng Lin et Liang s''enfonc¨¨rent dans la ville, progressant ¨¤ travers les rues o¨´ la tension ¨¦tait palpable. Bien que les habitants n''¨¦taient pas l''air particuli¨¨rement alarm¨¦s, une vigilance silencieuse r¨¦gnait. Les marchands continuaient ¨¤ vendre leurs marchandises sous des auvents us¨¦s, les passants ¨¦vitaient les ruelles sombres, et certains cultivateurs restaient post¨¦s aux intersections, scrutant l''horizon d''un air m¨¦fiant. Feng Lin s''arr¨ºte temporairement pour observer les alentours. Il r¨¦pare plusieurs ¨¦tablissements, dont une grande auberge ¨¤ l''enseigne ternie et une boutique d''herboristerie d¨¦gageant une l¨¦g¨¨re odeur m¨¦dicinale. Plus loin, une forge laissait ¨¦chapper des ¨¦tincelles, signe d''un artisan ¨¤ l''?uvre. ¡ª Liang, o¨´ se trouve le march¨¦ principal ? exigea-t-il. ¡ª Il se trouve un peu plus loin, jeune ma?tre, vers le centre de la ville. On y trouve tout ce dont on peut avoir besoin : armes, pilules, ressources de cultivation¡­ Mais il est aussi surveill¨¦ de pr¨¨s par les factions influentes. Feng Lin acquies?a en silence. Il n¡¯avait pas l¡¯intention d¡¯attirer l¡¯attention inutilement. Son but ¨¦tait simple : obtenir des ressources sans se faire remarquer. Alors qu¡¯ils avan?aient, un bruit attira leur attention. Un cultivateur ¨¤ l¡¯air arrogant bousculait un vieil homme sur le c?t¨¦ de la rue, renversant son ¨¦tal de fruits. ¡ª Hmph, encore un faible qui prend trop de place, ricana l¡¯homme en s¡¯¨¦loignant sans un regard. Le vieil homme baissa la t¨ºte et commen?a ¨¤ ramasser ses fruits en silence. Personne ne vint l¡¯aider. Feng Lin observa la sc¨¨ne sans intervenir. Il comprenait mieux que jamais la dure r¨¦alit¨¦ de ce monde : ici, la force dictait tout. ¡ª Jeune ma?tre, voulez-vous que nous nous pressions ? murmura Liang. ¡ª Non. Prenons notre temps et observons. Feng Lin voulait en apprendre plus sur cette ville avant d¡¯agir. Il savait qu¡¯il n¡¯¨¦tait qu¡¯un petit poisson pour l¡¯instant¡­ mais cela ne durerait pas ¨¦ternellement. Feng Lin continua d¡¯avancer lentement dans les rues de la ville, observant chaque d¨¦tail avec attention. Contrairement ¨¤ Liang, qui paraissait nerveux et press¨¦ d¡¯en finir avec cette sortie, lui prenait le temps d¡¯analyser son environnement. Les ¨¦choppes du march¨¦ commen?aient ¨¤ se multiplier autour d¡¯eux, proposant un assortiment de marchandises vari¨¦es : des armes rudimentaires, des potions m¨¦dicinales de qualit¨¦ douteuse, et quelques mat¨¦riaux pr¨¦cieux pour la cultivation. L¡¯atmosph¨¨re ¨¦tait bruyante, marchands et acheteurs n¨¦gociant avec v¨¦h¨¦mence, mais toujours sous une tension latente. ¡ª Liang, o¨´ se vendent les ressources les plus pr¨¦cieuses ? ¡ª Il y a quelques boutiques sp¨¦cialis¨¦es, jeune ma?tre, mais elles sont tenues par des clans ou des marchands affili¨¦s aux grandes factions. Ceux qui n¡¯ont pas de relations solides n¡¯y sont pas les bienvenus¡­ Feng Lin comprit imm¨¦diatement le message. Se pr¨¦senter dans ces ¨¦tablissements sans soutien serait une perte de temps, voire dangereux. ¡ª Hmph, alors o¨´ devrions-nous aller ? ¡ª Il y a des marchands itin¨¦rants qui vendent parfois de bonnes choses. Mais il faut savoir trier, car certains vendent des contrefa?ons ou des mat¨¦riaux vol¨¦s¡­ Feng Lin plissa les yeux. M¨ºme si les meilleures ressources lui ¨¦taient inaccessibles pour l¡¯instant, il devait tout de m¨ºme obtenir quelques objets utiles pour son voyage. Alors qu¡¯ils marchaient, un attroupement attira leur attention ¨¤ l¡¯entr¨¦e d¡¯une grande place. Des cris s¡¯¨¦levaient, et un groupe de cultivateurs arm¨¦s de lances entouraient un homme ensanglant¨¦, le plaquant au sol. ¡ª Tra?tre ! Tu pensais pouvoir nous voler et t¡¯en tirer vivant ? L¡¯homme au sol cracha du sang et rit d¡¯un ton amer. ¡ª Ce n¡¯est qu¡¯un peu de minerai spirituel¡­ vous ¨ºtes vraiment pr¨ºts ¨¤ tuer pour si peu ? ¡ª Peu importe la valeur, un voleur m¨¦rite la mort ! D''un coup sec, l''un des hommes abaissa sa lance, transper?ant le corps du bless¨¦. Le silence se fit un instant, puis l''attroupement se disperse, repr¨¦sentant le cours de leurs affaires comme si rien ne s''¨¦tait pass¨¦. Liang baissa la t¨ºte, serrant les poings. ¡ª C''est ainsi que fonctionne la ville, jeune ma?tre. La vie d''un homme ne vaut pas grand-chose ici¡­ Feng Lin, lui, reste impassible. Il n''¨¦tait pas venu pour changer le monde, seulement pour en tirer profit. ¡ª Allons-y. Trouvons quelque chose d''utile et quittons cet endroit avant d''attirer l''attention. Chapitre 16 : Réflexion Feng Lin avan?ait dans la rue principale, son regard balayant les environs avec prudence. Il ne connaissait pas bien la ville, mais il savait qu¡¯un faux pas pouvait ¨ºtre fatal. Son regard s¡¯arr¨ºta sur un imposant batiment : la filiale du Pavillon des Mille Lotus. Deux gardes en armure se tenaient devant l¡¯entr¨¦e, leur posture droite et mena?ante dissuadant les passants de s¡¯approcher sans raison valable. Il d¨¦cida de tester son ?il dor¨¦ sur eux. Apr¨¨s tout, s¡¯il voulait comprendre ses limites, il devait exp¨¦rimenter. ¡ª Voyons voir¡­ D¡¯abord, il tenta simplement de fixer les gardes en concentrant son regard sur eux. Il laissa son esprit s¡¯ouvrir aux fluctuations de leur aura, cherchant ¨¤ percevoir quelque chose. Mais rien n¡¯apparut. ¡ª ¨¦trange¡­ Il plissa l¨¦g¨¨rement les yeux et essaya d¡¯infuser un peu de son propre Qi dans ses yeux. Il sentit une l¨¦g¨¨re chaleur parcourir son crane, mais toujours aucune information ne lui parvenait sur la cultivation des gardes. Il changea de m¨¦thode et relacha totalement son esprit, essayant de ne plus forcer la perception. Il s¡¯attendait ¨¤ voir des fluctuations naturelles appara?tre devant lui, comme une brume r¨¦v¨¦lant la force des cultivateurs. Toujours rien. ¡ª Tch. Ce n¡¯est pas aussi simple. Il fron?a les sourcils. ¨¦tait-ce une question de posture ? Il se redressa, tenta de changer son angle d¡¯observation, ajusta sa respiration¡­ Rien ne fonctionnait. ¡ª Ridicule. Je refuse de croire que cet ?il soit inutile. Son regard se d¨¦pla?a vers la foule, et il d¨¦cida d¡¯essayer sur d¡¯autres personnes. Il testa son ?il sur un vieil homme au regard s¨¦v¨¨re. Cette fois, il vit quelque chose : une l¨¦g¨¨re fluctuation d¡¯¨¦nergie. Il se concentra et discerna sa cultivation. ¡ª Cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps¡­ Il continua son test sur un jeune homme arrogant passant non loin. ¡ª Quatri¨¨me ¨¦tape. Puis un homme trapu au regard fuyant. ¡ª Deuxi¨¨me ¨¦tape. Un l¨¦ger sourire apparut sur ses l¨¨vres. Il avait enfin un r¨¦sultat. Love what you''re reading? Discover and support the author on the platform they originally published on. ¡ª Donc je peux voir les cultivateurs qui sont dans mon royaume¡­ mais pas ceux qui sont au-dessus ? Son regard revint vers les gardes du Pavillon des Mille Lotus. Il ne pouvait toujours pas voir leur cultivation. Deux possibilit¨¦s s¡¯offraient ¨¤ lui : soit ils ¨¦taient au-dessus de l¡¯Affinement du Corps, soit ils utilisaient un art¨¦fact pour masquer leur force. Il se tourna vers Liang et demanda d¡¯un ton calme : ¡ª Liang, quel genre de cultivateurs ce pavillon emploie-t-il ? Le serviteur s¡¯inclina l¨¦g¨¨rement avant de r¨¦pondre : ¡ª Jeune Ma?tre, je ne connais pas pr¨¦cis¨¦ment leur niveau, mais comme cette filiale est faible, leurs gardes ne doivent pas ¨ºtre trop puissants. Cependant, leur pavillon m¨¨re est redoutable, alors ils doivent tout de m¨ºme avoir des moyens de protection. Feng Lin acquies?a silencieusement. Il avait encore beaucoup ¨¤ apprendre sur ce monde, et son ?il n¡¯¨¦tait clairement pas encore ma?tris¨¦. Mais il s¡¯en souviendrait. Ce n¡¯¨¦tait que le d¨¦but. Feng Lin supposait que le clan Feng ne s''¨¦tait pas impos¨¦ par sa force brute, mais par son intelligence et sa vision strat¨¦gique. Apr¨¨s tout, poss¨¦der un ?il capable de voir la cultivation des autres ¨¦tait un atout redoutable, surtout dans un monde o¨´ la force primait. Il r¨¦fl¨¦chit un instant. Si l¡¯?il dor¨¦ permettait de discerner le niveau des autres, il pouvait ¨ºtre un outil inestimable pour recruter des talents. Son clan, autrefois prosp¨¨re, avait sans doute utilis¨¦ cette capacit¨¦ pour rep¨¦rer les g¨¦nies cach¨¦s et les attirer sous leur banni¨¨re. De plus, sa propre racine spirituelle lui offrait une vitesse de cultivation sup¨¦rieure ¨¤ la normale. Si cela faisait partie des caract¨¦ristiques du clan Feng, il ¨¦tait possible qu¡¯ils aient d¨¦velopp¨¦ des mantras ou des techniques sp¨¦cifiques, exploitant ces avantages au maximum. Mais alors, pourquoi avaient-ils disparu ? Feng Lin serra les poings. S¡¯il voulait reconstruire son h¨¦ritage, il devait comprendre l¡¯histoire de son clan et ma?triser chaque secret qu¡¯il avait laiss¨¦ derri¨¨re lui. Il jeta un regard en biais ¨¤ Liang, qui marchait ¨¤ c?t¨¦ de lui avec prudence. Il ¨¦tait un serviteur, mais il avait grandi dans le clan et devait forc¨¦ment savoir certaines choses. ¨C Liang, tu es dans le clan depuis longtemps, non ? ¨C Oui, jeune ma?tre, r¨¦pondit Liang avec respect. Cela fait douze ans que je sers la famille Feng. ¨C Hm¡­ Douze ans, c¡¯est long. Tu as d? entendre beaucoup de choses. Dis-moi, quel ¨¦tait le v¨¦ritable atout du clan Feng ? Liang h¨¦sita un instant avant de r¨¦pondre. ¨C Je¡­ Je ne connais pas tous les d¨¦tails, jeune ma?tre. Mais on dit que le clan Feng ne s¡¯est jamais illustr¨¦ par sa force brute. Il ¨¦tait respect¨¦ pour son intelligence et ses capacit¨¦s particuli¨¨res. Feng Lin plissa les yeux. ¨C Des capacit¨¦s particuli¨¨res ? ¨C Oui¡­ On raconte que le clan Feng utilisait un don unique pour rep¨¦rer des talents et acc¨¦l¨¦rer leur progression. C¡¯est ce qui a fait sa grandeur autrefois. Feng Lin resta silencieux. Ses suppositions ¨¦taient donc justes : le clan Feng ne dominait pas par la force, mais par l¡¯esprit. Feng Lin fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils. Quelque chose clochait. Si le clan Feng poss¨¦dait une capacit¨¦ aussi pr¨¦cieuse, pourquoi avait-il ¨¦t¨¦ r¨¦duit ¨¤ un simple vestige du pass¨¦ ? Pourquoi les grandes puissances ne l¡¯avaient-elles pas an¨¦anti pour ¨¦viter tout risque futur ? ¨C Liang, si le clan Feng avait vraiment un tel pouvoir, pourquoi n¡¯a-t-il pas ¨¦t¨¦ compl¨¨tement d¨¦truit ? demanda-t-il d¡¯un ton sceptique. Liang h¨¦sita, baissant l¨¦g¨¨rement la t¨ºte. ¨C Je¡­ Je l¡¯ignore, jeune ma?tre. Peut-¨ºtre que ceux qui l¡¯ont attaqu¨¦ pensaient qu¡¯il n¡¯en valait pas la peine apr¨¨s sa chute. Ou alors¡­ ils ne savaient pas exactement ce que le clan Feng poss¨¦dait vraiment. Feng Lin tapota son menton en r¨¦fl¨¦chissant. Si le secret du clan Feng ¨¦tait rest¨¦ flou aux yeux du monde, alors peut-¨ºtre qu¡¯il y avait encore quelque chose d¡¯inexplor¨¦. Un atout cach¨¦ que m¨ºme ses ennemis n¡¯avaient pas r¨¦ussi ¨¤ d¨¦couvrir. Il devait en apprendre davantage. Liang r¨¦fl¨¦chit un instant, cherchant ses mots avant de r¨¦pondre. ¨C Jeune ma?tre¡­ Peut-¨ºtre que le clan Feng, bien que c¨¦l¨¨bre dans l''empire, n''¨¦tait finalement qu''un clan parmi tant d''autres pour les v¨¦ritables grandes puissances. Certes, il inspirait la crainte et le respect ici, mais au-del¨¤ des fronti¨¨res, il n''¨¦tait rien face aux v¨¦ritables titans de ce monde. Feng Lin plissa les yeux. Il n''aimait pas cette r¨¦ponse, mais elle faisait sens. ¨C Tu veux dire que les patriarches du pass¨¦ n''ont jamais cherch¨¦ ¨¤ s''¨¦lever au-del¨¤ de l''empire ? Liang hocha la t¨ºte ¨C C''est ce que je pense. Leurs capacit¨¦s ¨¦taient uniques, mais ils n''avaient pas l''ambition n¨¦cessaire pour transcender leur statut. Peut-¨ºtre qu''au lieu de viser les sommets, ils ont pr¨¦f¨¦r¨¦ rester dans leur zone de confort, ¨¦vitant d''attirer l''attention des v¨¦ritables monstres de ce monde. Feng Lin resta silencieux. Un clan puissant mais sans ambition... Voil¨¤ donc pourquoi il avait fini par dispara?tre. Chapitre 17 : Affaire Au Pavilon Feng Lin poussa lentement les portes du Pavillon des Mille Lotus, un bruit l¨¦ger r¨¦sonnant dans la pi¨¨ce bien agenc¨¦e. L¡¯int¨¦rieur ¨¦tait d¨¦cor¨¦ avec soin, les rayonnages remplis de ressources bien ordonn¨¦es. Des ¨¦tag¨¨res ¨¦l¨¦gantes portaient des flacons, des bo?tes et des pilules, tandis que de petites lanternes ¨¦clairaient chaque recoin du magasin, cr¨¦ant une atmosph¨¨re calme et prestigieuse. Liang, suivant son jeune ma?tre avec respect, jeta un regard curieux autour de lui. M¨ºme s¡¯il avait l''habitude de cet endroit, il savait que chaque objet dans cette boutique avait sa propre valeur. Ils ¨¦taient loin d¡¯¨ºtre les seuls ¨¤ parcourir ce lieu. D¡¯autres clients plus ag¨¦s observaient les ¨¦tag¨¨res avec attention, les mains sur les hanches ou les yeux scrutant chaque produit. Feng Lin s¡¯arr¨ºta devant un rayonnage en particulier, observant les pilules et les herbes en vitrines. Liang, voyant qu¡¯il s¡¯int¨¦ressait aux ressources, s¡¯approcha et se pencha l¨¦g¨¨rement pour expliquer. ¡ª Pillule de l''Ouverture des M¨¦ridiens, dit-il en montrant un flacon luisant sur l¡¯¨¦tag¨¨re. Elle est de niveau mortel de haut rang. Cette pillule est utilis¨¦e pour aider un cultivateur ¨¤ augmenter ses chances de franchir l''Ouverture des M¨¦ridiens. C¡¯est un passage crucial dans la cultivation, permettant de pr¨¦parer le corps et l¡¯esprit ¨¤ une meilleure ma?trise du Qi. Cependant, cette pillule est assez ch¨¨re, ¨¤ cause de son efficacit¨¦ et de sa raret¨¦. Beaucoup de cultivateurs en qu¨ºte de percer cette ¨¦tape s¡¯en servent. Liang observa Feng Lin, attendant une r¨¦action, mais ce dernier resta impassible, son regard se portant sur les autres ¨¦tag¨¨res. Liang, voyant l''int¨¦r¨ºt de Feng Lin pour les ressources, continua : ¡ª Et voici la Pillule de Jeune Faible. Elle est de bas rang, mais elle a ses avantages dans certaines situations. Elle permet de ne pas avoir ¨¤ manger ni ¨¤ boire pendant trois jours entiers. Cela peut sembler ¨¦trange, mais dans des circonstances o¨´ un cultivateur doit se concentrer pleinement sur son entra?nement ou dans des voyages longs, cela peut ¨ºtre un atout pour ¨¦conomiser du temps et de l''¨¦nergie. Mais elle n¡¯est pas particuli¨¨rement efficace sur le long terme. Liang se tourna ensuite vers une autre ¨¦tag¨¨re. ¡ª Ce sont principalement des ressources de faible ¨¤ moyenne qualit¨¦ pour des cultivateurs de bas rang, dit-il en pointant un autre ¨¦tag¨¨re. Rien de vraiment utile pour un cultivateur de niveau sup¨¦rieur, mais certaines de ces pillules et ressources peuvent ¨ºtre utiles pour un jeune cultivateur qui d¨¦bute ou m¨ºme pour les pr¨¦parations en d¨¦but d¡¯entra?nement. This story has been stolen from Royal Road. If you read it on Amazon, please report it Feng Lin se tourna bri¨¨vement vers Liang, un l¨¦ger sourire en coin. Ces produits ¨¦taient loin d¡¯¨ºtre dignes de son attention, mais cela faisait partie du plan plus grand qu''il avait en t¨ºte pour sa progression. Il se d¨¦tourna sans un mot de plus et poursuivit sa route ¨¤ travers les ¨¦tag¨¨res. Liang hocha la t¨ºte et les suivit sans dire un mot. Feng Lin continua de scruter les ¨¦tag¨¨res, son regard parcourant chaque objet avec une attention particuli¨¨re. Il s''arr¨ºta devant une ¨¦tag¨¨re remplie d''herbes rares et de plantes s¨¦ch¨¦es. L¡¯une d¡¯elles attira particuli¨¨rement son attention. Ses feuilles ¨¦taient petites, d¡¯un vert presque translucide, et elle semblait vibrer d''une ¨¦nergie subtile, pourtant tr¨¨s puissante. Liang, qui marchait derri¨¨re lui, remarqua l''arr¨ºt soudain de son ma?tre et s¡¯approcha. Il jeta un coup d''?il curieux ¨¤ l¡¯herbe qui semblait capter la lumi¨¨re d¡¯une mani¨¨re ¨¦trange, mais il n¡¯avait aucune id¨¦e de ce qu¡¯elle repr¨¦sentait. ¡ª Ces herbes, Ma?tre Feng, sont appel¨¦es Feuilles de Minuit, expliqua Liang avec une certaine h¨¦sitation. On dit qu¡¯elles ¨¦mettent une agr¨¦able odeur dans l¡¯eau, souvent utilis¨¦e dans les bains pour d¨¦tendre les muscles et apaiser l¡¯esprit. Mais ¨¤ part cela, je ne connais pas d¡¯autres applications. Feng Lin observa les Feuilles de Minuit en silence, son esprit analysant rapidement leur potentiel. Si peu ch¨¨res pour leur utilit¨¦¡­ pensa-t-il int¨¦rieurement. Il savait bien que ces herbes pouvaient ¨ºtre utilis¨¦es dans des concoctions alchimiques bien plus avanc¨¦es, dont l''effet pourrait aller bien au-del¨¤ d''un simple bain relaxant. Mais cela, Liang ne le saurait pas. Feng Lin se tourna ensuite vers le comptoir, o¨´ le vendeur attendait calmement. Il n''avait pas l''intention de gaspiller du temps. Il savait d¨¦j¨¤ ce qu''il voulait acheter. D''un geste rapide, il pointa les Feuilles de Minuit, ainsi que quelques autres plantes et racines qu¡¯il jugeait int¨¦ressantes pour une future concoction. Liang, restant dans l¡¯ombre de son ma?tre, attendait silencieusement sans oser poser trop de questions. Le vendeur s''approcha, souriant de satisfaction. ¡ª Ce sont des Feuilles de Minuit, des Racines du Ciel, et des Fleurs de Lune. Les Feuilles de Minuit sont couramment utilis¨¦es dans des bains, elles d¨¦gagent une agr¨¦able odeur et sont connues pour leur effet apaisant. Les Racines du Ciel sont efficaces pour les bains m¨¦dicinaux, elles favorisent la circulation du Qi et d¨¦tendent les muscles. Quant aux Fleurs de Lune, elles sont utilis¨¦es dans des potions r¨¦g¨¦n¨¦rantes. Feng Lin acquies?a sans ajouter un mot. Il connaissait bien les effets de ces plantes, mais il laissa le vendeur poursuivre. Le vendeur, un peu plus enthousiaste, ajouta : ¡ª Les Feuilles de Minuit sont populaires dans les bains relaxants, les Racines du Ciel pour l¡¯affinement du corps, et les Fleurs de Lune pour purifier et r¨¦¨¦quilibrer l''¨¦nergie. Feng Lin resta silencieux, et apr¨¨s un moment, demanda calmement : ¡ª Et combien pour tout cela ? Le vendeur r¨¦pondit promptement : ¡ª 2 pi¨¨ces d''argent et 4 pi¨¨ces de cuivre. Feng Lin paya la somme sans h¨¦sitation. Liang, silencieux, suivait sans vraiment comprendre la valeur exacte des herbes, mais il ne posa pas de questions. Ils continu¨¨rent leur visite du magasin. Le Pavillon des Mille Lotus, bien que filiale, ¨¦tait bien connu dans la ville. Les ¨¦tag¨¨res ¨¦taient remplies de diverses herbes m¨¦dicinales et d''outils d¡¯alchimie. L''atmosph¨¨re du lieu ¨¦tait agr¨¦able, avec des lanternes diffusant une lumi¨¨re tamis¨¦e et un l¨¦ger parfum d''encens flottant dans l''air. ¡ª La maison m¨¨re est bien plus grande, dit Liang en observant autour de lui. Mais ici, les prix sont plus abordables. Feng Lin acquies?a, ses yeux se posant sur les articles divers autour de lui. Chaque objet, bien que modeste, pouvait s''av¨¦rer utile dans ses futures exp¨¦rimentations. M¨ºme si le magasin n''¨¦tait pas aussi prestigieux que la maison m¨¨re, il savait qu''il pourrait y trouver ce dont il avait besoin. Chapitre 18 : Vénérable Tombe Au Combat Pendant que Feng Lin se dirigeait vers la ville. Le soleil venait juste de se lever, projetant une lumi¨¨re douce et dor¨¦e sur le clan Zhao. Le matin semblait paisible, trop paisible, avec seulement le bruissement des feuilles et le chant lointain des oiseaux pour briser le silence. Dans une petite pi¨¨ce ¨¤ l¡¯arri¨¨re de la r¨¦sidence principale, Zhou Han ¨¦tait pench¨¦ sur une pile de documents, sa concentration enti¨¨re absorb¨¦e par la tache. Li Mei ¨¦tait assise pr¨¨s de lui, feuilletant un rouleau de parchemin et notant des informations sur une autre feuille. Ils avaient ¨¦t¨¦ assign¨¦s ¨¤ une mission de comptabilit¨¦ pour la journ¨¦e, un travail sans grande importance, mais n¨¦cessaire pour le clan. La routine du matin n¡¯avait rien d¡¯inhabituel, et pourtant, Zhou Han ressentait une sensation ¨¦trange, comme un pressentiment qu¡¯il ne parvenait pas ¨¤ ¨¦carter. ¨C Zhou Han, tu n¡¯as pas l¡¯air bien. Tu as l¡¯air pr¨¦occup¨¦ dit Li Mei sans lever les yeux de son travail, sa voix douce et tranquille. Elle avait toujours cette capacit¨¦ ¨¤ lire ses ¨¦motions sans qu¡¯il n''ait ¨¤ dire quoi que ce soit. Zhou Han releva la t¨ºte, un sourire l¨¦ger sur les l¨¨vres. - Ce n''est rien. Peut-¨ºtre juste la fatigue. C''est rare que tout soit aussi calme dans le clan. Li Mei sourit, ses yeux se levant enfin pour croiser les siens. ¨C Tu sais bien que c¡¯est une bonne chose. ?a veut dire que tout va bien, non ? Zhou Han hocha la t¨ºte, mais son regard se perdit ¨¤ nouveau dans le vide, l''esprit troubl¨¦ par une inqui¨¦tude qu¡¯il ne pouvait expliquer. Il n''avait jamais eu ce genre de pressentiment auparavant, mais aujourd''hui, quelque chose lui semblait profond¨¦ment faux. Pourtant, il chercha ¨¤ ignorer ces pens¨¦es, se concentrant sur la tache ¨¤ accomplir. Ils travaillaient en silence pendant plusieurs minutes. Les bruits de la ville ¨¤ l''ext¨¦rieur semblaient si ¨¦loign¨¦s, presque irr¨¦els. Puis, un bruit ¨¦trange se fit entendre, un l¨¦ger gr¨¦sillement dans l''air, comme un souffle press¨¦ de vent. Mais cela ne dura que quelques secondes, et tout sembla revenir ¨¤ la normalit¨¦. Zhou Han s''appr¨ºtait ¨¤ reprendre son travail lorsque le sol trembla brusquement sous ses pieds. Les murs de la pi¨¨ce vibr¨¨rent, un bruit sourd, comme un grondement lointain mais mena?ant, fit ¨¦cho dans le batiment. Zhou Han se leva d''un bond, son c?ur battant la chamade. - Li Mei ! cria-t-il, mais sa voix se perdit dans l''explosion qui d¨¦chira l''air. Un choc violent secoua la pi¨¨ce, envoyant des ¨¦clats de bois et de pierre dans toutes les directions. Li Mei, qui ¨¦tait encore assise pr¨¨s de lui, fut projet¨¦e contre le mur avec une force inimaginable. Zhou Han se pr¨¦cipita vers elle, mais avant m¨ºme de pouvoir atteindre son corps, une nouvelle d¨¦flagration fit trembler le sol et le batiment tout entier. Il s''effondra ¨¤ genoux, les oreilles bourdonnantes, incapable de croire ce qui venait de se produire. This novel is published on a different platform. Support the original author by finding the official source. ¨C Li Mei ! Non ! hurla-t-il, mais il n''y avait pas de r¨¦ponse. Ses yeux se pos¨¨rent sur elle, allong¨¦e sur le sol, son corps sans vie ¨¦cras¨¦ sous les d¨¦bris. Un ¨¦norme fragment de mur s''¨¦tait abattu sur elle dans l''explosion, et l''avait ¨¦cras¨¦e dans un dernier cri silencieux. Zhou Han sentit son monde s''effondrer autour de lui. Les bruits de destruction et les cris d''agonie r¨¦sonnaient ¨¤ l¡¯ext¨¦rieur, mais tout cela semblait ¨ºtre un lointain ¨¦cho, comme si la r¨¦alit¨¦ elle-m¨ºme ¨¦tait devenue floue. Il se glissa vers le corps de Li Mei, tremblant, les larmes aux yeux. "Pourquoi ? Pourquoi maintenant ?" murmura-t-il, une douleur sourde lui d¨¦chirant la poitrine. Mais il n''y avait pas de r¨¦ponse, seulement le chaos qui se d¨¦cha?nait autour de lui. Il n¡¯eut pas le temps de se remettre de sa perte, car une nouvelle secousse fit trembler la pi¨¨ce, suivie par des bruits de pas pr¨¦cipit¨¦s ¨¤ l''ext¨¦rieur. Des cris de panique se m¨ºlaient aux sons des combats et des explosions, et Zhou Han comprit que ce n¡¯¨¦tait pas un accident. Le clan Zhao ¨¦tait attaqu¨¦. Il n''y avait pas de doute. Au loin, dans le tumulte, des silhouettes arm¨¦es surgissaient, des assaillants d¨¦guis¨¦s en soldats venus d¡¯on ne savait o¨´. Les portes du clan avaient ¨¦t¨¦ bris¨¦es, et tout semblait se d¨¦rober sous ses pieds. Dans ce moment de d¨¦sespoir total, Zhou Han ferma les yeux un instant, se raccrochant ¨¤ l¡¯unique pens¨¦e qui le soutenait encore : il devait s¡¯¨¦chapper. Il ne pouvait pas rester l¨¤, incapable d¡¯aider, incapable de prot¨¦ger ceux qu¡¯il aimait. Il se leva brusquement, son esprit tourn¨¦ vers la survie, cherchant une issue. Mais avant de partir, il se pencha une derni¨¨re fois sur Li Mei. ¨CJe ne pouvais pas te sauver , murmura-t-il, un dernier mot ¨¤ la personne qui avait ¨¦t¨¦ la plus importante pour lui. Il laissa ses larmes couler et se tourna vers la porte, pr¨ºt ¨¤ fuir pour sa vie. L¡¯attaque du clan Zhao venait de commencer. Zhou Han se fraya un chemin ¨¤ travers les d¨¦combres fumants du clan Zhao. Le bruit des explosions r¨¦sonnait encore dans l¡¯air, les cris de douleur et de panique emplissant chaque coin du domaine. Mais tout cela lui semblait lointain, presque comme une mer calme ¨¤ laquelle il n¡¯appartenait plus. Apr¨¨s tout, Lin Mei ¨¦tait morte. Tout ce qu''il avait connu jusqu¡¯¨¤ pr¨¦sent s¡¯¨¦tait effondr¨¦ en une fraction de seconde. L¡¯attaque d¨¦vastatrice ne laissait derri¨¨re elle que ruines et sang. Son regard s¡¯arr¨ºta sur une silhouette au sol, ¨¤ moiti¨¦ ¨¦cras¨¦e sous les d¨¦bris. Un corps, celui d¡¯un v¨¦n¨¦rable du clan, se trouvait l¨¤, un des plus puissants cultivateurs que le clan Zhao poss¨¦dait. Zhou Han n¡¯avait jamais ¨¦t¨¦ proche de lui, mais il avait observ¨¦ ses d¨¦placements, et ¨¤ l¡¯heure actuelle, cela n¡¯avait plus aucune importance. Ce qui comptait, c¡¯¨¦tait ce que ce v¨¦n¨¦rable laissait derri¨¨re lui, ce que les autres n¡¯avaient peut-¨ºtre pas vu ou compris. Il s¡¯approcha du cadavre, le c?ur battant. Il avait appris ¨¤ se m¨¦fier de tout, ¨¤ saisir les opportunit¨¦s quand elles se pr¨¦sentaient. Ce v¨¦n¨¦rable, dans sa derni¨¨re agonie, portait encore son anneau spatial. Un artefact pr¨¦cieux, d¡¯une valeur inestimable. Les v¨¦n¨¦rables du clan poss¨¦daient souvent des objets de grande valeur, mais leur pouvoir ¨¦tait aussi souvent leur faiblesse. Zhou Han savait que, dans cette situation, la chance de trouver un tel artefact n¡¯¨¦tait pas donn¨¦e ¨¤ tout le monde. Il s¡¯agenouilla aupr¨¨s du corps sans vie, jetant un dernier coup d¡¯?il autour de lui pour s¡¯assurer qu¡¯il n¡¯¨¦tait pas observ¨¦. La bataille faisait rage tout autour, mais dans ce coin-l¨¤, la sc¨¨ne semblait fig¨¦e, comme si le temps lui-m¨ºme avait suspendu son souffle. Avec une pr¨¦caution extr¨ºme, il passa ses doigts sous le bras du v¨¦n¨¦rable, cherchant l¡¯anneau. La peau, encore chaude, mais d¨¦j¨¤ en d¨¦composition, se fendilla l¨¦g¨¨rement sous la pression. Finalement, son doigt effleura un petit artefact d¡¯apparence simple mais solide. Il le tira d¨¦licatement du doigt du v¨¦n¨¦rable et l¡¯observa un instant. L''anneau scintillait faiblement, dissimulant sa v¨¦ritable puissance derri¨¨re son apparence ordinaire. Le c?ur de Zhou Han s¡¯emballa. Cet anneau ¨¦tait un symbole de richesse et de pouvoir, une cl¨¦ qui lui permettrait d¡¯¨¦chapper ¨¤ cette guerre et ¨¤ cette destruction. Les ressources ¨¤ l¡¯int¨¦rieur pouvaient lui offrir une chance de s¡¯¨¦chapper, de survivre. Il savait que dans cet anneau r¨¦sidait tout ce qu¡¯il lui fallait pour quitter ce lieu, loin des r¨¨gles du clan Zhao et de ses hi¨¦rarchies oppressantes. Zhou Han se releva, l¡¯anneau serr¨¦ dans sa main. Il n¡¯y avait plus de retour en arri¨¨re. Il avait observ¨¦ ce v¨¦n¨¦rable pendant des ann¨¦es, notant ses faiblesses, ses habitudes. Aujourd''hui, ce m¨ºme v¨¦n¨¦rable, dans sa mort, lui offrait la libert¨¦. ¨C Je ne suis plus un serviteur, pensa Zhou Han en regardant autour de lui, son esprit empli de pens¨¦es froides et calculatrices. ¨C Le clan Zhao m¡¯a donn¨¦ tout ce qu¡¯il pouvait. Mais aujourd''hui, je prends ce qui m''est d?. Il glissa l¡¯anneau spatial dans sa poche et se tourna, d¨¦termin¨¦. Il savait que le chaos allait d¨¦truire le clan. Il n¡¯avait plus rien ¨¤ perdre. Le temps de fuir ¨¦tait arriv¨¦. Chapitre 19 : Poursuivie Zhou Han se faufilait dans les ruelles ¨¦troites, chaque pas mesur¨¦, son corps tendu comme un arc pr¨ºt ¨¤ se briser. Les explosions au loin r¨¦sonnaient comme des coups de tonnerre, mais rien ne semblait troubler le calme apparent de la ville. Quelques ¨¦tals restaient ouverts dans les ruelles, mais la majorit¨¦ des marchands avaient disparu dans leurs maisons, verrouillant les portes derri¨¨re eux. Les rues, habituellement anim¨¦es, ¨¦taient presque d¨¦sertes. Seuls quelques curieux osaient encore sortir pour observer les explosions en esp¨¦rant que la menace ne les atteigne pas. Les gens ¨¦taient bien trop habitu¨¦s ¨¤ la violence. Quand les bruits de combats se rapprochaient, ils savaient qu''il ¨¦tait plus sage de rentrer chez soi, de se cacher. Les attaques faisaient d¨¦sormais partie du paysage, une routine pour ceux qui vivaient dans cette ville o¨´ la guerre et le chaos semblaient ¨ºtre les seules constantes. Zhou Han, cependant, ne se sentait pas ¨¤ sa place ici. Le clan Zhao n''¨¦tait plus qu''un mauvais souvenir, un chapitre que l''on ne voulait plus relire. Il avait vol¨¦ ce qui pouvait l''aider ¨¤ s''¨¦chapper, mais il savait que sa fuite ne durerait pas ¨¦ternellement. Il serrait fermement l''anneau spatial du v¨¦n¨¦rable du clan, un artefact puissant qui renfermait une grande quantit¨¦ de ressources pr¨¦cieuses. ¨C Cela peut m''offrir une nouvelle chance. Si je trouve un endroit tranquille, peut-¨ºtre¡­ peut-¨ºtre que je pourrai tout reconstruire. Les bruits d''explosions r¨¦sonnaient plus pr¨¨s maintenant, mais Zhou Han ¨¦tait d¨¦j¨¤ loin des quartiers du clan. La ville ¨¦tait habitu¨¦e ¨¤ de telles secousses, et ceux qui vivaient ¨¤ proximit¨¦ du centre fuyaient vers leurs maisons pour se prot¨¦ger. Les rares qui demeuraient dans les rues ne s¡¯attardaient pas, se pr¨¦cipitant vers des refuges s?rs. La ville semblait ¨¤ la fois calme et tendue, un silence lourd flottant sur le sol, perturb¨¦ uniquement par les ¨¦chos lointains de la guerre. Zhou Han s''arr¨ºta un instant derri¨¨re un vieux batiment d¨¦labr¨¦, essouffl¨¦, son esprit tourn¨¦ vers l''avenir. ¨C J''ai encore le temps¡­ je dois m''¨¦chapper. Pas question de mourir aujourd''hui. Il savait que la ville allait se remettre de l''attaque, comme elle l¡¯avait toujours fait, mais pour lui, c''¨¦tait la fin d''une ¨¦poque. Sa survie d¨¦pendait maintenant de sa capacit¨¦ ¨¤ ¨¦chapper ¨¤ la main de fer de ses anciens alli¨¦s, mais aussi de la chance qu¡¯il pourrait avoir avec les ressources qu''il avait r¨¦colt¨¦es. L''anneau, avec ses tr¨¦sors cach¨¦s, pouvait ¨ºtre la cl¨¦ d''une nouvelle vie. This tale has been unlawfully lifted from Royal Road. If you spot it on Amazon, please report it. Il se remit en marche, son regard scrutant les rues d¨¦sert¨¦es, traversant les ruelles sombres et les vieilles avenues. Un silence ¨¦trange r¨¦gnait, comme une attente suspendue dans l¡¯air. Zhou Han savait qu''il n''¨¦tait pas encore en s¨¦curit¨¦. Zhou Han s''arr¨ºta enfin, haletant, la sueur perlant sur son front. Il s''¨¦loignait du clan Zhao, sans savoir si l''alerte avait d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ donn¨¦e ou non. Le poids de l''anneau spatial ¨¦tait lourd dans sa main, un poids qu''il n''arrivait pas ¨¤ ignorer, mais il savait qu''il ne pouvait pas se permettre de s''arr¨ºter trop longtemps. Il devait continuer ¨¤ fuir, ¨¤ se cacher. Ses jambes ¨¦taient lourdes, et ses pens¨¦es ¨¦taient confuses. Il n¡¯avait pas encore eu le temps de r¨¦aliser toute l''ampleur de son geste. Le vol de l''anneau ¨¦tait une chance, mais aussi un danger qui pourrait le mener ¨¤ sa perte. Il s''arr¨ºta un instant, contre un mur, pour reprendre sa respiration. Le calme de la rue d¨¦serte autour de lui lui donna un faux sentiment de s¨¦curit¨¦. Il ferma les yeux, pensant un instant que tout irait bien, qu''il pourrait simplement dispara?tre dans cette ville et ne jamais ¨ºtre retrouv¨¦. Mais alors qu¡¯il reprenait son souffle, un cri bris¨¦ et furieux ¨¦clata derri¨¨re lui : "Voleur ! Viens ici !" Le cri le fit sursauter. Zhou Han se figea. Ce n''¨¦tait pas un cri banal. Ce cri portait une col¨¨re, une haine qui lui gla?a le sang. Il se retourna pr¨¦cipitamment, cherchant d''o¨´ venait le cri, mais la ruelle derri¨¨re lui semblait vide. Il avait du mal ¨¤ se faire une id¨¦e de la direction. Le cri r¨¦sonna ¨¤ nouveau, plus proche cette fois, et Zhou Han n''eut pas le temps de r¨¦agir. Un bruit de pas pr¨¦cipit¨¦s se fit entendre, et il sentit une pr¨¦sence mena?ante dans son dos. Il se d¨¦tourna rapidement, regardant autour de lui avec panique, mais toujours personne en vue. Il n¡¯avait pas encore compris qu''il avait ¨¦t¨¦ rep¨¦r¨¦, qu¡¯un membre du clan Zhao le suivait depuis qu''il avait vol¨¦ l''anneau. Dans un ¨¦lan de panique, il tourna les talons et se mit ¨¤ courir. Ses jambes tremblaient sous lui, mais l''adr¨¦naline prenait le dessus. Il s¡¯¨¦loigna rapidement de l''endroit o¨´ il se trouvait, tentant de fuir dans les ruelles plus petites, de se cacher dans l''ombre. Mais ¨¤ chaque virage, ¨¤ chaque pas, il sentait cette pr¨¦sence toujours plus proche. L''id¨¦e qu''il pourrait ¨ºtre suivi le terrifiait. Zhou Han courait sans s''arr¨ºter, son souffle court et irr¨¦gulier. La ville ¨¦tait toujours aussi bruyante, mais il savait au fond de lui que chaque pas qu''il faisait l''¨¦loignait du clan Zhao. Son c?ur battait la chamade, chaque mouvement r¨¦sonnait dans sa poitrine comme un tambour de guerre. Il n¡¯avait pas anticip¨¦ ¨ºtre poursuivi, mais ¨¤ pr¨¦sent, il ne pouvait plus se permettre de ralentir. Les bruits de pas derri¨¨re lui se faisaient de plus en plus proches, les ¨¦clats de voix lui confirmant qu¡¯on l¡¯avait rep¨¦r¨¦. "Voleur !" La voix venait d''un homme du clan Zhao. Zhou Han n¡¯avait pas vu le moment o¨´ il avait ¨¦t¨¦ d¨¦couvert, mais il n¡¯avait pas le temps de r¨¦fl¨¦chir ¨¤ cela. Il fallait fuir. Il fallait absolument s¡¯¨¦chapper. Ses jambes ¨¦taient lourdes, mais l¡¯adr¨¦naline l¡¯aidait ¨¤ maintenir sa vitesse. Il s¡¯enfon?ait plus profond¨¦ment dans la ville, cherchant ¨¤ se perdre dans les ruelles ¨¦troites, mais ¨¤ chaque coin, ¨¤ chaque virage, les bruits de poursuite s¡¯intensifiaient. Ils ne s''arr¨ºtaient pas. Alors qu¡¯il tournait un coin abrupt, il aper?ut deux silhouettes. Des hommes. Ils marchaient calmement, presque indiff¨¦rents ¨¤ la sc¨¨ne qui se jouait autour d''eux. Dans son ¨¦tat de panique, il se sentit comme un animal accul¨¦. Mais peut-¨ºtre qu¡¯ils pouvaient l¡¯aider. Peut-¨ºtre qu¡¯il pourrait les convaincre de l¡¯abriter, de le cacher. "Aidez-moi ! Je suis poursuivi ! Ils veulent me tuer !" hurla-t-il, la voix tremblante de terreur. Il se jeta presque devant eux, esp¨¦rant que l¡¯un d¡¯eux le sauverait. Mais au fond de lui, une petite voix lui criait qu¡¯il risquait tout de m¨ºme d¡¯¨ºtre abandonn¨¦ ici, au milieu de la rue, seul et sans protection. Chapitre 20 : Petit Jeu Feng Lin le regarda sans un mot, ses yeux observant chaque d¨¦tail du jeune homme en fuite. Liang, derri¨¨re lui, semblait inquiet, mais ne laissa rien para?tre. Zhou Han attendait, tremblant, son regard fix¨¦ sur Feng Lin. "S''il vous pla?t..." murmura-t-il, le souffle court. "Je... je peux vous offrir de l''argent, je vous en prie.." Alors qu''il attendait une r¨¦ponse, le bruit des pas ennemis se rapprochait dangereusement. La pression sur ses ¨¦paules devenait insupportable. Feng Lin plissa l¨¦g¨¨rement les yeux, laissant un silence pesant s¡¯installer. Il pouvait voir la sueur perler sur le front de Zhou Han, son corps tremblant sous la tension. ¡ª De l¡¯argent ? r¨¦p¨¦ta Feng Lin d¡¯un ton amus¨¦. Et qu¡¯est-ce qui me dit que tu en as vraiment ? Zhou Han d¨¦glutit difficilement. ¡ª Je... j¡¯ai vol¨¦ quelque chose ! Un tr¨¦sor... sur le cadavre d¡¯un v¨¦n¨¦rable pendant l¡¯attaque du clan Zhao ! Liang, qui jusque-l¨¤ restait silencieux, tressaillit et serra les poings. ¡ª Tu as pill¨¦ les morts pendant que ton propre clan se faisait massacrer ? cracha-t-il, la col¨¨re dans la voix. Apr¨¨s tout il avait ¨¦tait recueilli par le clan Feng. Voir quelqu''un trahir un clan peut importe lequel le rendez fou. Zhou Han recula d¡¯un pas, effray¨¦ par l¡¯intensit¨¦ du regard de Liang. ¡ª J¡¯ai vu une opportunit¨¦... Je n¡¯avais pas le choix ! Mais je vous le donne si vous me sauvez ! Feng Lin esquissa un sourire narquois. ¡ª Un choix, hein ? Il fit un pas lent vers Zhou Han, savourant la peur dans ses yeux. ¡ª Si je devais te sauver, tu devrais au moins prouver que tu en vaux la peine... Zhou Han ouvrit la bouche, mais aucun son n¡¯en sortit. Feng Lin croisa les bras, un air faussement pensif sur le visage. This tale has been unlawfully lifted without the author''s consent. Report any appearances on Amazon. ¡ª Amusons-nous un peu. Zhou Han palit encore plus. ¡ª Q-que voulez-vous dire ? Feng Lin se pencha l¨¦g¨¨rement vers lui, son sourire s¡¯¨¦largissant. ¡ª Si tu veux ta vie, montre-moi que tu la m¨¦rites. Fais quelque chose d¡¯int¨¦ressant. Sinon... Il laissa sa phrase en suspens, mais l¡¯intention ¨¦tait claire. Zhou Han trembla de tout son corps. Il comprit ¨¤ cet instant que sa survie d¨¦pendait enti¨¨rement du bon vouloir de Feng Lin... et que ce dernier s¡¯amusait d¨¦j¨¤ ¨¤ le voir souffrir. Feng Lin croisa les bras, son regard per?ant fix¨¦ sur Zhou Han. ¡ª Donc un tr¨¦sor d¡¯un v¨¦n¨¦rable, hein ? Montre-moi. Zhou Han palit. ¡ª I-ici ? Mais¡­ Il jeta un regard paniqu¨¦ autour de lui. Le bruit des pas du poursuivant se rapprochait dangereusement. Il n¡¯avait pas de temps ¨¤ perdre¡­ mais pouvait-il vraiment faire confiance ¨¤ Feng Lin ? ¡ª Tu veux mon aide, oui ou non ? lan?a Feng Lin d¡¯un ton indiff¨¦rent. Si tu h¨¦sites encore, alors je suppose que ce que tu transportes n¡¯a aucune valeur. Zhou Han serra les dents. Il savait qu¡¯il n¡¯avait pas d¡¯autre choix. Tremblant, il tendit la main et retira un anneau spatial de couleur orange, finement d¨¦cor¨¦ aux motifs du clan Zhao. Feng Lin l¡¯attrapa sans c¨¦r¨¦monie et y infusa l¨¦g¨¨rement son qi, plongeant son esprit ¨¤ l¡¯int¨¦rieur. Son regard s¡¯aiguisa l¨¦g¨¨rement. L¡¯anneau contenait un butin bien plus cons¨¦quent que ce ¨¤ quoi il s¡¯attendait. Une grande quantit¨¦ d¡¯herbes spirituelles de bas rang de niveau mortel, certaines ¨¦taient courantes, d¡¯autres l¨¦g¨¨rement plus rares, mais dans l¡¯ensemble, elles servaient toutes de base pour l¡¯alchimie et la m¨¦decine. Quelques herbes spirituelles de rang moyen aussi de niveau mortel. Assez pr¨¦cieuses pour des cultivateurs de l¡¯Ouverture des M¨¦ridiens, elles pouvaient ¨ºtre utilis¨¦es dans des pilules am¨¦liorant la circulation du qi ou renfor?ant le corps. Une herbe spirituelle de haut rang (niveau mortel). Elle ¨¦tait soigneusement conserv¨¦e dans un coffret de jade, preuve de sa grande valeur. M¨ºme un alchimiste de haut rang confirm¨¦ trouverait un tel ingr¨¦dient difficile ¨¤ obtenir. Plusieurs pilules de r¨¦cup¨¦ration de jeune et de renforcement physique. Probablement raffin¨¦es par un alchimiste de moyen rang , elles ¨¦taient d¡¯une qualit¨¦ correcte. Une dague de qualit¨¦ mortelle sup¨¦rieure. Fine et bien ¨¦quilibr¨¦e, elle ¨¦tait marqu¨¦e d¡¯inscriptions augmentant l¨¦g¨¨rement sa p¨¦n¨¦tration. Quelques fragments de jade contenant des notes manuscrites. Des enseignements et exp¨¦riences d¡¯un alchimiste ou cultivateur du clan Zhao, potentiellement utiles. Une bourse bien remplie de pi¨¨ces spirituelles. Suffisamment pour financer des achats int¨¦ressants. Feng Lin analysa le contenu en un instant, son expression restant impassible. Ce n¡¯¨¦tait pas un tr¨¦sor inestimable, mais il y avait clairement de quoi faire. Il fit tourner l¡¯anneau entre ses doigts avant de lever les yeux vers Zhou Han, un sourire narquois se dessinant sur ses l¨¨vres. ¡ª Hm. C¡¯est donc ?a. Son ton ¨¦tait neutre, presque d¨¦daigneux. Zhou Han d¨¦glutit, sentant un frisson lui parcourir l¡¯¨¦chine. Feng Lin jouait avec lui¡­ et il ignorait toujours s¡¯il comptait l¡¯aider ou simplement le d¨¦pouiller. Alors que Feng Lin jouait avec l''anneau entre ses doigts, un bruit r¨¦sonna brusquement derri¨¨re eux. Des pas lourds frapp¨¨rent le sol, pr¨¦cipit¨¦s mais assur¨¦s. Zhou Han sursauta, son visage bl¨ºmit encore davantage. Il se retourna juste ¨¤ temps pour voir une silhouette ¨¦merger de l''ombre. Un homme aux traits durs, v¨ºtu d¡¯une tunique aux couleurs du clan Zhao, s¡¯arr¨ºta net ¨¤ l¡¯angle de la ruelle. Son regard sombre balaya rapidement la sc¨¨ne avant de s¡¯arr¨ºter sur Zhou Han, puis sur Feng Lin et Liang. Ses yeux se pliss¨¨rent. ¡ª Tu as des complices ! Sa voix grondait de col¨¨re et de suspicion. Un d¨¦bordement de son aura se manifesta aussit?t, pesant lourdement sur l¡¯atmosph¨¨re. Zhou Han recula instinctivement, cherchant une ¨¦chappatoire, mais il ¨¦tait accul¨¦. Liang, lui, serra discr¨¨tement les poings, la peur perlant sur son front. Le d¨¦bordement de l¡¯aura envahit la ruelle, exer?ant une pression ¨¦crasante sur Feng Lin et les autres. L¡¯ennemi ¨¦tait au stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps. Feng Lin resta impassible, mais en son for int¨¦rieur, il analysait rapidement la situation. Lorsqu¡¯il avait affront¨¦ le voleur dans la salle d¡¯alchimie du clan Feng, il ¨¦tait au sommet de la premi¨¨re ¨¦tape, tandis que son adversaire n¡¯¨¦tait qu¡¯au stade pr¨¦coce de la deuxi¨¨me ¨¦tape. Grace ¨¤ son exp¨¦rience et ¨¤ sa puissance de combat, il avait pu le dominer sans trop de difficult¨¦. Mais maintenant, il venait tout juste d¡¯atteindre la deuxi¨¨me ¨¦tape, et son adversaire ¨¦tait d¨¦j¨¤ ¨¤ la troisi¨¨me. L¡¯¨¦cart entre les ¨¦tapes de l¡¯Affinement du Corps se creusait progressivement, rendant chaque diff¨¦rence de niveau plus significative. Un affrontement direct serait dangereux. Feng Lin n¡¯avait pas encore de techniques de combat adapt¨¦es ¨¤ son niveau actuel, ses anciennes techniques ¨¦tant trop complexes pour un simple mortel. Il devait donc trouver un autre moyen de prendre l¡¯avantage¡­ Chapitre 21 : Piège Entre Fuite Et Combat Feng Lin ressentit une mont¨¦e d¡¯adr¨¦naline face ¨¤ la pression ¨¦crasante qui l¡¯oppressait. L¡¯ennemi ¨¦tait au stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, un niveau sup¨¦rieur au sien. Un frisson d¡¯inqui¨¦tude le traversa, mais aussit?t, un sourire subtil apparut sur son visage. Cet idiot venait de d¨¦voiler sa propre force sans m¨ºme s¡¯en rendre compte. D¡¯ordinaire, percevoir la cultivation d¡¯un adversaire ¨¦tait extr¨ºmement difficile sans artefact sp¨¦cifique. En effet, on ne pouvait voir clairement le niveau d¡¯une personne que si elle ¨¦tait plus faible que soi, m¨ºme dans un m¨ºme royaume. Pourtant, cet homme, par arrogance, avait lib¨¦r¨¦ son aura et expos¨¦ sa cultivation au grand jour. Feng Lin reprit rapidement son calme. Cette information pr¨¦cieuse lui permettait d¡¯adapter sa strat¨¦gie. Il ne pouvait pas vaincre cet adversaire de front, mais il existait toujours d¡¯autres moyens de renverser une situation¡­ Feng Lin r¨¦fl¨¦chit rapidement ¨¤ la situation. Son adversaire ¨¦tait plus fort que lui, et m¨ºme s¡¯il avait l¡¯exp¨¦rience et la ruse de son c?t¨¦, un combat frontal serait suicidaire. Il jeta un regard ¨¤ Liang, pesant le pour et le contre. Bien que ce dernier ne soit qu¡¯a la premi¨¨re ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, il restait un cultivateur. Un cultivateur qui savait se battre. Apr¨¨s tout, descendre en ville seul pour vendre des produits ¨¦tait risqu¨¦. Il fallait ¨ºtre capable de se d¨¦fendre face aux voleurs ou aux opportunistes. Feng Lin prit une d¨¦cision. Il s¡¯approcha l¨¦g¨¨rement de Liang et, d¡¯une voix basse mais ferme, il d¨¦clara : ¡ª J¡¯ai besoin de ton aide. Liang tressaillit l¨¦g¨¨rement, mais face ¨¤ l¡¯urgence de la situation, il hocha la t¨ºte, bien que son regard trahisse une certaine h¨¦sitation. Liang resta fig¨¦ un instant avant de serrer les poings. Son regard oscillait entre Feng Lin et l¡¯ennemi, clairement h¨¦sitant. Il savait qu¡¯il ¨¦tait plus faible, mais il comprenait aussi qu¡¯il n¡¯avait pas d¡¯autre choix. A case of literary theft: this tale is not rightfully on Amazon; if you see it, report the violation. Pendant ce temps, l¡¯homme du clan Zhao s¡¯avan?a, son aura toujours aussi oppressante. ¡ª Vous comptez vraiment me combattre ? ricana-t-il en balayant du regard les deux jeunes hommes. Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Son esprit tournait ¨¤ toute vitesse, analysant la situation. Un combat frontal serait suicidaire. Cependant, un combat intelligent... Il se tourna l¨¦g¨¨rement vers Liang et murmura : ¡ª Nous devons cr¨¦er une ouverture. Moi, je le force ¨¤ se d¨¦fendre, toi, tu frapperas au bon moment. Liang d¨¦glutit mais acquies?a. L¡¯ennemi, agac¨¦ par l¡¯absence de r¨¦action, avan?a brusquement. ¡ª Tant pis pour vous, vous mourrez ensemble ! Sans attendre, Feng Lin bondit sur le c?t¨¦ et ramassa une pierre au sol. Il la lan?a avec force vers le visage de son adversaire. L¡¯attaque ¨¦tait simple, mais rapide. L¡¯homme du clan Zhao haussa un sourcil avant de balayer la pierre d¡¯un revers de main. C¡¯¨¦tait le moment. Profitant de cette distraction, Liang se jeta en avant, frappant avec toute sa force. L¡¯ennemi, bien qu¡¯arrogant, n¡¯¨¦tait pas un imb¨¦cile. Il avait per?u le mouvement de Liang et, d¡¯un pas fluide, pivota pour intercepter son assaut. Son bras jaillit, stoppant le coup de Liang avant de l¡¯envoyer violemment au sol d¡¯un revers bien plac¨¦. ¡ª Path¨¦tique. Tu crois vraiment qu¡¯un insecte comme toi peut me surprendre ? ricana-t-il. Liang grima?a, le souffle coup¨¦ par l¡¯impact, mais il n¡¯¨¦tait pas encore hors de combat. Feng Lin, lui, n¡¯avait pas perdu une seconde. C¡¯¨¦tait exactement ce qu¡¯il voulait. Profitant de l¡¯instant o¨´ l¡¯ennemi se focalisait sur Liang, Feng Lin s¡¯¨¦lan?a dans son dos, visant directement un point vital avec toute la force de son attaque. L¡¯homme du clan Zhao r¨¦agit instantan¨¦ment. Sans m¨ºme se retourner, il balan?a un coup de coude en arri¨¨re, projetant Feng Lin en arri¨¨re. ¡ª Tss, vous ¨ºtes vraiment aga?ants. Feng Lin roula sur quelques m¨¨tres avant de se redresser, un filet de sang au coin des l¨¨vres. Il n¡¯¨¦tait pas surpris : un adversaire du stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps n¡¯¨¦tait pas quelqu¡¯un qu¡¯il pouvait vaincre aussi facilement. Cependant, m¨ºme si le combat semblait d¨¦s¨¦quilibr¨¦, Feng Lin n¡¯avait pas encore utilis¨¦ toutes ses cartes. ¡ª Je suppose qu¡¯il va falloir employer d¡¯autres m¨¦thodes¡­ murmura-t-il pour lui-m¨ºme. Son regard se posa sur l¡¯environnement autour d¡¯eux. Il y avait peut-¨ºtre un moyen de renverser la situation. Zhou Han observait la sc¨¨ne ¨¤ distance, le visage crisp¨¦ par l¡¯h¨¦sitation. Fuir ou rester ? Son instinct lui criait de s¡¯¨¦chapper tant que l¡¯ennemi ¨¦tait occup¨¦, mais un probl¨¨me majeur l¡¯en emp¨ºchait : son anneau spatial ¨¦tait toujours entre les mains de Feng Lin. Sans ces ressources, il ¨¦tait fichu. Ses doigts tremblaient l¨¦g¨¨rement alors qu¡¯il regardait Feng Lin et Liang tenter de r¨¦sister face au combattant du clan Zhao. Pourquoi cet idiot ne fuyait-il pas ? La r¨¦ponse lui apparut soudainement. Si Feng Lin partait maintenant, l¡¯ennemi le poursuivrait apr¨¨s avoir tu¨¦ Zhou Han. Feng Lin ne restait pas par altruisme, mais par pragmatisme : il savait que tant que Zhou Han ¨¦tait vivant, il servait de cible prioritaire. Zhou Han sentit un frisson lui parcourir l¡¯¨¦chine. Cet homme ¨¦tait encore plus froid qu¡¯il ne l¡¯avait imagin¨¦¡­ Chapitre 22 : écrasé Par La Force Feng Lin, essuyant le sang au coin de ses l¨¨vres, recula l¨¦g¨¨rement en ajustant sa posture. Le combat frontal avait ¨¦t¨¦ un ¨¦chec. Son adversaire, un cultivateur au stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, ¨¦tait tout simplement trop puissant. L¡¯ennemi, un homme aux traits durs et au regard per?ant, ne relachait pas sa garde. Son aura oppressante emplissait la ruelle d¨¦serte. Il jeta un coup d¡¯?il vers Zhou Han, toujours t¨¦tanis¨¦ ¨¤ quelques m¨¨tres. -Remets-moi cet anneau, et peut-¨ºtre que je te laisserai en vie. Sa voix ¨¦tait calme, confiante, comme s¡¯il dictait une simple formalit¨¦. Feng Lin, haletant, afficha un sourire amer. - Tu es s?r que c¡¯est lui qui l¡¯a ? L¡¯ennemi fron?a les sourcils. -Ne joue pas avec moi. Je sais qu¡¯il l¡¯a vol¨¦. -Vol¨¦, oui... mais qui te dit qu¡¯il l¡¯a toujours sur lui ? Feng Lin fit un pas de c?t¨¦, pla?ant l¨¦g¨¨rement son corps devant Zhou Han comme s¡¯il voulait le prot¨¦ger. - Tu as vu dans quel ¨¦tat il ¨¦tait en arrivant ici. Si c¡¯¨¦tait lui qui l¡¯avait, pourquoi aurait-il couru comme un lapin effray¨¦ au lieu de se d¨¦fendre ? L¡¯ennemi h¨¦sita un instant, balayant du regard Feng Lin et Zhou Han. Un bon combattant ne sous-estimait jamais un adversaire, et Feng Lin n¡¯avait pas l¡¯air d¡¯un simple mortel faible. -Int¨¦ressant, murmura l¡¯homme. Si ce n¡¯est pas lui, alors c¡¯est toi. Feng Lin rit l¨¦g¨¨rement. - Tu me surestimes. Si je l¡¯avais, je me serais enfui depuis longtemps. Pourtant, je suis toujours l¨¤, ¨¤ te parler. L¡¯ennemi resta silencieux, analysant chaque mot. Il connaissait les tactiques des faibles cherchant ¨¤ gagner du temps, mais il ne pouvait ignorer une possibilit¨¦ : et si l¡¯anneau ¨¦tait d¨¦j¨¤ pass¨¦ de main ? You might be reading a pirated copy. Look for the official release to support the author. C¡¯est ¨¤ ce moment pr¨¦cis que Feng Lin d¨¦cida de jouer son atout. Il ¨¦changea un regard furtif avec Liang, qui comprit imm¨¦diatement. Sans un mot, Liang se d¨¦pla?a discr¨¨tement sur le c?t¨¦, feignant la peur et l¡¯h¨¦sitation. L¡¯ennemi remarqua le mouvement et changea l¨¦g¨¨rement de posture, pr¨ºt ¨¤ r¨¦agir. Feng Lin profita de cette br¨¨ve distraction. Il ramassa une pierre du sol et la lan?a en direction de l¡¯ennemi. Ce dernier, par r¨¦flexe, la d¨¦via d¡¯un revers de main. Ce fut suffisant. D¡¯un bond, Liang se propulsa sur le c?t¨¦ de l¡¯ennemi et tenta un coup rapide vers son flanc. L¡¯homme, r¨¦actif, se retourna juste ¨¤ temps pour bloquer l¡¯attaque, mais Feng Lin ¨¦tait d¨¦j¨¤ sur lui. Usant de sa vitesse, il visa un point vuln¨¦rable ¨C le genou. L¡¯ennemi grogna sous l¡¯impact, un court instant d¨¦s¨¦quilibr¨¦. C¡¯¨¦tait l¡¯ouverture que Feng Lin attendait. Sans perdre un instant, il lan?a un coup de paume vers la gorge de son adversaire, une frappe vicieuse visant ¨¤ lui couper le souffle. L¡¯ennemi, bien qu¡¯exp¨¦riment¨¦, ne put totalement esquiver. Il recula en suffoquant l¨¦g¨¨rement, une main sur sa gorge. - Joli coup... gronda-t-il, sa voix rauque. Mais ce n¡¯est pas suffisant pour me battre. Feng Lin sourit en coin. - Je sais. Son regard glissa vers Zhou Han, qui observait la sc¨¨ne, fig¨¦ entre la peur et l¡¯espoir. L¡¯ennemi ne pouvait pas fuir tant qu¡¯il pensait que l¡¯anneau ¨¦tait ici. Feng Lin comptait bien utiliser cela ¨¤ son avantage pour renverser la situation une bonne fois pour toutes.. Zhou Han fron?a les sourcils, la confusion se lisant sur son visage. Feng Lin pr¨¦tendait ne pas avoir l¡¯anneau, mais alors¡­ o¨´ ¨¦tait-il ? Il ¨¦tait certain de l¡¯avoir vu le r¨¦cup¨¦rer. Un doute s¡¯immis?a dans son esprit. Feng Lin n¡¯¨¦tait peut-¨ºtre pas assez rapide pour fuir avec, ou alors¡­ il jouait ¨¤ un jeu plus complexe. Zhou Han h¨¦sita, observant l¡¯ennemi dont le regard restait fix¨¦ sur lui. Le poursuivant n¡¯allait pas partir tant qu¡¯il pensait que l¡¯anneau ¨¦tait en sa possession. Feng Lin, de son c?t¨¦, affichait un l¨¦ger sourire en coin, comme s¡¯il s¡¯amusait de la situation. L¡¯ennemi ne bougeait pas, ses yeux passaient de Feng Lin ¨¤ Zhou Han. Son instinct lui soufflait que quelque chose clochait. Feng Lin semblait trop calme malgr¨¦ sa situation d¨¦savantageuse. ¡ª Arr¨ºte tes jeux, gamin ! grogna-t-il. Donne-moi l¡¯anneau et peut-¨ºtre que je vous laisserai en vie. Feng Lin sourit l¨¦g¨¨rement. ¡ª Si tu penses que je l¡¯ai, viens le prendre. Il adopta une posture d¨¦fensive, pr¨ºt ¨¤ esquiver. L¡¯ennemi ne se laissa pas provoquer et avan?a prudemment. Il savait que Feng Lin n''¨¦tait pas assez fort pour l''affronter de front, mais quelque chose dans son attitude le mettait mal ¨¤ l¡¯aise. Soudain, Feng Lin recula d¡¯un pas, attirant l¡¯ennemi dans un angle plus ¨¦troit de la ruelle. Liang, jusqu¡¯alors immobile, se tendit. Il avait compris le plan de Feng Lin. Le combattant adversaire fit mine d¡¯attaquer, mais au dernier moment, il feinta et recula brusquement, testant la r¨¦action de Feng Lin. Il ne comptait pas tomber dans un pi¨¨ge aussi facilement. ¡ª Tu crois que je suis un idiot ? Son aura se d¨¦ploya brusquement, exer?ant une pression ¨¦crasante. Il comptait terminer ce combat imm¨¦diatement. Feng Lin, toujours souriant, jeta un rapide regard ¨¤ Zhou Han, qui semblait sur le point de paniquer. ¡ª Dans ce cas¡­ montre-moi si tu es capable de prendre cet anneau par la force ! lan?a Feng Lin. L¡¯ennemi, exc¨¦d¨¦, chargea violemment. Feng Lin tenta d¡¯esquiver en bondissant sur le c?t¨¦, mais l¡¯adversaire ¨¦tait bien trop rapide. Un poing charg¨¦ d¡¯aura s¡¯abattit sur lui avant qu¡¯il n¡¯ait pu se repositionner. L¡¯impact explosa dans sa garde, traversant ses bras lev¨¦s comme s¡¯ils n¡¯¨¦taient qu¡¯un mince bouclier de papier. Un choc fulgurant traversa son torse, l¡¯envoyant voler en arri¨¨re. Il heurta brutalement le sol pav¨¦, roulant sur plusieurs m¨¨tres avant de s¡¯immobiliser. Une douleur lancinante envahit tout son corps. Il tenta de respirer, mais un go?t m¨¦tallique envahit aussit?t sa bouche. L¡¯ennemi ne lui laissa aucun r¨¦pit. Profitant de son avantage, il bondit en avant et ¨¦crasa son pied sur le dos de Feng Lin, l¡¯¨¦pinglant violemment au sol. ¡ª O¨´ est l¡¯anneau ?! Feng Lin grin?a des dents, sentant une pression ¨¦crasante lui broyer la colonne vert¨¦brale. Ses doigts tremblaient sous la douleur, mais il savait qu¡¯abandonner maintenant signifiait la mort. Chapitre 23 : Une Brise DHumanité Feng Lin suffoquait sous la pression implacable du pied de son adversaire. Son dos craquait sous l''effort, une douleur fulgurante irradiant dans tout son corps. Malgr¨¦ ses tentatives pour se d¨¦gager, son ennemi, implacable, augmenta encore la pression, savourant sa victoire imminente. Zhou Han, ¨¤ quelques m¨¨tres de l¨¤, restait fig¨¦, partag¨¦ entre l¡¯envie de fuir et l¡¯incapacit¨¦ de laisser derri¨¨re lui l¡¯anneau spatial qu¡¯il convoitait tant. Mais il savait qu¡¯approcher maintenant signerait sa mort. Liang, lui, bouillonnait d¡¯indignation. Feng Lin, bien qu¡¯un paria du clan Feng, restait un membre du clan. Laisser un fr¨¨re d¡¯armes se faire ¨¦craser sous les yeux de l¡¯ennemi ¨¦tait impensable. Sans h¨¦sitation, il fondit sur l¡¯assaillant avec toute la puissance dont il disposait, son poing s¡¯illuminant d¡¯une ¨¦nergie brute. Le combattant ennemi, anticipant l¡¯attaque, esquissa un sourire moqueur et se d¨¦tourna l¨¦g¨¨rement, sans pour autant lib¨¦rer Feng Lin. Il contra la frappe de Liang avec aisance, sa main se refermant comme un ¨¦tau sur son bras. Un craquement sinistre r¨¦sonna. Liang hurla, son bras arrach¨¦ dans un geyser de sang. Il s¡¯effondra au sol, son visage crisp¨¦ par une douleur insoutenable. Mais son sacrifice ne fut pas vain. Dans cette fraction de seconde, l¡¯emprise sur Feng Lin se relacha l¨¦g¨¨rement. Profitant de cette ouverture, Feng Lin canalisa toute sa force restante et, avec une explosion de volont¨¦, roula sur le c?t¨¦, lib¨¦rant enfin son dos meurtri. Sans perdre un instant, il fouetta ses jambes vers l¡¯ennemi, visant les articulations avec pr¨¦cision. L¡¯impact fit chanceler l¡¯adversaire, lui arrachant une jambe par la m¨ºme occasion. Sans attendre de voir s¡¯il retrouvait son ¨¦quilibre, Feng Lin saisit l''¨¦p¨¦e de Liang et poignarda son ennemi. L''ennemi ¨¦carquilla les yeux, un rale ¨¦trangl¨¦ s¡¯¨¦chappant de sa gorge tandis que la lame de Feng Lin s¡¯enfon?ait profond¨¦ment dans son torse. Un instant, il tenta de r¨¦sister, son corps tremblant sous l''effort, mais la blessure ¨¦tait fatale. Son regard, autrefois empreint d¡¯arrogance, vacilla alors qu¡¯il r¨¦alisait son erreur. Feng Lin, le souffle court et le corps meurtri, arracha violemment la lame de la chair de son adversaire. Celui-ci tituba, portant une main tremblante ¨¤ sa blessure avant de s¡¯effondrer lourdement, son regard d¨¦j¨¤ vide. This narrative has been unlawfully taken from Royal Road. If you see it on Amazon, please report it. Mais Feng Lin n¡¯avait pas le temps de savourer cette victoire am¨¨re. Son c?ur se serra en voyant Liang allong¨¦ au sol, le visage tordu par la douleur, son bras sectionn¨¦ continuant de saigner. ¡ª Liang ! Il se pr¨¦cipita vers lui, son propre corps hurlant de douleur, mais il ignora la souffrance. Il tomba ¨¤ genoux et appuya sur la plaie avec ses mains tremblantes. ¡ª Tiens bon¡­ ne ferme pas les yeux ! Liang esquissa un sourire pale. ¡ª Heh¡­ Je pensais pas¡­ que je finirais comme ?a¡­ Feng Lin serra les dents, son expression se durcissant. Il arracha un morceau de son v¨ºtement et noua un garrot autour du moignon ensanglant¨¦. Ses gestes ¨¦taient fermes, mais son regard trahissait une pointe de panique. ¡ª Ne dis pas de conneries ! Tu vas survivre, compris ? Liang grima?a, mais hocha l¨¦g¨¨rement la t¨ºte. ¨¤ cet instant, Feng Lin sentit une vague d¡¯¨¦motions contradictoires l¡¯envahir. Il n¡¯¨¦tait pas un monstre, pas un cultivateur d¨¦moniaque d¨¦nu¨¦ de tout attachement. Il ne pouvait pas juste ignorer ce sacrifice. Liang avait perdu un bras pour lui, pour un membre du clan qu¡¯il connaissait ¨¤ peine. Cette pens¨¦e lui serra la poitrine. Mais il n¡¯avait pas le temps de s¡¯attarder sur ses ¨¦motions. Zhou Han, toujours fig¨¦ ¨¤ quelques pas, observait la sc¨¨ne sans un mot. Il savait qu¡¯ils devaient partir au plus vite. Feng Lin prit une profonde inspiration, ravalant la boule qui s¡¯¨¦tait form¨¦e dans sa gorge. Il souleva Liang avec pr¨¦caution, sentant le poids du sacrifice de son camarade peser sur ses ¨¦paules. ¡ª On s¡¯en va. Zhou Han hocha la t¨ºte, et ensemble, ils s¡¯¨¦loign¨¨rent, laissant derri¨¨re eux le cadavre encore chaud du guerrier vaincu. Feng Lin s¡¯arr¨ºta net. Il ferma les yeux, tentant de calmer sa respiration. Son dos lui lan?ait, chaque mouvement lui arrachant une douleur sourde. Il n¡¯avait pas besoin d¡¯aller chercher des herbes¡­ Il en avait d¨¦j¨¤. D¡¯un geste rapide, il fouilla son anneau spatial et en sortit plusieurs herbes spirituelles aux propri¨¦t¨¦s curatives. Ses doigts tremblaient l¨¦g¨¨rement sous l¡¯effet de l¡¯adr¨¦naline encore pr¨¦sente dans son corps. Il se pr¨¦cipita vers Liang, toujours allong¨¦, son visage bl¨ºme, les traits crisp¨¦s par la douleur. Son bras sectionn¨¦ formait une mare de sang poisseuse autour de lui. ¡ª Tiens bon. murmura Feng Lin en broyant rapidement quelques feuilles entre ses doigts. Il appliqua la pate m¨¦dicinale sur la plaie, avant de sortir un bandage propre pour la recouvrir. Les herbes ralentiraient l¡¯h¨¦morragie et favoriseraient la cicatrisation, mais sans soins plus avanc¨¦s, Liang risquait de perdre plus que son bras. ¡ª Tu¡­ tu aurais d? fuir. souffla Liang, la voix faible. Feng Lin resta silencieux un instant, serrant les dents. Il finit par r¨¦pondre, d¡¯une voix plus pos¨¦e : ¡ª Et te laisser crever ? Jamais. Il tourna ensuite la t¨ºte vers Zhou Han, son regard toujours aussi dur. ¡ª Donne-moi ton manteau. ¡ª Mon¡­ quoi ? Zhou Han sursauta. ¡ª Ton manteau ! r¨¦p¨¦ta Feng Lin, l¡¯impatience per?ant dans sa voix. Tremblant, Zhou Han ?ta son v¨ºtement et le tendit. Feng Lin le prit et l¡¯utilisa pour mieux couvrir Liang, lui offrant un peu de chaleur. Il soupira, s¡¯appuyant contre la paroi de la grotte. Son corps r¨¦clamait du repos, mais il savait qu¡¯ils ne pouvaient pas rester ici ¨¦ternellement. ¡ª On part d¨¨s que Liang peut bouger. d¨¦clara-t-il finalement. Je ne veux plus rester une minute de plus dans ce maudit endroit. Zhou Han hocha rapidement la t¨ºte, ¨¦vitant son regard. Feng Lin savait que cette histoire n¡¯¨¦tait pas finie. Mais pour l¡¯instant, la priorit¨¦ ¨¦tait de survivre. Chapitre 24 : Petit Soldat Le vent froid balayait les vastes plaines tandis qu¡¯un vieil homme aux tempes grisonnantes avan?ait d¡¯un pas mesur¨¦. Son regard aiguis¨¦ scrutait l¡¯horizon, observant chaque d¨¦tail du paysage avec une concentration absolue. Cet ancien du clan Feng n¡¯avait qu¡¯une mission : veiller sur Feng Lin discr¨¨tement. Pourtant, en approchant des portes de la ville, il avait rapidement compris que quelque chose n¡¯allait pas. D¨¨s son arriv¨¦e sur la route principale, il avait crois¨¦ un groupe de bandits en train de se disputer les restes d¡¯une charrette renvers¨¦e. Plut?t que d¡¯intervenir, il les avait contourn¨¦s, pr¨¦f¨¦rant ¨¦viter un affrontement inutile. Pourtant, ce contretemps l¡¯avait retard¨¦ bien plus qu¡¯il ne l¡¯aurait voulu. Lorsqu¡¯il ¨¦tait enfin parvenu ¨¤ une distance raisonnable de la ville, il s¡¯¨¦tait heurt¨¦ ¨¤ un probl¨¨me inattendu : il ne pouvait plus entrer. Les portes de la ville n¡¯¨¦taient pas ferm¨¦es, mais il sentait qu¡¯un chaos int¨¦rieur y r¨¦gnait. Des cris, des murmures et une tension palpable s¡¯en d¨¦gageaient. Ne connaissant pas la cause de ce tumulte et craignant d¡¯attirer l¡¯attention, il s¡¯¨¦tait post¨¦ en retrait, attendant une opportunit¨¦. C¡¯est alors qu¡¯il les vit. Feng Lin, accompagn¨¦ de Liang et d¡¯un autre jeune homme qu¡¯il ne connaissait pas personnellement, sortaient discr¨¨tement de la ville. Son regard s¡¯arr¨ºta imm¨¦diatement sur Liang, dont la manche pendait mollement, imbib¨¦e de sang s¨¦ch¨¦. Son bras manquant ne laissait aucun doute sur la gravit¨¦ des ¨¦v¨¦nements qui s¡¯¨¦taient d¨¦roul¨¦s. L¡¯ancien sentit un pincement au c?ur. Il avait ¨¦t¨¦ celui qui avait pris Liang sous son aile, lui enseignant les rudiments du combat et lui inculquant les valeurs du clan Feng. Voir son disciple r¨¦duit ¨¤ cet ¨¦tat lui ¨¦tait insupportable. Ses yeux se pos¨¨rent ensuite sur Feng Lin, qui marchait devant, la t¨ºte l¨¦g¨¨rement baiss¨¦e. Il ne paraissait pas bless¨¦, mais quelque chose en lui semblait diff¨¦rent. L¡¯ancien sentit une pointe de suspicion grandir en lui. Liang avait perdu un bras¡­ et Feng Lin ¨¦tait indemne ? Son regard se tourna vers le troisi¨¨me individu : Zhou Han. Il ne connaissait pas les d¨¦tails, mais son instinct lui soufflait que cet ¨¦tranger ¨¦tait li¨¦ ¨¤ tout cela. ¨¦tait-il responsable de la blessure de Liang ? Ou bien Feng Lin avait-il jou¨¦ un r?le dans cette trag¨¦die ? This narrative has been purloined without the author''s approval. Report any appearances on Amazon. Ses poings se serr¨¨rent involontairement. Un soup?on d¡¯intention meurtri¨¨re traversa son esprit avant qu¡¯il ne se ressaisisse. Il ¨¦tait ici pour observer, pas pour agir imprudemment. L''ancien observa Liang, son regard s''assombrissant de plus en plus en voyant le bras manquant du jeune homme. Un frisson lui parcourut l''¨¦chine. Il murmura pour lui-m¨ºme : ¨C Liang... Son esprit fut soudain submerg¨¦ par un flot de souvenirs. Il se revoyait, des ann¨¦es auparavant, debout sous la pluie battante, tenant un enfant fr¨ºle dans ses bras. Liang, encore gamin ¨¤ l''¨¦poque, le fixait de ses grands yeux remplis d''une lueur de d¨¦termination. Son corps ¨¦tait couvert de boue, ses v¨ºtements en lambeaux, mais il n¡¯avait pas pleur¨¦. Pas une seule larme. ¨C Pourquoi veux-tu devenir plus fort ? lui avait-il demand¨¦ ce jour-l¨¤. L¡¯enfant avait serr¨¦ les poings, sa petite voix tremblante, mais r¨¦solue : ¨C Parce que si je suis fort, personne ne pourra m¡¯abandonner. Cette r¨¦ponse l¡¯avait marqu¨¦ ¨¤ jamais. Il avait vu en lui un potentiel brut, une volont¨¦ indomptable. Liang n''¨¦tait peut-¨ºtre qu''un simple serviteur, mais il s''¨¦tait entra?n¨¦ avec plus d''ardeur que la plupart des jeunes serviteurs du clan Feng. L''ancien l''avait pris sous son aile, lui enseignant les bases de la cultivation, l''art du combat et surtout, la loyaut¨¦. Il se souvenait des longues nuits o¨´ Liang s''endormait d''¨¦puisement apr¨¨s un entra?nement ¨¦prouvant, de ses mains ensanglant¨¦es par l''effort, de sa rage ¨¤ vouloir prouver qu''il m¨¦ritait sa place. Il lui avait souvent r¨¦p¨¦t¨¦ : ¨C Tu n¡¯as pas besoin de prouver ta valeur aux autres, tant que tu la connais toi-m¨ºme. Et maintenant, cet enfant qu''il avait ¨¦lev¨¦, ce gamin obstin¨¦ qu''il avait fa?onn¨¦, ¨¦tait l¨¤, bris¨¦, mutil¨¦... Pour quelle raison ? Pour qui ? Un frisson parcourut le vieil homme alors qu¡¯il observait le jeune serviteur mutil¨¦. Ses doigts tremblants se referm¨¨rent inconsciemment sur son baton. Liang¡­ son c?ur se serra douloureusement. C¡¯est lui qui l¡¯avait pris sous son aile, qui lui avait appris ¨¤ lire, ¨¤ se battre, ¨¤ comprendre le monde. Il l¡¯avait vu grandir, lutter pour prouver sa valeur, endurer sans jamais se plaindre. Un sanglot silencieux lui ¨¦chappa. Il porta une main tremblante ¨¤ son visage, sentant la chaleur des larmes rouler sur ses joues rid¨¦es. Lui, un ancien du clan, un homme qui avait v¨¦cu tant de batailles, se retrouvait l¨¤, impuissant, incapable d¡¯effacer cette douleur. Liang avait perdu un bras¡­ Non, il avait perdu bien plus. Il avait perdu un avenir. L¡¯ancien ferma les yeux un instant, la poitrine serr¨¦e. Ce gar?on avait ¨¦t¨¦ comme un fils pour lui. Voir son corps affaibli, son regard ¨¦teint¡­ c¡¯¨¦tait une torture insoutenable. Un murmure s¡¯¨¦chappa de ses l¨¨vres, port¨¦ par le vent : ¡ª Je suis d¨¦sol¨¦, Liang¡­ Son regard se posa sur Feng Lin. Un flot de col¨¨re froide s¡¯empara de lui. Il ne savait pas ce qui s¡¯¨¦tait pass¨¦ en ville, mais Liang n¡¯aurait jamais perdu un bras sans une raison valable. Et la seule inconnue dans l¡¯¨¦quation, c¡¯¨¦tait ce gar?on. Son regard se durcit, mais il ne fit rien. Pas encore. Il observerait. Il attendrait. Et si Feng Lin ¨¦tait responsable... il le paierait au centuple. Chapitre 25 : Je Naime pas Les Rats Alors que la nuit enveloppait la for¨ºt d¡¯une obscurit¨¦ profonde, ¨¤ peine troubl¨¦e par la lumi¨¨re pale de la lune filtrant ¨¤ travers les feuillages. Dans la grotte o¨´ Feng Lin et Liang s¡¯¨¦taient install¨¦s pour se reposer apr¨¨s avoir parcouru la moiti¨¦ du chemin du retour, un silence pesant r¨¦gnait. Seul le cr¨¦pitement d¡¯un feu mourant accompagnait la respiration r¨¦guli¨¨re de Liang, endormi malgr¨¦ la douleur de son bras perdu. Feng Lin, allong¨¦ sur le sol rugueux, gardait les yeux clos, simulant un sommeil profond. Pourtant, sous ses paupi¨¨res closes, il observait attentivement Zhou Han du coin de l¡¯?il. Il ne connaissait pas vraiment Zhou Han et la seul raison pour laquelle il l¡¯avait laisse avec eux ¨¦tait pour avoir un serviteur en plus. Ce dernier, croyant ses compagnons endormis, s¡¯¨¦tait lentement redress¨¦, son regard fi¨¦vreux fix¨¦ sur l¡¯anneau spatial dissimul¨¦ sous la tunique de Feng Lin. Un rictus mauvais se dessina sur le visage de Zhou Han. D¡¯un pas mesur¨¦, retenant son souffle, il avan?a lentement, ¨¦vitant les brindilles et les pierres pouvant trahir son d¨¦part. Ses mains tremblaient d¡¯excitation lorsqu¡¯il effleura enfin l¡¯anneau. D¡¯un geste rapide, il le saisit et recula aussit?t, pr¨ºt ¨¤ s¡¯enfuir. Son c?ur battait ¨¤ tout rompre. Il n¡¯avait qu¡¯une seule pens¨¦e en t¨ºte : fuir loin d¡¯ici, retrouver un endroit s?r o¨´ il pourrait exploiter pleinement son butin. Il avait risque sa vie quand il l¡¯avait r¨¦cup¨¦r¨¦ sur le cadavre du v¨¦n¨¦rable, il ¨¦tai normal de l''avoir ? Peut importe qu''il sois lach¨¦ ou que