《Malum [French]》 Arrogant è„¿ la mort - partie 1 ////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Ah l¨¤¡­ Cette ville est foutue, sens dessus dessous, des corps sans vie gisent partout, les sir¨¨nes d¡¯attaques retentissent partout, d¡¯innombrables gratte-ciels sont d¨¦truits, ou en train de s¡¯¨¦crouler, des centres commerciaux sont ravag¨¦s et envahis par les flammes, toutes les avenues sont compl¨¨tement m¨¦connaissables, il y a m¨ºme des zones qui ont compl¨¨tement ¨¦t¨¦ pulv¨¦ris¨¦es. Tout ?a par la faute de qui ? De ce Pleo, il m¨¦rite de loin son titre divin, je n¡¯¨¦tais m¨ºme pas ¨¤ un adversaire pour lui, mais plus d¡¯un d¨¦sagr¨¦ment qu¡¯autre chose. Et moi, dans tout ?a?? Je suis incapable de bouger, au fond d¡¯un immense crat¨¨re, ensanglant¨¦, ?il droit ¨¦clat¨¦, de multiples fractures nettes, machoire cass¨¦e, bref, je ne sais pas si je verrai le prochain lever de soleil¡­ Et m¨ºme si je pouvais, je ne pourrai pas, car, pr¨¦sentement, la seule chose que je puisse voir, c¡¯est la brume rouge sang que mon bourreau a d¨¦ploy¨¦e. Mais je ne veux pas partir sans vous avoir parler de cette m¨¦saventure qui nous a valu ce r¨¦sultat catastrophique¡­ C¡¯est pourquoi je vous raconterai tout depuis le d¨¦but. ----- 24 heures auparavant ----- Je marchais dans les couloirs de la grande batisse qu¡¯¨¦tait celle des visites et offrandes, j¡¯¨¦tais habill¨¦ comme les autres membres : des v¨ºtements blancs semblables ¨¤ ceux de moines, mais plus couverts. Tout semblait bien aller, les oiseaux chantaient, il faisait beau¡­ ??Bonjour, ¨ºtes-vous Will?? Will Retor???? Quelqu''un, habill¨¦ d¡¯une mani¨¨re similaire ¨¤ la mienne, mais avec une grande capuche et des v¨ºtements noirs, s¡¯¨¦tait faufil¨¦ dans mon dos¡­ Sans que je puisse sentir sa pr¨¦sence. ??D¨¦sol¨¦¡­ Je ne sais pas de qui vous parlez??, r¨¦pondais-je par m¨¦fiance, on ne sait jamais, c¡¯est peut-¨ºtre une espionne ou un espion. L¡¯imposante personne posa sa main sur mon ¨¦paule droite, tout ¨¤ coup, je sentis quelque chose¡­ J¡¯avais des frissons dans le dos, et pas des bons. ??Merci de me suivre, monsieur Retor, le grand patron veut vous voir??, dit-il. Malgr¨¦ tous ces avertissements¡­ J¡¯¨¦tais plut?t s?r d¡¯un truc. ??Le grand patron vous dites?? Bien¡­ Mais que veut-il ¨¤ un simple membre comme moi????, demandais-je d¡¯une voix discr¨¨te, attendant une r¨¦ponse. ??On sait ce dont vous ¨ºtes capable, monsieur¡­ C¡¯est pourquoi Ajoro veut vous voir en personne??, dit l¡¯homme ¨¤ la pr¨¦sence ¨¦crasante. Je souris jusqu¡¯¨¤ en montrer les dents, mais discr¨¨tement, le dos toujours tourn¨¦. ??Bien, pourquoi pas????, dis-je en me retournant, rempla?ant rapidement mon grand rictus par une expression s¨¦rieuse. L¡¯¨¦trange individu me fit signe de me suivre d¡¯un subtil geste de la main. Nous nous dirigions vers l¡¯ext¨¦rieur, puis vers un autre batiment, en passant par les diff¨¦rents jardins de disciples parlant en petits groupes. Entrant dans un discret batiment apr¨¨s quelques minutes de marche au travers du complexe, l¡¯on filait sans but dans plusieurs couloirs mal ¨¦clair¨¦s.This tale has been pilfered from Royal Road. If found on Amazon, kindly file a report. Je pouvais sentir plusieurs pr¨¦sences cach¨¦es dans l¡¯ombre, des gardes surveillaient. ??Nous avons atteint notre destination??, dit mon imposant guide, s¡¯arr¨ºtant au bout d¡¯un cul-de-sac. Soudain, de grandes portes s¡¯ouvrirent¡­ On se trouvait dans une grande pi¨¨ce, pleine de lampes en chandeliers ¨¦mettant de faibles lumi¨¨res, la tapisserie ¨¦tait majoritairement de couleur sang, avec du blanc et du noir un peu partout. ??Il ¨¦tait temps, fr¨¨re??, dit un homme ¨¤ la courte, mais intimidante chevelure noire se retournant vers nous, assis en tailleur sur son ¨¦norme tabouret ¨¤ l¡¯autre bout de la pi¨¨ce. ??N¡¯as-tu pas de respect pour le grand patron, Will?!???, dit l¡¯imposant guide ¨¤ mes c?t¨¦s. Je ne me mis pas ¨¤ genoux, je mis mes mains dans mes poches et avan?ai vers le chef. ??Bonjour Will¡­ Je suis celui que tous ici appellent le grand patron, Ajoro, prend un si¨¨ge??, me commandait-il. Je continuai ¨¤ marcher un peu, puis m¡¯arr¨ºtai, et m¡¯assis au