ces deux l¨¤ lui est sauv¨¦ la vie , dans le monde comment peut t¡¯on avoir si facilement confiance en d¡¯autres ? Mais alors qu¡¯il s¡¯enfon?ait dans l¡¯obscurit¨¦ de la for¨ºt, une voix glaciale surgit derri¨¨re lui : ¡ª Tu oses reprendre l¡¯anneau ? Zhou Han se figea. Son sang se gla?a instantan¨¦ment. Derri¨¨re lui, sortant de l¡¯ombre d¡¯un arbre, Feng Lin se tenait, un sourire amus¨¦ aux l¨¨vres, les yeux luisant d¡¯une lueur cruelle. ¡ª Je crois que tu devrais nous le laisser en paiement pour t¡¯avoir sauv¨¦, ajouta Feng Lin d¡¯un ton l¨¦ger, presque moqueur. Zhou Han, pris au pi¨¨ge, fit volte-face, pr¨ºt ¨¤ supplier, mais avant qu¡¯il n¡¯ait le temps d¡¯ouvrir la bouche, une force invisible s¡¯abattit sur lui. Son corps fut projet¨¦ contre un tronc, le souffle coup¨¦. ¡ª Tu me d¨¦?ois, Zhou Han, continua Feng Lin en s¡¯approchant lentement. Apr¨¨s tout ce que j¡¯ai fait pour toi, tu choisis la trahison. C¡¯est impardonnable. This tale has been unlawfully lifted from Royal Road. If you spot it on Amazon, please report it. Zhou Han trembla de tout son ¨ºtre, son dos ruisselant de sueur froide. Il tenta de parler, de trouver une excuse, mais les mots moururent sur ses l¨¨vres lorsqu¡¯il croisa le regard impitoyable de Feng Lin. Ce dernier s¡¯accroupit devant lui, saisissant son menton avec une brutalit¨¦ calcul¨¦e. ¡ª Tu voulais me voler ? T¡¯¨¦chapper en pleine nuit comme un rat ? Il ¨¦clata d¡¯un rire froid avant de lacher prise, laissant Zhou Han s¡¯¨¦crouler ¨¤ genoux. ¡ª Malheureusement pour toi, je n¡¯aime pas les rats. Zhou Han hurla lorsque Feng Lin posa une main sur son ¨¦paule, y injectant une onde de Qi destructrice. Ses os craqu¨¨rent sous l¡¯impact, et la douleur fulgurante le fit convulser. ¡ª Tu ne m¨¦rites m¨ºme pas une mort rapide. ¨C Ahhh ! Feng Lin savourait l¡¯instant. Zhou Han ¨¦tait r¨¦duit ¨¤ un tas mis¨¦rable de souffrance, et cela lui procurait une ¨¦trange satisfaction. Une part de lui savait qu¡¯il aurait pu l¡¯achever imm¨¦diatement, mais quelque chose d¡¯autre, une force obscure en lui, voulait prolonger cette punition. ¡ª Adieu, Zhou Han. Sans une once d¡¯h¨¦sitation, Feng Lin leva la main et frappa d¡¯un coup net, mettant fin aux cris du tra?tre dans un silence lugubre. L¡¯ombre de la nuit avala le cadavre sans regret, tandis que Feng Lin r¨¦cup¨¦rait l¡¯anneau. Feng Lin marchait lentement vers la grotte, son visage toujours marqu¨¦ par la froideur implacable qu''il arborait apr¨¨s avoir ex¨¦cut¨¦ Zhou Han. Le cadavre du tra?tre gisait derri¨¨re lui, encore chaud, tandis que l''anneau spirituel qu''il avait tent¨¦ de voler reposait d¨¦sormais entre les doigts de Feng Lin. Pourtant, malgr¨¦ son apparente tranquillit¨¦, il ¨¦tait aux aguets. Depuis plusieurs heures, il sentait une pr¨¦sence, une ombre tapie dans l''obscurit¨¦. Lorsqu''il fit mine d''entrer dans la grotte, une silhouette apparut derri¨¨re lui. Un homme d''age avanc¨¦, v¨ºtu d''une longue tunique sombre, les yeux emplis de prudence et de tristesse. L¡¯ancien du clan Feng. Son regard passa furtivement sur le cadavre avant de se poser sur Feng Lin. ? Pourquoi l¡¯avoir tu¨¦ ? ? demanda-t-il d¡¯une voix calme mais pesante. Feng Lin esquissa un sourire ind¨¦chiffrable. ? Pourquoi ? Il a tent¨¦ de me trahir. Il a pris ce qui m¡¯appartenait. Il m¨¦ritait sa fin. ? L¡¯ancien soupira profond¨¦ment, puis fixa Feng Lin avec une intensit¨¦ in¨¦branlable. ? Tu es jeune, Feng Lin, mais d¨¦j¨¤, ton c?ur est empli de t¨¦n¨¨bres. Un homme doit-il mourir simplement parce qu¡¯il a trahi une seule fois ? ? Feng Lin le scruta, amus¨¦. ? Dans ce monde, l¡¯erreur co?te cher. Si je l¡¯avais laiss¨¦ partir, il aurait ralenti la croissance du clan Feng, ou pire, aurait surv¨¦cu pour trahir quelqu¡¯un d¡¯autre. Ne vois-tu pas la nature m¨ºme de la cultivation ? Seuls les plus forts survivent. ? L¡¯ancien secoua la t¨ºte. ? Ce n¡¯est pas ce que nous avons enseign¨¦ au clan Feng. Le pouvoir ne doit pas ¨ºtre une justification pour tout ¨¦craser sur son passage. ? Feng Lin ¨¦clata de rire, un rire sans chaleur. ? Le clan Feng¡­ Un ramassis de faibles qui se cachent derri¨¨re des id¨¦aux d¨¦pass¨¦s. Si ce monde fonctionnait selon vos valeurs, alors pourquoi sommes-nous au bord de l¡¯extinction ? Pourquoi m¨ºme notre nom est-il ¨¤ peine respect¨¦ aujourd¡¯hui ? ? L¡¯ancien ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il ferma les yeux un instant, revoyant Liang, ce jeune gar?on qu¡¯il avait ¨¦lev¨¦ et form¨¦, bless¨¦, bris¨¦. Il sentit une douleur sourde lui transpercer la poitrine. ? As-tu seulement un c?ur, Feng Lin ? Liang a perdu un bras. Et toi, tu continues ¨¤ avancer comme si rien ne s''¨¦tait pass¨¦. ? Feng Lin resta silencieux un instant, puis haussa les ¨¦paules. ? Liang est en vie. Et dans ce monde, c¡¯est d¨¦j¨¤ un miracle. Il s¡¯adaptera ou il mourra. ? L¡¯ancien sentit une pointe de col¨¨re monter en lui. ? Ce monde est cruel, mais doit-on forc¨¦ment y participer de cette mani¨¨re ? ? Feng Lin tourna l¨¦g¨¨rement la t¨ºte, plongeant son regard per?ant dans celui de l¡¯ancien. ? Et que proposes-tu ? Tourner l¡¯autre joue ? Laisser les faibles survivre au d¨¦triment des forts ? Ouvre les yeux, vieil homme. La moralit¨¦ n¡¯a pas sa place dans la cultivation. Ceux qui h¨¦sitent meurent, ceux qui pleurent sont ¨¦cras¨¦s. Si tu veux que le clan Feng survive, il faut accepter la v¨¦rit¨¦. ? L¡¯ancien sentit son c?ur se serrer. Devant lui, Feng Lin incarnait cette brutalit¨¦ pure qui r¨¦gnait dans le monde de la cultivation. Pourtant, au fond de ses yeux, il crut percevoir quelque chose d¡¯autre¡­ Un ¨¦clat fugace, un fragment d¡¯humanit¨¦ enfoui sous des couches d¡¯arrogance et de cruaut¨¦. ¨¦tait-il r¨¦ellement un d¨¦mon sans ame, ou juste un jeune homme trop longtemps plong¨¦ dans l¡¯ab?me ? Il baissa la t¨ºte, puis murmura : ? J¡¯esp¨¨re que tu ne regretteras jamais ces mots, Feng Lin ou quoi que tu sois devenue.? Ce dernier esquissa un l¨¦ger sourire, puis tourna les talons pour dispara?tre dans l¡¯ombre de la grotte, laissant l¡¯ancien seul face au cadavre de Zhou Han et aux vestiges d¡¯un monde o¨´ la moralit¨¦ semblait n¡¯¨ºtre qu¡¯un souvenir lointain. Chapitre 26 : La Réincarnation L¡¯ancien du clan Feng s¡¯arr¨ºta devant le cadavre de Zhou Han, son regard plong¨¦ dans le vide. Sous la lumi¨¨re froide de la lune, le corps sans vie du jeune homme gisait sur le sol poussi¨¦reux, son sang formant une mare sombre qui s¡¯¨¦tendait lentement, imbibant la terre ass¨¦ch¨¦e. Pourtant, ce n¡¯¨¦tait pas le meurtre en lui-m¨ºme qui le troublait. Il en avait vu d¡¯autres. C¡¯¨¦tait celui qui l¡¯avait commis qui l¡¯obs¨¦dait. Feng Lin. Il avait observ¨¦ toute la sc¨¨ne, cach¨¦ dans l¡¯ombre d¡¯un arbre mort, son souffle retenu. Ce gar?on, cens¨¦ ¨ºtre faible et incapable, avait tu¨¦ avec une froideur terrifiante. Pas un ¨¦clat de rage, pas un frisson d¡¯h¨¦sitation. Juste une efficacit¨¦ brutale et m¨¦thodique, comme si la vie humaine n¡¯avait aucune valeur ¨¤ ses yeux. Il n¡¯avait pas tu¨¦ par col¨¨re, ni par vengeance. Il avait tu¨¦ parce que c¡¯¨¦tait n¨¦cessaire. L¡¯ancien serra les poings. Ce n¡¯¨¦tait pas normal. Il avait vu des guerriers aguerris ex¨¦cuter des ennemis sans ¨¦tat d''ame, mais jamais un jeune homme comme Feng Lin n¡¯aurait d? poss¨¦der une telle indiff¨¦rence face ¨¤ la mort. Apr¨¨s un dernier regard au cadavre, il fit demi-tour et entreprit le chemin du retour vers ce qu¡¯il restait du clan Feng. Autrefois un bastion de puissance et d¡¯influence, leur territoire n¡¯¨¦tait plus qu¡¯un cimeti¨¨re silencieux. La plupart des membres ¨¦taient partis, morts ou dispers¨¦s. Ceux qui restaient n¡¯¨¦taient que des vieillards et des serviteurs trop faibles pour fuir. Seules quelques torches vacillantes ¨¦clairaient encore les ruines de ce qui fut un grand clan. Lorsqu¡¯il franchit les portes d¨¦labr¨¦es, aucun garde ne vint l¡¯accueillir. Il ne restait plus personne pour surveiller l¡¯entr¨¦e. Seul le silence r¨¦gnait, pesant et omnipr¨¦sent, alors qu¡¯il se dirigeait vers l¡¯ancienne salle du conseil, d¨¦sormais vide et couverte de poussi¨¨re. Les colonnes de bois, jadis imposantes, ¨¦taient fissur¨¦es, rong¨¦es par le temps et l¡¯abandon. Des ¨¦clats de lanternes bris¨¦es gisaient au sol, vestiges d¡¯une ¨¦poque r¨¦volue. Il s¡¯arr¨ºta devant un si¨¨ge en bois massif, autrefois celui des dieux. Il n¡¯y avait plus de clan. Plus d¡¯a?n¨¦s pour guider le clan. Il poussa un soupir. ¡ª Tu sembles troubl¨¦, murmura-t-il en scrutant son ancien conseiller. ¡ª Patriarche¡­ il faut que nous parlions de Feng Lin, r¨¦pondit l¡¯ancien d¡¯un ton grave. The narrative has been stolen; if detected on Amazon, report the infringement. Un silence s¡¯installa. Le patriarche lui fit signe de s¡¯asseoir, puis attendit. ¡ª Je l¡¯ai observ¨¦ de pr¨¨s, continua le vieil homme. Ce n¡¯est plus le m¨ºme gar?on. Son comportement, son regard, son absence totale d¡¯¨¦motions face ¨¤ la mort¡­ C¡¯est comme si un ¨ºtre totalement diff¨¦rent habitait son corps. Le patriarche plissa l¨¦g¨¨rement les yeux, mais ne dit rien, laissant l¡¯ancien poursuivre. ¡ª Lorsqu¡¯il a tu¨¦ un homme, ce n¡¯¨¦tait pas de la col¨¨re ni de la vengeance. C¡¯¨¦tait froid, m¨¦thodique¡­ Comme s¡¯il n¡¯¨¦prouvait absolument rien. Pire encore, il consid¨¨re la morale comme une faiblesse, et la puissance comme la seule v¨¦rit¨¦ absolue. Le patriarche resta pensif un moment, puis il murmura : ¡ª Tu penses qu¡¯il a chang¨¦ au point de ne plus ¨ºtre Feng Lin ? Le vieil homme h¨¦sita avant d¡¯acquiescer lentement. ¡ª Je n¡¯ai jamais entendu parler d¡¯un coma qui transforme un homme ¨¤ ce point. M¨ºme les blessures les plus graves ne peuvent alt¨¦rer une personnalit¨¦ de mani¨¨re aussi radicale. Mais il existe quelque chose dont peu parlent¡­ quelque chose qui, bien que rare, n¡¯est pas inconnu dans le monde de la cultivation. Le patriarche inspira profond¨¦ment. Il comprenait o¨´ son conseiller voulait en venir. ¡ª La r¨¦incarnation, souffla-t-il. L¡¯ancien hocha la t¨ºte. ¡ª Si c¡¯est vrai¡­ Si Feng Lin n¡¯est plus Feng Lin mais un autre, alors nous ignorons tout de ses v¨¦ritables intentions. Le patriarche ferma les yeux, son esprit tourbillonnant sous l¡¯ampleur de cette r¨¦v¨¦lation. Si Feng Lin avait r¨¦ellement ¨¦t¨¦ remplac¨¦ par un ¨ºtre d¡¯un autre temps ou d¡¯un autre monde¡­ alors le clan Feng marchait sur un fil t¨¦nu entre la prosp¨¦rit¨¦ et l¡¯an¨¦antissement. Apr¨¨s un long silence, il d¨¦clara d¡¯une voix sombre : ¡ª Pour l¡¯instant, nous n¡¯agirons pas. Observons-le. Si ce qu¡¯il est devenu peut renforcer notre clan, alors il sera un atout. Mais s¡¯il menace notre existence¡­ nous devrons envisager l¡¯impensable. L¡¯ancien hocha la t¨ºte avec gravit¨¦. Dans l¡¯ombre de la nuit, un destin incertain se dessinait pour le clan Feng¡­ Alors qu¡¯ils marchaient sur le sentier sinueux menant au clan Feng, Liang jeta un regard h¨¦sitant ¨¤ son jeune ma?tre avant de briser le silence. ¡ª Je croyais qu¡¯il y avait quelqu¡¯un d¡¯autre avec nous¡­ O¨´ est-il pass¨¦ ? Feng Lin ne ralentit pas son pas et r¨¦pondit d¡¯un ton d¨¦tach¨¦ : ¡ª Il est parti vers une ville lointaine. Liang sembla surpris, mais hocha lentement la t¨ºte. ¡ª Il est parti¡­ comme ?a ? Sans dire un mot ? ¡ª Certains pr¨¦f¨¨rent voyager seuls, r¨¦pondit Feng Lin avec indiff¨¦rence. Liang garda le silence un instant, puis d¨¦tourna le regard. Quelque chose dans la voix de Feng Lin le mettait mal ¨¤ l¡¯aise, mais il n¡¯osa pas insister davantage. Alors qu¡¯ils approchaient du clan Feng, le paysage autour d¡¯eux devint plus familier. Les montagnes rocheuses qui entouraient leur territoire se dressaient dans la brume du soir, projetant de longues ombres sur le sentier sinueux. Au loin, le domaine du clan Feng apparut enfin. M¨ºme ¨¤ distance, son ¨¦tat d¨¦labr¨¦ ¨¦tait ¨¦vident. Les murs d¡¯enceinte, autrefois solides et imposants, ¨¦taient fissur¨¦s par le temps et marqu¨¦s par d¡¯anciennes batailles. Certaines parties s¡¯¨¦taient m¨ºme effondr¨¦es, laissant des br¨¨ches b¨¦antes dans ce qui devait ¨ºtre une barri¨¨re protectrice. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, les toits des batiments ¨¦taient in¨¦gaux, plusieurs tuiles manquantes r¨¦v¨¦lant les structures de bois affaiblies par les ann¨¦es. De rares lumi¨¨res vacillantes brillaient derri¨¨re quelques fen¨ºtres, signe que le clan, bien que sur le d¨¦clin, n¡¯¨¦tait pas encore ¨¦teint. Feng Lin observa cette sc¨¨ne sans la moindre ¨¦motion apparente. C¡¯¨¦tait le clan Feng, son clan. Jadis puissant, d¨¦sormais r¨¦duit ¨¤ une simple existence fragile. Mais dans son esprit, ce n¡¯¨¦tait pas une fatalit¨¦. C¡¯¨¦tait une base¡­ une fondation ¨¤ reconstruire selon sa propre volont¨¦. Chapitre 27 : Premier Accident Feng Lin et Liang franchirent enfin les portes du clan Feng. Le chemin du retour avait ¨¦t¨¦ silencieux, ponctu¨¦ uniquement par le bruit du vent qui soufflait entre les ruines du domaine ancestral. La lune, haute dans le ciel, projetait une lumi¨¨re froide sur les vestiges de ce qui fut autrefois un bastion de puissance. Liang avan?ait d¡¯un pas l¨¦g¨¨rement h¨¦sitant. Son corps fatigu¨¦ trahissait la douleur qu¡¯il s¡¯effor?ait d¡¯ignorer. Son bras droit¡­ ou plut?t, l¡¯absence de ce dernier, ¨¦tait une blessure qui ne pouvait ¨ºtre cach¨¦e. M¨ºme s¡¯il avait essay¨¦ d¡¯envelopper le moignon sous des bandages ¨¦pais, rien ne pouvait masquer la r¨¦alit¨¦. Il avait perdu un bras. Alors qu¡¯ils entraient dans la cour principale du clan, quelques serviteurs lev¨¨rent les yeux vers eux. La plupart ¨¦taient de simples domestiques qui, bien qu¡¯ayant surv¨¦cu au d¨¦clin du clan, n¡¯¨¦taient plus que des ombres de ce qu¡¯ils ¨¦taient autrefois. Les conversations s¡¯¨¦teignirent progressivement tandis que leurs regards se posaient sur Liang. Un silence pesant s¡¯installa. ¡ª Qu¡¯est-ce que¡­ ? Une vieille servante, courb¨¦e par l¡¯age et le labeur, porta une main tremblante ¨¤ sa bouche en voyant le bras manquant de Liang. Ses yeux s¡¯¨¦carquill¨¨rent d¡¯horreur, et bient?t, d¡¯autres murmures parcoururent la foule. ¡ª Liang¡­ son bras¡­ ¡ª Comment est-ce possible ? ¡ª Il ¨¦tait encore entier il y a quelques jours¡­ Les serviteurs se rapproch¨¨rent lentement, l¡¯incompr¨¦hension et la peur se lisant sur leurs visages. Mais ce ne fut qu¡¯un instant avant que l¡¯¨¦vidence ne les frappe. ¡ª Feng Lin¡­ murmura l¡¯un d¡¯eux, la voix empreinte de m¨¦fiance. ¡ª C¡¯est ¨¦trange, non ? Liang perd un bras juste apr¨¨s le r¨¦veil du jeune ma?tre¡­ ¡ª Il n¡¯y a jamais eu d¡¯accident grave au clan depuis des ann¨¦es, et maintenant ?a¡­ Le regard des domestiques se fit lourd, charg¨¦ de suspicion. Pour eux, la co?ncidence ¨¦tait trop grande. Feng Lin ¨¦tait tomb¨¦ dans le coma il y a quinze ans. Pendant ce temps, le clan avait toujours souffert, mais jamais un ¨¦v¨¦nement aussi dramatique ne s¡¯¨¦tait produit. Et voil¨¤ qu¡¯il revenait, et Liang, qui lui ¨¦tait rest¨¦ fid¨¨le, en payait le prix. Liang, lui, gardait le silence. Il sentait le poids des regards, la tension qui s¡¯installait, mais il ne fit rien pour se justifier. Parce qu¡¯au fond, ils n¡¯avaient pas tort. Sa blessure¡­ il la devait ¨¤ Feng Lin. Ensure your favorite authors get the support they deserve. Read this novel on Royal Road. Mais Feng Lin ne r¨¦agit pas non plus. Son expression resta impassible, ind¨¦chiffrable. Il balaya la cour d¡¯un regard froid, et sous son regard, les serviteurs fr¨¦mirent. L¡¯atmosph¨¨re devint glaciale. ¡ª Assez, trancha-t-il d¡¯un ton calme, mais tranchant comme une lame. Son regard glissa sur la foule. Il n¡¯avait pas besoin de hausser la voix pour imposer le silence. L¡¯autorit¨¦ ¨¦manait naturellement de lui, m¨ºme sans ¨¦lever le ton. ¡ª Si vous avez le temps de murmurer, alors vous avez le temps de travailler. Certains baiss¨¨rent la t¨ºte, reculant instinctivement. Personne n¡¯osa r¨¦pondre, mais le malaise persistait. Feng Lin n¡¯ajouta rien de plus et se d¨¦tourna, avan?ant vers son ancienne r¨¦sidence. Liang lui embo?ta le pas, mais son c?ur ¨¦tait lourd. Il savait que le clan le regardait d¨¦sormais comme une victime, et Feng Lin comme un monstre. Et pourtant¡­ il continuait ¨¤ marcher ¨¤ ses c?t¨¦s. Liang sentit son estomac se nouer. La sueur perlait sur son front tandis qu¡¯il acc¨¦l¨¦rait le pas, suivant Feng Lin de pr¨¨s, presque comme une ombre. ¡ª Je¡­ Je vais retourner dans ma cour, balbutia-t-il d¡¯une voix faible. Mais Feng Lin ne r¨¦pondit pas. Il continua ¨¤ avancer d¡¯un pas mesur¨¦, ignorant les murmures comme s¡¯ils n¡¯existaient pas. Liang, malgr¨¦ la peur qui lui serrait la gorge, n¡¯osa pas partir sans permission. ¡ª M-Ma?tre Feng Lin¡­ balbutia-t-il ¨¤ voix basse. Ce fut ¨¤ cet instant que Feng Lin s¡¯arr¨ºta. Liang sursauta violemment et baissa imm¨¦diatement la t¨ºte, comme un serviteur craignant une punition. ¡ª Pourquoi es-tu aussi nerveux ? demanda Feng Lin d¡¯une voix froide. ¡ª J-Je¡­ balbutia Liang. C¡¯est que¡­ tout le monde nous regarde, et¡­ Feng Lin posa son regard per?ant sur lui. ¡ª Ils peuvent penser ce qu¡¯ils veulent. ?a ne changera rien ¨¤ la r¨¦alit¨¦. Liang frissonna. M¨ºme si Feng Lin ne l¡¯avait pas frapp¨¦, m¨ºme si son ton n¡¯¨¦tait pas mena?ant, il ressentait une pression ¨¦crasante en sa pr¨¦sence. ¡ª C-Certes, Ma?tre Feng Lin, r¨¦pondit-il imm¨¦diatement, la t¨ºte toujours baiss¨¦e. ¡ª Bien. Alors suis-moi, ordonna Feng Lin. Liang n¡¯osa pas refuser. M¨ºme s¡¯il tremblait int¨¦rieurement, il lui embo?ta le pas, incapable de faire autrement. Feng Lin observa Liang en silence. Il pouvait voir l¡¯inqui¨¦tude dans ses yeux, la peur dissimul¨¦e derri¨¨re son respect forc¨¦. Il savait ce que le clan pensait, ce que Liang lui-m¨ºme devait ressentir. Sans un mot, il se dirigea vers un vieux fauteuil pr¨¨s du lit et s¡¯y installa. Il tapota doucement l¡¯accoudoir, faisant tomber un peu de poussi¨¨re. ¡ª Cette chambre est en mauvais ¨¦tat, murmura-t-il, comme pour lui-m¨ºme. Quinze ans¡­ ?a fait longtemps. Liang baissa les yeux, mal ¨¤ l¡¯aise. ¡ª Ma?tre Feng Lin¡­ Je¡­ Il n¡¯osa pas finir sa phrase. Feng Lin posa calmement son regard sur lui. ¡ª Dis-moi, Liang. Est-ce que tu me tiens responsable ? Liang sursauta l¨¦g¨¨rement. Il ouvrit la bouche, puis la referma. Il avait tant de questions, tant de doutes. Mais face ¨¤ Feng Lin, il n¡¯osait pas mentir. ¡ª Je¡­ Je ne sais pas¡­ avoua-t-il finalement. Feng Lin hocha lentement la t¨ºte. ¡ª C¡¯est honn¨ºte. Il se pencha l¨¦g¨¨rement en avant, joignant les mains. ¡ª Mais laisse-moi te dire une chose : je n¡¯ai jamais voulu ?a. Liang releva l¨¦g¨¨rement les yeux, surpris. ¡ª Tu penses que je suis la cause de ton malheur. Et peut-¨ºtre que c¡¯est vrai, peut-¨ºtre que c¡¯est faux. Mais au lieu de chercher un coupable, tu devrais te demander : que vas-tu faire maintenant ? Liang serra les poings. Depuis qu¡¯il avait perdu son bras, il se sentait inutile. Rejet¨¦. Il n¡¯¨¦tait plus un serviteur, il n¡¯¨¦tait plus rien. Feng Lin se leva et s¡¯approcha lentement de lui. ¡ª Tu as perdu quelque chose d¡¯important. Mais es-tu pr¨ºt ¨¤ rester faible pour le restant de tes jours ? Liang leva la t¨ºte, ses yeux tremblants. ¡ª Je¡­ Feng Lin posa une main sur son ¨¦paule. ¡ª Si tu veux une raison de continuer, trouve-la toi-m¨ºme. Si tu veux r¨¦cup¨¦rer ce qui t¡¯a ¨¦t¨¦ enlev¨¦, alors bats-toi. Personne ne le fera ¨¤ ta place. Liang sentit un frisson le traverser. Ce n¡¯¨¦taient pas des paroles compatissantes, ce n¡¯¨¦tait pas une promesse vide. C¡¯¨¦tait une v¨¦rit¨¦ dure, implacable. Il baissa les yeux, profond¨¦ment troubl¨¦. Feng Lin recula et s¡¯appuya contre le mur, les bras crois¨¦s. ¡ª R¨¦fl¨¦chis ¨¤ ce que tu veux vraiment, Liang. Ensuite, viens me voir. Le silence s¡¯installa. Liang, les poings serr¨¦s, acquies?a lentement. ¡ª Oui¡­ Ma?tre Feng Lin. Il se leva et quitta Chapitre 28 : Suprise Général Dans la chambre en mauvais ¨¦tat de Feng Lin, l¡¯odeur de poussi¨¨re impr¨¦gnait l¡¯air. La pi¨¨ce ¨¦tait sombre, seuls quelques rayons de lumi¨¨re filtraient ¨¤ travers les interstices des fen¨ºtres mal entretenues. Assis en tailleur sur son lit, Feng Lin m¨¦ditait silencieusement, le dos droit et l¡¯esprit concentr¨¦ sur la circulation de son ¨¦nergie interne. Soudain, des coups r¨¦sonn¨¨rent contre la porte de bois us¨¦e. ¡ª Jeune ma?tre Feng Lin, le patriarche vous convoque pour le repas familial. La voix du serviteur ¨¦tait respectueuse, mais on pouvait y d¨¦celer une l¨¦g¨¨re nervosit¨¦. Feng Lin ouvrit lentement les yeux. Il prit son temps avant de se lever et d¡¯ouvrir la porte. Face ¨¤ lui, un serviteur v¨ºtu d¡¯une tunique sobre baissa l¨¦g¨¨rement la t¨ºte, ¨¦vitant de croiser directement son regard. Sans un mot, Feng Lin quitta sa chambre et suivit le serviteur ¨¤ travers les couloirs du domaine familial. L¡¯¨¦difice, bien qu¡¯imposant, montrait des signes de vieillissement. Les murs portaient les marques du temps, et l¡¯¨¦clairage tamis¨¦ des lanternes projetait des ombres tremblantes sur les dalles de pierre. Lorsqu¡¯il arriva dans la grande salle ¨¤ manger, la pi¨¨ce ¨¦tait d¨¦j¨¤ anim¨¦e par la pr¨¦sence de sa famille. Feng Tian , son p¨¨re, si¨¦geait ¨¤ l¡¯extr¨¦mit¨¦ de la table, droit et imposant malgr¨¦ l¡¯age. Son regard per?ant balayait la pi¨¨ce avec une autorit¨¦ naturelle. ¨¤ sa gauche, Feng Yue, sa s?ur cadette, gardait la t¨ºte baiss¨¦e, jouant distraitement avec ses baguettes. Leur m¨¨re, dont, ¨¦tait assise ¨¤ c?t¨¦ d¡¯elle. Elle offrit un sourire ¨¤ Feng Lin lorsqu¡¯il entra, mais son regard semblait empli d¡¯une certaine retenue. Feng Tian lui fit signe de s¡¯asseoir. ¡ª Prends place, Feng Lin. D¡¯un mouvement fluide, Feng Lin s¡¯assit face ¨¤ son p¨¨re, gardant une posture d¨¦contract¨¦e, mais vigilante. Les serviteurs commenc¨¨rent ¨¤ apporter les plats. De la vapeur s¡¯¨¦levait des mets soigneusement pr¨¦par¨¦s : des morceaux de viande finement coup¨¦s, des l¨¦gumes saut¨¦s et du riz parfum¨¦. Malgr¨¦ la richesse innatendu du repas, l¡¯atmosph¨¨re ¨¦tait lourde. Les premiers instants se pass¨¨rent en silence. Le bruit des baguettes fr?lant les assiettes et des tasses de th¨¦ pos¨¦es contre le bois de la table rythmait l¡¯instant. Puis, apr¨¨s quelques minutes, Feng Tian posa ses baguettes et s¡¯appuya l¨¦g¨¨rement contre le dossier de son si¨¨ge, son regard fix¨¦ sur Feng Lin. ¡ª Feng Lin, j¡¯aimerais que tu nous expliques ce qui est arriv¨¦ ¨¤ Liang. Ses mots r¨¦sonn¨¨rent dans la salle. Feng Yue cessa de bouger, et leur m¨¨re s¡¯arr¨ºta en pleine d¨¦gustation. Tous attendaient une r¨¦ponse. This tale has been unlawfully lifted from Royal Road. If you spot it on Amazon, please report it. Feng Lin ne releva m¨ºme pas les yeux et continua ¨¤ manger tranquillement. Ce n¡¯est qu¡¯apr¨¨s avoir termin¨¦ sa bouch¨¦e qu¡¯il prit la parole. ¡ª Il a perdu un bras. Son ton ¨¦tait calme, presque d¨¦tach¨¦. Feng Tian haussa l¨¦g¨¨rement les sourcils. ¡ª Et tu ¨¦tais pr¨¦sent lorsque c¡¯est arriv¨¦, n¡¯est-ce pas ? ¡ª Oui. ¡ª Comment cela s¡¯est-il produit ? Feng Lin posa d¨¦licatement ses baguettes et leva les yeux vers son p¨¨re. ¡ª Il a ¨¦t¨¦ attaqu¨¦ par un membre du clan Zhao. Le silence s¡¯¨¦paissit imm¨¦diatement. Feng Yue sembla l¨¦g¨¨rement surprise, tandis que leur m¨¨re d¨¦tourna le regard, mal ¨¤ l¡¯aise. ¡ª Un membre du clan Zhao ? r¨¦p¨¦ta Feng Tian d¡¯un ton grave. ¡ª Oui. Liang a essay¨¦ de se d¨¦fendre, mais il ¨¦tait trop faible. Feng Tian plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. ¡ª Et toi ? ¡ª Moi ? ¡ª Tu n¡¯as pas pu l¡¯aider ? Feng Lin lui rendit un regard ind¨¦chiffrable. ¡ª J¡¯ai essay¨¦. Un silence pesant s¡¯installa. ¡ª Comme par hasard, Liang perd son bras peu apr¨¨s ton r¨¦veil¡­ et un membre du clan Zhao appara?t. Feng Tian tapota la table du bout des doigts, son regard scrutant le moindre changement d¡¯expression sur le visage de Feng Lin. Feng Lin esquissa un sourire subtil. ¡ª P¨¨re, insinues-tu que je suis derri¨¨re tout cela ? Feng Tian ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Son regard s¡¯intensifia. Il sondait son fils, cherchant ¨¤ percer un myst¨¨re qui le troublait depuis plusieurs jours. Finalement, il se d¨¦tendit l¨¦g¨¨rement et r¨¦pondit d¡¯un ton plus neutre : ¡ª Non. Mais il est ¨¦trange que ce genre d¡¯incident se produise ¨¤ peine quelques jours apr¨¨s ton r¨¦veil. Feng Lin reprit calmement ses baguettes et continua ¨¤ manger. ¡ª C¡¯est le clan Zhao qui est responsable. Nous devrions concentrer notre attention sur eux. Enfin c''est ce que j''aurai dis mais il a ¨¦tai attaqu¨¦ par une alliance inconnu r¨¦cemment Un silence pesant suivit les paroles de Feng Lin. Feng Yue fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils, sa main se crispant sur ses baguettes. Leur m¨¨re releva brusquement la t¨ºte, la surprise visible sur son visage. Quant ¨¤ Feng Tian, il cessa de tapoter la table et fixa son fils d¡¯un regard intense. ¡ª Une alliance inconnue ? r¨¦p¨¦ta-t-il d¡¯un ton grave. Feng Lin hocha lentement la t¨ºte, prenant le temps de boire une gorg¨¦e de th¨¦ avant de poursuivre. ¡ª Oui. Le clan Zhao a subi une attaque r¨¦cemment. Je n¡¯ai pas tous les d¨¦tails, mais ce que je sais, c¡¯est qu¡¯ils ont perdu plusieurs experts et que leur territoire a ¨¦t¨¦ partiellement ravag¨¦. L¡¯information fit l¡¯effet d¡¯une bombe dans la salle. Feng Yue ouvrit l¨¦g¨¨rement la bouche, incr¨¦dule. ¡ª Comment¡­ est-ce possible ? Le clan Zhao est puissant ! Qui oserait les attaquer aussi soudainement ? Le regard de Feng Tian s¡¯assombrit. Il joignit ses mains devant lui, r¨¦fl¨¦chissant profond¨¦ment. ¡ª Si ce que tu dis est vrai, alors la situation est plus complexe que je ne le pensais¡­ Une force inconnue s¡¯attaque au clan Zhao ? Pour quelle raison ? Feng Lin haussa l¨¦g¨¨rement les ¨¦paules, affichant un sourire ¨¦nigmatique. ¡ª Peut-¨ºtre que leurs ennemis d¡¯autrefois ont simplement saisi une opportunit¨¦. Ou peut-¨ºtre¡­ qu¡¯ils ont contrari¨¦ la mauvaise personne. Le ton calme et mesur¨¦ de Feng Lin donna un frisson ¨¤ Feng Yue. Sa m¨¨re, elle, semblait de plus en plus mal ¨¤ l¡¯aise. Feng Tian, cependant, ne d¨¦tourna pas son regard. ¡ª Ce n¡¯est pas le genre d¡¯information qu¡¯un jeune comme toi devrait conna?tre, dit-il lentement. Comment es-tu au courant de cela, Feng Lin ? Feng Lin posa d¨¦licatement sa tasse et fixa son p¨¨re droit dans les yeux. ¡ª J¡¯¨¦coute. J¡¯observe. Je r¨¦fl¨¦chis. Feng Tian resta silencieux quelques instants avant d¡¯expirer doucement. ¡ª Tr¨¨s bien. Supposons que cette alliance inconnue existe r¨¦ellement¡­ Cela ne change pas le fait que Liang ait perdu son bras apr¨¨s ton r¨¦veil. Certains dans le clan pensent que ce n¡¯est pas une co?ncidence. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire. ¡ª Ah. Voil¨¤ donc la v¨¦ritable raison de cet interrogatoire. Il posa ses coudes sur la table, entrela?ant ses doigts. ¡ª Dis-moi, p¨¨re. Crois-tu r¨¦ellement que j¡¯ai quelque chose ¨¤ voir avec la perte du bras de Liang ? Feng Tian ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il jaugea son fils pendant de longues secondes, comme s¡¯il tentait de percer une ¨¦nigme. Finalement, il soupira. ¡ª Pour l¡¯instant, je me contente d¡¯¨¦couter ce que tu as ¨¤ dire. Mais sache une chose, Feng Lin¡­ Je garde un ?il sur toi. Feng Lin ne r¨¦pondit pas, se contentant d¡¯un sourire insaisissable avant de reprendre son repas. L¡¯atmosph¨¨re restait lourde, et chacun semblait perdu dans ses pens¨¦es. L¡¯interrogatoire ¨¦tait termin¨¦, mais Feng Tian savait que les r¨¦ponses qu¡¯il avait obtenues n¡¯¨¦taient qu¡¯une infime partie de la v¨¦rit¨¦. Chapitre 29 : Première Pillule Apr¨¨s le repas, il retourna dans ses quartiers, refermant soigneusement la porte derri¨¨re lui. L¡¯atmosph¨¨re de la pi¨¨ce ¨¦tait toujours impr¨¦gn¨¦e d¡¯une odeur de poussi¨¨re et d¡¯abandon, mais cela lui importait peu. Il s¡¯installa en tailleur sur un tapis us¨¦, puis fit appara?tre un anneau orange dans sa paume. C¡¯¨¦tait l¡¯anneau spatial qu¡¯il avait vol¨¦ au clan Zhao. Il y plongea son esprit et sentit imm¨¦diatement les nombreuses ressources qu¡¯il contenait. Cet anneau regorgeait de tr¨¦sors accumul¨¦s par le clan : armes, techniques, ressources pr¨¦cieuses¡­ Mais ce qui l¡¯int¨¦ressait ¨¤ cet instant, c¡¯¨¦tait les ingr¨¦dients d¡¯alchimie qu¡¯il y avait trouv¨¦s. Feng Lin, dans sa vie pass¨¦e, n¡¯avait jamais ¨¦t¨¦ un alchimiste accompli. Son talent en arts martiaux et en strat¨¦gies le surpassait de loin, et il avait toujours compt¨¦ sur des experts en alchimie pour lui fournir les pr¨¦cieuses pilules dont il avait besoin. Mais aujourd¡¯hui, la situation ¨¦tait diff¨¦rente. Dans ce nouveau corps, il devait tout recommencer. Peu importait les souvenirs et connaissances de son ancienne vie : son corps actuel ne savait rien de l¡¯alchimie. Ses mains n¡¯avaient jamais manipul¨¦ d¡¯herbes m¨¦dicinales, et ses sens n¡¯¨¦taient pas encore capables de percevoir les subtilit¨¦s des r¨¦actions entre les ingr¨¦dients. Il prit une profonde inspiration et commen?a par examiner les ressources disponibles. Son choix se porta sur une pilule de bas rang de niveau mortel : la Pilule de l¡¯Affinement Sanguin. Cette pilule ¨¦tait connue pour renforcer le sang du pratiquant, am¨¦liorer sa circulation ¨¦nerg¨¦tique et purifier les impuret¨¦s du corps. Pour un cultivateur ordinaire, c¡¯¨¦tait une pr¨¦cieuse aide dans les premiers stades. Pour lui, c¡¯¨¦tait un simple exercice. Il sortit un petit fourneau d¡¯alchimie rudimentaire, noirci par le temps et les nombreuses concoctions rat¨¦es de son ancien propri¨¦taire. Son esprit m¨¦thodique analysa chaque d¨¦tail : le foyer, l¡¯¨¦tat du creuset, les r¨¦sidus d¡¯anciennes concoctions qui pourraient interf¨¦rer avec le processus. Puis, avec une patience infinie, il ajusta la flamme en contr?lant le bois sec sous le fourneau. Il commen?a par broyer les herbes avec un mortier de pierre. La texture granuleuse de certaines plantes montrait qu¡¯elles ¨¦taient l¨¦g¨¨rement vieillies, mais encore utilisables. Il en extirpa les essences avec pr¨¦caution, ajustant chaque quantit¨¦ avec minutie. Ses mouvements ¨¦taient h¨¦sitants au d¨¦but, mais peu ¨¤ peu, son esprit analytique s¡¯adapta. Love what you''re reading? Discover and support the author on the platform they originally published on. Le fourneau monta en temp¨¦rature, et il y versa les premiers ingr¨¦dients. Une l¨¦g¨¨re fum¨¦e s¡¯¨¦leva, accompagn¨¦e d¡¯un parfum m¨¦dicinal subtil. Il remua lentement la mixture, observant les changements de couleur et de texture. Il se souvenait des principes de l¡¯alchimie : chaleur, fusion des ¨¦nergies, ¨¦quilibre des forces. Pourtant, appliquer cette th¨¦orie ¨¦tait bien plus complexe qu¡¯il ne l¡¯imaginait. Les premi¨¨res tentatives furent des ¨¦checs. Un dosage trop ¨¦lev¨¦ d¡¯une herbe entra?na une combustion soudaine, r¨¦duisant les ingr¨¦dients en cendres. Une erreur dans la temp¨¦rature transforma un m¨¦lange prometteur en un amas visqueux inutilisable. Mais Feng Lin n¡¯¨¦tait pas du genre ¨¤ abandonner. Il analysa chaque erreur, cherchant la cause de chaque ¨¦chec. Son regard per?ant, autrefois habitu¨¦ ¨¤ d¨¦chiffrer les strat¨¦gies de guerre, s¡¯adapta progressivement ¨¤ l¡¯art d¨¦licat de l¡¯alchimie. Apr¨¨s plusieurs heures d¡¯efforts et d¡¯ajustements, une l¨¦g¨¨re fragrance m¨¦dicinale emplit enfin la pi¨¨ce. Il ouvrit lentement le fourneau, et une petite pilule terne roulait doucement au fond du creuset. Elle ¨¦tait loin d¡¯¨ºtre parfaite. Sa couleur ¨¦tait trop pale, preuve d¡¯un raffinement imparfait, et son odeur manquait de puret¨¦. Mais elle ¨¦tait compl¨¨te. Il la prit entre ses doigts, l¡¯examinant attentivement avant de laisser ¨¦chapper un l¨¦ger sourire. Ce n¡¯¨¦tait qu¡¯une pilule de bas rang, une r¨¦ussite modeste, mais elle marquait le d¨¦but d¡¯une nouvelle ma?trise. L¡¯alchimie ne serait peut-¨ºtre jamais son domaine de pr¨¦dilection, mais dans ce monde, chaque comp¨¦tence pouvait ¨ºtre une arme. Et Feng Lin comptait bien toutes les exploiter. Feng Lin savait qu¡¯il lui faudrait de nombreuses exp¨¦rimentations avant d¡¯atteindre une v¨¦ritable ma?trise. Son corps, bien que porteur des souvenirs d¡¯un ancien Empereur C¨¦leste, n¡¯avait jamais pratiqu¨¦ l¡¯alchimie. Il lui fallait non seulement assimiler la th¨¦orie, mais aussi habituer ses mains, ses sens et son instinct ¨¤ ce nouvel art. Apr¨¨s avoir repos¨¦ son esprit un instant, il recommen?a. Cette fois-ci, il appliqua les le?ons de ses ¨¦checs pr¨¦c¨¦dents : il ajusta les proportions des ingr¨¦dients, augmenta progressivement la temp¨¦rature du fourneau et contr?la mieux les fusions d¡¯essences. Les heures pass¨¨rent dans un silence studieux, ponctu¨¦ seulement par le cr¨¦pitement du feu sous le fourneau et le doux parfum des herbes en train de se raffiner. Feng Lin, absorb¨¦ dans son travail, ne vit pas le temps s¡¯¨¦couler. Son esprit, autrefois aiguis¨¦ par les intrigues et les combats, se concentrait d¨¦sormais sur la pr¨¦cision des r¨¦actions chimiques et ¨¦nerg¨¦tiques. Enfin, apr¨¨s plusieurs essais, une pilule d¡¯une meilleure qualit¨¦ apparut au fond du fourneau. Elle ¨¦tait plus lisse, d¡¯une couleur plus vive, et son odeur t¨¦moignait d¡¯une meilleure puret¨¦. Ce n¡¯¨¦tait toujours pas un chef-d¡¯?uvre, mais il sentait qu¡¯il progressait. Il prit un moment pour examiner ses r¨¦sultats. Dans sa vie pr¨¦c¨¦dente, il avait toujours m¨¦pris¨¦ l¡¯alchimie, la consid¨¦rant comme une discipline auxiliaire laiss¨¦e aux ¨¦rudits et aux artisans. Mais en cette nouvelle vie, il comprenait son importance. L¡¯alchimie ¨¦tait un moyen d¡¯affiner son corps, de renforcer ses fondations et, surtout, de gagner en autonomie. Il posa les yeux sur l¡¯anneau spatial orange qu¡¯il avait vol¨¦ au clan Zhao. Ce dernier contenait encore de nombreux ingr¨¦dients pr¨¦cieux. ¨¤ l¡¯avenir, il comptait bien utiliser toutes ces ressources pour perfectionner ses comp¨¦tences. Mais pour l¡¯instant, il devait se reposer. Son esprit ¨¦tait ¨¦puis¨¦, et son corps, bien que plus fort qu¡¯avant, ressentait les effets de longues heures de concentration intense. Il ¨¦teignit le fourneau, rangea ses outils et s¡¯allongea sur son lit de fortune. Chapitre 30 : Des Tests Apr¨¨s plusieurs heures de travail acharn¨¦, Feng Lin observa les pilules qu¡¯il venait de concocter. Elles ¨¦taient loin d¡¯¨ºtre parfaites. La teinte de certaines ¨¦tait terne, tirant vers le brun fonc¨¦, tandis que d¡¯autres affichaient une couleur plus vive, presque rouge orang¨¦. D¡¯apr¨¨s ses lectures, plus une pilule ¨¦tait ¨¦clatante, plus elle ¨¦tait pure et puissante. Il serra les dents. Son manque d¡¯exp¨¦rience en alchimie se faisait cruellement sentir. Dans sa vie pass¨¦e, il n¡¯avait jamais eu besoin de raffiner ses propres pilules. D¡¯autres le faisaient pour lui. D¨¦sormais, il devait tout apprendre de z¨¦ro. Il n¡¯¨¦tait qu¡¯un d¨¦butant, et son premier objectif ¨¦tait simple : produire une pilule de l¡¯Affinement Sanguin qui soit au moins consommable. Mais avant d¡¯aller plus loin, il devait s¡¯assurer que ses pilules n¡¯¨¦taient pas du poison enrob¨¦. Le clan Feng, bien que d¨¦clinant, ne pouvait pas se permettre de perdre ses serviteurs. Leur nombre restait limit¨¦, et toute disparition suspecte risquait d¡¯attirer l¡¯attention. Feng Lin devait donc choisir des cobayes avec soin. Il r¨¦fl¨¦chit un instant avant de se rappeler l¡¯existence de l¡¯aile d¨¦labr¨¦e du manoir, l¨¤ o¨´ vivaient les domestiques trop faibles, malades ou invalides pour ¨ºtre utiles. Ceux-l¨¤ n¡¯int¨¦ressaient plus personne. Sous le couvert de la nuit, il se dirigea vers cette partie oubli¨¦e du clan. L¡¯odeur de moisissure et de renferm¨¦ agressa ses narines d¨¨s qu¡¯il posa le pied ¨¤ l¡¯int¨¦rieur. L¡¯endroit ¨¦tait sombre, ¨¦clair¨¦ seulement par quelques bougies vacillantes plac¨¦es ?¨¤ et l¨¤. Des silhouettes fr¨ºles ¨¦taient allong¨¦es sur des paillasses miteuses, le souffle lourd et irr¨¦gulier. Certains toussaient faiblement, d¡¯autres semblaient d¨¦j¨¤ ¨¤ mi-chemin entre la vie et la mort. Il balaya la pi¨¨ce du regard avant de faire son choix. Le premier ¨¦tait un vieil homme au teint grisatre, ses os saillants sous une peau parchemin¨¦e. Il ¨¦tait clou¨¦ au lit depuis des mois, sa vie ne tenant qu¡¯¨¤ un fil. Le second ¨¦tait un serviteur d¡¯age moyen, anciennement robuste, d¨¦sormais invalide apr¨¨s un accident ayant broy¨¦ ses jambes. Le troisi¨¨me ¨¦tait un adolescent d¨¦charn¨¦, dont les yeux autrefois vifs ¨¦taient aujourd¡¯hui ternes ¨¤ cause de la malnutrition. Feng Lin s¡¯accroupit pr¨¨s d¡¯eux et murmura d¡¯un ton mesur¨¦ : ¡ª Je peux all¨¦ger votre souffrance. Mais en ¨¦change, vous devrez prendre ces pilules. Le vieillard leva un regard fatigu¨¦ vers lui. L¡¯id¨¦e de mourir ne l¡¯effrayait plus depuis longtemps, et s¡¯il existait une chance, m¨ºme infime, d¡¯am¨¦liorer son ¨¦tat, il la saisirait. L¡¯homme aux jambes bris¨¦es n¡¯avait pas d¡¯autre choix que de survivre tant que possible, et l¡¯adolescent, bien qu¡¯h¨¦sitant, finit par accepter, incapable de refuser quoi que ce soit ¨¤ un membre du clan. Support creative writers by reading their stories on Royal Road, not stolen versions. Feng Lin sortit alors la premi¨¨re pilule de l¡¯Affinement Sanguin et l¡¯offrit au vieil homme. La pilule, d¡¯un rouge orang¨¦ assez terne, roula entre les doigts osseux du serviteur avant qu¡¯il ne l¡¯avale avec difficult¨¦. Il n¡¯y eut d¡¯abord aucun changement, puis un frisson parcourut soudain son corps. Ses yeux s¡¯¨¦carquill¨¨rent, sa peau sembla l¨¦g¨¨rement se raffermir et ses veines se gonfl¨¨rent imperceptiblement. Son souffle se fit plus r¨¦gulier, et une couleur plus saine s¡¯imprima sur son visage. Feng Lin observa attentivement la sc¨¨ne, notant chaque d¨¦tail. Les effets ¨¦taient visibles, mais pas assez puissants. L¡¯efficacit¨¦ de la pilule ¨¦tait m¨¦diocre. Il tendit ensuite une autre pilule, plus terne, au serviteur aux jambes bris¨¦es. Ce dernier h¨¦sita avant de la mettre en bouche. Quelques secondes plus tard, son corps se raidit, une grimace de douleur crispant ses traits. Il toussa violemment, agrippa sa poitrine comme si un feu br?lait en lui, et un filet de sueur coula sur son front. Son teint devint rouge vif, puis palit progressivement. Feng Lin ne bougea pas, ¨¦tudiant ses r¨¦actions avec un calme froid. L¡¯homme finit par retrouver son souffle, bien que son ¨¦tat g¨¦n¨¦ral ne se soit pas am¨¦lior¨¦. L¡¯effet secondaire ¨¦tait ¨¦vident. Trop d¡¯impuret¨¦s dans la concoction. Il observa alors la derni¨¨re pilule qu¡¯il avait fabriqu¨¦e. Contrairement aux autres, celle-ci ¨¦tait plus ¨¦clatante, d¡¯un rouge vif profond. Il la donna ¨¤ l¡¯adolescent, qui la regarda un instant avant de la gober. Rien ne se passa imm¨¦diatement, mais au bout d¡¯une dizaine de minutes, une faible lueur rougeatre sembla parcourir ses veines. Ses yeux s¡¯illumin¨¨rent un instant avant de se refermer sous l¡¯effet d¡¯une fatigue soudaine. Feng Lin hocha la t¨ºte. Il venait de comprendre un point essentiel : plus la couleur de la pilule ¨¦tait vive, plus elle ¨¦tait pure et efficace. Pourtant, m¨ºme la meilleure de ses cr¨¦ations ne semblait pas parfaite. Il devait encore affiner ses m¨¦thodes. Apr¨¨s avoir pris des notes mentales sur les r¨¦actions de chacun, il retourna dans ses quartiers. Il sortit un vieux manuel d¡¯alchimie trouv¨¦ dans l¡¯anneau spatial orange du clan Zhao. Ce livre, bien que poussi¨¦reux et us¨¦, contenait des informations pr¨¦cieuses sur les bases de l¡¯alchimie, la nature des ingr¨¦dients et les m¨¦thodes de purification des impuret¨¦s dans les pilules. Il passa la nuit ¨¤ ¨¦tudier, absorbant chaque concept avec une concentration in¨¦branlable. Il comprenait d¨¦sormais que l¡¯alchimie n¡¯¨¦tait pas qu¡¯une question de m¨¦langes et de chaleur. C¡¯¨¦tait un art o¨´ la pr¨¦cision et la compr¨¦hension des propri¨¦t¨¦s des herbes jouaient un r?le essentiel. Au lever du jour, il jeta un regard aux pilules restantes. Il avait vu leurs effets sur d¡¯autres. Maintenant, il ¨¦tait temps de les tester sur lui-m¨ºme. Feng Lin observa un instant la pilule entre ses doigts. Sa couleur vive t¨¦moignait d¡¯une certaine qualit¨¦, bien que son manque d¡¯exp¨¦rience en alchimie l¡¯emp¨ºchat d¡¯en ¨ºtre totalement s?r. Il prit une profonde inspiration avant de l¡¯avaler d¡¯un trait. D¨¨s qu¡¯elle atteignit son estomac, une chaleur intense se propagea dans son corps. Son sang sembla s¡¯agiter violemment, pulsant avec une force inhabituelle. Une sensation de br?lure se diffusa dans ses veines, comme si un feu invisible tentait de purifier son organisme. Il serra les dents, supportant la douleur tout en analysant les effets. Rapidement, il per?ut une l¨¦g¨¨re augmentation de sa vitalit¨¦ et un raffermissement de sa chair. Son corps devenait plus r¨¦sistant, ses muscles l¨¦g¨¨rement renforc¨¦s. Cependant, quelque chose clochait. Il ressentait une certaine lourdeur, un signe que des impuret¨¦s s¡¯¨¦taient accumul¨¦es en lui apr¨¨s l¡¯absorption de la pilule. Il fron?a les sourcils. "Ce n¡¯est pas suffisant." Cette pilule, bien que r¨¦ussie dans une certaine mesure, n¡¯¨¦tait pas parfaitement raffin¨¦e. Son manque d¡¯exp¨¦rience en alchimie se faisait sentir. Si un simple rem¨¨de de bas rang contenait encore autant d¡¯impuret¨¦s, il ¨¦tait ¨¦vident qu¡¯il devait am¨¦liorer sa technique. Il expira lentement, sentant son corps s¡¯adapter aux effets de la pilule. "Ce n¡¯est qu¡¯un d¨¦but. Je dois perfectionner mes m¨¦thodes." Un ¨¦clat de d¨¦termination brilla dans ses yeux. Il ne comptait pas s¡¯arr¨ºter l¨¤. Chapitre 31 : Sans Ambition Feng Lin s¡¯assit en tailleur, fermant les yeux alors que l¡¯¨¦nergie de la pilule commen?ait ¨¤ se diffuser dans son corps. Une chaleur douce se propagea depuis son estomac, parcourant ses veines et atteignant chaque recoin de son ¨ºtre. Il sentait son sang s¡¯¨¦paissir l¨¦g¨¨rement, devenir plus vigoureux, et sa peau fr¨¦mir sous l¡¯effet du renforcement. Mais cette fois, ce n¡¯¨¦tait pas seulement son sang qui ¨¦tait affect¨¦. Une sensation ¨¦trange, plus profonde, envahit ses muscles, ses tendons et ses ligaments. Comme si une force invisible tirait et tordait chaque fibre de son corps, les remodelant avec une pr¨¦cision implacable. Puis, une douleur aigu? traversa ses bras et ses jambes. Ses tendons se raffermissaient, devenant plus denses et r¨¦sistants. C¡¯¨¦tait un processus douloureux, semblable ¨¤ des fils de fer tordus et tress¨¦s ensemble pour devenir plus solides. Il serra les dents, supportant cette ¨¦preuve avec une volont¨¦ in¨¦branlable. Soudain, un craquement sourd r¨¦sonna dans ses os, suivi d¡¯un second, puis d¡¯un troisi¨¨me. Ses muscles trembl¨¨rent sous l¡¯impact de la transformation. Son corps entier ¨¦tait comme une machine en cours de r¨¦paration, chaque tendon ¨¦tant retendu, renforc¨¦, rendu plus flexible et puissant. Il inspira profond¨¦ment, sentant une nouvelle force parcourir son corps. Il bougea lentement ses doigts, contractant et relachant ses muscles pour s¡¯habituer aux changements. Ses gestes ¨¦taient plus fluides, plus pr¨¦cis, et il percevait nettement une am¨¦lioration de sa vitesse et de sa force. Une vague d¡¯¨¦nergie jaillit alors de son dantian, se propageant dans tout son corps et consolidant les effets de la pilule. Son regard s¡¯illumina d¡¯un ¨¦clat vif. ¡ª J¡¯ai perc¨¦. Il ¨¦tait d¨¦sormais au stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps : l¡¯Affinement des Tendons et des Ligaments. Son corps, bien que toujours en transformation, venait de franchir un cap d¨¦cisif. Feng Lin haletait, son corps encore secou¨¦ par la perc¨¦e qu''il venait d''accomplir. Il venait tout juste d¡¯atteindre le stade pr¨¦coce de la troisi¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, et alors qu''il consolidait son nouveau niveau, une douleur fulgurante explosa soudainement dans son ?il droit. Stolen content alert: this content belongs on Royal Road. Report any occurrences. C''¨¦tait une sensation insoutenable, comme si une force invisible tentait d¡¯arracher quelque chose de son orbite. Il porta instinctivement sa main ¨¤ son visage, mais le simple contact amplifia la souffrance. Une lumi¨¨re dor¨¦e jaillit brusquement de son ?il, illuminant la pi¨¨ce d¡¯un ¨¦clat aveuglant. Puis, une sensation froide suivit imm¨¦diatement la br?lure : du sang s¡¯¨¦chappa de son ?il droit, coulant le long de sa joue. Feng Lin s¡¯appuya contre le mur, tentant de reprendre son souffle. Sa vision ¨¦tait brouill¨¦e, son corps affaibli par la douleur soudaine. Il se for?a ¨¤ ouvrir les paupi¨¨res et fut imm¨¦diatement frapp¨¦ par un changement. Son champ de vision s¡¯¨¦tait encore affin¨¦. Tout semblait plus net, plus d¨¦taill¨¦, comme s¡¯il pouvait discerner la moindre particule de poussi¨¨re flottant dans l¡¯air. Il s¡¯approcha lentement du miroir fissur¨¦ dans un coin de la pi¨¨ce et observa son reflet. Ses yeux ¨¦taient naturellement dor¨¦s, mais son ?il droit brillait d¨¦sormais d¡¯un ¨¦clat plus intense, comme si une ¨¦nergie inconnue y circulait. Feng Lin plissa les yeux et observa attentivement son reflet. Cette fois, il pouvait clairement discerner l¡¯¨¦nergie spirituelle circulant autour de lui, bien plus nettement que jamais. Les flux qui lui paraissaient autrefois indistincts se dessinaient d¨¦sormais avec une pr¨¦cision effrayante, comme si un voile venait d¡¯¨ºtre lev¨¦. Il fron?a les sourcils. ¡ª La derni¨¨re fois que j¡¯ai perc¨¦, mon ?il n¡¯avait pas chang¨¦¡­ du moins, c¡¯est ce que je croyais. Mais maintenant qu¡¯il y repensait, il ¨¦tait fort probable que son ?il ait d¨¦j¨¤ ¨¦volu¨¦ auparavant. La seule diff¨¦rence ¨¦tait qu¡¯il ¨¦tait trop faible pour le percevoir. Ce n¡¯est qu¡¯en atteignant ce stade que cette transformation ¨¦tait devenue ¨¦vidente. ¡ª Si chaque perc¨¦e renforce mon ?il sans que je m¡¯en rende compte imm¨¦diatement¡­ alors jusqu¡¯o¨´ peut-il ¨¦voluer ? Feng Lin sentit son c?ur s¡¯acc¨¦l¨¦rer. Cet h¨¦ritage du clan, qu¡¯il avait ¨¦veill¨¦ par accident, ¨¦tait peut-¨ºtre bien plus puissant qu¡¯il ne l¡¯avait imagin¨¦. Et surtout, il n¡¯en connaissait pas encore les limites. Il serra le poing, une lueur d¨¦termin¨¦e dans le regard. ¡ª Tr¨¨s bien. Dans ce cas, je pousserai ma cultivation encore plus loin et je verrai jusqu¡¯o¨´ cet ?il peut aller. Il toucha d¨¦licatement le contour de son ?il droit, encore douloureux. Chaque battement de son c?ur envoyait une pulsation l¨¦g¨¨re dans son globe oculaire, comme si quelque chose en lui s¡¯¨¦veillait progressivement. L¡¯¨¦clat dor¨¦ dans son iris refl¨¦tait une puissance qu¡¯il ne comprenait pas encore totalement. Il laissa ¨¦chapper un l¨¦ger ricanement. ¡ª Hah¡­ Avec une telle capacit¨¦, le clan Feng aurait pu dominer bien plus qu¡¯un simple empire ¨¤ son apog¨¦e. Si ce pouvoir ¨¦tait un h¨¦ritage de leur lign¨¦e, alors ses anc¨ºtres auraient d? s¡¯en servir pour s¡¯¨¦lever bien au-del¨¤ des royaumes mortels. Avec un ?il capable de discerner l¡¯¨¦nergie spirituelle avec une telle pr¨¦cision, ils auraient pu perfectionner leurs techniques, traquer les plus pures ressources et ¨¦craser toute concurrence avec une facilit¨¦ d¨¦concertante. Mais au lieu de cela¡­ Feng Lin secoua la t¨ºte avec m¨¦pris. Liang lui avait d¨¦j¨¤ parl¨¦ de la mentalit¨¦ du clan Feng : conservateurs, sans ambition, incapables de voir plus loin que leur propre territoire. Un talent pareil ¨¦tait apparu dans leur lign¨¦e, et pourtant, ils n¡¯en avaient rien fait. ¡ª Pas ¨¦tonnant qu¡¯ils aient d¨¦clin¨¦. Ils ne m¨¦ritaient m¨ºme pas ce pouvoir. Son regard s¡¯assombrit l¨¦g¨¨rement. Il ne ferait pas la m¨ºme erreur. Ce don, il l¡¯exploiterait jusqu¡¯au bout. Que le clan Feng l¡¯ait oubli¨¦ ou ignor¨¦ ne faisait aucune diff¨¦rence pour lui. D¨¦sormais, ce pouvoir lui appartenait, et il comptait bien l¡¯utiliser pour aller plus loin que n¡¯importe lequel de ses anc¨ºtres. Chapitre 32 : Pavillon Du Poison Feng Lin ¨¦tait assis en tailleur, sentant les r¨¦sidus d¡¯¨¦nergie de sa perc¨¦e se stabiliser en lui. Son corps avait franchi un nouveau cap, mais son esprit restait troubl¨¦. Maintenant qu¡¯il poss¨¦dait une base de cultivation, il pouvait enfin s¡¯attarder sur une question qu¡¯il avait trop longtemps repouss¨¦e : qui l¡¯avait empoisonn¨¦ ? Il se souvenait encore du moment o¨´ il s¡¯¨¦tait r¨¦veill¨¦ dans ce corps, ses veines consum¨¦es par un poison insidieux qui avait plong¨¦ l¡¯ancien Feng Lin dans un coma profond. Ce n¡¯¨¦tait pas un simple accident. Quelqu¡¯un avait voulu s¡¯assurer qu¡¯il ne se r¨¦veillerait jamais. Le clan Feng ¨¦tait peut-¨ºtre sur le d¨¦clin, mais Feng Lin ne pouvait pas croire qu¡¯ils laisseraient un h¨¦ritier ¨ºtre empoisonn¨¦ sans cons¨¦quence. Pourtant, aucune vengeance n¡¯avait ¨¦t¨¦ men¨¦e, aucune enqu¨ºte n¡¯avait ¨¦t¨¦ ouverte. Cela signifiait une chose : soit le coupable ¨¦tait un membre du clan, soit ils n¡¯avaient jamais d¨¦couvert la v¨¦rit¨¦. S¡¯il voulait survivre et ¨¦viter une nouvelle tentative, il devait d¡¯abord trouver l¡¯origine de ce poison. Feng Lin quitta ses quartiers et traversa discr¨¨tement le domaine du clan Feng. Il savait que fouiller dans ce genre de sujet risquait d¡¯attirer l¡¯attention, et il pr¨¦f¨¦rait ¨¦viter les questions inutiles. Son premier instinct aurait ¨¦t¨¦ de consulter le pavillon des archives, mais il savait d¨¦j¨¤ que cela ne servirait ¨¤ rien. Les anciens parchemins du clan avaient ¨¦t¨¦ vol¨¦s ou d¨¦truits il y a des ann¨¦es. Cependant, il existait un autre lieu, un pavillon bien moins fr¨¦quent¨¦ et dont peu de jeunes g¨¦n¨¦rations connaissaient l¡¯existence : le Pavillon du Poison. Autrefois, ce pavillon servait ¨¤ ¨¦tudier les poisons, non seulement pour s¡¯en d¨¦fendre, mais aussi pour les utiliser dans les guerres et les intrigues de la cour imp¨¦riale. Mais avec le d¨¦clin du clan Feng, ce savoir s¡¯¨¦tait perdu, et le pavillon avait ¨¦t¨¦ laiss¨¦ ¨¤ l¡¯abandon. Feng Lin arriva devant un batiment en ruine, dont les portes de bois ¨¦taient d¨¦form¨¦es par le temps. Il poussa une des battantes avec pr¨¦caution, et une odeur de poussi¨¨re et de moisissure l¡¯assaillit imm¨¦diatement. Des ¨¦tag¨¨res vides, des parchemins rong¨¦s par le temps et un silence pesant. Il plissa les yeux. M¨ºme ce pavillon avait ¨¦t¨¦ pill¨¦. Feng Lin p¨¦n¨¦tra plus profond¨¦ment dans le pavillon, ¨¦vitant les d¨¦bris ¨¦parpill¨¦s sur le sol. L¡¯endroit ¨¦tait en ruine, trahissant des ann¨¦es de n¨¦gligence. Il balaya du regard les ¨¦tag¨¨res ¨¦ventr¨¦es, les rouleaux de parchemins d¨¦chir¨¦s et les ¨¦clats de bois pourri. Autrefois, cet endroit aurait ¨¦t¨¦ un tr¨¦sor de connaissances, une biblioth¨¨que regorgeant de secrets sur les poisons et leurs usages. Mais aujourd¡¯hui, il ne restait presque rien. Unauthorized reproduction: this story has been taken without approval. Report sightings. Feng Lin s¡¯accroupit et examina les parchemins ¨¦parpill¨¦s au sol. Beaucoup ¨¦taient devenus illisibles, rong¨¦s par l¡¯humidit¨¦ et le temps. Certains ne contenaient que des annotations fragmentaires, des listes d¡¯ingr¨¦dients ou des formules incompl¨¨tes. Il soupira. Il s¡¯attendait ¨¤ ce que le pavillon ait ¨¦t¨¦ pill¨¦, mais voir l¡¯¨¦tendue des d¨¦gats le frustrait tout de m¨ºme. Il continua ¨¤ fouiller, retournant des morceaux de papier jauni et d¨¦chir¨¦, jusqu¡¯¨¤ ce que son regard tombe sur un parchemin plus ¨¦pais, enroul¨¦ sur lui-m¨ºme et dissimul¨¦ sous un tas de d¨¦bris. Son ¨¦tat ¨¦tait mauvais : le papier ¨¦tait craquel¨¦, les bords noircis par le temps. Mais contrairement aux autres, celui-ci semblait encore lisible. Feng Lin le d¨¦roula avec pr¨¦caution et parcourut les premi¨¨res lignes. "Introduction aux bases des poisons." Il plissa les yeux. Ce n¡¯¨¦tait pas exactement ce qu¡¯il cherchait, mais c¡¯¨¦tait peut-¨ºtre un d¨¦but. Son exp¨¦rience pass¨¦e lui avait enseign¨¦ mille fa?ons de tuer, de manipuler et de contr?ler, mais jamais il n¡¯avait eu recours aux poisons. Dans son ancienne vie, il m¨¦prisait ces m¨¦thodes, pr¨¦f¨¦rant l¡¯¨¦crasante puissance brute. Pourtant, en cette vie, il ne pouvait pas se permettre de n¨¦gliger une arme potentielle. Il continua ¨¤ lire. Le texte expliquait la nature des poisons, comment ils pouvaient ¨ºtre divis¨¦s en diff¨¦rentes cat¨¦gories : toxines internes, poisons paralysants, poisons dissolvants et poisons insidieux qui imitaient des maladies naturelles. Il d¨¦crivait aussi les m¨¦thodes d¡¯administration ¨C ingestion, contact, inhalation ¨C et comment certaines substances, bien que mortelles seules, pouvaient ¨ºtre combin¨¦es pour cr¨¦er des effets encore plus destructeurs. Feng Lin sentit un frisson parcourir son ¨¦chine. Le poison qui l¡¯avait mis dans le coma appartenait ¨¤ la derni¨¨re cat¨¦gorie : insidieux, con?u pour affaiblir lentement avant de frapper un point vital. Il serra les dents. Ce parchemin ne lui donnerait pas le nom exact du poison qui avait failli le tuer, mais il lui offrait une chose pr¨¦cieuse : un savoir de base pour comprendre comment ces substances fonctionnaient. S¡¯il ne pouvait pas trouver la r¨¦ponse directement, il la recr¨¦erait lui-m¨ºme. Il enroula le parchemin et le rangea soigneusement dans sa tunique. Il avait trouv¨¦ une piste, et c¡¯¨¦tait tout ce dont il avait besoin pour commencer. Si quelqu¡¯un avait tent¨¦ de le tuer une fois¡­ rien ne garantissait qu¡¯il ne recommencerait pas. Et cette fois, Feng Lin comptait ¨ºtre pr¨ºt. Feng Lin quitta discr¨¨tement le Pavillon du Poison, son regard sombre et perdu dans ses pens¨¦es. Il avait enfin une piste, mais cela ne suffisait pas. Si quelqu¡¯un avait utilis¨¦ un poison aussi complexe pour tenter de le tuer, alors il ne s¡¯agissait pas d¡¯un simple accident ou d¡¯une n¨¦gligence. C¡¯¨¦tait un acte pr¨¦m¨¦dit¨¦. Il se dirigea vers ses quartiers, ¨¦vitant les rares membres du clan qui erraient encore dans les couloirs ¨¤ cette heure tardive. Une fois ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, il verrouilla soigneusement la porte et s¡¯installa sur son lit, d¨¦roulant le parchemin devant lui. La lueur d¡¯une bougie vacillante ¨¦clairait les caract¨¨res anciens, ¨¤ moiti¨¦ effac¨¦s par le temps. Il relut chaque ligne avec attention, assimilant rapidement les informations. Son esprit, aff?t¨¦ par ses souvenirs d¡¯Empereur C¨¦leste, n¡¯avait aucun mal ¨¤ comprendre les concepts th¨¦oriques, mais il lui manquait encore une chose essentielle : l¡¯exp¨¦rience pratique. S¡¯il voulait en apprendre davantage, il devait exp¨¦rimenter. Mais comment obtenir du poison sans attirer l¡¯attention ? Il ne pouvait pas simplement demander au clan Feng, sous peine de soulever des soup?ons. Il devait trouver un autre moyen. Son regard glissa vers l¡¯ext¨¦rieur, ¨¤ travers la fen¨ºtre. La nuit enveloppait le domaine, et une brise fra?che faisait fr¨¦mir les feuilles des arbres dans le jardin int¨¦rieur. Feng Lin r¨¦fl¨¦chit rapidement. Le march¨¦ noir. M¨ºme si le clan Feng avait perdu son influence, certaines choses ne disparaissaient jamais totalement. Dans la ville voisine, il devait forc¨¦ment exister des marchands sp¨¦cialis¨¦s dans ce genre de commerce illicite. S¡¯il pouvait entrer en contact avec eux, il aurait peut-¨ºtre une chance d¡¯acqu¨¦rir les composants n¨¦cessaires pour commencer ses tests. Mais il devait ¨ºtre prudent. Il ignorait encore qui avait voulu sa mort. Si ce myst¨¦rieux ennemi apprenait qu¡¯il enqu¨ºtait sur le poison, il risquait de faire ¨¦chouer son plan et d¡¯alerter l¡¯adversaire. Feng Lin devait avancer dans l¡¯ombre, sans laisser la moindre trace. Il roula le parchemin et le rangea pr¨¦cautionneusement avant de souffler la bougie. Demain, il commencerait ¨¤ chercher. La v¨¦rit¨¦ sur son empoisonnement ¨¦tait enfouie quelque part, et il comptait bien la d¨¦terrer¡­ quitte ¨¤ ¨¦liminer quiconque se dressait sur son chemin. Chapitre 33 : Le Plan De Feng Yue Feng Lin progressait lentement dans le couloir d¨¦labr¨¦, le bois vermoulu sous ses pas ¨¦mettant de l¨¦gers craquements. Le vent nocturne s¡¯infiltrait par les interstices des murs, soulevant des volutes de poussi¨¨re qui dansaient dans la lumi¨¨re vacillante des lanternes ¨¤ huile. Le domaine du clan Feng, autrefois symbole de grandeur, n¡¯¨¦tait plus qu¡¯une relique du pass¨¦, rong¨¦e par le temps et l¡¯abandon. Lorsqu¡¯il arriva devant sa chambre, il s¡¯arr¨ºta net. Adoss¨¦e contre le chambranle de la porte, Feng Yue l¡¯attendait. Son port de t¨ºte altier et la mani¨¨re dont elle croisait les bras sur sa poitrine trahissaient une assurance naturelle, teint¨¦e d¡¯une arrogance contenue. M¨ºme dans l¡¯ombre du d¨¦clin, elle conservait une prestance propre aux lign¨¦es nobles. Sa robe bleu nuit, bien que sobre et l¨¦g¨¨rement us¨¦e aux bords, ¨¦tait soigneusement entretenue, et ses longs cheveux noirs, attach¨¦s en un chignon serr¨¦, montraient qu¡¯elle tenait encore ¨¤ une certaine apparence. Ses yeux sombres fixaient Feng Lin avec une intensit¨¦ froide, comme si elle ¨¦valuait chacun de ses mouvements. Un silence pesant s¡¯installa entre eux, seulement troubl¨¦ par le murmure du vent ¨¤ travers les fissures du couloir. Feng Lin ne bougea pas, se contentant de soutenir son regard, attendant qu¡¯elle rompe le silence en premier. Sa posture trahissait une certaine impatience, mais son visage restait impassible. Pourtant, Feng Lin savait qu¡¯elle ne l¡¯attendait pas sans raison. Il arrive enfin... Cet idiot tra?ne toujours aussi lentement. Mais non, ce n¡¯est plus le m¨ºme. Depuis quelque temps, quelque chose a chang¨¦ chez lui... Je l¡¯ai ignor¨¦ jusqu¡¯ici, mais je ne peux plus faire semblant Feng Yue se redressa d¨¨s qu¡¯il fut ¨¤ sa hauteur, l¡¯ombre des lanternes vacillantes projetant une lueur tremblante sur son visage. ¡ª Toi. Viens avec moi. Feng Lin haussa un sourcil, croisant les bras avec une certaine nonchalance. ¡ª Hmm ? Depuis quand tu me donnes des ordres ? Feng Yue r¨¦prima un soupir, mais son regard ne vacilla pas. Love what you''re reading? Discover and support the author on the platform they originally published on. Avant son coma, c¡¯¨¦tait un gamin capricieux, toujours coll¨¦ ¨¤ moi, incapable de faire quoi que ce soit seul. Il n¡¯aurait jamais r¨¦pondu comme ?a¡­ Mais maintenant, il est trop calme. Trop s?r de lui. Elle d¨¦tourna le regard une seconde, comme pour rassembler ses pens¨¦es, puis ajouta d¡¯un ton plus ferme : ¡ª Pas de discussions. Suis-moi. Feng Lin haussa l¨¦g¨¨rement les ¨¦paules avant d¡¯embo?ter le pas ¨¤ sa s?ur. Le silence entre eux ¨¦tait lourd, seulement troubl¨¦ par le bruit du bois grin?ant sous leurs pas. Les couloirs d¨¦labr¨¦s du domaine Feng n¡¯¨¦taient plus que l¡¯ombre de ce qu¡¯ils avaient ¨¦t¨¦. Notre clan a beau ¨ºtre tomb¨¦ dans la d¨¦ch¨¦ance depuis cinq si¨¨cles, Feng Lin n¡¯a jamais eu ¨¤ en porter le poids. Il n¡¯¨¦tait qu¡¯un enfant avant son coma¡­ Mais alors, pourquoi ai-je l¡¯impression qu¡¯il en sait bien plus qu¡¯il ne le devrait ? Ils arriv¨¨rent dans la cour arri¨¨re, un endroit recul¨¦ o¨´ le vent soufflait plus fort. Feng Yue s¡¯arr¨ºta net, puis se retourna vers lui, son regard toujours aussi per?ant. ¡ª Dis-moi, Feng Lin¡­ Qu¡¯est-ce qui t¡¯arrive ? Feng Lin plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. ¡ª Je ne vois pas ce que tu veux dire. Feng Yue serra les poings. Il ¨¦vite ma question¡­ Comme s¡¯il savait exactement o¨´ je voulais en venir. ¡ª Arr¨ºte ?a. Avant ton coma, tu ¨¦tais un enfant gat¨¦ et fragile. Quinze ans plus tard, tu devrais ¨ºtre encore plus perdu que moi dans ce monde¡­ Mais ce n¡¯est pas le cas. Tu es trop calme, trop r¨¦fl¨¦chi. Elle marqua une pause, puis esquissa un l¨¦ger sourire. ¡ª ?a tombe bien. J¡¯ai un moyen simple de v¨¦rifier quelque chose. Feng Lin ne broncha pas. ¡ª Ah ? Et quel genre de test tu veux me faire passer ? Feng Yue croisa les bras, son sourire s¡¯¨¦largissant l¨¦g¨¨rement. ¡ª Ces derniers temps, des voleurs se sont introduits dans le domaine. Tu vas m¡¯aider ¨¤ les chasser. En r¨¦alit¨¦, il n¡¯y en a pas de tr¨¨s fort¡­ Mais si tu es vraiment Feng Lin, tu ne devrais avoir aucune exp¨¦rience en combat. Si tu te d¨¦fends trop bien¡­ alors tu n¡¯es pas celui que tu pr¨¦tends ¨ºtre. Feng Lin fixa Feng Yue du coin de l¡¯?il, analysant la situation. Il y a bien des voleurs¡­ mais ce n¡¯est pas la vraie raison de ce test. Elle veut v¨¦rifier si je suis vraiment moi. Il fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils et soupira, feignant l¡¯agacement. ¡ª Me faire affronter des voleurs ? Depuis quand on me consid¨¨re assez fort pour ?a ? Feng Yue croisa les bras, son regard per?ant braqu¨¦ sur lui. ¡ª Si tu es vraiment Feng Lin, tu n¡¯auras aucune chance, pas vrai ? Il essaie de para?tre h¨¦sitant¡­ mais son regard ne montre aucune peur. Cet idiot ¨¦vite peut-¨ºtre mieux qu¡¯avant, mais il ne sait pas mentir. Feng Lin haussa les ¨¦paules. ¡ª Si je meurs, ce sera de ta faute. Il adopta une posture maladroite et attendit. Quelques secondes plus tard, une ombre se faufila dans la cour. Un homme en v¨ºtements sombres, le visage ¨¤ moiti¨¦ couvert, s¡¯avan?a prudemment. Le voleur s¡¯arr¨ºta ¨¤ quelques m¨¨tres, scrutant les deux jeunes gens d¡¯un regard per?ant. Son visage ¨¤ moiti¨¦ couvert ne cachait pas la tension dans ses gestes. ¡ª Vous¡­ Donnez-moi tout ce que vous avez, et il ne vous arrivera rien. Feng Lin jeta un coup d¡¯?il rapide ¨¤ Feng Yue. Elle ne bougeait pas, observant chaque d¨¦tail avec attention. Il fit un pas en arri¨¨re, feignant la panique. ¡ª Q-Que¡­ Qu¡¯est-ce que tu veux dire ? Le voleur avan?a d¡¯un pas, sa main crisp¨¦e sur le manche de sa dague. Feng Yue, toujours impassible, lan?a d¡¯une voix froide : ¡ª Si tu veux fuir, c¡¯est le moment. Elle me pousse ¨¤ montrer mes vraies couleurs. Elle s¡¯attend ¨¤ ce que je coure ou que je me fasse blesser. Feng Lin prit une inspiration tremblante et recula encore, puis tr¨¦bucha volontairement, tombant maladroitement en arri¨¨re. Le voleur h¨¦sita une fraction de seconde. Feng Yue, quant ¨¤ elle, fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils. Ce n¡¯est pas normal¡­ Il recule trop bien, m¨ºme dans sa maladresse. Feng Lin posa une main sur le sol, pr¨ºt ¨¤ agir si n¨¦cessaire. Je dois jouer le jeu jusqu¡¯au bout, mais¡­ que va-t-il faire maintenant Chapitre 34 : Déjà La Trouille ? Le voleur fron?a les sourcils en observant Feng Lin. ¡ª Hein ? Troisi¨¨me ¨¦tape seulement ? Un sourire cruel s¡¯¨¦tira sur son visage. ¡ª T¡¯es encore plus faible que ce que je pensais¡­ Un gamin sans d¨¦fense. Son regard se tourna vers Feng Yue, mais presque aussit?t, une lueur d¡¯inqui¨¦tude traversa ses yeux. Il ne pouvait pas sentir son niveau de cultivation. Il est au troisi¨¨me niveau¡­ et elle ? Le voleur h¨¦sita une fraction de seconde. Il n¡¯¨¦tait pas idiot. Quelqu¡¯un dont on ne pouvait pas sonder la cultivation ¨¦tait souvent bien plus fort qu¡¯il ne le laissait para?tre. Feng Yue, elle, n¡¯avait pas boug¨¦. Son regard restait pos¨¦ sur Feng Lin, attendant sa r¨¦action. Il joue bien la com¨¦die¡­ Mais que va-t-il faire maintenant ? Feng Lin, toujours ¨¤ terre, fit mine de paniquer davantage. ¡ª S¡¯il vous pla?t¡­ prenez ce que vous voulez, mais ne nous faites pas de mal ! Le voleur ricana. ¡ª Je comptais pas te tuer¡­ Mais vu ta faiblesse, t¡¯as s?rement grandi avec une cuill¨¨re en or dans la bouche. Vide tes poches ! Feng Lin baissa les yeux, cachant un sourire amus¨¦. Parfait. Il me sous-estime totalement. D¡¯un geste maladroit, il tendit lentement une main tremblante vers sa poche. Mais en r¨¦alit¨¦, il pr¨¦parait d¨¦j¨¤ son mouvement. Feng Yue observa la sc¨¨ne en silence, une pens¨¦e traversant son esprit. Qu¡¯est-ce que tu vas faire, Feng Lin ? Feng Yue plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. Attends¡­ Troisi¨¨me ¨¦tape ? Elle n¡¯avait jamais vraiment pr¨ºt¨¦ attention ¨¤ son niveau de cultivation jusqu¡¯ici, mais lors du premier repas apr¨¨s son r¨¦veil, elle avait clairement vu qu¡¯il n¡¯¨¦tait qu¡¯au premier stade. Comment avait-il progress¨¦ si vite en si peu de temps ? This book is hosted on another platform. Read the official version and support the author''s work. Non¡­ C¡¯est impossible. Il n¡¯avait rien, il y a ¨¤ peine quelques jours. Un soup?on d¡¯inqui¨¦tude naquit en elle, mais elle le refoula aussit?t. Je dois rester calme. Il y a peut-¨ºtre une explication logique. Pourtant, une voix au fond d¡¯elle murmurait que quelque chose clochait. Pendant ce temps, Feng Lin c¡¯¨¦tait rel¨¨ve et continuait de jouer son r?le. Il gardait une posture h¨¦sitante, affichant une expression faussement nerveuse. Ses mains tremblaient l¨¦g¨¨rement, et il d¨¦glutit en fixant le voleur. ¡ª Je¡­ Je dois vraiment me battre ? demanda-t-il d¡¯un ton incertain. Feng Yue, toujours troubl¨¦e par sa d¨¦couverte, garda un visage impassible. ¡ª Tu n¡¯as pas le choix. Soit tu te d¨¦fends, soit tu perds. Feng Lin jeta un regard autour de lui, comme s¡¯il cherchait une issue. Puis, il inspira profond¨¦ment et recula d¡¯un pas. Elle veut me tester¡­ Mais maintenant, elle doute pour une autre raison. Un mince sourire int¨¦rieur lui effleura l¡¯esprit. Il faut que je la manipule encore un peu. Feng Lin garda la t¨ºte baiss¨¦e, affichant une expression d¡¯effroi parfaitement ma?tris¨¦e. Il savait que s¡¯il voulait tromper son adversaire, il devait jouer son r?le jusqu¡¯au bout. Le voleur, lui, ricana en voyant sa posture h¨¦sitante. ¡ª Ha ! T¡¯as d¨¦j¨¤ la trouille ? Feng Lin leva lentement les yeux, l¡¯air h¨¦sitant. ¡ª J-Je ne veux pas mourir¡­ Sa voix tremblait juste assez pour sembler authentique. Il fit un pas en arri¨¨re, feignant une tentative de fuite, mais le voleur fut plus rapide. ¡ª Pas si vite, morveux ! D¡¯un mouvement fluide, il se d¨¦pla?a devant Feng Lin, lui bloquant toute ¨¦chappatoire. Je ne peux pas voir sa cultivation, mais lui peut voir la mienne¡­ Il me prend pour une proie facile. Feng Lin continuait de jouer son r?le ¨¤ la perfection. ¡ª S-S¡¯il vous pla?t¡­ prenez ce que vous voulez, mais ne me faites pas de mal ! Le voleur ¨¦clata de rire. ¡ª T¡¯as pas une seule once de courage ! T¡¯es vraiment path¨¦tique. Il mord ¨¤ l¡¯hame?on. Feng Lin savait qu¡¯il ne pouvait pas gagner un combat direct. Il n¡¯avait aucun moyen de mesurer la puissance du voleur. Mais il pouvait exploiter une chose : l¡¯arrogance de son adversaire. Le voleur s''approcha d¡¯un pas nonchalant, savourant sa sup¨¦riorit¨¦. ¡ª Allez, vide tes poches ! Pas la peine de me faire perdre mon temps. Feng Lin recula encore, laissant son regard errer nerveusement autour de lui comme s''il cherchait d¨¦sesp¨¦r¨¦ment une ¨¦chappatoire. En r¨¦alit¨¦, il observait chaque d¨¦tail : la position du voleur, la disposition du terrain, et surtout, la faille qu''il pourrait exploiter. ¡ª Je... d''accord... balbutia-t-il, plongeant une main tremblante dans sa poche. Le voleur plissa les yeux, restant sur ses gardes, mais son sourire arrogant ne disparut pas. ¡ª Plus vite que ?a, gamin. Feng Lin inspira profond¨¦ment. Il n¡¯avait pas la puissance brute, mais il avait son intelligence. Il devait faire en sorte que son adversaire baisse compl¨¨tement sa garde. Il me sous-estime. Il ne se doute pas une seule seconde que je peux r¨¦agir. Il sortit lentement un petit sac en tissu, feignant la panique. Ses doigts tremblaient, et il laissa volontairement le sac glisser de sa main. ¡ª M-Mince¡­ Le voleur ricana et baissa les yeux un instant, amus¨¦ par sa maladresse. C''¨¦tait l''opportunit¨¦ que Feng Lin attendait. Sans perdre une seconde, il passa ¨¤ l''action. D¨¨s que le regard du voleur quitta son visage, Feng Lin se projeta en avant d¡¯un mouvement vif et pr¨¦cis. Il n¡¯avait ni la force ni la vitesse d¡¯un cultivateur sup¨¦rieur, mais il savait exploiter chaque d¨¦tail. Ses doigts attrap¨¨rent une poign¨¦e de poussi¨¨re du sol qu¡¯il lan?a droit dans les yeux de son adversaire. ¡ª Argh ! s¡¯¨¦cria le voleur en reculant, les mains sur son visage. Feng Lin ne lui laissa pas le temps de r¨¦agir. D¡¯un pas rapide, il se rapprocha encore et visa un point vital sur le c?t¨¦ du genou du voleur. Je n¡¯ai pas la puissance pour l¡¯assommer, mais si je l¡¯handicape, je peux renverser la situation. Son pied frappa violemment l¡¯articulation. Le voleur, toujours aveugl¨¦, perdit l¡¯¨¦quilibre et bascula en arri¨¨re. Feng Lin fit un bond en arri¨¨re, reprenant une posture prudente. Il devait maintenir l¡¯illusion : celle d¡¯un gar?on d¨¦sesp¨¦r¨¦ qui avait agi par r¨¦flexe, et non d¡¯un combattant rus¨¦. Le voleur grogna, clignant des yeux pour retrouver sa vision. ¡ª Sale petit¡­ ! Il se redressa lentement, la col¨¨re montant en lui. Finalement, il n¡¯est pas totalement idiot¡­ mais il n¡¯a toujours pas compris. Feng Lin fit un pas h¨¦sitant en arri¨¨re, affichant une expression faussement terrifi¨¦e. ¡ª Je¡­ je ne voulais pas¡­ ! Le voleur serra les dents, encore plus furieux. ¡ª Tu vas le regretter ! Il bondit en avant, pr¨ºt ¨¤ frapper de toutes ses forces. C¡¯¨¦tait exactement ce que Feng Lin attendait. Chapitre 35 : Retournement De Situation Feng Lin recula pr¨¦cipitamment, les yeux ¨¦carquill¨¦s, l¡¯air paniqu¨¦. Son pied heurta une pierre, et il tr¨¦bucha violemment. Son corps bascula en arri¨¨re et s¡¯¨¦crasa lourdement au sol, son dos percutant la terre avec un bruit sourd. ¡ª Ah¡­ ! lacha-t-il, la voix tremblante. Son souffle se coupa un instant. Il ouvrit de grands yeux, jouant ¨¤ la perfection l¡¯effroi d¡¯un gar?on sans d¨¦fense. Le voleur, lanc¨¦ ¨¤ pleine vitesse, n¡¯eut pas le temps de s¡¯arr¨ºter. Son pied heurta exactement la m¨ºme pierre qui avait fait chuter Feng Lin. D¨¦s¨¦quilibr¨¦, il tenta de se rattraper en agitant les bras, mais son ¨¦lan le propulsa droit sur un arbre. ¡ª Hein¡­ ?! Le choc fut brutal. Son crane heurta l¡¯¨¦corce avec un bruit sec. Une grimace de douleur tordit son visage alors qu¡¯il se tenait la t¨ºte d¡¯une main tremblante. Il vacilla, son regard se brouillant sous l¡¯impact. Feng Lin, toujours allong¨¦ sur le sol, observa la sc¨¨ne avec une stupeur feinte. ¡ª J¡¯ai¡­ gagn¨¦ ? Sa voix ¨¦tait ¨¤ peine un souffle, empreinte d¡¯un ¨¦tonnement presque na?f. Il cligna plusieurs fois des yeux, comme s¡¯il peinait ¨¤ croire ¨¤ sa propre victoire. Le voleur secoua la t¨ºte, encore sonn¨¦, et tenta de se redresser. Mais sa jambe, affaiblie par le coup que Feng Lin lui avait sournoisement port¨¦ plus t?t, c¨¦da sous son poids. Il tituba violemment, incapable de retrouver son ¨¦quilibre. ¡ª Esp¨¨ce de¡­ ! Il serra les dents, furieux, mais chaque mouvement ravivait la douleur dans son corps. Un peu ¨¤ l¡¯¨¦cart, Feng Yue observait la sc¨¨ne en silence. Quelque chose clochait. Qu¡¯un coup de chance sauve Feng Lin, elle pouvait l¡¯admettre¡­ mais ¨¤ ce point ? Elle fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils. Feng Lin, quant ¨¤ lui, jouait son r?le ¨¤ la perfection. Il se redressa lentement, ses mains tremblant l¨¦g¨¨rement sous l¡¯effet de l¡¯adr¨¦naline. Son regard passa du voleur ¨¤ ses propres doigts, comme s¡¯il n¡¯arrivait pas ¨¤ comprendre ce qui venait de se passer. If you discover this tale on Amazon, be aware that it has been unlawfully taken from Royal Road. Please report it. ¡ª Quelle¡­ chance¡­ Sa voix ¨¦tait basse, marqu¨¦e par la surprise. Le voleur, humili¨¦ et furieux, sentit son dernier soup?on d¡¯orgueil s¡¯effondrer. Il lan?a un regard noir ¨¤ Feng Lin, puis un autre vers Feng Yue. Il h¨¦sita. Elle ¨¦tait bien plus forte que lui. Et dans son ¨¦tat, il ne pouvait pas se permettre d¡¯affronter deux adversaires, m¨ºme si l¡¯un d¡¯eux ¨¦tait un gamin suppos¨¦ faible. Il serra les poings, grin?a des dents, puis cracha ¨¤ contrec?ur : ¡ª Tss¡­ compte-toi chanceux, morveux ! Puis, sans demander son reste, il tourna les talons et s¡¯¨¦loigna en boitant l¨¦g¨¨rement, disparaissant dans l¡¯ombre. Feng Lin resta assis au sol quelques secondes de plus, respirant bruyamment, comme s¡¯il peinait ¨¤ reprendre son souffle. Puis, il laissa ¨¦chapper un long soupir de soulagement, ses ¨¦paules s¡¯affaissant l¨¦g¨¨rement. Mais ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, il savourait sa victoire. D¡¯un regard discret, il observa Feng Yue. Elle le fixait toujours. Instantan¨¦ment, il effa?a toute trace de satisfaction sur son visage. Il ne devait rien laisser para?tre. Il plia l¨¦g¨¨rement les genoux, ajoutant une touche de faiblesse ¨¤ son jeu, comme si la peur et la tension l¡¯emp¨ºchaient de se tenir correctement debout. ¡ª J¡¯ai¡­ r¨¦ussi ? murmura-t-il, fixant le vide. Il tourna lentement la t¨ºte vers Feng Yue, cherchant une confirmation silencieuse. Elle ne r¨¦pondit pas tout de suite. Son regard, per?ant, semblait analyser chaque d¨¦tail. ¡ª Tu as eu de la chance, finit-elle par dire d¡¯un ton neutre. Feng Lin baissa la t¨ºte, l¡¯air encore d¨¦pass¨¦ par les ¨¦v¨¦nements. ¡ª C¡¯est vrai¡­ Je ne sais m¨ºme pas comment j¡¯ai fait¡­ Ses poings se serr¨¨rent l¨¦g¨¨rement, mais pas assez pour qu¡¯on le remarque. Feng Yue ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Un doute persistait en elle. Elle jeta un dernier regard vers l¡¯endroit o¨´ le voleur avait disparu. Il ¨¦tait plus fort que Feng Lin. M¨ºme s¡¯il n¡¯¨¦tait pas un grand combattant, il aurait d? ¨ºtre capable de se reprendre. Alors pourquoi avait-il fui si vite ? La peur qu¡¯il ¨¦prouvait envers elle y ¨¦tait sans doute pour quelque chose. Mais cela n¡¯expliquait pas tout. Elle s¡¯approcha de Feng Lin, croisa les bras et le fixa droit dans les yeux. ¡ª Tu es s?r que c¡¯¨¦tait un accident ? Feng Lin releva la t¨ºte, l¡¯air confus. ¡ª Q-Quoi ? ¡ª Tu as frapp¨¦ son genou exactement ¨¤ un point vital, aveugl¨¦ son regard au moment parfait, et ton esquive ¨¦tait¡­ pr¨¦cise. Son regard s¡¯intensifia, cherchant le moindre signe d¡¯une feinte. Feng Lin cligna plusieurs fois des yeux, feignant l¡¯incompr¨¦hension. Puis, il baissa l¨¦g¨¨rement la t¨ºte, jouant l¡¯h¨¦sitation. ¡ª C-C¡¯¨¦tait juste¡­ un coup de chance¡­ Il mordilla discr¨¨tement sa l¨¨vre, ajoutant une touche de nervosit¨¦ ¨¤ son expression. Feng Yue le fixa encore un moment. Puis, finalement, elle d¨¦tourna les yeux. ¡ª Hmph¡­ Peut-¨ºtre. Mais au fond d¡¯elle, un doute persistait. Feng Lin, lui, esquissa un sourire int¨¦rieur. Il devait rester prudent. Trop en faire, et elle finirait par le percer ¨¤ jour. Mais pour l¡¯instant, il avait gagn¨¦. Il prit une longue inspiration, puis laissa son corps se d¨¦tendre, comme s¡¯il r¨¦alisait seulement maintenant qu¡¯il ¨¦tait sain et sauf. ¡ª En tout cas¡­ heureusement que tu ¨¦tais l¨¤, Feng Yue. Si ce voleur ne t¡¯avait pas vue¡­ je suis s?r qu¡¯il ne se serait pas enfui. Il lui adressa un regard plein de reconnaissance feinte, renfor?ant son image de gar?on faible s¡¯appuyant sur sa pr¨¦sence. Feng Yue haussa un sourcil. Elle n¡¯¨¦tait pas dupe. Mais pour l¡¯instant, elle n¡¯avait aucune preuve contre lui. Il ¨¦tait devenu plus arrogant avec le temps, mais¡­ peut-¨ºtre ¨¦tait-il encore aussi peureux qu¡¯avant ? Elle se contenta de tourner les talons. ¡ª Ne tra?nons pas. Feng Lin hocha rapidement la t¨ºte et la suivit. Tout en avan?ant, il dissimula soigneusement un sourire satisfait. Il ¨¦tait encore sous-estim¨¦. Et c¡¯¨¦tait exactement ce qu¡¯il voulait. Chapitre 36 : Cest Immonde Feng Lin suivit Feng Yue en silence, son expression toujours marqu¨¦e par une fausse nervosit¨¦. Chaque pas qu¡¯il faisait ¨¦tait mesur¨¦, chaque respiration soigneusement contr?l¨¦e. Il savait que Feng Yue restait m¨¦fiante, alors il devait jouer son r?le jusqu¡¯au bout. Le sentier serpentait ¨¤ travers les.batiments, baign¨¦ par la lumi¨¨re pale du soleil couchant. L¡¯odeur de la terre humide flottait dans l¡¯air, et seuls leurs pas troublaient le silence environnant. Feng Yue marchait d¡¯un pas s?r, ses bras crois¨¦s, plong¨¦e dans ses pens¨¦es. Elle ¨¦tait troubl¨¦e par ce qu¡¯elle avait vu. Feng Lin avait beau pr¨¦tendre ¨ºtre faible, il y avait eu trop de co?ncidences dans ce combat. Elle jeta un regard discret dans sa direction. Il avait baiss¨¦ les ¨¦paules, le regard fuyant, comme s¡¯il ¨¦tait encore boulevers¨¦ par l''affrontement. Il joue bien ,un peu trop bien. Mais elle n¡¯allait pas se laisser tromper aussi facilement. Apr¨¨s un moment, elle brisa le silence : ¡ª Nous devons rentrer il se fait tard. Feng Lin hocha vivement la t¨ºte. ¡ª Oui¡­ Je ne voudrais pas qu¡¯un autre voleur nous attaque¡­ Il for?a un rire maladroit, mais Feng Yue ne r¨¦agit pas. Ils continu¨¨rent leur route, la tension flottant entre eux comme une ombre invisible. Mais soudain, Feng Yue s¡¯arr¨ºta net et regarda Feng Lin. Feng Lin c¡¯¨¦tait effondr¨¦ au sol en se tenant le visage, son ?il gauche irradiant une lumi¨¨re dor¨¦e intense. Une douleur indescriptible traversa son crane, comme si mille aiguilles lui transper?aient la t¨ºte de l¡¯int¨¦rieur. Stolen from its rightful author, this tale is not meant to be on Amazon; report any sightings. ¡ª AAAAH ! Son cri r¨¦sonna dans le silence de la nuit, brisant l¡¯atmosph¨¨re pesante. Feng Yue, d¡¯abord fig¨¦e par la surprise, s¡¯agenouilla rapidement ¨¤ ses c?t¨¦s, posant une main h¨¦sitante sur son ¨¦paule. M¨ºme si elle trouvait ¨¦trange que sont fr¨¨re soit bizzare elle tenais quand m¨ºme a lui. ¡ª Feng Lin ! Qu¡¯est-ce qui t¡¯arrive ?! Mais alors qu¡¯elle cherchait ¨¤ comprendre, ses yeux se fig¨¨rent sur l¡¯¨¦clat dor¨¦ qui pulsait dans l¡¯?il de son fr¨¨re. Des symboles complexes apparaissaient lentement autour de son iris, formant un motif ancien et sacr¨¦. Son souffle se coupa net. Ces symboles¡­ Elle les avait d¨¦j¨¤ vus. Mais o¨´ ? Elle se rappela que cela datait de sont enfance Dans un vieux livre pr¨¦cieusement conserv¨¦ par leur p¨¨re, un manuscrit relatant l¡¯histoire de leur clan. Ces marques n¡¯¨¦taient pas ordinaires¡­ Elles appartenaient ¨¤ une lign¨¦e disparue, un pouvoir oubli¨¦ depuis des g¨¦n¨¦rations. Feng Yue sentit un frisson parcourir son ¨¦chine. Son fr¨¨re¡­ cachait-il un tel secret ? Cela explique t''il sont changement de comportement et sont reveil Feng Lin haleta, la douleur dans son ?il s¡¯att¨¦nuant peu ¨¤ peu, mais son souffle restait saccad¨¦. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Pourquoi son ?il s¡¯¨¦tait-il soudainement illumin¨¦ ? Mais avant qu¡¯il ne puisse r¨¦fl¨¦chir davantage, un bruit sourd retentit tout pr¨¨s d¡¯eux. GRRRRMMM¡­ Le sol vibra l¨¦g¨¨rement sous leurs pieds. Feng Yue se redressa aussit?t, en alerte. Elle fixa l¡¯origine du son : un batiment abandonn¨¦, d¨¦labr¨¦, que tout le monde ¨¦vitait depuis des ann¨¦es. Puis, sous leurs yeux ¨¦bahis, une fissure se forma sur l¡¯un des murs de pierre. Lentement, comme si une force invisible agissait dans l¡¯ombre, les blocs de pierre commenc¨¨rent ¨¤ reculer, ¨¤ s¡¯¨¦carter les uns des autres dans un grondement profond. Et alors¡­ Une immense porte apparut. Haute de plusieurs m¨¨tres, elle semblait taill¨¦e dans un mat¨¦riau inconnu, ni bois ni m¨¦tal, mais quelque chose d¡¯ancien, impr¨¦gn¨¦ d¡¯une aura myst¨¦rieuse. Des symboles dor¨¦s, similaires ¨¤ ceux qui avaient brill¨¦ dans l¡¯?il de Feng Lin, couvraient sa surface, pulsant faiblement comme s¡¯ils r¨¦agissaient ¨¤ sa pr¨¦sence. Feng Lin, encore troubl¨¦ par ce qu¡¯il venait de vivre, ¨¦changea un regard avec Feng Yue. ¡ª C¡¯est¡­ moi qui ai fait ?a ? murmura-t-il, incapable de masquer son trouble. Feng Yue resta silencieuse un instant, ses pens¨¦es s¡¯entrechoquant. Puis, elle serra les poings Feng Lin h¨¦sita un instant, son c?ur battant la chamade. Mais son instinct lui disait qu¡¯il devait aller jusqu¡¯au bout. Il tendit lentement la main vers la porte. D¨¨s que ses doigts touch¨¨rent la surface froide et ancienne, son ?il s¡¯illumina de nouveau , une lumi¨¨re dor¨¦e plus puissante qu¡¯avant y jailli. Une douleur fulgurante traversa son crane, mais cette fois, il ne cria pas. Il serra les dents, endurant la souffrance. Les symboles dor¨¦s grav¨¦s sur la porte s¡¯anim¨¨rent, pulsant avec une intensit¨¦ grandissante. Un grondement sourd r¨¦sonna tout autour d¡¯eux, et la porte s¡¯ouvrit lentement dans un bruit sinistre. Aussit?t, une odeur naus¨¦abonde de pourriture s¡¯¨¦chappa de l¡¯ouverture, les frappant de plein fouet. Feng Yue recula instinctivement, portant une main ¨¤ son nez. ¡ª C¡¯est immonde¡­! Feng Lin, lui, resta fig¨¦. Il plissa les yeux pour essayer de voir ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, mais tout ce qu¡¯il aper?ut, c¡¯¨¦tait un escalier de pierre descendant dans un noir absolu. Un frisson parcourut son ¨¦chine Avait t¡¯il la bonne cultivation pour visite un tel endroit , il se le demandait bel et bien si il ne devait pas faire marche arri¨¨re mais l¡¯attrait d¡¯un tr¨¦sor l¡¯attirait . ¡ª Qu¡¯est-ce que c¡¯est que cet endroit¡­? Chapitre 37 : Cadavre En Fuite Le silence pesant qui r¨¦gnait derri¨¨re cette ouverture donnait l¡¯impression que quelque chose les attendait en bas. Feng Lin comprit instantan¨¦ment. Si m¨ºme Feng Yue ¨¦tait stup¨¦faite, cela signifiait que cet endroit ¨¦tait inconnu de leur clan. L¡¯odeur immonde qui s¡¯en ¨¦chappait prouvait qu¡¯aucun ¨ºtre vivant n¡¯y ¨¦tait entr¨¦ depuis tr¨¨s longtemps. Et surtout¡­ Personne n¡¯avait jamais pu faire appara?tre cette porte avant lui. La r¨¦ponse ¨¦tait ¨¦vidente : il ¨¦tait le seul ¨¤ avoir activ¨¦ son ?il. Feng Yue fixa l''?il de Feng Lin, toujours illumin¨¦ d¡¯une faible lueur dor¨¦e. Son expression oscillait entre surprise et incompr¨¦hension. ¡ª Cet ?il¡­ Sa voix ¨¦tait plus grave qu¡¯¨¤ l¡¯accoutum¨¦e. Elle h¨¦sita un instant avant de reprendre : ¡ª Il s¡¯agit d¡¯une particularit¨¦ de notre clan, disparue depuis la chute du clan¡­ il y a cinq si¨¨cles. Feng Lin plissa l¨¦g¨¨rement les yeux en cachant le fais qu¡¯il s¡¯avait d¨¦j¨¤ ceci. ¡ª Une particularit¨¦ disparue ? Feng Yue hocha lentement la t¨ºte. ¡ª Oui. J¡¯ai d¨¦j¨¤ vu ce symbole dans un ancien livre que notre p¨¨re conservait pr¨¦cieusement. Mais c¡¯¨¦tait juste une illustration¡­ Il n¡¯y avait presque aucune information dessus. Elle le regarda droit dans les yeux, l''air grave. ¡ª Je ne sais pas pourquoi toi, tu as pu l¡¯activer. The narrative has been stolen; if detected on Amazon, report the infringement. M¨ºme elle ignorait tout du v¨¦ritable pouvoir de cet ?il¡­ Elle ne connaissait que sa forme. Feng Lin inspira lentement, ignorant l¡¯odeur naus¨¦abonde qui emplissait l¡¯air. Un tr¨¦sor oubli¨¦ depuis cinq si¨¨cles¡­ Dans sa vie pass¨¦e, un tel butin n¡¯aurait ¨¦t¨¦ qu¡¯un ramassis de vieilleries sans valeur, mais dans sa situation actuelle, chaque ressource comptait. Il ¨¦tait faible, bien trop faible. Tout pouvoir, toute relique, toute technique pr¨¦cieuse ¨¦tait une opportunit¨¦ qu¡¯il ne pouvait pas se permettre d¡¯ignorer. Son regard se posa sur l¡¯escalier sombre qui s¡¯enfon?ait dans les profondeurs inconnues. L¡¯obscurit¨¦ semblait avaler la lumi¨¨re, et l¡¯odeur de putr¨¦faction s¡¯intensifiait ¨¤ chaque seconde. Il ne savait pas ce qui l¡¯attendait en bas. Mais une chose ¨¦tait s?re : il comptait bien s¡¯emparer de tout ce qui s¡¯y trouvait. Feng Lin fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils, affichant une expression de r¨¦flexion intense avant de lever les yeux vers Feng Yue. Il la fixa avec s¨¦rieux, prenant soin d¡¯ajouter une touche d¡¯incertitude ¨¤ sa voix. ¡ª Si cet ?il s¡¯est activ¨¦ en moi¡­ ce n¡¯est s?rement pas un hasard. Peut-¨ºtre que c¡¯est un signe du destin, que le clan voulait que je sois celui qui porte son h¨¦ritage et le guide vers un nouvel age de grandeur. Feng Yue l¡¯observa, perplexe. ¡ª Tu penses vraiment que c¡¯est ce que ?a signifie ? Feng Lin hocha la t¨ºte avec d¨¦termination. ¡ª Le clan Feng a sombr¨¦ depuis des si¨¨cles¡­ Mais s¡¯il existe encore un vestige de notre gloire pass¨¦e ici, alors je dois le r¨¦cup¨¦rer. Peut-¨ºtre que c¡¯est l¨¤ le r?le que le destin m¡¯a confi¨¦¡­ Il soupira l¨¦g¨¨rement, baissant les yeux comme s¡¯il ¨¦tait ¨¦cras¨¦ par la responsabilit¨¦ soudaine. En r¨¦alit¨¦, tout ceci n¡¯¨¦tait qu¡¯un mensonge habile. S¡¯il trouvait l¡¯h¨¦ritage du clan, il pourrait le revendiquer comme sien et utiliser ce pr¨¦texte pour asseoir son autorit¨¦. Se proclamer h¨¦ritier l¨¦gitime lui permettrait d¡¯obtenir reconnaissance et ressources sans avoir ¨¤ tout batir de z¨¦ro. Feng Yue sembla troubl¨¦e, mais elle ne trouva rien ¨¤ redire. ¡ª Si c¡¯est vraiment l¡¯h¨¦ritage de notre clan¡­ alors nous devons aller voir. Feng Lin masqua un sourire satisfait et se tourna vers l¡¯entr¨¦e obscure. Feng Lin r¨¦fl¨¦chit rapidement. M¨ºme si d''autres membres du clan mettaient la main sur l''h¨¦ritage, cela ne poserait pas de probl¨¨me. Au contraire, cela jouerait en sa faveur. En tant que premier ¨¤ avoir ¨¦veill¨¦ l''?il du Clan en cinq si¨¨cles, il serait naturellement reconnu comme le chef l¨¦gitime. Son statut serait incontestable. Et une fois ¨¤ la t¨ºte du clan, il pourrait utiliser les autres comme des pions, les faire travailler pour lui, tout en gardant le contr?le total sur leur destin¨¦e. Il jeta un regard ¨¤ Feng Yue, affichant une expression grave. ¡ª Peu importe ce que nous trouvons en bas¡­ Si c¡¯est vraiment l¡¯h¨¦ritage de notre clan, alors il nous reviendra ¨¤ tous. Il marqua une pause, puis ajouta d¡¯un ton plus solennel : ¡ª Mais en tant que premier ¨¤ avoir ¨¦veill¨¦ cet ?il, c¡¯est ¨¤ moi de guider notre clan sur cette voie. Feng Yue sembla h¨¦siter, mais elle ne pouvait pas nier l¡¯¨¦vidence. Un h¨¦ritage aussi ancien ne pouvait ¨ºtre ignor¨¦. Que ce soit par respect ou par ambition, les autres le suivraient forc¨¦ment. Une fois le clan sous son contr?le, il n¡¯aurait plus qu¡¯¨¤ l¡¯utiliser pour gravir les ¨¦chelons de ce monde. Sans plus attendre, il fit le premier pas dans l¡¯obscurit¨¦, pr¨ºt ¨¤ r¨¦clamer ce qui lui revenait de droit. Feng Lin et Feng Yue s''arr¨ºt¨¨rent net. Devant eux, un squelette reposait sur les marches, sa posture fig¨¦e dans une derni¨¨re tentative de fuite. Les os ¨¦taient jaunis par le temps, r¨¦duits presque en poussi¨¨re. Mais ce qui attira imm¨¦diatement l¡¯attention de Feng Lin, c¡¯¨¦tait ce que le cadavre tenait dans sa main. Un ?il. Ce n¡¯¨¦tait pas le sien. Il ¨¦tait diff¨¦rent, l¨¦g¨¨rement fissur¨¦, d¨¦gageant une faible lueur dor¨¦e. Feng Yue frissonna en observant la sc¨¨ne. ¡ª Cet homme¡­ il essayait de fuir. Feng Lin se baissa lentement et ramassa l¡¯?il avec pr¨¦caution. ¡ª Pourquoi fuyait-il ? Il tourna l¨¦g¨¨rement la t¨ºte vers Feng Yue. ¡ª Et surtout¡­ contre quoi ? Chapitre 38 : Journal Du Bibliothécaire 1 Un silence pesant s¡¯installa. L¡¯odeur de pourriture semblait s¡¯intensifier, et l¡¯air devint encore plus oppressant. Feng Lin ramassa la torche en bois tomb¨¦e sur le sol. Son poids ¨¦tait encore correct, ce qui signifiait qu¡¯elle n¡¯¨¦tait pas compl¨¨tement d¨¦compos¨¦e par le temps. Feng Yue plissa les yeux. ¡ª On ne peut pas avancer sans lumi¨¨re. Feng Lin fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils. Il n¡¯avait rien pour allumer cette torche. Pourtant, il savait qu¡¯ils devaient descendre. L¡¯h¨¦ritage du clan se trouvait s?rement au fond de cet endroit. Il serra inconsciemment l¡¯?il ancien qu¡¯il avait ramass¨¦ plus t?t. ¨¤ cet instant, une faible lueur dor¨¦e pulsa en lui, comme une r¨¦sonance. Puis soudain, la torche s¡¯embrasa d¡¯une flamme pale et instable. Feng Yue recula d¡¯un pas, stup¨¦faite. ¡ª Comment¡­ ? Feng Lin fixa la torche, masquant son propre ¨¦tonnement. ¡ª Peut-¨ºtre que cet endroit reconna?t l¡¯?il¡­ Il tourna son regard vers les t¨¦n¨¨bres qui les attendaient plus bas. ¡ª Continuons. Avec la torche d¨¦sormais allum¨¦e, Feng Lin et Feng Yue purent voir l¡¯¨¦tat d¨¦plorable des murs qui les entouraient. L¡¯humidit¨¦ avait rong¨¦ la pierre, la rendant friable par endroits. Des fissures couraient le long des parois, et certaines sections semblaient pr¨ºtes ¨¤ s¡¯effondrer au moindre choc. Malgr¨¦ cela, Feng Lin continua ¨¤ avancer, d¨¦termin¨¦. Il pouvait sentir quelque chose d¡¯important au bout de ce passage. Apr¨¨s une descente qui leur parut interminable, ils atteignirent enfin le bas des escaliers. Un vaste hall souterrain s¡¯¨¦tendait devant eux. L¡¯air y ¨¦tait encore plus vici¨¦, charg¨¦ d¡¯une odeur de mort et de pourriture ancienne. Des piliers bris¨¦s parsemaient la salle, t¨¦moignant d¡¯un ancien ¨¦difice majestueux aujourd¡¯hui en ruine. Mais ce qui attira imm¨¦diatement leur attention fut l¡¯¨¦norme porte de bronze au fond de la pi¨¨ce. Contrairement au reste des lieux, elle semblait presque intacte, orn¨¦e d¡¯anciens symboles du clan Feng. Feng Yue s¡¯arr¨ºta, troubl¨¦e. ¡ª C¡¯est¡­ une porte scell¨¦e. Feng Lin s¡¯approcha lentement, sa torche projetant des ombres mouvantes sur le m¨¦tal poli. ¡ª Alors, derri¨¨re elle se trouve s?rement l¡¯h¨¦ritage du clan. Unauthorized content usage: if you discover this narrative on Amazon, report the violation. Ses doigts effleur¨¨rent la surface froide de la porte. Une faible vibration parcourut son bras. L¡¯?il dor¨¦ sur son visage s¡¯illumina de nouveau. Au moment o¨´ l¡¯?il de Feng Lin s¡¯illumina, une r¨¦action en cha?ne se produisit. Les torches accroch¨¦es aux murs s¡¯allum¨¨rent une ¨¤ une, baignant la salle d¡¯une lueur vacillante. L¡¯¨¦clat du feu r¨¦v¨¦la une sc¨¨ne cauchemardesque. Des dizaines de cadavres jonchaient le sol, certains r¨¦duits ¨¤ l¡¯¨¦tat de squelettes, d¡¯autres encore partiellement momifi¨¦s. Les corps ¨¦taient de toutes sortes : des hommes, des femmes, des enfants¡­ m¨ºme des animaux. L¡¯odeur de putr¨¦faction, bien que vieille de plusieurs si¨¨cles, ¨¦tait toujours pr¨¦sente, rendant l¡¯air lourd et suffocant. Feng Yue recula instinctivement, le visage pale. ¡ª Qu¡¯est-ce que¡­ Elle s¡¯interrompit, incapable de finir sa phrase. Feng Lin, lui, resta silencieux. Son regard balaya les corps, analysant la situation avec un calme froid. Ce n¡¯est pas une simple tombe¡­ c¡¯est un charnier. Il s¡¯agenouilla pr¨¨s d¡¯un squelette et observa attentivement ses os. Des marques profondes y ¨¦taient grav¨¦es, comme si la personne avait ¨¦t¨¦ d¨¦chir¨¦e de l¡¯int¨¦rieur. Feng Yue, horrifi¨¦e, murmura : ¡ª On dirait¡­ qu¡¯ils ont tous ¨¦t¨¦ pi¨¦g¨¦s ici. Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Son regard se posa sur la porte de bronze. Feng Lin balaya la pi¨¨ce du regard, cherchant quelque chose d¡¯utile parmi les cadavres et les d¨¦bris. Il se redressa lentement et tourna la t¨ºte vers Feng Yue. ¡ª Regarde autour de toi. Est-ce que tu vois un carnet ou des notes bien conserv¨¦es ? Feng Yue sursauta l¨¦g¨¨rement ¨¤ sa question, encore troubl¨¦e par la sc¨¨ne macabre. Elle inspira profond¨¦ment, tentant de reprendre son calme, puis hocha la t¨ºte et se mit ¨¤ chercher. Les vieux parchemins et les morceaux de tissu moisis ne manquaient pas, mais la plupart ¨¦taient en trop mauvais ¨¦tat pour ¨ºtre lisibles. Elle s¡¯approcha de ce qui semblait ¨ºtre le cadavre d¡¯un ancien ¨¦rudit ou d¡¯un chef de clan, vu ses v¨ºtements autrefois orn¨¦s. Sous ses os bris¨¦s, un petit livre ¨¤ la couverture de cuir ¨¦tait encore relativement intact, prot¨¦g¨¦ par une pochette en soie us¨¦e. Feng Yue le ramassa avec pr¨¦caution et souffla doucement dessus pour enlever la poussi¨¨re accumul¨¦e. ¡ª J¡¯ai trouv¨¦ quelque chose. Elle tendit le carnet ¨¤ Feng Lin, qui le prit imm¨¦diatement. Ses doigts effleur¨¨rent la couverture us¨¦e, et il l¡¯ouvrit lentement. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, l¡¯¨¦criture ¨¦tait ancienne mais encore lisible. Les premi¨¨res lignes lui firent plisser les yeux. [Premier jour] ?Cela fait maintenant quelques heures qu¡¯une immense vague d¡¯attaques a ¨¦t¨¦ perp¨¦tr¨¦e contre nous. La plupart de nos combattants ¨¦taient absents, partis en mission, nous laissant presque sans d¨¦fense. Nous avons d? nous r¨¦fugier dans les diff¨¦rents batiments de s¨¦curit¨¦ pendant que le reste du clan se battait avec acharnement. Apr¨¨s tout, je ne suis qu¡¯un biblioth¨¦caire, pas un expert en combat. On m¡¯a confi¨¦ la tache de prot¨¦ger les enfants et les femmes inaptes au combat. J¡¯ai barricad¨¦ les portes du mieux que je pouvais avec l¡¯aide de quelques anciens, mais nous savons tous que ce n¡¯est qu¡¯une question de temps avant qu¡¯ils ne nous trouvent. Dehors, les cris et les explosions r¨¦sonnent sans relache. Par moments, j¡¯entends des voix famili¨¨res hurler¡­ puis plus rien. J¡¯ignore combien d¡¯entre nous sont encore en vie. Certains enfants pleurent, d¡¯autres restent fig¨¦s, terroris¨¦s. Je tente de les rassurer, mais comment leur mentir alors que moi-m¨ºme, je tremble en ¨¦crivant ces lignes ? Nous sommes pi¨¦g¨¦s. Et l¡¯ennemi ne montre aucune piti¨¦.? Feng Lin continua sa lecture, ses yeux parcourant les lignes avec intensit¨¦. Feng Yue, debout ¨¤ c?t¨¦ de lui, tentait de voir par-dessus son ¨¦paule. [Deuxi¨¨me jour] ?Nous avons tenu toute la nuit, mais la situation empire. Les bruits de combat ont cess¨¦ ¨¤ l¡¯aube, remplac¨¦s par un silence pesant, encore plus terrifiant que le chaos d¡¯hier. ¨¤ travers les interstices des barricades, j¡¯ai aper?u l¡¯ombre d¡¯hommes arm¨¦s fouillant les cadavres. Ils cherchent les survivants. Les enfants sont trop faibles pour pleurer maintenant. Certains se sont endormis d¡¯¨¦puisement, d¡¯autres restent blottis contre leur m¨¨re ou contre moi, le regard vide. Nous n¡¯avons presque plus d¡¯eau. J¡¯ai entendu des bruits de pas lourds pr¨¨s de l¡¯entr¨¦e. Ils savent que nous sommes ici. Nous ne tiendrons plus tr¨¨s longtemps.? Feng Yue sentit un frisson lui parcourir l¡¯¨¦chine en lisant les premi¨¨res lignes du carnet. Ses mains tremblaient l¨¦g¨¨rement. ¡ª Alors¡­ c¡¯est comme ?a que notre clan est tomb¨¦¡­ Elle avait grandi sans jamais conna?tre la v¨¦ritable raison de la chute de leur lign¨¦e. Les anciens eux m¨ºme ne savais pas, pr¨¦tendant que ces secrets devaient rester enfouis. Mais maintenant, elle lisait les mots d¡¯un t¨¦moin direct. Feng Lin, lui, garda son expression impassible. Il ¨¦tait bien plus int¨¦ress¨¦ par ce qui pourrait encore se cacher dans ces ruines que par l¡¯histoire elle-m¨ºme. [Troisi¨¨me jour] ?Le patriarche du clan, notre dernier espoir, est enfin venu ¨¤ notre secours. Malgr¨¦ ses blessures, malgr¨¦ le d¨¦sespoir qui pesait sur ses ¨¦paules, il a r¨¦ussi ¨¤ nous retrouver. Mais le prix de notre salut fut terrible. Pour nous offrir une chance de survie, il a sacrifi¨¦ l¡¯un de ses yeux. ¨¤ l¡¯instant o¨´ son regard s¡¯est illumin¨¦ d¡¯une lueur dor¨¦e, une porte que nous pensions condamn¨¦e depuis des si¨¨cles s¡¯est ouverte devant nous. Un bunker, un sanctuaire oubli¨¦ de notre clan¡­ Un espoir fragile. Nous nous y sommes pr¨¦cipit¨¦s sans h¨¦sitation. Mais ¨¤ peine avions-nous franchi l¡¯entr¨¦e que la porte s¡¯est referm¨¦e derri¨¨re nous. Nous ¨¦tions enferm¨¦s. Prisonniers de notre propre refuge. Le patriarche n¡¯a pas eu le temps de nous l¨¦guer la cl¨¦ de notre lib¨¦ration. Avant qu¡¯il ne puisse nous r¨¦v¨¦ler un moyen de sortir¡­ il a ¨¦t¨¦ tu¨¦. Nous sommes seuls. Coup¨¦s du monde ext¨¦rieur. Et nous ne savons pas combien de temps nous pourrons survivre ici¡­? Chapitre 39 : Journal Du Bibliothécaire 2 Feng Lin continua a lire les autre jour mais il n''y avait rien d¡¯int¨¦ressant appart sur celui du vingt deuxi¨¨me. [Vingt Deuxi¨¨me Jour] ?Jous ne sommes plus que quelques-uns. La faim et la soif ont d¨¦j¨¤ emport¨¦ la majorit¨¦ d¡¯entre nous. Les plus faibles ont succomb¨¦ les premiers : les enfants, les vieillards, ceux dont la cultivation ¨¦tait trop basse pour r¨¦sister. Le bunker est devenu un charnier silencieux. L¡¯odeur de la mort est partout. Nous avons d? empiler les cadavres dans un coin pour ne pas marcher dessus. Certains d¡¯entre nous commencent ¨¤ murmurer que nous devrions¡­ les utiliser. Nous refusons encore d¡¯en arriver l¨¤. Ceux qui ont surv¨¦cu jusqu¡¯¨¤ maintenant ne doivent leur salut qu¡¯¨¤ leur cultivation avanc¨¦e. Nos corps r¨¦sistent mieux ¨¤ la privation, mais m¨ºme les experts ne peuvent tenir ¨¦ternellement sans nourriture ni eau. Chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus de la folie. Aujourd¡¯hui, nous avons perdu un autre des n?tres. C¡¯¨¦tait un ancien garde, un homme robuste qui avait combattu dans de nombreuses batailles. Pourtant, m¨ºme lui a fini par craquer. Les jours d¡¯enfermement l¡¯avaient rong¨¦ de l¡¯int¨¦rieur. Ses murmures ¨¦taient devenus des rales, sa respiration lourde et erratique. Ce matin, il s¡¯est lev¨¦ d¡¯un bond, les yeux inject¨¦s de sang. Il a hurl¨¦ qu¡¯il ne voulait pas mourir ici, qu¡¯il fallait sortir, que tout cela n¡¯¨¦tait qu¡¯un cauchemar. Nous avons tent¨¦ de l¡¯arr¨ºter, mais il ¨¦tait trop rapide. Il s¡¯est pr¨¦cipit¨¦ vers l¡¯escalier, bousculant ceux qui tentaient de le retenir. Il a couru jusqu¡¯¨¤ la porte, tambourinant contre le m¨¦tal froid, suppliant qu¡¯on lui ouvre. Puis, il a vu l¡¯?il. You could be reading stolen content. Head to the original site for the genuine story. Celui que le patriarche avait sacrifi¨¦. Dans un ultime acc¨¨s de folie, il l¡¯a saisi ¨¤ pleines mains et a tent¨¦ de l¡¯utiliser. Mais il ne connaissait pas la technique. Il a cri¨¦. Un hurlement d¨¦chirant, empli de d¨¦sespoir et de douleur. Son corps, d¨¦j¨¤ trop affaibli, n¡¯a pas support¨¦ l¡¯effort. Il s¡¯est effondr¨¦ l¨¤, contre la porte, son regard vitreux toujours fix¨¦ sur l¡¯?il qu¡¯il tenait dans sa main crisp¨¦e. Nous ne sommes plus que cinq. Et nous savons que nous ne tiendrons plus tr¨¨s longtemps¡­? Un dernier jour ¨¦tai affich¨¦. [Trenti¨¨me jour] ?Nous sommes au bout. L¡¯air est devenu irrespirable. L¡¯odeur de putr¨¦faction est si forte que m¨ºme avec notre cultivation, nous avons du mal ¨¤ ne pas suffoquer. La faim nous ronge de l¡¯int¨¦rieur, et la soif est encore pire. Nos bouches sont s¨¨ches, nos l¨¨vres craquel¨¦es, nos corps de plus en plus faibles. Nous avons d¨¦pass¨¦ nos limites depuis longtemps. Chaque mouvement est une torture. Nous ne sommes plus que trois. Aujourd¡¯hui, l¡¯un de nous a finalement c¨¦d¨¦. C¡¯¨¦tait un ancien ¨¦rudit du clan, un homme respect¨¦ qui avait toujours pr?n¨¦ la sagesse et la patience. Mais apr¨¨s trente jours d¡¯enfermement, m¨ºme lui n¡¯¨¦tait plus qu¡¯une ombre de lui-m¨ºme. Ce matin, il a simplement cess¨¦ de bouger. Il s¡¯est assis contre le mur, a ferm¨¦ les yeux¡­ et il ne les a jamais rouverts. Nous n¡¯avons m¨ºme plus la force de pleurer sa mort. Le deuxi¨¨me survivant est un expert en cultivation. Son corps tient encore, mais son esprit s¡¯effrite. Il parle seul, murmure des choses incompr¨¦hensibles. Parfois, il fixe la porte pendant des heures, sans bouger. Je crois qu¡¯il commence ¨¤ voir des choses. Quant ¨¤ moi¡­ je n¡¯ai plus d¡¯espoir. Nous allons mourir ici. Nous sommes oubli¨¦s du monde, enferm¨¦s dans cette tombe que nous avions cru ¨ºtre un refuge. ¨¤ moins qu¡¯un miracle n¡¯arrive¡­ il ne nous reste plus que la mort.? Feng Lin referma doucement le carnet, son expression ind¨¦chiffrable. Feng Yue, quant ¨¤ elle, fixait les pages jaunies avec une lueur de stupeur dans les yeux. ¡ª Trente jours¡­ murmura-t-elle. Ils ont tenu trente jours avant que tout ne s¡¯effondre. Sa voix ¨¦tait tremblante, impr¨¦gn¨¦e d¡¯¨¦motion. Feng Lin, lui, resta silencieux un instant, observant les cadavres ¨¦parpill¨¦s autour d¡¯eux. Il pouvait presque entendre les ¨¦chos du pass¨¦, les derniers soupirs de ceux qui avaient p¨¦ri ici. ¡ª Et personne ne sait ce qui s''est r¨¦ellement pass¨¦, reprit-il d¡¯un ton pensif. M¨ºme les anciens du clan l¡¯ignorent¡­ Feng Yue hocha la t¨ºte, les bras crois¨¦s. ¡ª Je ne comprends pas¡­ Le patriarche a sacrifi¨¦ son ?il pour ouvrir le bunker, mais pourquoi n¡¯a-t-il pas laiss¨¦ un moyen pour s¡¯en ¨¦chapper ? Feng Lin fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils, feignant la r¨¦flexion. ¡ª Peut-¨ºtre qu¡¯il n¡¯en avait pas le temps¡­ ou peut-¨ºtre que quelqu¡¯un l¡¯a emp¨ºch¨¦ de le faire. Feng Yue tressaillit ¨¤ cette id¨¦e. ¡ª Tu penses qu¡¯il y avait un tra?tre ? Feng Lin haussa les ¨¦paules. ¡ª Ou quelque chose de pire. Le silence retomba entre eux, seulement troubl¨¦ par les cr¨¦pitements lointains des torches sur les murs. Feng Yue inspira profond¨¦ment avant de murmurer : ¡ª Si nous avons d¨¦couvert ce lieu¡­ c¡¯est que le destin veut que l¡¯on sache la v¨¦rit¨¦. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire, cachant soigneusement la lueur d¡¯int¨¦r¨ºt dans son regard. ¡ª Oui¡­ Et c¡¯est ¨¤ nous d¡¯en tirer parti. Son ton ¨¦tait calme, presque bienveillant. Mais dans son esprit, une seule pens¨¦e dominait : cet h¨¦ritage lui appartenait. Chapitre 40 : Lieu De Cultivation Feng Lin rangea le journal dans sa manche avant de se relever. Son regard se posa sur Feng Yue, qui scrutait toujours les symboles muraux avec attention. ¡ª On n¡¯a pas le temps d¡¯examiner chaque recoin, dit-il d¡¯un ton calme. La priorit¨¦, c¡¯est cette porte au fond de la salle. Feng Yue d¨¦tourna les yeux des gravures et hocha la t¨ºte. ¡ª Tu crois que tu peux l¡¯ouvrir ? Feng Lin afficha un air h¨¦sitant, jouant son r?le ¨¤ la perfection. ¡ª Je peux essayer¡­ Je ne ma?trise pas encore totalement cet ?il, mais¡­ Il avan?a d¡¯un pas lent vers la porte massive. Contrairement ¨¤ la premi¨¨re qu¡¯ils avaient franchie, celle-ci semblait encore plus ancienne, marqu¨¦e par le temps et recouverte d¡¯inscriptions rong¨¦es par l¡¯humidit¨¦. Feng Yue l¡¯observa en silence. L¡¯atmosph¨¨re ¨¦tait lourde, oppressante. Feng Lin posa sa main sur la surface froide de la porte. L¡¯instant d¡¯apr¨¨s, son ?il s¡¯illumina l¨¦g¨¨rement, projetant une lueur dor¨¦e sur les gravures. Un grondement sourd retentit. Les symboles prirent vie, irradiant d¡¯une faible lumi¨¨re, et lentement, la porte commen?a ¨¤ s¡¯ouvrir dans un craquement sinistre. Une brise glaciale s¡¯¨¦chappa de l¡¯ouverture, accompagn¨¦e d¡¯un silence pesant. Feng Yue d¨¦glutit. ¡ª Qu¡¯est-ce qu¡¯il peut bien y avoir derri¨¨re¡­ ? Feng Lin, lui, sourit int¨¦rieurement. Lorsque la porte s¡¯ouvrit compl¨¨tement, Feng Lin et Feng Yue furent frapp¨¦s par un spectacle qu¡¯ils n¡¯auraient jamais imagin¨¦. Devant eux s¡¯¨¦tendait une immense salle souterraine, mais elle ne ressemblait en rien aux salles sombres et oppressantes qu¡¯ils avaient travers¨¦es jusque-l¨¤. Help support creative writers by finding and reading their stories on the original site. Le plafond simulait un ciel ¨¦toil¨¦, diffusant une lumi¨¨re douce et irr¨¦elle. Loin au-dessus, de l¨¦gers nuages d¨¦rivaient lentement, comme s¡¯ils ¨¦taient sous un v¨¦ritable firmament nocturne. D¡¯innombrables cascades d¨¦valaient des falaises titanesques, l¡¯eau s¡¯¨¦crasant dans des lacs d¡¯une limpidit¨¦ cristalline. La brume cr¨¦¨¦e par leur chute flottait dans l¡¯air, apportant une sensation de fra?cheur et de puret¨¦. Feng Yue, bouche b¨¦e, avan?a de quelques pas. ¡ª C¡¯est¡­ impossible¡­ Comment un tel endroit peut exister sous terre ? Feng Lin, lui, gardait un calme apparent, mais ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, son esprit tournait ¨¤ toute vitesse. Un tel environnement¡­ c¡¯est un lieu de cultivation ! Il pouvait sentir l¡¯¨¦nergie dense et pure qui impr¨¦gnait chaque recoin de la pi¨¨ce. Cette atmosph¨¨re n¡¯¨¦tait pas naturelle. Elle avait ¨¦t¨¦ fa?onn¨¦e, entretenue¡­ et abandonn¨¦e. Son regard se posa sur une structure imposante situ¨¦e au centre de la salle : un temple de pierre ancienne, recouvert de gravures et d¡¯inscriptions oubli¨¦es. Sans attendre, il avan?a. ¡ª Il y a forc¨¦ment quelque chose d¡¯important ici¡­ Feng Yue le suivit, encore abasourdie par la magnificence du lieu. Feng Lin s¡¯arr¨ºta net en voyant ce qui reposait sur la petite table de pierre au centre du temple. Trois objets ¨¦taient dispos¨¦s en un parfait triangle : ¨¤ gauche, un livre en excellent ¨¦tat, dont la couverture portait un ancien symbole du clan Feng. Il s¡¯agissait d¡¯un manuel sur l¡¯utilisation de l¡¯?il, un savoir disparu depuis cinq si¨¨cles. ¨¤ droite, un autre livre, plus ancien, d¨¦crivait la m¨¦thode de cr¨¦ation de potion secr¨¨te du clan feng. Et enfin, au centre, une pierre d¨¦gageant une aura dense et myst¨¦rieuse¡­ Feng Lin sentit son c?ur s¡¯arr¨ºter un instant. Une pierre d¡¯esprit du Monde Sup¨¦rieur ! Ce genre de ressource d¨¦passait de loin tout ce qui pouvait exister dans ce royaume inf¨¦rieur. C¡¯¨¦tait une pierre condens¨¦e ¨¤ partir d¡¯une ¨¦nergie spirituelle extr¨ºmement pure, utilis¨¦e par les cultivateurs des royaumes c¨¦lestes pour avancer dans leur cheminement. Dans sa vie pass¨¦e, une pierre comme celle-ci n¡¯aurait ¨¦t¨¦ qu¡¯une ressource ordinaire pour lui. Mais dans ce corps faible et sous cette nouvelle identit¨¦, elle repr¨¦sentait une opportunit¨¦ inestimable. Feng Yue, elle aussi, avait reconnu son importance, bien que son niveau de onnaissance l''emp¨ºchait de savoir ce qu''¨¦tait la pierre. ¡ª Feng Lin¡­ cette pierre¡­ Feng Lin cacha rapidement son excitation et prit un air s¨¦rieux. ¡ª Ces objets ont ¨¦t¨¦ laiss¨¦s ici par nos anc¨ºtres. Cela signifie que l¡¯h¨¦ritage du clan Feng n¡¯est pas totalement perdu¡­ Il tendit la main vers le manuel sur l¡¯?il et le feuilleta rapidement. Les pages contenaient des diagrammes complexes, des explications d¨¦taill¨¦es sur les capacit¨¦s de l¡¯?il, et surtout, des techniques perdues permettant de l¡¯exploiter pleinement. Quant au livre sur les potion, il d¨¦crivait des recettes n¨¦cessitant plusieurs ingr¨¦dients rares, dont certains avaient probablement disparu de ce monde depuis des si¨¨cles. Feng Lin referma les deux ouvrages et fixa la pierre d¡¯esprit. ¡ª Avec ?a¡­ murmura-t-il, le regard brillant. Alors que Feng Lin tendit la main et toucha la pierre, une brume noire s¡¯en ¨¦chappa instantan¨¦ment. Elle s¡¯¨¦leva en volutes sinistres, tourbillonnant dans l¡¯air comme si elle ¨¦tait vivante. D¡¯un coup, une onde de choc invisible se propagea ¨¤ travers toute la grotte. Les cascades, qui coulaient sans interruption depuis leur arriv¨¦e, s¡¯arr¨ºt¨¨rent brusquement, comme si le temps lui-m¨ºme s¡¯¨¦tait fig¨¦. L¡¯air devint lourd, charg¨¦ d¡¯une ¨¦nergie oppressante. Feng Yue recula instinctivement. ¡ª Feng Lin¡­ c''est quoi ?a ?! Avant qu¡¯il ne puisse r¨¦pondre, un frisson glac¨¦ parcourut son dos. Au-dessus de la pierre, dans l''¨¦paisse brume noire, une silhouette commen?a ¨¤ se former. Un spectre, une entit¨¦ ancienne dont la pr¨¦sence seule semblait ¨¦branler l¡¯espace autour d¡¯eux. Ses traits ¨¦taient flous, son corps translucide flottait au-dessus du sol, mais ses yeux¡­ Ses yeux ¨¦taient comme deux abysses sans fond, emplis d¡¯une sagesse et d¡¯une tristesse infinies. Il ouvrit lentement la bouche. ¡ª Le test va bient?t d¨¦but¨¦ Chapitre 41 : Souvenir Enfantin Sa voix vibra dans toute la grotte, faisant trembler les murs. L¡¯air lui-m¨ºme semblait se charger d¡¯une ¨¦nergie ¨¦trange, comme si l¡¯espace entre eux se distordait. Feng Yue serra les poings, sur ses gardes. ¡ª Une ¨¦preuve ? Feng Lin, lui, resta immobile. Ses pens¨¦es tournaient ¨¤ toute vitesse. Une ¨¦preuve¡­ donc ce spectre ¨¦tait une sorte de sauvegarde ancienne, un m¨¦canisme laiss¨¦ derri¨¨re pour prot¨¦ger l¡¯h¨¦ritage du clan. Le spectre continua, impassible : ¡ª L¡¯h¨¦ritage du clan Feng ne peut ¨ºtre obtenu que par celui qui prouvera sa valeur. L¡¯¨¦preuve commencera sous peu. Pr¨¦parez-vous¡­ ¨¤ ces mots, la pierre devant eux s¡¯illumina, projetant des symboles dor¨¦s sur le sol. Les murs du temple de pierre vibr¨¨rent, comme r¨¦veill¨¦s d¡¯un long sommeil. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire. ¡ª Tr¨¨s bien. Montre-moi cette ¨¦preuve. Feng Lin croisa les bras en observant les symboles dor¨¦s qui dansaient sur le sol. Son regard s''assombrit l¨¦g¨¨rement tandis qu''il r¨¦fl¨¦chissait ¨¤ voix haute : ¡ª L¡¯¨¦preuve est s?rement un ancien rituel du clan Feng. Un lieu o¨´ chaque g¨¦n¨¦ration d¡¯enfants devait venir pour prouver sa valeur et obtenir l¡¯h¨¦ritage du clan. Feng Yue fron?a les sourcils. ¡ª Mais pourquoi il n¡¯existe aucune archive sur ces techniques d¡¯h¨¦ritage ? M¨ºme notre p¨¨re ne semblait pas savoir quoi que ce soit¡­ Feng Lin hocha lentement la t¨ºte. ¡ª J¡¯ai ma th¨¦orie. Il d¨¦signa les livres sur la table. ¡ª Avant d¡¯activer l¡¯¨¦preuve, je me souviens encore de leur contenu¡­ mais maintenant, c¡¯est flou. J¡¯ai oubli¨¦ certains d¨¦tails importants. Ses yeux se pliss¨¨rent alors qu¡¯une conclusion s¡¯imposait ¨¤ lui : ¡ª Si nos souvenirs disparaissent apr¨¨s l¡¯¨¦preuve, alors c¡¯est ¨¦vident¡­ Il marqua une pause, puis d¨¦clara d¡¯un ton grave : ¡ª Les techniques d¡¯h¨¦ritage du clan Feng ne peuvent pas ¨ºtre copi¨¦es. Toute personne qui tente d¡¯enregistrer ou de transmettre ces connaissances se verra effac¨¦e de la m¨¦moire ce qu¡¯elle a appris. Ensure your favorite authors get the support they deserve. Read this novel on the original website. Feng Yue ¨¦carquilla les yeux. ¡ª Ce serait un m¨¦canisme de protection ? ¡ª Exactement. C¡¯est pour ?a qu¡¯aucune archive ne contient d¡¯informations ¨¤ ce sujet. M¨ºme si quelqu¡¯un r¨¦ussit l¡¯¨¦preuve et apprend les secrets du clan, il ne pourra jamais les transmettre par ¨¦crit ou par simple explication. Il afficha un sourire froid. ¡ª Autrement dit¡­ seules les personnes capables de r¨¦ussir l¡¯¨¦preuve pourront r¨¦ellement obtenir l¡¯h¨¦ritage du clan Feng. Feng Yue d¨¦glutit en r¨¦alisant l¡¯implication de ces paroles. Le spectre qui flottait au-dessus de la pierre d¡¯esprit ouvrit lentement les yeux. Son regard ¨¦tait vide, d¨¦pourvu de toute ¨¦motion humaine. Sa voix r¨¦sonna dans toute la grotte, semblant venir d¡¯un autre temps. ¡ª L¡¯¨¦preuve de l¡¯h¨¦ritage du clan Feng¡­ va commencer. ¨¤ ces mots, la salle enti¨¨re se mit ¨¤ trembler violemment. Les cascades, fig¨¦es depuis l¡¯apparition du spectre, reprirent leur chute, mais cette fois avec une intensit¨¦ surnaturelle. Le sol sous leurs pieds s¡¯illumina de runes anciennes, dessinant un cercle dor¨¦ autour d¡¯eux. Feng Yue se crispa. ¡ª Feng Lin¡­ Tu es s?r de vouloir continuer ? Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il observa les symboles grav¨¦s au sol, ressentant un lien ¨¦trange entre eux et son ?il. Finalement, il esquissa un sourire confiant. ¡ª Si je recule maintenant, autant abandonner toute ambition. Il fit un pas en avant, fixant le spectre. ¡ª Quelle est la premi¨¨re ¨¦preuve ? Le spectre le regarda silencieusement, puis leva une main ¨¦th¨¦r¨¦e. ¡ª L¡¯h¨¦ritage du clan Feng repose sur trois ¨¦preuves. Sa voix devint plus pesante. ¡ª Premi¨¨re ¨¦preuve : la volont¨¦ du porteur. ¨¤ ces mots, la lumi¨¨re dor¨¦e du sol se condensa en un faisceau qui s¡¯¨¦leva vers Feng Lin, l¡¯enveloppant enti¨¨rement. Il ressentit imm¨¦diatement une pression ¨¦crasante sur son esprit. Son souffle se coupa, et une douleur indescriptible transper?a son crane. Quand il rouvrit les yeux, il n''¨¦tait plus dans le petit temple Il se trouvait dans une ruelle ¨¦troite et sombre, sous une pluie fine qui tombait sans relache. L¡¯air ¨¦tait lourd, impr¨¦gn¨¦ de l¡¯odeur de moisissure et de crasse. Ce lieu¡­ Feng Lin sentit son c?ur se serrer. C¡¯¨¦tait sa vie pass¨¦e. Un bruit attira son regard. Dans un coin de la ruelle, un enfant maigre et tremblant ¨¦tait recroquevill¨¦ contre un mur en pierre froide. Son visage ¨¦tait cach¨¦ sous des m¨¨ches sales, son corps couvert de bleus. Cet enfant¡­ c¡¯¨¦tait lui. Un rire moqueur r¨¦sonna dans la ruelle. ¡ª Regardez ce d¨¦chet ! Il pense vraiment qu''il peut survivre ici ? Feng Lin se retourna et vit un groupe de jeunes gar?ons approcher. Ils portaient des v¨ºtements en meilleur ¨¦tat, preuve qu¡¯ils faisaient partie des bandes qui contr?laient les quartiers pauvres. L¡¯un d¡¯eux s¡¯avan?a et donna un violent coup de pied au petit Feng Lin. L¡¯enfant grogna de douleur, mais il ne cria pas. Il ne criait jamais. ¡ª Il n¡¯a m¨ºme pas de parents, c¡¯est path¨¦tique. ¡ª Laisse-le crever, il ne vaut rien. Les adolescents s¡¯¨¦loign¨¨rent en riant, laissant l¡¯enfant seul sous la pluie. Feng Lin observait cette sc¨¨ne avec un calme glacial. Puis, l¡¯enfant leva lentement la t¨ºte. Ses yeux crois¨¨rent ceux de Feng Lin. Feng Lin se figea. Son lui du pass¨¦ pouvait le voir ? L¡¯enfant fron?a l¨¦g¨¨rement les sourcils, avant de d¨¦tourner le regard, comme s¡¯il ne voulait pas pr¨ºter attention ¨¤ lui. Mais Feng Lin fit un pas en avant. ¡ª Tu comptes rester l¨¤ ¨¤ te laisser mourir ? demanda-t-il d¡¯une voix neutre. L¡¯enfant ne r¨¦pondit pas tout de suite. Il resserra ses bras autour de ses genoux et murmura : ¡ª Qu¡¯est-ce que ?a change ? Je suis seul. Il n¡¯y a personne pour m¡¯aider. Feng Lin eut un l¨¦ger sourire. ¡ª C¡¯est vrai. Il n¡¯y a personne. L¡¯enfant serra les poings, ses ongles sales s¡¯enfon?ant dans sa peau. Feng Lin s¡¯accroupit devant lui. ¡ª Mais tu as oubli¨¦ une chose. Le petit Feng Lin releva la t¨ºte, un ¨¦clair de m¨¦fiance dans son regard. L¡¯adulte posa une main sur son ¨¦paule. ¡ª Toi-m¨ºme. L¡¯enfant resta silencieux. Feng Lin le fixa droit dans les yeux. ¡ª Tu as le choix. Soit tu restes l¨¤ ¨¤ attendre la mort. Soit tu te l¨¨ves et tu arraches ton destin de tes propres mains. Un silence s¡¯installa. Puis, les larmes du petit Feng Lin se mirent ¨¤ couler. Mais ce n¡¯¨¦taient pas des larmes de faiblesse. C¡¯¨¦tait la derni¨¨re fois qu¡¯il pleurerait. L¡¯enfant hocha lentement la t¨ºte. ¡ª Je ne veux pas mourir. Feng Lin se redressa, un sourire satisfait sur les l¨¨vres. ¡ª Alors l¨¨ve-toi. L¡¯enfant prit une profonde inspiration et, malgr¨¦ la douleur, il se redressa lentement sur ses jambes. La pluie s¡¯arr¨ºta soudainement. Une douleur fulgurante traversa soudainement la poitrine de Feng Lin. Un filet de sang coula de sa bouche. L¡¯enfant le fixait toujours, mais quelque chose avait chang¨¦. Son regard n¡¯¨¦tait plus celui d¡¯un enfant perdu. Il ¨¦tait froid. Cruel. Une dague ensanglant¨¦e ¨¦tait plant¨¦e dans sa poitrine. L¡¯enfant la tenait fermement. ¡ª Pourquoi¡­ ? Le petit Feng Lin sourit. ¡ª Parce que c¡¯est ainsi que j¡¯ai surv¨¦cu. L¡¯adulte sentit ses forces l¡¯abandonner. Chapitre : Petit Monde Feng Lin ouvrit les yeux. Il ¨¦tait toujours dans cette ruelle sombre, la pluie ruisselant sur les pav¨¦s sales. L¡¯enfant devant lui ¨¦tait recroquevill¨¦ contre le mur, tremblant de froid et de faim. C¡¯¨¦tait lui. Feng Lin s¡¯approcha lentement. ¡ª Tu comptes rester l¨¤ ? L¡¯enfant ne r¨¦pondit pas. Il resserra ses bras autour de ses genoux, le regard vide. Feng Lin tendit la main. ¡ª L¨¨ve-toi. L¡¯enfant leva lentement la t¨ºte. Son regard croisa celui de Feng Lin¡­ puis tout bascula. Feng Lin sentit une douleur fulgurante dans sa poitrine. Il baissa les yeux. Une dague ensanglant¨¦e ¨¦tait plant¨¦e en plein c?ur. Il chancela en arri¨¨re, le souffle court. L¡¯enfant devant lui le fixait avec un sourire froid. ¡ª Tu ne comprends toujours pas, murmura-t-il. Tout devint flou. Et Feng Lin se retrouva de nouveau au d¨¦but de l¡¯illusion. Encore. Il rouvrit les yeux. La pluie tombait. L¡¯enfant ¨¦tait l¨¤. Il essaya une autre approche. Support creative writers by reading their stories on Royal Road, not stolen versions. ¡ª La faiblesse, c¡¯est la mort, dit-il doucement. Tu dois avancer. L¡¯enfant leva la t¨ºte¡­ Et planta la dague. Encore. La sc¨¨ne recommen?a. Encore. Chaque tentative se soldait par le m¨ºme r¨¦sultat. ¨¤ chaque fois, il essayait de convaincre l¡¯enfant de se lever, de changer. Mais ¨¤ chaque fois, la lame transper?ait son c?ur. Feng Lin comprit alors. Il n¡¯¨¦tait pas l¨¤ pour faire changer cet enfant. Il ¨¦tait l¨¤ pour s¡¯en d¨¦tacher. Il ¨¦tait toujours encha?n¨¦ ¨¤ ce pass¨¦, incapable de s¡¯en lib¨¦rer. S¡¯il voulait avancer¡­ il devait mourir en tant que cet enfant. Alors, cette fois-ci, il ne tendit pas la main vers l¡¯enfant. Il prit la dague de ses propres mains¡­ Et la planta dans sa propre poitrine. Une douleur atroce l¡¯envahit, mais il ne broncha pas. L¡¯enfant devant lui le regarda, surpris. Son expression se troubla, comme une illusion sur le point de se dissiper. ¡ª Je ne suis plus toi, murmura Feng Lin. La pluie s¡¯arr¨ºta. L¡¯illusion se brisa. Et Feng Lin ouvrit les yeux¡­ de retour dans le temple. Feng Lin reprit brusquement son souffle en rouvrant les yeux. Il ¨¦tait de retour dans le temple, la brume noire s¡¯¨¦tant l¨¦g¨¨rement dissip¨¦e autour de lui. Son corps ¨¦tait tremp¨¦ de sueur, et son c?ur battait encore avec violence. Il baissa les yeux vers sa poitrine, l¨¤ o¨´ la dague s''¨¦tait enfonc¨¦e dans l¡¯illusion. Rien. Aucune blessure, mais la douleur persistait comme un souvenir br?lant. Il inspira profond¨¦ment pour calmer son esprit, puis tourna la t¨ºte. Feng Yue ¨¦tait l¨¤, immobile. Ses yeux ¨¦taient ferm¨¦s, et son visage ¨¦tait crisp¨¦, comme si elle ¨¦tait plong¨¦e dans un cauchemar. De l¨¦gers tremblements parcouraient son corps, et son souffle ¨¦tait irr¨¦gulier. ¡ª Elle aussi¡­ elle passe une ¨¦preuve ? Feng Lin plissa les yeux et observa plus attentivement. L¡¯¨¦nergie qui l¡¯entourait ressemblait ¨¦trangement ¨¤ celle qui l¡¯avait enferm¨¦ dans son propre pass¨¦. Une brume impalpable flottait autour d¡¯elle, comme si elle ¨¦tait plong¨¦e dans une illusion. Mais quelle ¨¦preuve subissait-elle ? Feng Lin h¨¦sita un instant. Devait-il tenter de la r¨¦veiller ? Il tendit la main vers son ¨¦paule¡­ mais au moment o¨´ il allait la toucher, une force invisible le repoussa violemment. ¡ª Tsk ! Il recula d¡¯un pas, stabilisant son Qi. Cette ¨¦preuve ne pouvait ¨ºtre interrompue de l¡¯ext¨¦rieur. Il fron?a les sourcils. ¡ª Soit elle r¨¦ussit¡­ soit elle ¨¦choue. Il croisa les bras et attendit, observant Feng Yue d¡¯un regard froid. Elle n¡¯avait pas d¡¯autre choix que de survivre par elle-m¨ºme. Alors que Feng Lin s¡¯appr¨ºtait ¨¤ avancer, une brume lumineuse, presque irr¨¦elle, s¡¯¨¦leva du sol. Elle ondulait doucement, comme anim¨¦e d¡¯une volont¨¦ propre. Il plissa les yeux, en alerte. La brume se mit lentement en mouvement, tra?ant une direction claire ¨¤ suivre ¨¤ travers l¡¯immense pi¨¨ce. Sans h¨¦siter, Feng Lin la suivit, restant sur ses gardes. La lumi¨¨re le mena jusqu¡¯¨¤ l¡¯une des fontaines g¨¦antes qui parsemaient la salle. Contrairement aux autres, dont l¡¯eau s¡¯¨¦coulait paisiblement, celle-ci commen?a soudainement ¨¤ vibrer. L¡¯eau tourbillonna, s¡¯¨¦levant en une spirale ascendante avant de s¡¯effondrer sur elle-m¨ºme. Un instant plus tard, un cercle de lumi¨¨re s¡¯ouvrit dans son centre, d¨¦voilant une sorte de passage indistinct, un vortex d¡¯¨¦nergie pure. Feng Lin ¨¦carquilla les yeux. Il avan?a d¡¯un pas, sentant une vague de pression spirituelle s¡¯¨¦chapper de l¡¯ouverture. C¡¯¨¦tait puissant, terriblement puissant. Un portail comme celui-ci¡­ dans le monde inf¨¦rieur ? C¡¯¨¦tait impossible. Les portails intermondes ¨¦taient des ph¨¦nom¨¨nes rarissimes, normalement r¨¦serv¨¦s aux mondes sup¨¦rieurs. Dans le monde inf¨¦rieur, les lois naturelles limitaient leur apparition. Et pourtant, il en voyait un devant lui, stable et actif. Cela signifiait une seule chose : cet clan n¡¯avait jamais ¨¦t¨¦ un simple clan du monde inf¨¦rieur . Il cachait quelque chose de bien plus grand. Feng Lin serra les poings, l¡¯excitation montant en lui. Alors que Feng Lin s¡¯approchait du portail, une lumi¨¨re pale s¡¯intensifia devant lui. Une silhouette spectrale prit forme dans l¡¯air, flottant l¨¦g¨¨rement au-dessus du sol. Sans expression, le spectre ouvrit la bouche, et une voix ancienne r¨¦sonna dans l¡¯espace. ¡ª ¨¦preuve d¡¯Adaptation. Feng Lin resta impassible. ¡ª Monde du C?ur Silencieux. Aussit?t, la silhouette se dissipa en une brume lumineuse, comme si elle n¡¯avait jamais exist¨¦. Sans un mot, Feng Lin posa son regard sur le portail. Puis, sans la moindre h¨¦sitation, il avan?a et disparut dans la lumi¨¨re. Chapitre 43 : Monde Du C?ur Silencieux D¨¨s que Feng Lin franchit le portail, une pression ¨¦crasante s¡¯abattit sur lui. Son corps entier se tendit sous l¡¯impact, ses muscles se raidissant instinctivement. Ce n¡¯¨¦tait pas une simple oppression spirituelle comme celles qu¡¯il avait affront¨¦es auparavant. Cette fois, c¡¯¨¦tait comme si l¡¯espace lui-m¨ºme cherchait ¨¤ l¡¯¨¦craser, ¨¤ tester sa capacit¨¦ ¨¤ exister en son sein. Ses os grinc¨¨rent l¨¦g¨¨rement sous la contrainte, et son Qi, pourtant fluide et puissant, eut un bref moment de stagnation avant de s¡¯adapter. M¨ºme sa respiration devint plus laborieuse, comme si chaque inspiration demandait un effort suppl¨¦mentaire. Mais ce qui attira le plus son attention, c¡¯¨¦tait l¡¯air. Il ¨¦tait parfaitement pur. Trop pur. Chaque respiration emplissait son corps d¡¯une clart¨¦ nouvelle, lui donnant une sensation ¨¦trange de l¨¦g¨¨ret¨¦ et de lucidit¨¦. Mais sous cette impression trompeuse se cachait une r¨¦alit¨¦ bien plus rude. L¡¯air lui-m¨ºme contenait une force oppressive, une rigueur presque divine qui semblait refuser la pr¨¦sence des faibles. Il comprenait. Ce monde ne tol¨¦rait que ceux capables de l¡¯endurer. Apr¨¨s quelques instants d¡¯adaptation, il releva la t¨ºte et observa enfin son environnement. Un monde vaste et sans fin. Le sol s¡¯¨¦tendait ¨¤ perte de vue, bris¨¦ et d¨¦chir¨¦ par des failles b¨¦antes. Un paysage de d¨¦solation o¨´ la terre elle-m¨ºme semblait avoir souffert d¡¯innombrables guerres et catastrophes. Les montagnes, autrefois majestueuses, n¡¯¨¦taient plus que des vestiges ¨¦ventr¨¦s, leurs sommets arrach¨¦s comme si une force titanesque les avait balay¨¦es d¡¯un revers de main. Partout, des fissures profondes striaient le sol, formant un r¨¦seau chaotique de cicatrices t¨¦moignant d¡¯une destruction ancienne. Il n¡¯y avait ni v¨¦g¨¦tation, ni eau, seulement un terrain morcel¨¦, sec et fig¨¦ dans un ¨¦tat d¡¯effondrement perp¨¦tuel. De temps ¨¤ autre, une brise invisible soulevait de fines particules de poussi¨¨re, mais elles retombaient aussit?t, comme si le monde lui-m¨ºme refusait d¡¯¨ºtre emport¨¦ ailleurs. Tout dans cet endroit ¨¦voquait la fin d¡¯une ¨¨re, un monde qui avait autrefois abrit¨¦ quelque chose de grandiose avant de sombrer dans l¡¯oubli. Taken from Royal Road, this narrative should be reported if found on Amazon. Feng Lin avan?a d¡¯un pas. Sous ses pieds, la terre ¨¦tait dure, presque m¨¦tallique au toucher, malgr¨¦ son apparence rocheuse. Chaque pas ¨¦tait accompagn¨¦ d¡¯une sensation ¨¦trange, comme si le sol lui-m¨ºme testait sa pr¨¦sence, jugeant s¡¯il avait le droit de marcher ici. C¡¯est alors qu¡¯il remarqua quelque chose d¡¯¨¦trange. Un d¨¦tail si subtil qu¡¯il lui fallut un moment pour pleinement s¡¯en rendre compte. Il n¡¯entendait rien. Aucun bruit. Feng Lin s¡¯arr¨ºta, plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. Son regard balaya l¡¯horizon, cherchant un signe, une explication. Le silence ¨¦tait si absolu qu¡¯il lui donnait une impression de vide surnaturel. Il fron?a les sourcils et reprit un pas, cette fois en se concentrant sur le son de ses propres mouvements. Mais¡­ il n¡¯y avait rien. Aucun ¨¦cho de ses pas sur le sol, aucun froissement de ses v¨ºtements lorsqu¡¯il bougeait. M¨ºme son souffle, qu¡¯il percevait pourtant dans sa poitrine, restait muet. Il claqua des doigts. Rien. Ses l¨¨vres s¡¯entrouvrirent l¨¦g¨¨rement, et un frisson lui parcourut l¡¯¨¦chine. Le son n¡¯existait pas ici. L¡¯absence totale de bruit rendait l¡¯atmosph¨¨re encore plus pesante. Son esprit, habitu¨¦ ¨¤ percevoir des sons en permanence, avait du mal ¨¤ accepter ce vide anormal. C¡¯¨¦tait comme si un sens entier lui avait ¨¦t¨¦ arrach¨¦ d¡¯un coup. Il tenta de parler. Mais ses propres mots rest¨¨rent pi¨¦g¨¦s dans sa gorge, comme aval¨¦s par le n¨¦ant. Le silence¡­ n¡¯¨¦tait pas naturel. Il n¡¯¨¦tait pas seulement l¡¯absence de bruit. C¡¯¨¦tait une loi impos¨¦e par ce monde. Feng Lin inspira profond¨¦ment et serra les poings. Il comprenait maintenant. C¡¯¨¦tait l¡¯¨¦preuve d¡¯adaptation. Ce monde n¡¯allait pas seulement le tester physiquement. Il allait le forcer ¨¤ ¨¦voluer, ¨¤ ressentir d¡¯une mani¨¨re diff¨¦rente. Feng Lin serra les dents et reprit sa marche. Mais tr¨¨s vite, il se rendit compte que quelque chose n¡¯allait pas. Sans le son, ses pas lui semblaient¡­ ¨¦trangers. D¡¯ordinaire, il n¡¯avait pas besoin d¡¯y penser. Chaque mouvement ¨¦tait instinctif, naturel. Mais ici, sans le moindre rep¨¨re auditif, son ¨¦quilibre ¨¦tait perturb¨¦. Ses gestes lui semblaient h¨¦sitants, mal assur¨¦s. Il continua d¡¯avancer, mais une d¨¦sagr¨¦able impression grandissait en lui. Le sol ¨¦tait stable. Pourtant, il avait l¡¯impression de marcher sur du vide. Son corps ne r¨¦pondait pas correctement. Ses appuis manquaient de pr¨¦cision, comme s¡¯il ¨¦tait un enfant apprenant ¨¤ marcher. Une d¨¦sorientation sournoise s¡¯empara de lui. Il s¡¯arr¨ºta, serra les poings. Son Qi circulait normalement, mais il ne ressentait plus son propre corps de la m¨ºme mani¨¨re. Comme si le lien entre son esprit et son physique ¨¦tait affaibli. Ses sourcils se fronc¨¨rent. Ce n¡¯¨¦tait pas seulement le silence. Ce monde lui arrachait peu ¨¤ peu ses rep¨¨res. Il reprit un pas, concentr¨¦, tentant de se forcer ¨¤ ignorer cette impression. Mais ¨¤ chaque mouvement, le malaise grandissait. Il ne pouvait pas se fier ¨¤ son ou?e. Il ne pouvait pas se fier ¨¤ ses appuis. Alors comment pouvait-il avancer ? Un l¨¦ger vertige le prit. Il s¡¯arr¨ºta net, respirant lentement. Il devait trouver un autre moyen. S¡¯adapter. Son regard s¡¯abaissa vers le sol. Ses pieds ¨¦taient bien l¨¤. Ses jambes bougeaient comme il l¡¯ordonnait. Alors pourquoi avait-il l¡¯impression de flotter dans un espace inconnu ? Il ferma les yeux un instant. Si le son ne pouvait pas lui servir¡­ alors il devait se fier ¨¤ autre chose. Son regard. Il les rouvrit, et cette fois, il se concentra pleinement sur ce qu¡¯il voyait. Il fixa ses propres mouvements, analysa chaque d¨¦placement de son corps avec une pr¨¦cision extr¨ºme. Et l¨¤¡­ quelque chose changea. Le monde autour de lui devint plus clair. Ses gestes, qui lui semblaient incertains quelques instants plus t?t, devinrent l¨¦g¨¨rement plus fluides. Ce monde lui imposait un test bien plus vicieux qu¡¯une simple privation sensorielle. Il le for?ait ¨¤ r¨¦apprendre ¨¤ percevoir son propre corps. Feng Lin comprit alors une chose : S¡¯il voulait survivre ici¡­ il devait voir au-del¨¤ de ce qu¡¯il croyait conna?tre. Chapitre 44 : Monde Du C?ur Silencieux 2 Une br?lure soudaine explosa dans ses yeux. Feng Lin grima?a, une douleur aigu? traversant son crane comme une lame br?lante. Son premier r¨¦flexe fut de fermer les paupi¨¨res, mais c¡¯¨¦tait d¨¦j¨¤ trop tard. Le vent¡­ Invisible et silencieux, il ¨¦tait l¨¤. Bien qu¡¯il ne puisse l¡¯entendre ni le voir, son corps venait d¡¯en ressentir l¡¯existence avec une brutalit¨¦ implacable. Ce n¡¯¨¦tait pas une simple brise, mais une force impitoyable qui balayait cet endroit. Et ce vent, charg¨¦ d¡¯une puissance ¨¦trange, s¡¯attaquait directement ¨¤ lui. Feng Lin porta une main ¨¤ ses yeux, mais au moment o¨´ il tenta de calmer la douleur¡­ quelque chose s¡¯activa de force en lui. Son ?il gauche¡­ puis son ?il droit. Une ¨¦nergie froide et insondable se d¨¦versa dans ses globes oculaires, et soudain¡­ tout changea. Le vent, invisible une seconde plus t?t, apparut sous ses yeux. Des courants d¡¯¨¦nergie, tiss¨¦s comme des filaments de lumi¨¨re vaporeuse, serpentaient dans l¡¯air. Chaque mouvement formait des ondulations complexes, comme des vagues d¨¦ferlant sur une mer invisible. Feng Lin ¨¦carquilla les yeux. Il voyait le vent. Non, il voyait bien plus que ?a. Le monde lui-m¨ºme semblait avoir chang¨¦. Chaque fissure du sol, chaque grain de poussi¨¨re suspendu dans l¡¯air¡­ tout lui apparaissait avec une nettet¨¦ surhumaine. Son regard ne se contentait plus de voir¡­ il percevait. Mais ce n¡¯¨¦tait pas tout. Alors qu¡¯il s¡¯habituait ¨¤ cette vision, un autre d¨¦tail le frappa. Ses deux yeux s¡¯¨¦taient activ¨¦s en m¨ºme temps. Ce n¡¯¨¦tait jamais arriv¨¦ auparavant. If you spot this story on Amazon, know that it has been stolen. Report the violation. Jusqu¡¯ici, seul un de ces yeux s¡¯¨¦veillait lorsqu¡¯il puisait dans son pouvoir. Pourtant, ¨¤ cet instant, les deux ?ils se prot¨¦geaient naturellement contre le vent, agissant en harmonie parfaite. Une nouvelle sensation l¡¯envahit. Puissante. Unique. Pour la premi¨¨re fois, Feng Lin sentit le v¨¦ritable potentiel de son regard. Et ce monde¡­ Ce monde voulait lui arracher ses rep¨¨res, mais sans le vouloir, il venait de lui offrir une opportunit¨¦. Feng Lin comprit rapidement l¡¯objectif de cette ¨¦preuve. La premi¨¨re servait ¨¤ ¨¦veiller les Yeux du Clan Feng. La seconde servait ¨¤ les aff?ter. Ce n¡¯¨¦tait pas un secret perdu ni un test unique destin¨¦ ¨¤ lui seul. D¡¯innombrables membres du clan Feng avaient d¨¦j¨¤ travers¨¦ cette ¨¦preuve avant lui. Ce monde n¡¯existait pas pour cacher un myst¨¨re, mais simplement pour s¨¦parer les h¨¦ritiers l¨¦gitimes des imposteurs. Sans les Yeux du Clan Feng, c¡¯¨¦tait une condamnation ¨¤ mort. Un cultivateur ordinaire, incapable de percevoir la structure invisible du monde, serait rapidement pi¨¦g¨¦ dans cette ¨¦tendue infinie, errant sans but jusqu¡¯¨¤ ce que son corps c¨¨de sous la pression. M¨ºme un expert de haut niveau, s¡¯il ne poss¨¦dait pas les g¨¨nes du clan, ne pourrait survivre ici. Feng Lin serra l¨¦g¨¨rement les poings. Ce test n¡¯¨¦tait pas seulement un entra?nement. Il ¨¦tait con?u pour polir la vision de ceux qui avaient h¨¦rit¨¦ du sang du clan Feng, les for?ant ¨¤ s¡¯adapter jusqu¡¯¨¤ ce que leurs yeux deviennent une arme strat¨¦gique. Et il comptait bien le ma?triser enti¨¨rement. Feng Lin prit une profonde inspiration et se mit en marche. Le vent, bien que pr¨¦sent, restait ¨¦trange, comme s''il venait d¡¯un autre monde, tout aussi pur que l¡¯air qui l''entourait. Chaque pas qu''il faisait sur cette terre bris¨¦e semblait d¨¦crire une trace invisible dans l''immensit¨¦ du monde. Le sol sous ses pieds ¨¦tait dur et froid, presque m¨¦tallique, avec des fissures qui s''¨¦tendaient dans toutes les directions, comme des cicatrices d¡¯un pass¨¦ lointain. Le silence l¡¯enveloppait toujours, oppressant, mais au fur et ¨¤ mesure qu¡¯il avan?ait, il sentit ses sens s¡¯aiguiser. Son ?il du clan Feng l¡¯aidait ¨¤ percevoir des d¨¦tails invisibles pour un ?il normal. Les lignes de l¡¯¨¦nergie du monde, qui se frayaient un chemin ¨¤ travers la terre et l''air, se dessinaient nettement devant lui, comme un r¨¦seau complexe qui se connectait partout autour de lui. Chaque mouvement de l¡¯¨¦nergie semblait avoir une direction, une logique propre. Il se mit ¨¤ marcher lentement, observant chaque d¨¦tail, chaque rupture dans le paysage. Ses yeux avaient maintenant un r?le ¨¤ jouer, une fonction qu¡¯il commen?ait ¨¤ comprendre. Ils lui permettaient non seulement de percevoir l¡¯¨¦nergie mais aussi de discerner les motifs invisibles de ce monde. Il pouvait presque sentir le monde r¨¦agir ¨¤ ses pas, comme si la terre elle-m¨ºme s¡¯ajustait ¨¤ sa pr¨¦sence. Feng Lin se sentait plus l¨¦ger, plus rapide. Il n¡¯avait jamais exp¨¦riment¨¦ une telle sensation de fluidit¨¦. Ses mouvements semblaient suivre un rythme propre ¨¤ ce monde, un rythme que seuls ceux ayant les Yeux du Clan Feng pouvaient comprendre. Mais malgr¨¦ la clart¨¦ de sa vision, il n''¨¦tait pas ¨¤ l¡¯abri des dangers de cet endroit. Chaque instant dans ce monde imposait une pression subtile mais persistante. M¨ºme l''air, aussi pur soit-il, exer?ait une sorte de pression constante sur son esprit et son corps. Il devait constamment rester concentr¨¦ pour ne pas se laisser submerger par cette ¨¦trange sensation. Il s¡¯arr¨ºta soudainement en apercevant une d¨¦pression dans le sol, une sorte de crevasse plus profonde que les autres. Il s¡¯approcha, scrutant les bords. La fissure semblait plonger dans l¡¯inconnu. Il se pencha l¨¦g¨¨rement, analysant la structure de la fissure, et il sentit l¡¯¨¦nergie qui l¡¯entourait s¡¯agiter de mani¨¨re diff¨¦rente ici. Une sorte de¡­ r¨¦sistance. L¨¤ encore, son ?il d¨¦tecta des courants d¡¯¨¦nergie invisibles aux yeux non entra?n¨¦s. L¡¯endroit semblait ¨ºtre une zone o¨´ la structure de l''¨¦nergie ¨¦tait d¨¦stabilis¨¦e. Feng Lin comprit rapidement que ce n¡¯¨¦tait pas une fissure ordinaire, mais une zone potentiellement dangereuse. Sans h¨¦siter, il fit demi-tour, pr¨¦f¨¦rant ne pas s¡¯aventurer plus loin dans cette zone inconnue, et reprit son chemin ¨¤ travers le monde morcel¨¦. Le paysage devant lui restait vaste et infini, un d¨¦cor de ruines o¨´ chaque pierre, chaque ¨¦l¨¦ment semblait avoir ¨¦t¨¦ marqu¨¦ par le passage du temps et des forces invisibles. Pourtant, au fur et ¨¤ mesure de ses pas, Feng Lin ressentait comme un lien se tisser entre lui et ce monde ¨¦trange. Il n¡¯¨¦tait plus simplement un visiteur, mais un ¨¦l¨¦ment de ce tout, un acteur dans un jeu ancien. Il continua son exploration, conscient que cette ¨¦preuve ¨¦tait bien plus qu¡¯un simple test de force physique ou d¡¯endurance. C¡¯¨¦tait un test de perception, de compr¨¦hension. Une ¨¦preuve qui forcerait son esprit ¨¤ se connecter au monde d''une mani¨¨re in¨¦dite. Et pour cela, il devait aller plus loin, affiner sa ma?trise de ses yeux, de sa vision, jusqu''¨¤ ce que le monde, avec tous ses secrets et ses myst¨¨res, ne soit plus qu''un simple reflet devant lui. Chapitre 45 : Monde Du C?ur Silencieux 3 Au fur et ¨¤ mesure que Feng Lin avan?ait, il ressentait une ¨¦trange d¨¦connexion avec le monde autour de lui. Le temps, jadis une constante rassurante, semblait d¨¦sormais devenir ¨¦lastique. Il n¡¯avait plus aucune sensation de l¡¯¨¦coulement des secondes ou des minutes. Ses pas se succ¨¦daient sans qu¡¯il puisse en mesurer la dur¨¦e. L¡¯environnement semblait fig¨¦ dans une suspension intemporelle. Il n¡¯¨¦tait plus s?r de combien de temps il avait pass¨¦ dans ce monde, ni combien de temps il lui restait. Les paysages se succ¨¦daient, mais tout ¨¦tait pareil. Le sol, le ciel bris¨¦, les montagnes d¨¦vast¨¦es¡­ Tout semblait appartenir ¨¤ une r¨¦alit¨¦ hors du temps, o¨´ le moindre rep¨¨re avait disparu. L¡¯absence totale de son ne faisait qu¡¯ajouter ¨¤ cette sensation d¡¯infini et de solitude. Pas un vent, pas un bruit. Rien. Le silence ¨¦crasait ses sens, amplifiant la sensation de vide qui s¡¯¨¦tendait devant lui. Feng Lin tenta de se concentrer sur quelque chose, de marquer le passage du temps par un mouvement, mais cela devenait de plus en plus difficile. Aucune variation dans le paysage, aucun bruit pour signaler un changement, m¨ºme subtil. Il ¨¦tait comme enferm¨¦ dans un espace infini, un monde o¨´ m¨ºme l¡¯air semblait ¨ºtre fig¨¦. La notion de temps semblait avoir disparu, et avec elle, toute notion de direction. Il ¨¦tait perdu, mais sans en ¨ºtre vraiment conscient. Tout ce qu¡¯il savait, c¡¯¨¦tait qu¡¯il continuait ¨¤ marcher sans but, ¨¤ avancer dans cet endroit sans fin. Puis, au loin, il aper?ut quelque chose qui brisa la monotonie du paysage : une cr¨¦ature. Elle ¨¦tait attach¨¦e ¨¤ un poteau, ses membres raides et entrav¨¦s par des cha?nes us¨¦es. De loin, elle semblait ¨ºtre endormie, ou du moins inerte. La cr¨¦ature avait l¡¯apparence d¡¯un ¨ºtre primitif, avec des muscles saillants et des griffes ac¨¦r¨¦es. Son corps ¨¦tait recouvert d¡¯une peau sombre et ¨¦paisse, semblable ¨¤ celle d¡¯un reptile, mais des plaques m¨¦talliques ¨¦taient fix¨¦es ¨¤ certains endroits, comme des armures anciennes. Feng Lin s¡¯arr¨ºta instinctivement, observant la sc¨¨ne avec une ¨¦trange curiosit¨¦. Il s¡¯approcha prudemment, sans se faire de bruit. La cr¨¦ature ne bougeait pas, et il n¡¯entendait pas le moindre souffle. Elle semblait fig¨¦e, mais une ¨¦nergie intense ¨¦manait d¡¯elle, une force qui ne demandait qu¡¯¨¤ se lib¨¦rer. Il s¡¯arr¨ºta ¨¤ quelques pas d¡¯elle, la fixant avec attention. Une sensation ¨¦trange lui chatouillait l¡¯esprit, un m¨¦lange de prudence et d¡¯intuition qui lui soufflait de ne pas sous-estimer cette rencontre. Mais il n¡¯y avait pas de danger imm¨¦diat. La cr¨¦ature semblait ¨ºtre dans un profond sommeil, ou peut-¨ºtre dans un ¨¦tat de stase impos¨¦e. Il se pencha un peu plus, cherchant ¨¤ voir si elle r¨¦agissait, mais non. Elle restait immobile, comme fig¨¦e dans le temps. C¡¯¨¦tait comme si elle faisait partie du d¨¦cor, un vestige du pass¨¦, un t¨¦moin silencieux de la destruction qui avait ravag¨¦ ce monde. Feng Lin attendit. Le silence s¡¯¨¦tendit encore. Il ne savait pas quoi faire, mais un pressentiment grandissait en lui. Cette cr¨¦ature ne faisait pas simplement partie du paysage, elle avait une fonction, une raison d¡¯¨ºtre ici. Mais quelle ¨¦tait-elle ? Feng Lin observa la cr¨¦ature avec intensit¨¦, mais une sensation d¡¯insatisfaction montait en lui. Il avait l¡¯impression que quelque chose lui ¨¦chappait. Cet endroit semblait r¨¦agir ¨¤ sa pr¨¦sence, mais il n¡¯arrivait pas ¨¤ saisir les r¨¨gles sous-jacentes de cet environnement. Il avait compris que cette ¨¦preuve n¡¯¨¦tait pas seulement physique. Elle semblait tester sa capacit¨¦ ¨¤ s¡¯adapter, ¨¤ percevoir, ¨¤ comprendre les ¨¦l¨¦ments qui le entouraient. Pourtant, il n¡¯avait pas encore saisi la profondeur de ce qu¡¯il devait accomplir. Unauthorized duplication: this tale has been taken without consent. Report sightings. Sans un bruit, Feng Lin tourna les talons et reprit sa marche. Le silence semblait maintenant plus oppressant que jamais, comme si l¡¯univers lui-m¨ºme avait suspendu son souffle en attendant quelque chose. Il essayait de percevoir des signes, des indices sur ce qu¡¯il devait faire. Il ferma les yeux un instant, esp¨¦rant que son ?il spirituel, son pouvoir, puisse lui fournir un moyen de comprendre ce monde. Il rouvr?t les yeux, mais rien ne se passa. Le vent soufflait sans bruit, l¡¯air ne portait aucune vibration, aucune sensation tangible ¨¤ part une ¨¦trange l¨¦g¨¨ret¨¦ dans sa poitrine, comme si l¡¯espace lui-m¨ºme le nettoyait de l¡¯int¨¦rieur. Il se concentra sur son souffle, et un frisson ¨¦trange parcourut son dos. Ce n¡¯¨¦tait pas un frisson de froid, mais plut?t celui de l¡¯acuit¨¦, de l¡¯¨¦veil. C¡¯est alors qu¡¯une l¨¦g¨¨re vibration s¡¯¨¦veilla en lui. Il se figea, sentant une sorte de flux subtil qui traversait le sol sous ses pieds. Il se pencha l¨¦g¨¨rement, tentant d¡¯affiner sa perception, mais le flux ¨¦tait faible, presque imperceptible. Pourtant, il n¡¯en revenait pas. Il avait ressenti quelque chose, un courant d¡¯¨¦nergie, quelque chose qui parcourait le sol, mais il n¡¯¨¦tait pas s?r de ce que c¡¯¨¦tait. Le vent ne soufflait pas, et l¡¯air autour de lui semblait presque fig¨¦. Pourtant, ce flux continuait. Il inspira profond¨¦ment, cherchant ¨¤ comprendre ce qu¡¯il ressentait. Peut-¨ºtre ¨¦tait-ce li¨¦ ¨¤ l¡¯¨¦nergie spirituelle de ce monde, ou un indice subtil pour l¡¯aider ¨¤ mieux percevoir. Feng Lin se concentra sur cette sensation, et tout ¨¤ coup, il per?ut autre chose. Des diff¨¦rences dans l¡¯air, une variation subtile des courants invisibles autour de lui. Il sentit comme une ¨¦nergie qui s¡¯¨¦chappait des fissures du sol, une ¨¦nergie qui semblait avoir ¨¦t¨¦ retenue depuis longtemps, mais maintenant qu¡¯il l¡¯avait identifi¨¦e, elle paraissait partout. Il s¡¯agissait de l¡¯¨¦nergie spirituelle, le Qi, mais de mani¨¨re plus fluide, plus intangible. Et l¨¤, en l¡¯observant, il sentit que cette ¨¦nergie avait des courants et des mouvements, comme un r¨¦seau invisible sous ses pieds. Il s¡¯arr¨ºta, intrigu¨¦. Une r¨¦v¨¦lation furtive s¡¯alluma dans son esprit, mais il ne comprenait pas encore exactement ce qu¡¯il avait per?u. Feng Lin commen?a ¨¤ avancer lentement, ajustant ses pas, cherchant ¨¤ suivre ce qui semblait ¨ºtre des courants d''¨¦nergie invisibles, qui agissaient comme des guides, bien que leur nature lui ¨¦chappat encore. Alors qu¡¯il se concentrait davantage, il se rendit compte que ces courants ¨¦taient semblables ¨¤ ceux qu¡¯il ressentait lorsqu¡¯il utilisait son ?il spirituel. Mais ici, ils semblaient s¡¯¨¦tendre ¨¤ tout l¡¯environnement. L¡¯air, le vent, m¨ºme le sol ¨C tout semblait ¨ºtre tiss¨¦ de ces ¨¦nergies invisibles. Il ferma les yeux un instant, activant volontairement son ?il spirituel. A son grand ¨¦tonnement, il r¨¦ussit ¨¤ distinguer les diff¨¦rentes ¨¦nergies qui parcouraient le monde autour de lui. Il pouvait discerner les l¨¦gers mouvements du vent, l¡¯¨¦nergie r¨¦siduelle dans les fissures du sol, et une toute nouvelle dimension de perceptions s¡¯ouvrit ¨¤ lui. Il observa plus attentivement les alentours. Il ne s¡¯agissait pas seulement d¡¯une perception spirituelle am¨¦lior¨¦e, mais plut?t d¡¯une capacit¨¦ ¨¤ lire l¡¯environnement ¨¤ un niveau plus profond. Chaque flux d¡¯¨¦nergie, chaque changement invisible dans l¡¯air ou sur le sol, ¨¦tait d¨¦sormais identifiable pour lui, mais aussi... chaque forme de vie. L''¨¦nergie spirituelle des cr¨¦atures, m¨ºme endormies, ¨¦mettait une signature unique. C¡¯¨¦tait comme si son ?il pouvait maintenant scruter les racines spirituelles des ¨ºtres autour de lui. Feng Lin se tourna ¨¤ nouveau vers la cr¨¦ature attach¨¦e au poteau, et cette fois, il la scruta avec plus de pr¨¦cision. Il ressentit une pulsation ¨¦trange ¨¦manant d¡¯elle, une vibration spirituelle. Bien qu''elle f?t immobile, elle ne semblait pas totalement inerte. Il pouvait percevoir son ¨¦nergie r¨¦siduelle, comme une empreinte laiss¨¦e par une vie qui avait connu des ¨¦v¨¦nements tumultueux. Une pens¨¦e le traversa : Peut-¨ºtre ¨¦tait-ce une des ¨¦tapes de cette ¨¦preuve, peut-¨ºtre qu¡¯il devait utiliser cette capacit¨¦ ¨¤ lire l¡¯¨¦nergie autour de lui pour mieux comprendre ce qu¡¯il fallait faire. Soudain, il comprit. Ce monde ne se contentait pas de tester sa r¨¦sistance physique, ni son endurance. Il lui permettait d¡¯apprendre ¨¤ exploiter pleinement son ?il spirituel, de le ma?triser pour voir au-del¨¤ des apparences, pour ressentir l¡¯¨¦nergie qui circulait ¨¤ travers le monde et comprendre la vraie nature des ¨ºtres vivants et de leurs capacit¨¦s. Feng Lin sourit l¨¦g¨¨rement, une certaine clart¨¦ s¡¯installant en lui. Il avait encore beaucoup ¨¤ apprendre, mais il sentait que chaque pas qu¡¯il faisait dans ce monde ¨¦trange l¡¯aidait ¨¤ progresser dans sa ma?trise de son ?il spirituel. Il n¡¯avait aucune id¨¦e de combien de temps il avait pass¨¦ ici. Mais il comprenait maintenant que ce temps sans rep¨¨res, sans sons, n¡¯¨¦tait qu¡¯une toile vierge. Une toile sur laquelle il devait peindre son propre chemin, une toile qui lui permettrait de se perfectionner, de se pr¨¦parer pour ce qui viendrait apr¨¨s. Feng Lin ¨¦tait pr¨ºt ¨¤ avancer. Chapitre 46 : Livre Desprit Au moment o¨´ Feng Lin comprit enfin les subtilit¨¦s de ce monde et de l¡¯?il spirituel, quelque chose de soudainement intense se produisit. Une sensation de vibrations profondes secoua l¡¯air tout autour de lui, comme si le sol lui-m¨ºme commen?ait ¨¤ s¡¯effondrer sous le poids de cette nouvelle connaissance. Sans pr¨¦venir, le paysage devant lui se fissura brusquement, des fissures lumineuses se formant partout dans l¡¯air, brisant la tranquillit¨¦ de ce monde fig¨¦. Les murs invisibles du monde semblaient se d¨¦chirer, des craquements lourds et profonds r¨¦sonnaient dans l¡¯espace, m¨ºme si aucun son n¡¯existait. Les fissures se propageaient ¨¤ une vitesse vertigineuse, z¨¦brant le sol et l¡¯air autour de lui, comme si l¡¯environnement entier ¨¦tait en train de se d¨¦composer, se d¨¦litant sous ses yeux. Les fissures se multipli¨¨rent ¨¤ une vitesse telle qu¡¯il n¡¯e?t pas le temps de r¨¦agir. Chaque fracturation semblait d¨¦truire l¡¯illusion du monde, en lib¨¦rant des ¨¦clats de lumi¨¨re pure, des fragments d¡¯¨¦nergie qui se d¨¦versaient dans l¡¯air. Le sol sous ses pieds sembla se dissoudre, et des ¨¦clats de lumi¨¨re ¨¦clat¨¨rent tout autour de lui, illuminant l''espace, tout comme des souffles d¡¯¨¦nergie pure parcouraient les fissures comme des vagues invisibles. Feng Lin se figea, observant, impuissant, mais aussi fascin¨¦ par la grandeur de la sc¨¨ne. Il ne comprenait pas exactement ce qui se passait, mais il sentait que ce n¡¯¨¦tait pas une destruction r¨¦elle, juste un effet, une mise en sc¨¨ne. Comme si le monde lui-m¨ºme voulait le replonger dans la r¨¦alit¨¦, pour le forcer ¨¤ quitter cet espace d¨¦sormais instable. Puis, en une fraction de seconde, tout s¡¯effondra d¡¯un coup, comme si la sc¨¨ne enti¨¨re avait ¨¦t¨¦ une illusion fragile. La terre se d¨¦chira sous ses pieds, et le paysage sembla se dissoudre dans une brume ¨¦clatante, le tout se refermant autour de lui, le plongeant dans une vague d¡¯obscurit¨¦. Il n¡¯eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que l¡¯espace autour de lui se referma, et le vide l¡¯engloutit. Le monde ne se d¨¦truisait pas, non. C¡¯¨¦tait une transition. L''illusion de ce monde s¡¯effa?ait lentement, comme un voile qui se l¨¨ve apr¨¨s un r¨ºve intense. Tout redevint calme. La lumi¨¨re se dissipa, et il sentit la gravit¨¦ sous ses pieds. Le vent, le son, tout revint en un instant. Il se retrouva sur le sol dur, dans le monde r¨¦el, le m¨ºme sol qu''il avait quitt¨¦ au d¨¦but. Un instant auparavant, il avait eu l''impression d''¨ºtre au sommet d''une grande montagne, d¡¯avoir compris les secrets de son ?il spirituel et d¡¯avoir dompt¨¦ l¡¯¨¦nergie qui l''entourait. Mais ¨¤ pr¨¦sent, il se retrouvait de nouveau dans le silence, sans plus aucune fissure dans l¡¯air, sans plus aucune ¨¦nergie resplendissante. Feng Lin inspira profond¨¦ment, sentant l¡¯air revenir dans ses poumons, chaque particule de l''¨¦nergie de ce monde r¨¦el plus dense que celle qu¡¯il avait per?ue dans l¡¯autre. Le monde autour de lui semblait inchang¨¦, comme si la mise en sc¨¨ne s¡¯¨¦tait estomp¨¦e et que tout ¨¦tait revenu ¨¤ la normale. This tale has been unlawfully obtained from Royal Road. If you discover it on Amazon, kindly report it. Il regarda autour de lui, une lueur de compr¨¦hension dans ses yeux. L¡¯¨¦preuve ¨¦tait termin¨¦e, mais il savait maintenant que ce qu¡¯il venait de vivre n''¨¦tait qu''une premi¨¨re ¨¦tape. Une ¨¦tape vers la compr¨¦hension compl¨¨te de son ?il spirituel. Et m¨ºme si le paysage, l¡¯environnement, l¡¯atmosph¨¨re avaient chang¨¦ de mani¨¨re spectaculaire, ce monde n¡¯¨¦tait qu¡¯un pr¨¦ambule. Il savait maintenant qu''il y avait encore beaucoup ¨¤ apprendre. Le portail au niveau de la cascade se referma lentement, disparaissant dans une vague de lumi¨¨re scintillante. Le dernier ¨¦clat de l''illusion se dissipa dans l''air, et tout ce qu''il restait ¨¦tait le silence pesant du monde r¨¦el. Mais avant m¨ºme que le dernier rayon de lumi¨¨re ne s''¨¦teigne, un livre apparut, flottant doucement devant Feng Lin. Il ¨¦tait identique ¨¤ celui qu''il avait vu dans le petit temple, ce m¨ºme ouvrage ancien, reli¨¦ de cuir, avec des symboles grav¨¦s en filigrane, presque ind¨¦chiffrables. Feng Lin l''observa, une lueur de reconnaissance dans ses yeux. Ce livre ¨¦tait la cl¨¦ de tout, celui qui portait les r¨¦ponses sur les myst¨¨res de son ?il spirituel, celui qui contenait les secrets qu''il n¡¯avait pas encore compris. Mais ce qui se produisit ensuite n¡¯avait rien de normal. Le livre ne tomba pas au sol comme il l''aurait attendu. Au contraire, il se souleva dans l¡¯air devant lui, et une ¨¦trange force invisible sembla l''attirer vers ses yeux. Feng Lin n¡¯eut pas le temps de r¨¦agir que, en un ¨¦clair, le livre se fondit dans son regard, s¡¯enfon?ant dans son ?il droit, comme s''il ¨¦tait absorb¨¦ par une force invisible. Un frisson de chaleur intense envahit son crane. Ses yeux s''agrandirent sous l¡¯intensit¨¦ de l''exp¨¦rience, mais il ne pouvait plus d¨¦tourner son regard. C''¨¦tait comme si le livre ¨¦tait devenu une partie de lui, un fragment de savoir profond¨¦ment enracin¨¦ dans ses pens¨¦es. Les pages du livre semblaient s¡¯effacer, comme si elles se fondaient dans son esprit, mais plut?t que de dispara?tre, elles se gravaient profond¨¦ment dans sa m¨¦moire. Feng Lin ferma les yeux sous l¡¯assaut des informations. Il ressentait une mer d¡¯informations s''¨¦couler en lui, une vague d¨¦ferlante de savoir et de compr¨¦hension. Chaque mot du livre, chaque d¨¦tail, chaque concept concernant les capacit¨¦s de son ?il venait maintenant s''ancrer dans son esprit. Il comprenait les diff¨¦rentes distinctions ¨¦nerg¨¦tiques de son ?il : la capacit¨¦ de percevoir les courants d¡¯¨¦nergie tels que le vent, l¡¯air, et m¨ºme l''¨¦nergie spirituelle elle-m¨ºme. Il savait d¨¦sormais qu¡¯il pouvait voir ¨¤ travers l¡¯essence des ¨ºtres vivants, discerner les racines spirituelles de chaque personne, d¨¦tecter les talents et les faiblesses comme un v¨¦ritable examen de l¡¯ame. C¡¯¨¦tait insoutenable. Il avait l¡¯impression d¡¯¨ºtre submerg¨¦, son esprit noy¨¦ dans cette inondation d''informations. Mais peu ¨¤ peu, il s''habitua ¨¤ ce flot incessant, et ¨¤ chaque instant, les connaissances se r¨¦organisaient, formant une image nette et coh¨¦rente dans son esprit. Il savait maintenant ce qu''il devait faire avec son ?il, et comment exploiter pleinement son pouvoir. L¡¯explosion d¡¯informations se calma lentement, et Feng Lin ouvrit enfin les yeux. Un soupir involontaire s¡¯¨¦chappa de ses l¨¨vres, m¨ºm. Il se tenait l¨¤, au centre de ce monde ¨¦trange, le livre disparu, mais les connaissances qu¡¯il avait acquises ¨¦taient d¨¦sormais profond¨¦ment enracin¨¦es en lui. Il avait franchi une ¨¦tape suppl¨¦mentaire. Il avait non seulement r¨¦ussi la seconde ¨¦preuve, mais il avait aussi embrass¨¦ le pouvoir de son ?il spirituel. Et contrairement ¨¤ la premi¨¨re ¨¦preuve, cette fois-ci, le livre n''avait pas effac¨¦ son existence. Il ¨¦tait devenu une partie de lui, un savoir ind¨¦l¨¦bile qu''il pourrait utiliser dans ses futurs combats et d¨¦fis. Le paysage devant lui restait inchang¨¦, mais lui, Feng Lin, n¡¯¨¦tait plus le m¨ºme. Chapitre 47 : Tr?ne Vide Feng Lin s''approcha du temple et aper?ut Feng Yue, qui venait tout juste de sortir de l''illusion de la premi¨¨re ¨¦preuve. Une ombre l¡¯enveloppait encore, signe qu¡¯elle avait surmont¨¦ l¡¯¨¦preuve de volont¨¦. L''illusion qui l''avait test¨¦e se dissipait lentement, l''ombre se retirant au fur et ¨¤ mesure qu¡¯elle se lib¨¦rait. Elle tourna finalement la t¨ºte, et Feng Lin la regarda sans un mot, constatant que son esprit semblait encore un peu perturb¨¦, mais elle avait r¨¦ussi. L''ombre avait disparu, preuve qu¡¯elle n¡¯avait pas succomb¨¦ ¨¤ l¡¯illusion. -Tu l¡¯as fait, dit Feng Lin simplement. Feng Yue hocha la t¨ºte, une lueur de d¨¦termination dans les yeux. - Oui. C''¨¦tait difficile, mais j¡¯ai tenu. Feng Yue observa une brume lumineuse se mat¨¦rialiser devant elle, flottant dans l¡¯air comme une brise surnaturelle. La lumi¨¨re semblait douce, mais puissante, et elle la guida lentement vers l¡¯entr¨¦e de la seconde ¨¦preuve. Sans un mot, elle comprit que son chemin la menait ici, vers la prochaine ¨¦tape de son ascension. Elle prit une profonde inspiration, puis se laissa envahir par la brume, pr¨ºte ¨¤ affronter ce qui l''attendait. Pendant ce temps, Feng Lin se tourna dans l''autre direction, son regard fixe et d¨¦termin¨¦. Il savait que la troisi¨¨me ¨¦preuve l''attendait, mais il n¡¯avait pas peur. Il avait d¨¦j¨¤ travers¨¦ des ¨¦preuves plus difficiles dans le pass¨¦. Cette fois, il avait une confiance nouvelle en lui-m¨ºme, et il savait qu¡¯il ¨¦tait pr¨ºt ¨¤ affronter cette derni¨¨re ¨¦tape pour tester sa v¨¦ritable force. Feng Lin avan?a d¡¯un pas calme mais assur¨¦, suivant son propre chemin vers la troisi¨¨me ¨¦preuve. Il n¡¯y avait ni brume pour le guider ni ombre pour l¡¯envelopper¡ªseulement une ¨¦trange sensation qui l¡¯attirait vers l¡¯inconnu, comme si quelque chose l¡¯appelait silencieusement. Le temple derri¨¨re lui s¡¯¨¦loignait peu ¨¤ peu, et chaque pas semblait l¡¯¨¦loigner non seulement physiquement, mais aussi spirituellement, comme s¡¯il p¨¦n¨¦trait un nouveau domaine o¨´ les r¨¨gles du monde ext¨¦rieur n¡¯avaient plus cours. This book''s true home is on another platform. Check it out there for the real experience. Apr¨¨s un certain temps de marche, il aper?ut au loin une ancienne porte de pierre, massive et recouverte de gravures anciennes. Elle semblait avoir travers¨¦ d¡¯innombrables ¨¦poques, et une ¨¦nergie indescriptible ¨¦manait d¡¯elle. Contrairement aux autres ¨¦preuves, il n¡¯y avait ici ni portail scintillant ni illusion manifeste. Cette porte ¨¦tait simplement l¨¤, imposante, attendant que quelqu¡¯un ose la franchir. Feng Lin s¡¯arr¨ºta un instant, observant les symboles grav¨¦s sur la surface froide de la pierre. Il tendit la main pour les effleurer, et au moment o¨´ ses doigts entr¨¨rent en contact avec la porte, une force invisible l¡¯aspira brutalement ¨¤ l¡¯int¨¦rieur. Tout devint noir. Un vertige le saisit, son corps semblait tomber, mais il n¡¯y avait ni haut ni bas, ni sol ni ciel. Il n¡¯y avait que du vide. Puis, soudainement, une pression ¨¦crasante s¡¯abattit sur lui, bien plus terrifiante que tout ce qu¡¯il avait ressenti auparavant. La troisi¨¨me ¨¦preuve venait de commencer. Feng Lin ouvrit les yeux. Devant lui, une vaste ¨¦glise abandonn¨¦e s¡¯¨¦tendait dans un ¨¦tat de d¨¦cr¨¦pitude avanc¨¦. Les murs, autrefois majestueux, ¨¦taient fissur¨¦s, rong¨¦s par le temps. De larges vitraux bris¨¦s laissaient entrer une lumi¨¨re blafarde, projetant des ombres ¨¦tranges sur le sol couvert de poussi¨¨re et de gravats. L¡¯air ¨¦tait lourd, impr¨¦gn¨¦ d¡¯une ¨¦trange sensation de solennit¨¦, comme si cet endroit avait jadis ¨¦t¨¦ t¨¦moin d¡¯¨¦v¨¦nements d¡¯une importance capitale. Son regard se porta imm¨¦diatement sur l¡¯¨¦l¨¦ment le plus marquant de la pi¨¨ce : une rang¨¦e de tr?nes vides s¡¯¨¦tendait devant lui, align¨¦s avec une pr¨¦cision presque oppressante. Chaque tr?ne ¨¦tait unique, sculpt¨¦ dans des mat¨¦riaux diff¨¦rents, orn¨¦s de motifs et d¡¯inscriptions myst¨¦rieuses. Pourtant, tous partageaient un point commun : ils ¨¦taient vides, abandonn¨¦s, comme si leurs anciens occupants avaient disparu sans laisser de traces. Une ombre se mat¨¦rialisa lentement sur l¡¯un des tr?nes. Une silhouette noire, indistincte, ¨¤ mi-chemin entre l¡¯illusion et la r¨¦alit¨¦. Son corps semblait tiss¨¦ d¡¯un brouillard sombre. ¡ª Cela faisait longtemps que quelqu¡¯un n¡¯avait pas pass¨¦ une ¨¦preuve. La voix r¨¦sonna ,comme si elle venait directement de cette apparition. Feng Lin resta immobile, observant attentivement l¡¯ombre. Il ne ressentait aucune hostilit¨¦, mais une certaine lourdeur pesait dans l¡¯air. Une seconde silhouette apparut sur un autre tr?ne. ¡ª Cela fait bien environ 500 ans ! Feng Lin les observa en silence, attendant la suite. Une troisi¨¨me silhouette apparut ¨¤ son tour. ¡ª Il m''a l''air bien calme. Apr¨¨s tout, c''est normal, la premi¨¨re ¨¦preuve est aussi faite avec une illusion. La premi¨¨re silhouette prit la parole. ¡ª Bonjour, jeune membre du clan Feng. D''apr¨¨s toi, qui sommes-nous ? Feng Lin observa les trois silhouettes assises sur les tr?nes d¨¦labr¨¦s. Elles ¨¦taient faites d''ombre, leur apparence fluctuante, comme si elles existaient entre deux mondes. Leur pr¨¦sence n''¨¦mettait aucune ¨¦nergie perceptible, mais une ¨¦trange sensation pesait dans l''air, un m¨¦lange d''autorit¨¦. Leur regard invisible semblait le scruter, attendant une r¨¦ponse. Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Son regard d¨¦tailla chaque tr?ne, chaque fissure dans la pierre. Il ¨¦tait ¨¦vident que ces silhouettes n¡¯¨¦taient pas de simples illusions. Elles avaient une existence propre, ancr¨¦e dans ce lieu abandonn¨¦. Il leva l¨¦g¨¨rement le menton et r¨¦pondit d''une voix calme. ¡ª Vous ¨ºtes les gardiens de cette ¨¦preuve. Chapitre 48 : Notre Clan... Est tombé ? - Gardien tu pense donc ? Ta r¨¦ponse est a moiti¨¦ correct , nous sommes des anc¨ºtres du clan feng , personnellement je suis le premier Patriarche du clan. Sont fondateur ! Feng Lin resta impassible face ¨¤ cette r¨¦v¨¦lation. Le premier patriarche du clan Feng¡­ Il aurait pu ¨ºtre surpris, mais apr¨¨s avoir affront¨¦ les ¨¦preuves pr¨¦c¨¦dentes, il savait que ce genre d¡¯apparition ¨¦tait possible. Son regard glissa vers les deux autres silhouettes, se demandant qui elles pouvaient ¨ºtre. ¡ª Des anc¨ºtres, hein¡­ murmura-t-il, comme pour lui-m¨ºme. Il croisa les bras et fixa la silhouette du patriarche. ¡ª Et que font les anc¨ºtres ici apr¨¨s tout ce temps ? Les trois silhouettes ¨¦chang¨¨rent un regard avant que le premier Patriarche ne r¨¦ponde d¡¯un ton grave. ¡ª Cette ¨¦preuve existe depuis la fondation du clan. Nous avons vu d¡¯innombrables g¨¦n¨¦rations de membres la traverser, mais cela fait bien 500 ans que personne n¡¯est venu jusqu¡¯ici. La deuxi¨¨me silhouette hocha la t¨ºte. ¡ª Nous pensions que les jeunes g¨¦n¨¦rations avaient simplement ¨¦chou¨¦ aux ¨¦preuves pr¨¦c¨¦dentes. Mais voir quelqu¡¯un arriver apr¨¨s un si long silence est une surprise¡­ Feng Lin resta impassible. Ces anc¨ºtres ignoraient donc ce qu¡¯il ¨¦tait advenu du clan Feng. La troisi¨¨me silhouette, plus calme, reprit ¨¤ son tour. ¡ª Peu importe. Tu es ici, et cela signifie que tu as prouv¨¦ ta valeur. Le premier Patriarche fixa Feng Lin. Unauthorized usage: this narrative is on Amazon without the author''s consent. Report any sightings. ¡ª La troisi¨¨me ¨¦preuve est celle du jugement. Ici, nous allons tester ta ma?trise des enseignements que tu as acquis jusqu¡¯¨¤ pr¨¦sent et voir si tu es digne de recevoir l¡¯h¨¦ritage final du clan Feng. Feng Lin serra l¨¦g¨¨rement les poings. Il ¨¦tait pr¨ºt. La voix du premier Patriarche r¨¦sonna dans l¡¯¨¦glise abandonn¨¦e, empreinte d¡¯une autorit¨¦ insondable. ¡ª Nous permets-tu d¡¯acc¨¦der ¨¤ ta m¨¦moire ? Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il comprenait que cette demande n¡¯¨¦tait pas anodine. Ces anc¨ºtres souhaitaient certainement ¨¦valuer son parcours, juger sa compr¨¦hension des ¨¦preuves pr¨¦c¨¦dentes et s¡¯assurer qu¡¯il poss¨¦dait les qualifications requises pour poursuivre. Mais¡­ il ne pouvait pas leur donner un acc¨¨s total. Son pass¨¦, sa v¨¦ritable identit¨¦ et ses intentions ne devaient pas ¨ºtre expos¨¦s. Mais et alors ? Il n''¨¦tait que des fant?me et de toute fa?on le clan feng devait d¨¦j¨¤ le suspect¨¦ il n¡¯avait pas trop prix la peine de le cache. Apr¨¨s un bref instant de r¨¦flexion, il leva l¨¦g¨¨rement la t¨ºte. ¡ª J¡¯accepte. Les silhouettes s¡¯illumin¨¨rent l¨¦g¨¨rement, signe qu¡¯elles plongeaient dans son esprit. Un silence pesant s¡¯installa tandis qu¡¯elles prenaient connaissance de son parcours. Puis, lentement, la lumi¨¨re s¡¯att¨¦nua. Le premier Patriarche resta silencieux un instant avant de murmurer : ¡ª Je vois¡­ L¡¯atmosph¨¨re changea l¨¦g¨¨rement, devenant plus lourde. Les autres silhouettes semblaient troubl¨¦es, ¨¦changeant des regards invisibles. Enfin, l¡¯un des anc¨ºtres prit la parole, sa voix r¨¦sonnant avec gravit¨¦. ¡ª Notre clan¡­ est tomb¨¦ ? Un frisson parcourut Feng Lin. Il comprit aussit?t qu¡¯ils avaient tout vu. L¡¯an¨¦antissement du clan Feng, sa propre situation en tant que dernier h¨¦ritier¡­ Ils savaient maintenant. D''un coup, une pression ¨¦crasante s¡¯abattit sur Feng Lin. Son corps se contracta sous l¡¯impact, ses os craqu¨¨rent l¨¦g¨¨rement, et un go?t m¨¦tallique envahit sa bouche. Incapable de r¨¦sister, il s¡¯effondra ¨¤ genoux, crachant un filet de sang sur le sol fissur¨¦. Les trois silhouettes tourn¨¨rent brusquement la t¨ºte vers l¡¯un des tr?nes. ¡ª Zin, que fais-tu ?! lan?a le premier Patriarche d¡¯un ton s¨¦v¨¨re. Une nouvelle silhouette ¨¦mergea lentement de l¡¯ombre du tr?ne, son regard froid fix¨¦ sur Feng Lin. ¡ª Un inconnu dans le corps d¡¯un membre de notre clan¡­ Une r¨¦incarnation ? cracha-t-il avec m¨¦pris. Comment oses-tu souiller notre lign¨¦e ?! Feng Lin releva la t¨ºte, son regard toujours aussi calme malgr¨¦ la douleur qui parcourait son corps. ¡ª Souiller votre lign¨¦e ? r¨¦p¨¦ta-t-il d¡¯un ton neutre. Son souffle ¨¦tait saccad¨¦, mais il ne montrait aucun signe de panique. Le Patriarche fron?a les sourcils et s¡¯appr¨ºta ¨¤ parler, mais Zin l¡¯interrompit d¡¯un ton tranchant : ¡ª Ne fais pas semblant d¡¯¨ºtre innocent. Ta pr¨¦sence ici est une insulte. Le clan Feng a toujours suivi la voie de la puret¨¦ du sang et de la transmission de son h¨¦ritage. Toi, en revanche, tu es autre chose¡­ quelque chose qui n¡¯aurait jamais d? exister ! La pression s¡¯intensifia, ¨¦crasant encore plus Feng Lin contre le sol. Son corps trembla sous la contrainte, mais son expression resta impassible. Il ne chercha pas ¨¤ se justifier. Il savait que parler ne servirait ¨¤ rien tant que Zin n¡¯aurait pas obtenu ses propres r¨¦ponses. Feng Lin inspira profond¨¦ment, luttant contre la pression qui pesait sur lui. Puis, d¡¯un ton mesur¨¦, il lan?a : ¡ª ¨¦coute-moi¡­ Je peux reconstruire le clan Feng si c¡¯est ce qu¡¯il faut. Son regard ¨¦tait froid, calculateur. Il ne cherchait pas ¨¤ les convaincre par loyaut¨¦, mais simplement ¨¤ gagner du temps, ¨¤ se sortir de cette situation. Zin plissa les yeux, observant Feng Lin avec suspicion. ¡ª Reconstruire le clan ? Toi ? Tu oses parler comme si tu ¨¦tais digne de cette lign¨¦e ? Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il savait que la moindre erreur pourrait lui co?ter cher. Mais il ne comptait pas mourir ici. Chapitre 49 : Dépasse Tianluo Les trois silhouettes rest¨¨rent silencieuses, observant Feng Lin avec intensit¨¦. Zin, lui, ne cachait pas son hostilit¨¦. ¡ª Une r¨¦incarnation osant rev¨ºtir le corps d¡¯un membre de notre clan¡­ Et tu parles de reconstruction ? Quelle arrogance ! La pression sur Feng Lin augmenta brutalement. Son corps trembla sous l¡¯impact, ses os grin?ant sous l¡¯effort. Du sang perla au coin de ses l¨¨vres, mais il ne baissa pas les yeux. ¡ª Peu importe qui j¡¯¨¦tais avant, r¨¦pondit-il d¡¯une voix froide. Ce corps est d¨¦sormais le mien. Et si personne n¡¯a relev¨¦ le clan Feng en cinq cents ans, alors c¡¯est que vous avez ¨¦chou¨¦. Les silhouettes rest¨¨rent fig¨¦es. Zin plissa les yeux, mais avant qu¡¯il ne puisse r¨¦pondre, le premier patriarche leva la main, arr¨ºtant l¡¯¨¦change. ¡ª Assez, Zin. Cet enfant a pass¨¦ les deux premi¨¨res ¨¦preuves. Peu importe son origine, il a prouv¨¦ sa valeur. Zin serra les poings, mais ne r¨¦pondit rien. Le patriarche reporta son regard sur Feng Lin. ¡ª Soit. Prouve-nous que tu es digne du clan Feng¡­ en r¨¦ussissant la troisi¨¨me ¨¦preuve. Feng Lin serra discr¨¨tement les dents. Il n¡¯avait jamais eu le choix. Feng Lin essuya le sang au coin de ses l¨¨vres et fixa les silhouettes devant lui. Son regard ¨¦tait froid, mais une lueur de curiosit¨¦ y brillait. ¡ª Avant de commencer cette ¨¦preuve¡­ j¡¯aimerais savoir quelque chose. Pourquoi le clan Feng s¡¯est-il content¨¦ de l¡¯Empire de Tianluo ? Avec un tel h¨¦ritage, vous auriez pu dominer bien plus. Le patriarche garda le silence un instant avant de r¨¦pondre d¡¯une voix grave. ¡ª Parce que nous avions d¨¦j¨¤ tout ce qu¡¯il nous fallait. Feng Lin haussa un sourcil. ¡ª Expliquez-vous. Le patriarche croisa les bras et poursuivit : The tale has been illicitly lifted; should you spot it on Amazon, report the violation. ¡ª Le clan Feng n¡¯a jamais cherch¨¦ la domination. Nous n¡¯¨¦tions pas un clan de conqu¨¦rants, mais de protecteurs. Notre mission ¨¦tait de pr¨¦server notre h¨¦ritage et d¡¯enseigner aux g¨¦n¨¦rations futures, pas d¡¯¨¦tendre notre influence sans fin. Une autre silhouette prit la parole : ¡ª Nous avons toujours privil¨¦gi¨¦ la stabilit¨¦ ¨¤ l¡¯expansion. Trop de clans se sont d¨¦truits en voulant s¡¯¨¦lever trop vite. Nous avons choisi de nous ancrer solidement plut?t que de risquer l¡¯effondrement. Feng Lin resta pensif. Cette mentalit¨¦ prudente expliquait pourquoi le clan Feng s¡¯¨¦tait cantonn¨¦ ¨¤ l¡¯Empire de Tianluo¡­ mais cela ne changeait rien au fait qu¡¯ils avaient fini par tomber malgr¨¦ tout. Il inspira profond¨¦ment avant de r¨¦pondre. ¡ª Et regardez o¨´ cette prudence vous a men¨¦s. Les silhouettes ne r¨¦pondirent pas imm¨¦diatement. Un silence pesant s¡¯installa avant que le patriarche ne reprenne la parole. ¡ª Peut-¨ºtre¡­ mais notre r?le n¡¯est pas de refaire le pass¨¦. Ce que nous voulons savoir maintenant¡­ c¡¯est ce que toi, tu comptes faire. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire. Zin serra les poings, et une aura oppressante emplit la salle. ¡ª J¡¯ai toujours tout fait pour ¨¦viter les conflits. Nous ¨¦tions un clan pacifique, refusant d¡¯¨ºtre entra?n¨¦ dans des guerres inutiles¡­ Mais au final, c¡¯est la guerre qui est venue ¨¤ nous. Sa voix ¨¦tait empreinte d¡¯amertume et de col¨¨re contenue. ¡ª Nous avons toujours cru que rester neutres nous prot¨¦gerait, que notre puissance suffirait ¨¤ dissuader quiconque de nous attaquer. Mais nous avions tort. Nos ennemis ont profit¨¦ de notre retenue, de notre complaisance¡­ et ils nous ont an¨¦antis. Les autres silhouettes rest¨¨rent silencieuses. Feng Lin sentit la rage de Zin. ¡ª Et maintenant, un inconnu ose se pr¨¦senter devant nous, dans le corps d¡¯un descendant du clan Feng. Dis-moi¡­ que comptes-tu faire de cet h¨¦ritage ? Vas-tu suivre notre voie et dispara?tre ¨¤ ton tour ? Feng Lin soutint son regard sans ciller. Il savait que sa r¨¦ponse d¨¦terminerait la suite de cette ¨¦preuve. ¡ª Moi ? Je vais d¨¦passer Tianluo. Les silhouettes rest¨¨rent silencieuses un instant. Zin le d¨¦visagea, ses yeux brillants d¡¯une lueur ind¨¦chiffrable. ¡ª D¨¦passer Tianluo ? Tu as de l¡¯ambition, au moins¡­ Mais as-tu seulement conscience de ce que cela implique ? Feng Lin se releva lentement, essuyant le sang au coin de ses l¨¨vres. ¡ª J¡¯en ai parfaitement conscience. Vous avez choisi la paix, et c¡¯est ce qui a caus¨¦ votre perte. Moi, je ne ferai pas cette erreur. Si quelqu¡¯un ose se dresser sur mon chemin, je l¡¯¨¦craserai. Un silence pesant s¡¯installa. Puis, un l¨¦ger rire s¡¯¨¦leva, amer et plein de nostalgie. ¡ª Hah¡­ Voil¨¤ des mots que je n¡¯avais pas entendus depuis longtemps. Zin croisa les bras, observant Feng Lin avec plus d¡¯int¨¦r¨ºt. ¡ª Tr¨¨s bien. Puisque tu pr¨¦tends vouloir aller au-del¨¤ de Tianluo, prouve-nous que tu en es digne. L¡¯¨¦preuve n¡¯est pas encore termin¨¦e. D¡¯un geste de la main, il d¨¦signa les tr?nes vides. ¡ª Tu veux revendiquer l¡¯h¨¦ritage du clan Feng ? Alors affronte-nous. Le premier Patriarche claqua des doigts. Une lueur sombre traversa la pi¨¨ce, et une marionnette apparut devant Feng Lin. Elle ¨¦tait massive, sculpt¨¦e dans un bois ancien, ses articulations renforc¨¦es de m¨¦tal noir. Son visage ¨¦tait inexpressif, mais une lueur ¨¦trange brillait dans ses yeux vides. ¡ª Cette marionnette est impr¨¦gn¨¦e des arts du clan Feng, d¨¦clara le Patriarche. Voyons si tu es digne de les h¨¦riter. Sans attendre, la marionnette bougea. Feng Lin sentit imm¨¦diatement le danger. Il activa son ?il. Les flux d¡¯¨¦nergie dans la pi¨¨ce chang¨¨rent instantan¨¦ment. L¡¯air se tordit autour de la marionnette, r¨¦v¨¦lant sa vitesse ahurissante. Elle est rapide ! Il bondit sur le c?t¨¦, ¨¦vitant de justesse une frappe qui fissura le sol. Avant m¨ºme qu¡¯il puisse reprendre son ¨¦quilibre, un autre coup arriva. Feng Lin tenta d¡¯esquiver, mais cette fois, il ¨¦tait trop lent. L¡¯impact fut brutal. Une douleur d¨¦chirante explosa dans son flanc alors qu¡¯il ¨¦tait projet¨¦ violemment contre un pilier en pierre. Le choc lui coupa le souffle, et du sang s¡¯¨¦coula de sa bouche. Ses membres tremblaient. Son corps hurlait de douleur. Merde¡­ elle est trop forte. Il tenta de se relever, mais une autre attaque arriva. Il n¡¯eut pas le temps d¡¯esquiver. La marionnette le saisit par la gorge et le souleva du sol. Un rire l¨¦ger r¨¦sonna. ¡ª Tu es bien trop faible. La pression sur sa gorge s¡¯accentua. Sa vision devint floue. Je vais¡­ crever ? Un frisson parcourut son dos. Il devait r¨¦agir. Mais comment ? Chapitre 50 : Il A Intérêt Feng Lin serra les poings. Son esprit tourna ¨¤ toute vitesse. Si je ne fais rien, je suis mort. Il activa imm¨¦diatement son ?il. Le monde autour de lui sembla ralentir, mais la marionnette ne faiblit pas. Au contraire, il ressentit un flot d¡¯¨¦nergie l¡¯envelopper, ¨¦crasant son corps meurtri. Sa vision per?a alors ¨¤ travers l¡¯enveloppe de la marionnette. Il distingua les courants d¡¯¨¦nergie qui la maintenaient en mouvement, ses points de connexion¡­ et une faiblesse. L¨¤ ! Avec un dernier effort, il concentra son ¨¦nergie et frappa violemment du bout des doigts un point pr¨¦cis sur son bras articul¨¦. Un craquement sec r¨¦sonna. La prise sur sa gorge se desserra. Feng Lin en profita pour donner un coup de pied et se d¨¦gager, roulant sur le sol dans une gerbe de poussi¨¨re. Il haleta, le corps en feu, mais un sourire apparut sur son visage. ¡ª Hah¡­ Ce n¡¯est pas fini. La marionnette, bien que toujours fonctionnelle, avait d¨¦sormais un bras inutilisable. Les silhouettes sur les tr?nes observaient la sc¨¨ne en silence. Le premier Patriarche hocha lentement la t¨ºte. ¡ª Int¨¦ressant¡­ Tu es gravement bless¨¦, mais tu continues ¨¤ te battre. Feng Lin cracha un peu de sang et se releva lentement. Son corps hurlait de douleur, mais son regard restait froid. ¡ª Je ne mourrai pas ici. Zin le fixa d¡¯un regard per?ant. ¡ª Alors prouve-le. This content has been misappropriated from Royal Road; report any instances of this story if found elsewhere. D¡¯un geste, la marionnette avan?a de nouveau. Son bras inutilisable tomba au sol, mais le reste de son corps se renfor?a d¡¯une ¨¦trange lueur. Feng Lin plissa les yeux. Elle s¡¯adapte¡­ Il raffermit sa posture. S¡¯il voulait survivre, il devait comprendre plus vite. Il activa de nouveau son ?il et observa attentivement la circulation d¡¯¨¦nergie dans la marionnette. S¡¯il trouvait un moyen de la neutraliser compl¨¨tement¡­ Feng Lin se concentra, laissant son ?il analyser les flux d¡¯¨¦nergie de la marionnette. Malgr¨¦ la douleur qui l¡¯accablait, son esprit restait aff?t¨¦. Il vit alors un point particulier, une zone o¨´ les courants d¡¯¨¦nergie s¡¯entrem¨ºlaient de mani¨¨re instable. C¡¯est l¨¤. Rassemblant le peu de force qui lui restait, il se propulsa en avant, ¨¦vitant de justesse une attaque de la marionnette. Il tendit la main et frappa directement ce point faible. Un craquement sinistre retentit. La marionnette s¡¯arr¨ºta un instant, puis son corps se fissura avant de s¡¯effondrer en morceaux. Feng Lin haleta, son corps tremblant sous l¡¯effort. Les silhouettes l¡¯observ¨¨rent en silence. Finalement, le premier Patriarche hocha la t¨ºte. ¡ª Tu as compris l¡¯essence de cette ¨¦preuve. Zin croisa les bras, son regard toujours dur. ¡ª Ce n¡¯est pas suffisant. Mais¡­ je reconnais ta d¨¦termination. Feng Lin ne r¨¦pondit pas. Il savait que ce n¡¯¨¦tait que le d¨¦but. Le regard de Zin ¨¦tait per?ant, empli d¡¯une intensit¨¦ presque oppressante. ¡ª R¨¦incarnation, peu importe comment tu fais, mais redresse le clan Feng et fais-le conna?tre au monde. Venge les morts. Je sais que tu ne t¡¯int¨¦resses pas ¨¤ ?a¡­ mais tu veux du pouvoir, n¡¯est-ce pas ? Il marqua une pause avant de continuer d¡¯une voix froide. ¡ª Le clan Feng peut t¡¯en apporter rapidement. Tu es encore trop lent ¨¤ t¡¯am¨¦liorer sans ressources. Feng Lin resta silencieux. Il savait que Zin avait raison. Il avait progress¨¦ rapidement grace ¨¤ son exp¨¦rience pass¨¦e, mais sans une base solide, sans acc¨¨s aux bonnes ressources, son ascension resterait limit¨¦e. Il serra les poings. ¡ª Tr¨¨s bien. Je prendrai ce que le clan Feng a ¨¤ offrir¡­ et j¡¯en ferai une puissance in¨¦branlable. Zin pointa du doigt le sol sous l¡¯¨¦glise en ruine. ¡ª Sous cet endroit se trouve une cache renfermant plusieurs anneaux spatiaux. C¡¯¨¦tait une pr¨¦caution¡­ au cas o¨´ le clan tomberait. Je ne pensais pas qu¡¯ils finiraient r¨¦ellement par servir un jour. Feng Lin hocha la t¨ºte. Un tr¨¦sor laiss¨¦ par ses anc¨ºtres¡­ Voil¨¤ qui allait grandement acc¨¦l¨¦rer son ascension. ¡ª Trouve-les et utilise-les ¨¤ bon escient, ajouta Zin. Mais souviens-toi, ce n¡¯est qu¡¯un premier pas. Sans perdre de temps, Feng Lin parti cherche un moyen d¡¯acc¨¦der aux profondeurs de l¡¯¨¦glise. Alors que Feng Lin quittait la pi¨¨ce, les silhouettes rest¨¨rent silencieuses un instant, avant que l¡¯une d¡¯elles ne brise le silence. ¡ª Une r¨¦incarnation, hein¡­ Je ne sais pas si nous pouvons vraiment lui faire confiance. Le premier Patriarche, assis sur son tr?ne, r¨¦pondit d¡¯un ton calme. ¡ª Peu importe ce qu¡¯il ¨¦tait avant, aujourd¡¯hui, il porte le sang du clan Feng. S¡¯il peut vraiment redresser notre lign¨¦e, alors nous n¡¯avons pas d¡¯autre choix que de lui donner une chance. Zin croisa les bras, son regard toujours tourn¨¦ vers la porte par laquelle Feng Lin ¨¦tait parti. ¡ª Hmph, il ne semble pas du genre ¨¤ agir par devoir ou par loyaut¨¦. Il veut juste du pouvoir. Une autre silhouette prit la parole. ¡ª Et alors ? Tant qu¡¯il fait avancer le clan, qu¡¯importe sa motivation ? Il a surv¨¦cu aux ¨¦preuves, et il est le premier ¨¤ le faire depuis 500 ans. Le premier Patriarche acquies?a lentement. ¡ª Nous verrons bien jusqu¡¯o¨´ il ira. Le premier Patriarche haussa un sourcil et fixa Zin. ¡ª Un tr¨¦sor sous le temple ? Je n''¨¦tais m¨ºme pas au courant. Les autres silhouettes tourn¨¨rent ¨¦galement leur regard vers Zin, qui croisa les bras en soupirant. ¡ª ¨¦videmment que personne ne le savait. Je l¡¯ai cach¨¦ moi-m¨ºme, au cas o¨´ le clan tomberait. Mais je ne pensais jamais avoir ¨¤ l¡¯utiliser un jour¡­ Le silence s''installa un instant, avant qu¡¯une autre silhouette ne prenne la parole. ¡ª Hmph¡­ Au moins, il ne sera pas perdu. Ce gar?on saura quoi en faire. Zin garda le regard fix¨¦ sur la porte par laquelle Feng Lin ¨¦tait parti, avant de murmurer : ¡ª Il a int¨¦r¨ºt. Chapitre 51 : Tout Saccélère Alors que Feng Lin avan?ait dans le long couloir sombre, il sentait encore la douleur des blessures inflig¨¦es par la marionnette. Son corps ¨¦tait engourdi, mais son esprit restait clair. Zin lui avait donn¨¦ une opportunit¨¦ pr¨¦cieuse, et il comptait bien en tirer profit. Finalement, il atteignit une lourde porte de pierre, marqu¨¦e de motifs anciens du clan Feng. En apposant sa main dessus, il sentit une faible r¨¦sonance dans son ?il, comme si le sceau reconnaissait son h¨¦ritage. Avec un grondement sourd, la porte s¡¯ouvrit lentement, r¨¦v¨¦lant une vaste pi¨¨ce souterraine. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, des ¨¦tag¨¨res couvertes de poussi¨¨re s¡¯¨¦tendaient ¨¤ perte de vue. Des coffres scell¨¦s, des armes anciennes, des rouleaux de techniques oubli¨¦es¡­ Mais ce qui attira imm¨¦diatement son attention, ce furent les dizaines d¡¯anneaux spatiaux soigneusement rang¨¦s sur un pi¨¦destal. Un l¨¦ger sourire apparut sur ses l¨¨vres. ¡ª Voil¨¤ qui va me faire gagner du temps. Feng Lin s¡¯approcha lentement du pi¨¦destal et tendit la main vers l¡¯un des anneaux. Il activa son ?il pour sonder son contenu, et ce qu¡¯il vit le laissa silencieux. Chaque anneau contenait des ressources colossales : des pilules de cultivation, des tr¨¦sors spirituels, des minerais rares, et m¨ºme des techniques secr¨¨tes du clan Feng. Il en attrapa plusieurs, les inspectant un ¨¤ un. Certains ¨¦taient remplis de jade spirituel en quantit¨¦ astronomique, d¡¯autres renfermaient des armes forg¨¦es par des artisans de haut niveau. ¡ª Zin avait bien cach¨¦ son jeu¡­ murmura-t-il. Il n¡¯avait plus besoin de deviner pourquoi l¡¯ancien Patriarche avait cach¨¦ cet endroit. Si le clan Feng avait eu acc¨¨s ¨¤ ces ressources avant sa chute, il aurait pu ¨¦viter l¡¯an¨¦antissement. Feng Lin ferma les yeux un instant, r¨¦fl¨¦chissant. Ce tr¨¦sor ¨¦tait suffisant pour reconstruire un clan entier, mais il ¨¦tait encore trop faible pour le prot¨¦ger. Il ne devait pas se pr¨¦cipiter. Il rangea soigneusement plusieurs anneaux avant de tourner les talons. ¡ª Avec ?a, ma progression va s¡¯acc¨¦l¨¦rer. Il quitta la salle souterraine sans se retourner. Feng Lin arriva au temple, son regard toujours froid et calculateur. Il remarqua imm¨¦diatement la silhouette vacillante de Feng Yue. Support the creativity of authors by visiting Royal Road for this novel and more. Son visage ¨¦tait pale, ses v¨ºtements en d¨¦sordre, et surtout¡­ son ?il gauche n¡¯¨¦tait plus l¨¤. Une blessure fra?che marquait l¡¯endroit o¨´ il avait ¨¦t¨¦, du sang s¨¦ch¨¦ coulant encore l¨¦g¨¨rement sur sa joue. Feng Lin s¡¯arr¨ºta devant elle, l¡¯observant un instant. ¡ª Qu¡¯est-ce qui s¡¯est pass¨¦ ? demanda-t-il d¡¯une voix neutre. Feng Yue releva la t¨ºte, ses l¨¨vres tremblantes. ¡ª ¡­La deuxi¨¨me ¨¦preuve. Je¡­ j¡¯ai ¨¦chou¨¦. Elle serra les poings, la douleur et la frustration visibles sur son visage. Feng Lin ne r¨¦pondit pas imm¨¦diatement. Il savait que ces ¨¦preuves ¨¦taient con?ues pour tester les membres du clan Feng, et qu¡¯elles ne faisaient aucun cadeau. Mais perdre un ?il¡­ C¡¯¨¦tait une punition s¨¦v¨¨re pour un ¨¦chec. ¡ª Tu es encore en vie, c¡¯est ce qui compte, finit-il par dire. Feng Yue grima?a. ¡ª C¡¯est facile ¨¤ dire¡­ Toi, tu as r¨¦ussi, pas vrai ? Feng Lin ne confirma ni n¡¯infirma. Il d¨¦tourna simplement le regard vers l¡¯entr¨¦e du temple. ¡ª Il est temps de partir. On a d¡¯autres choses ¨¤ faire. Sans attendre, il avan?a, laissant Feng Yue dig¨¦rer sa d¨¦faite. - Je suppose que tu sais que je suis pas Feng Lin, d''ailleurs depuis quand le sais tu ? Feng Yue releva lentement la t¨ºte, son regard voil¨¦ par la fatigue et la douleur. Elle fixa Feng Lin un instant avant de d¨¦tourner les yeux. ¡ª ¡­Depuis le d¨¦but. Feng Lin ne montra aucune r¨¦action, mais au fond de lui, il analysait d¨¦j¨¤ les implications de cette r¨¦ponse. ¡ª Depuis le d¨¦but ? r¨¦p¨¦ta-t-il calmement. Feng Yue eut un sourire amer. ¡ª Mon fr¨¨re n¡¯a jamais eu ce regard. Celui que tu as¡­ il est froid, calculateur, et il ne doute jamais. Elle marqua une pause, puis ajouta d¡¯une voix plus faible : ¡ª Mais ce n¡¯est pas pour ?a que je t¡¯ai laiss¨¦ faire. Feng Lin plissa l¨¦g¨¨rement les yeux. ¡ª Alors pourquoi ? Feng Yue h¨¦sita, puis soupira. ¡ª Parce que¡­ quoi que tu sois, tu es la seule chance qu¡¯il nous reste. - Pourtant je poss¨¨de sont corps. Feng Yue sourit faiblement, son visage marqu¨¦ par la douleur. ¡ª Poss¨¦der son corps ne veut pas dire ¨ºtre lui. Feng Lin resta silencieux. Il pouvait voir dans son regard qu¡¯elle ¨¦tait persuad¨¦e de ce qu¡¯elle disait. ¡ª Alors, qu¡¯est-ce que je suis, selon toi ? demanda-t-il d¡¯un ton neutre. Feng Yue ferma les yeux un instant avant de r¨¦pondre. ¡ª Un ¨¦tranger¡­ mais un ¨¦tranger qui porte d¨¦sormais le poids du clan Feng. Que tu le veuilles ou non. Feng Lin et Feng Yue quitt¨¨rent la grotte, foulant enfin le sol ext¨¦rieur. L¡¯air frais du matin les accueillit, contrastant avec l¡¯atmosph¨¨re oppressante des ¨¦preuves. Le ciel teint¨¦ de nuances orang¨¦es annon?ait le lever du soleil. Feng Lin plissa les yeux, r¨¦alisant qu¡¯ils avaient pass¨¦ toute une nuit ¨¤ l¡¯int¨¦rieur sans m¨ºme s¡¯en rendre compte. Feng Yue, malgr¨¦ sa blessure, resta silencieuse. Son regard balayait l¡¯horizon, comme si elle cherchait ¨¤ retrouver un semblant de normalit¨¦ apr¨¨s ce qu¡¯elle venait de vivre. Leur destination ¨¦tait claire : le bureau de leur p¨¨re, situ¨¦ au c?ur du territoire du clan Feng. Les premiers rayons du soleil ¨¦clairaient les batiments anciens du clan, r¨¦v¨¦lant une atmosph¨¨re encore paisible avant l''agitation de la journ¨¦e. Feng Lin avan?ait d¡¯un pas assur¨¦, suivi de Feng Yue qui gardait la t¨ºte l¨¦g¨¨rement baiss¨¦e, sa main toujours pos¨¦e sur son ?il bless¨¦. Devant la grande porte du bureau, Feng Lin frappa deux fois, puis entra sans attendre de r¨¦ponse. ¨¤ l''int¨¦rieur, Feng Tian, leur p¨¨re, ¨¦tait assis derri¨¨re un large bureau en bois massif, feuilletant un manuscrit ancien. Son regard se leva aussit?t vers eux, s¡¯arr¨ºtant un instant sur Feng Yue. Lorsqu¡¯il vit son ?il bless¨¦, son visage se figea. Ses doigts se crisp¨¨rent sur le manuscrit, le froissant l¨¦g¨¨rement. Une ombre passa dans ses yeux, m¨¦lange de stupeur et de col¨¨re contenue. ¡ª Que s¡¯est-il pass¨¦ ? Sa voix ¨¦tait grave, plus tranchante qu¡¯il ne l¡¯aurait voulu. Il se leva lentement, contournant son bureau d¡¯un pas mesur¨¦, mais chaque mouvement trahissait une tension grandissante. Son regard d¨¦tailla Feng Yue avec insistance, s¡¯arr¨ºtant sur la plaie encore fra?che. ¡ª Qui t¡¯a fait ?a ? Son ton s¡¯¨¦tait fait plus froid, mais il y avait quelque chose d¡¯autre, une ¨¦motion ¨¤ peine contenue. Son poing se serra imperceptiblement. Feng Yue baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Feng Lin, lui, resta impassible, observant son p¨¨re avec attention avant de r¨¦pondre. Chapitre 52 : Des Ressources A Foisson Feng Lin prit la parole d¡¯un ton calme : ¡ª C¡¯¨¦tait l¡¯¨¦preuve du clan. Elle a perdu son ?il en la traversant. Feng Tian fron?a les sourcils. Son regard passa de son fils ¨¤ sa fille, puis revint se fixer sur Feng Lin avec une intensit¨¦ troublante Feng Tian resta fig¨¦ un instant, son regard glissant lentement sur Feng Yue avant de se poser sur Feng Lin. Lorsqu¡¯il parla, sa voix ¨¦tait emplie d¡¯incr¨¦dulit¨¦. ¡ª Vous¡­ avez trouv¨¦ les vestiges ? Ses doigts trembl¨¨rent l¨¦g¨¨rement en refermant le manuscrit sur son bureau. Il se redressa, son regard s¡¯assombrissant d¡¯un m¨¦lange de choc et d¡¯¨¦motion contenue. ¡ª Depuis des si¨¨cles¡­ personne ne savait o¨´ ils se trouvaient exactement. M¨ºme moi, je pensais qu¡¯ils n¡¯¨¦taient qu¡¯une l¨¦gende. Il s¡¯approcha d¡¯eux, son regard per?ant, comme s¡¯il tentait de lire dans leurs ames Feng Yue inspira profond¨¦ment avant de parler, sa voix marqu¨¦e par l¡¯¨¦puisement et la douleur. ¡ª Apr¨¨s notre combat avec un voleur, nous avons d¨¦couvert une porte ancienne ¨¤ l¡¯int¨¦rieur des ruines. Elle a r¨¦agi ¨¤ Feng Lin¡­ comme si elle l¡¯avait reconnu. Feng Tian ¨¦carquilla les yeux, clairement surpris. ¡ª Une porte qui ne s¡¯ouvre que pour lui ? Feng Yue hocha la t¨ºte. ¡ª Nous avons d¨¦cid¨¦ d¡¯entrer. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, il y avait une s¨¦rie d¡¯¨¦preuves¡­ J¡¯ai tent¨¦ de les passer, mais j¡¯ai ¨¦chou¨¦ ¨¤ la seconde. Elle d¨¦tourna l¨¦g¨¨rement le regard, posant inconsciemment la main sur son ?il bless¨¦. ¡ª C¡¯est l¨¤ que j¡¯ai perdu mon ?il¡­ Feng Tian serra les poings, son regard s''assombrissant entre rage et inqui¨¦tude. ¡ª Et toi ? demanda-t-il en se tournant vers Feng Lin. Jusqu¡¯o¨´ es-tu all¨¦ ? Support the creativity of authors by visiting the original site for this novel and more. Feng Lin croisa les bras et r¨¦pondit d¡¯un ton calme : ¡ª J¡¯ai r¨¦ussi toutes les ¨¦preuves. ¨¤ la fin, j¡¯ai rencontr¨¦ les anc¨ºtres du clan Feng. Feng Tian tressaillit, une lueur d¡¯incr¨¦dulit¨¦ traversant son regard. ¡ª Les¡­ anc¨ºtres ? ¡ª Oui. Quatre silhouettes sont apparues, et l¡¯une d¡¯elles ¨¦tait le premier Patriarche du clan. Ils ignoraient ce qu¡¯¨¦tait devenu le clan Feng¡­ Mais ils m¡¯ont confi¨¦ une mission. Feng Lin marqua une pause, scrutant la r¨¦action de son p¨¨re avant de lacher : ¡ª Ils m¡¯ont confi¨¦ la direction du clan. Un silence lourd s¡¯installa dans la pi¨¨ce. Feng Tian semblait fig¨¦, son regard plong¨¦ dans celui de son fils, cherchant ¨¤ y d¨¦celer une quelconque supercherie. Mais Feng Lin resta imperturbable. Son p¨¨re finit par relacher un profond soupir, posant lentement une main sur son bureau. ¡ª Tu r¨¦alises ce que cela implique ? ¡ª Bien s?r, r¨¦pondit Feng Lin sans h¨¦sitation. Feng Tian le fixa longuement, avant de murmurer d¡¯une voix grave : ¡ª Depuis un moment d¨¦j¨¤, j¡¯ai des doutes sur toi¡­ Et maintenant, apr¨¨s ce que tu viens de me dire, je ne peux plus les ignorer. Son ton ¨¦tait grave, empli d¡¯une tension contenue. ¡ª Tu es Feng Lin, mais en m¨ºme temps¡­ tu ne l¡¯es pas. Ton regard, ta fa?on de parler, ton calme absolu¡­ Ce ne sont pas ceux d¡¯un jeune homme de ton age. Il marqua une pause avant de lacher d¡¯un ton tranchant : ¡ª Dis-moi la v¨¦rit¨¦. Es-tu une r¨¦incarnation ? Feng Lin resta silencieux un instant, fixant Feng Tian sans ciller. Il n''¨¦tait pas surpris. Ce p¨¨re, qui l¡¯avait autrefois ignor¨¦, semblait enfin lui accorder toute son attention¡­ mais pour de mauvaises raisons. Il soupira l¨¦g¨¨rement avant de r¨¦pondre d¡¯une voix calme : ¡ª Et si c''¨¦tait le cas ? Feng Tian serra les poings. ¡ª Alors qui es-tu vraiment ? Feng Yue, toujours silencieuse, observait l¡¯¨¦change avec un regard ind¨¦chiffrable. Feng Lin haussa l¨¦g¨¨rement les ¨¦paules. ¡ª Peu importe qui j¡¯¨¦tais avant. Ce qui compte, c¡¯est que maintenant, je suis Feng Lin, h¨¦ritier du clan Feng. Les anc¨ºtres eux-m¨ºmes me l¡¯ont confi¨¦. Feng Tian le fixa encore un instant, puis ferma les yeux. Lorsqu''il les rouvrit, son regard ¨¦tait complexe, m¨ºlant prudence, espoir et inqui¨¦tude. ¡ª Si les anc¨ºtres t¡¯ont confi¨¦ cette mission¡­ Alors prouve-moi que tu en es digne. Feng Lin esquissa un l¨¦ger sourire et sortit un anneau spatial, le faisant tourner entre ses doigts. ¡ª Avec les ressources offertes par les anc¨ºtres, conqu¨¦rir Tianluo est simple. Feng Tian arqua un sourcil, son regard se posant sur l¡¯anneau. ¡ª Les anc¨ºtres t¡¯ont vraiment confi¨¦ des ressources ? Feng Lin hocha la t¨ºte. ¡ª Un tr¨¦sor cach¨¦ que m¨ºme toi, tu ignorais. Zin l¡¯avait dissimul¨¦ sous le temple. Il savait qu¡¯un jour, quelqu¡¯un digne du clan en aurait besoin. Feng Tian resta silencieux un instant, puis un rire amer lui ¨¦chappa. ¡ª Alors m¨ºme un fant?me en savait plus que moi¡­ Son regard se fit plus grave, pesant. ¡ª Mais les ressources ne suffisent pas. Penses-tu vraiment pouvoir dominer Tianluo simplement avec de l¡¯or et des artefacts ? Feng Lin croisa les bras, un ¨¦clat froid dans les yeux. ¡ª L¡¯or ach¨¨te des alli¨¦s, les artefacts ¨¦crasent les ennemis, et le pouvoir rassemble les vaincus. Ce n¡¯est pas une question de "si", p¨¨re. C¡¯est une question de "quand". Feng Lin posa l¡¯anneau spatial sur le bureau, son regard fix¨¦ sur son p¨¨re. ¡ª Je ne sais pas g¨¦rer un clan. Toi, tu as l¡¯exp¨¦rience et le savoir-faire. Devient l¡¯intendant des ressources. Feng Tian resta silencieux, observant son fils avec attention. Puis, il soupira, prenant l¡¯anneau entre ses doigts. ¡ª Tr¨¨s bien. Mais souviens-toi, Feng Lin¡­ accumuler des ressources et gouverner un clan sont deux choses bien diff¨¦rentes. Feng Lin esquissa un sourire. ¡ª C¡¯est pour ?a que je te laisse cette tache. Moi, je m¡¯occupe du reste. Avant de partir il d¨¦clara. ¡ª Je vais aller cultiver en isolement. Je te laisse la priorit¨¦ pour reconstruire les batiments du clan. Tu as assez de pi¨¨ces d¡¯or ¨¤ l¡¯int¨¦rieur de l¡¯anneau pour ?a. Feng Tian hocha lentement la t¨ºte, pesant les mots de son fils. Il ouvrit l¡¯anneau spatial et son expression changea bri¨¨vement en d¨¦couvrant l¡¯ampleur des ressources ¨¤ l¡¯int¨¦rieur. ¡ª Avec ?a¡­ Oui, nous pourrons remettre le clan sur pied rapidement. Feng Lin tourna les talons, pr¨ºt ¨¤ partir. ¡ª Fais en sorte que, lorsque je reviendrai, le clan Feng ne soit plus un d¨¦chet oubli¨¦. Chapitre 53 : Travaux De Reconstruction Un mois s¡¯¨¦tait ¨¦coul¨¦. Dans une pi¨¨ce sombre et silencieuse, Feng Lin ¨¦tait assis en tailleur, son souffle lent et profond. Son corps ¨¦mettait une l¨¦g¨¨re lueur alors que l¡¯¨¦nergie circulait dans ses m¨¦ridiens. Soudain, ses yeux s¡¯ouvrirent brusquement. Une lueur froide y scintilla un instant avant de dispara?tre. Il expira lentement, sentant la puissance parcourir son corps. ¡ª Un mois d¨¦j¨¤¡­ Il serra l¨¦g¨¨rement le poing. Son corps ¨¦tait plus fort, son qi plus dense. Il avait franchi un cap. Mais ce n¡¯¨¦tait qu¡¯un d¨¦but. Avec les ressources laiss¨¦es par les anc¨ºtres, Feng Lin venait d¡¯atteindre la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps : l¡¯affinement du sang. Une ¨¦volution assez basique , une vitesse bonne mais pas de quoi ¨ºtre un talent exceptionnel. Il ouvrit et referma lentement sa main, sentant la puissance affluer dans ses muscles. Son corps avait subi une transformation radicale : sont sang ¨¦tai d¡¯une vitalit¨¦ a coup¨¦ le souffle. ¡ª L¡¯affinement du sang¡­ Avec cette base, il pouvait enfin envisager de franchir la prochaine ¨¦tape de la cultivation. Feng Lin expira lentement, expulsant une brume sombre de son corps. Il pouvait sentir la diff¨¦rence¡ªson corps n¡¯¨¦tait plus celui d¡¯un simple humain. Il se leva, ses mouvements plus fluides et puissants qu¡¯auparavant. Il contracta l¨¦g¨¨rement ses muscles, et l¡¯air autour de lui trembla. ¡ª Il est temps de voir o¨´ en est le clan. Feng Lin sortit lentement de la salle d¡¯isolement. L¡¯air frais de l¡¯ext¨¦rieur effleura son visage, et il se rendit compte qu¡¯il avait ¨¦t¨¦ coup¨¦ du monde ext¨¦rieur plus longtemps qu¡¯il ne l¡¯avait imagin¨¦. Devant lui s¡¯¨¦tendait le clan Feng, mais la sc¨¨ne avait chang¨¦. Les ruines du pass¨¦ ¨¦taient maintenant en pleine reconstruction. L¨¤ o¨´ le sol ¨¦tait autrefois envahi par les herbes sauvages, des fondations ¨¦taient pos¨¦es, et des structures anciennes ¨¦taient r¨¦par¨¦es. Feng Lin remarqua aussi quelques batiments r¨¦cemment ¨¦rig¨¦s, t¨¦moignant des efforts constants de son p¨¨re. Le silence r¨¦gnait dans l¡¯air, mais il ¨¦tait lourd de significations. Le clan se remettait lentement de sa chute. Les traces du pass¨¦ ¨¦taient encore visibles, mais Feng Lin savait que c¡¯¨¦tait un nouveau d¨¦part. Il fit un pas en avant, observant attentivement les changements. Rien ne semblait ¨ºtre laiss¨¦ au hasard. Mais malgr¨¦ tout, quelque chose restait... incomplet. Ses pens¨¦es furent interrompues lorsque des bruits de marteaux et de scies se firent entendre au loin, provenant des zones o¨´ des artisans travaillaient ¨¤ reconstruire les remparts. Les ¨¦clats m¨¦talliques ¨¦taient rythm¨¦s, une symbolique du travail acharn¨¦ pour redonner vie ¨¤ un clan autrefois prosp¨¨re. Stolen from its original source, this story is not meant to be on Amazon; report any sightings. Feng Lin serra les poings, une lueur de d¨¦termination dans ses yeux. La transformation n¡¯¨¦tait pas encore totale. Il devait encore tout remettre en place. Mais il savait qu¡¯avec ce qu¡¯il avait, avec les ressources fournies par les anc¨ºtres, il avait assez pour aller plus loin. Il se dirigea d¡¯un pas assur¨¦ vers la grande salle, l¨¤ o¨´ son p¨¨re devait ¨ºtre. Lorsqu''il atteignit la grande salle, il trouva Feng Tian assis derri¨¨re une table encombr¨¦e de parchemins et de rapports. Des cernes marquaient son visage, t¨¦moignant d¡¯un mois de travail sans relache. Pourtant, lorsque son regard croisa celui de Feng Lin, une lueur d¡¯¨¦tonnement y brilla. ¡ª Tu es enfin sorti, dit Feng Tian en posant un parchemin. Feng Lin hocha la t¨ºte et s¡¯approcha. ¡ª P¨¨re, o¨´ en est la reconstruction ? Feng Tian soupira en s¡¯appuyant contre son fauteuil. ¡ª Nous avons stabilis¨¦ plusieurs batiments, mais il manque encore de nombreuses ressources pour achever le travail. Les artisans sont comp¨¦tents, mais nous avons besoin de main-d¡¯?uvre. Feng Lin balaya les documents du regard. Il pouvait voir des estimations de co?ts, des pr¨¦visions de construction et m¨ºme des rapports sur l¡¯¨¦tat des d¨¦fenses. Tout ¨¦tait bien organis¨¦, mais insuffisant. ¡ª Nous avons de l¡¯or, mais il nous manque des hommes¡­ murmura Feng Lin. Feng Tian acquies?a lentement. ¡ª Recruter n¡¯est pas simple. Le clan Feng est tomb¨¦ depuis longtemps, et notre nom n¡¯inspire plus ni respect ni crainte. Il marqua une pause, son regard se durcissant. ¡ª De plus, nous devons rester prudents. Nous poss¨¦dons d¨¦sormais des ressources, mais nous n''avons pas encore la puissance n¨¦cessaire pour les prot¨¦ger. Si notre richesse venait ¨¤ ¨ºtre d¨¦couverte, nous attirerions in¨¦vitablement la convoitise. Feng Lin resta silencieux. Il s¡¯attendait ¨¤ cela. M¨ºme avec des richesses, reconstruire un clan signifiait aussi regagner une r¨¦putation, tout en ¨¦vitant d¡¯attirer des ennemis trop t?t. ¡ª J¡¯ai bien r¨¦fl¨¦chi, reprit Feng Tian. Il va falloir faire parler du clan Feng¡­ montrer que nous sommes de retour. Mais sans attirer de regards ind¨¦sirables. Un sourire apparut sur le visage de Feng Lin. ¡ª Dans ce cas, je vais m¡¯en charger. Feng Tian arqua un sourcil. ¡ª Que comptes-tu faire ? ¡ª Je vais faire en sorte que Tianluo entier se souvienne du nom du clan Feng¡­ mais ¨¤ ma mani¨¨re. Feng Lin croisa les bras en regardant Feng Tian. ¡ª P¨¨re, y a-t-il eu des am¨¦liorations parmi les derniers membres du clan Feng ? Feng Tian resta silencieux un instant, observant celui qui portait encore le corps de son fils. Il savait depuis longtemps que ce n¡¯¨¦tait plus vraiment lui. Mais qu¡¯importe ? Ce Feng Lin poss¨¦dait la volont¨¦ et la force que leur clan avait perdues. ¡ª Avec les ressources des anc¨ºtres, certains ont progress¨¦, r¨¦pondit-il enfin. Mais pas assez. Il posa un rouleau sur la table et poursuivit d¡¯un ton neutre : ¡ª Quelques-uns ont atteint la cinqui¨¨me ¨¦tape de l¡¯Affinement du Corps, mais ils sont trop peu nombreux. Beaucoup ¨¦taient sur le point d¡¯abandonner la cultivation avant que les ressources n¡¯arrivent. Feng Lin soupira. ¡ª M¨ºme avec des ressources, ils ne deviendront pas de v¨¦ritables experts. Un clan ne rena?t pas seulement avec de l¡¯or et des pilules. Feng Tian esquissa un l¨¦ger sourire et tapota la table du bout des doigts. ¡ª Exactement. Son regard se fit plus froid. ¡ª Nous devons nous renforcer, mais sans attirer l¡¯attention. Feng Tian hocha lentement la t¨ºte. ¡ª Que comptes-tu faire ? Feng Lin r¨¦pondit sans h¨¦sitation : ¡ª Nous allons attirer ceux qui n''ont nulle part o¨´ aller. Des talents abandonn¨¦s, des cultivateurs rejet¨¦s par leurs clans d¡¯origine. Ceux qui n¡¯ont plus rien ¨¤ perdre¡­ et qui n¡¯auront d¡¯autre choix que de nous ¨ºtre loyaux. Feng Tian haussa un sourcil. ¡ª Tu veux renforcer le clan avec des ¨¦trangers ? ¡ª Un clan ne repose pas sur le sang, r¨¦pondit Feng Lin d¡¯un ton calme. Il se batit sur la puissance et la loyaut¨¦. Feng Lin observa un instant son p¨¨re avant de demander d¡¯un ton neutre : ¡ª Et m¨¨re ? Lui as-tu dit que je n¡¯¨¦tais plus son fils ? Feng Tian ferma bri¨¨vement les yeux, comme pour peser ses mots. Lorsqu¡¯il les rouvrit, son regard ¨¦tait empli d¡¯¨¦motions complexes. ¡ª Non. Il laissa un silence planer avant d¡¯ajouter : ¡ª Elle sait que tu as chang¨¦. Comment ne le remarquerait-elle pas ? Mais elle s¡¯accroche ¨¤ l¡¯id¨¦e que tu es toujours Feng Lin. Elle refuse d¡¯accepter la v¨¦rit¨¦¡­ ou peut-¨ºtre qu¡¯elle pr¨¦f¨¨re ne pas la conna?tre. Feng Lin resta impassible. Il s¡¯y attendait. ¡ª Hm. Une m¨¨re est parfois plus aveugle que le reste du monde. Feng Tian soupira. ¡ª Elle souffre d¨¦j¨¤ assez. Lui arracher cette derni¨¨re illusion¡­ Je n¡¯en ai pas eu le courage. Feng Lin se contenta de hocher la t¨ºte. ¡ª Tant qu¡¯elle ne devient pas un probl¨¨me, je n¡¯ai rien ¨¤ dire l¨¤-dessus. Son ton ¨¦tait froid, tranchant. Feng Tian serra l¨¦g¨¨rement les poings, mais il ne r¨¦pondit pas. Apr¨¨s un instant, Feng Lin se d¨¦tourna. ¡ª Je vais la voir. Autant voir jusqu¡¯o¨´ va son aveuglement. Sans attendre de r¨¦ponse, il quitta la pi¨¨ce, laissant Feng Tian seul avec ses pens¨¦es. Chapitre 54 : Responsabilité Feng Lin quitta le bureau de Feng Tian et se dirigea vers la r¨¦sidence de sa m¨¨re. Contrairement aux autres parties du clan encore en reconstruction, cette cour int¨¦rieure ¨¦tait bien entretenue, preuve de l¡¯attention particuli¨¨re qu¡¯on lui accordait. Il poussa la porte et entra dans la salle principale. ¨¤ l¡¯int¨¦rieur, une femme ¨¦tait assise pr¨¨s d¡¯une table en bois, versant du th¨¦ dans une tasse en porcelaine. Son visage portait la douceur du temps, mais aussi une certaine m¨¦lancolie. Elle leva les yeux et sourit en voyant Feng Lin. ¡ª Lin¡¯er, tu es enfin sorti de ton isolement. Viens, assieds-toi. Feng Lin s¡¯approcha lentement et prit place en face d¡¯elle. ¡ª P¨¨re t¡¯a-t-il dit quelque chose ¨¤ mon sujet ? Elle haussa l¨¦g¨¨rement un sourcil, surprise par sa question. ¡ª Ton p¨¨re ? ¨¤ propos de quoi ? Il l¡¯observa attentivement, cherchant le moindre signe de doute ou d¡¯incertitude dans son regard. Mais elle semblait sinc¨¨re. ¡ª Rien d¡¯important, oublie. Elle le regarda avec un m¨¦lange de tendresse et de curiosit¨¦. ¡ª Lin¡¯er¡­ Je sens que tu as chang¨¦. Tu es plus calme, plus distant. Est-ce ¨¤ cause de tout ce qui s¡¯est pass¨¦ ? Feng Lin prit une profonde inspiration. ¡ª On change tous, m¨¨re. C¡¯est in¨¦vitable. Elle soupira l¨¦g¨¨rement avant de pousser une tasse de th¨¦ vers lui. Love what you''re reading? Discover and support the author on the platform they originally published on. ¡ª Peu importe ¨¤ quel point tu changes, tu seras toujours mon fils. Feng Lin jeta un regard ¨¤ la tasse mais ne la toucha pas. ¡ª Je vais me reposer. Il se leva sans attendre de r¨¦ponse et quitta la pi¨¨ce. Derriere lui, sa m¨¨re l¡¯observa en silence, une ombre d¡¯inqui¨¦tude dans le regard. Sa m¨¨re, bien qu¡¯attach¨¦e ¨¤ lui, restait une inconnue dans ses calculs. Son utilit¨¦ ¨¦tait certaine, mais pour l¡¯instant, il valait mieux qu¡¯elle demeure dans l¡¯ignorance. Ses pas le men¨¨rent naturellement vers le quartier des serviteurs. L¨¤, l¡¯atmosph¨¨re ¨¦tait bien diff¨¦rente du reste du clan. Peu de personnes y vivaient encore, et ceux qui restaient semblaient marcher sur des ?ufs. Son regard balaya les lieux jusqu¡¯¨¤ ce qu¡¯il aper?oive enfin celui qu¡¯il cherchait. Liang. Le jeune serviteur, ¨¤ peine ag¨¦ de dix-huit ans, ¨¦tait assis sur une marche en pierre, fixant le ciel d¡¯un air absent. Sa manche vide battait l¨¦g¨¨rement au vent, rappel cruel de sa condition. Feng Lin s¡¯approcha et s¡¯arr¨ºta devant lui. Liang, sentant une pr¨¦sence, leva la t¨ºte. Lorsqu¡¯il reconnut Feng Lin, il se redressa imm¨¦diatement, h¨¦sitant un instant avant de s¡¯incliner maladroitement. ¡ª Jeune ma?tre... Feng Lin l¡¯observa un instant avant de parler d¡¯une voix calme : ¡ª Suis-moi. Liang cligna des yeux, surpris, mais ne posa aucune question. Il hocha simplement la t¨ºte et se leva, suivant Feng Lin hors du quartier des serviteurs. Feng Lin marcha d¡¯un pas assur¨¦ en direction de sa r¨¦sidence, Liang le suivant en silence. Le jeune serviteur n¡¯osait pas poser de questions, mais une lueur d¡¯incertitude brillait dans son regard. Lorsqu¡¯ils atteignirent la chambre de Feng Lin, ce dernier poussa la porte et fit signe ¨¤ Liang d¡¯entrer. Fermant la porte derri¨¨re lui, Feng Lin se dirigea vers un coin de la pi¨¨ce et fit appara?tre un anneau spatial dans sa main. Feng Lin activa l¡¯artefact d¡¯un geste pr¨¦cis. Une lumi¨¨re dor¨¦e s¡¯¨¦chappa de son anneau spatial et enveloppa le corps de Liang d¡¯un ¨¦clat dor¨¦. Le jeune serviteur frissonna en sentant une ¨¦trange sensation parcourir son ame. Il ouvrit la bouche, confus. ¡ª Jeune ma?tre¡­ ? Feng Lin ne r¨¦pondit pas. Liang fron?a les sourcils. Il avait pourtant ressenti quelque chose, mais il ne comprenait pas. Il releva les yeux vers Feng Lin, cherchant une explication. ¡ª Jeune ma?tre¡­ ? Feng Lin resta silencieux, l¡¯observant avec indiff¨¦rence. ¡ª Va pr¨¦parer tes affaires, on retourne en ville. Liang h¨¦sita un instant, sentant encore cette ¨¦trange sensation flotter autour de lui. Son corps n¡¯avait pas chang¨¦, pourtant quelque chose en lui semblait¡­ diff¨¦rent. Il jeta un dernier regard ¨¤ Feng Lin, mais ce dernier ne montra aucun signe d¡¯explication. ¡ª ¡­ Oui, jeune ma?tre. Sans poser d¡¯autres questions, il s¡¯inclina l¨¦g¨¨rement avant de quitter la pi¨¨ce. Feng Lin l¡¯observa dispara?tre dans le couloir, son regard impassible. Il savait que Liang finirait par comprendre, mais il n¡¯avait pas besoin de lui dire quoi que ce soit. Ce qui importe, ce n¡¯est pas ce qu¡¯on te donne, mais ce que tu es capable d¡¯en faire. Il tourna les talons et jeta un dernier regard ¨¤ la lumi¨¨re dor¨¦e qui s¡¯¨¦teignait dans l¡¯anneau spatial. Le lendemain, Feng Lin et Liang quitt¨¨rent la r¨¦sidence principale du clan Feng et prirent la route en direction de la ville. Le ciel matinal baignait le paysage d¡¯une lumi¨¨re dor¨¦e, et l¡¯air frais portait encore la douceur de l¡¯aube. Liang, marchant un pas derri¨¨re Feng Lin, jetait de temps ¨¤ autre des regards furtifs ¨¤ son jeune ma?tre. Il n¡¯osait pas poser de questions, mais une chose le troublait : l¡¯impression persistante que quelque chose en lui avait chang¨¦ depuis la veille. Cette sensation ¨¦trange flottait autour de son corps, comme un voile invisible. Arriv¨¦s aux portes de la ville, Feng Lin ralentit le pas et jeta un regard ¨¤ Liang. ¡ª Nous avons plusieurs choses ¨¤ faire ici. Suis-moi et ne pose pas de questions inutiles. Liang s¡¯inclina l¨¦g¨¨rement. ¡ª Oui, jeune ma?tre. Ils p¨¦n¨¦tr¨¨rent dans l¡¯enceinte anim¨¦e de la ville. Les marchands installaient leurs ¨¦talages, les passants allaient et venaient, et les cris des vendeurs se m¨ºlaient aux bruits des conversations.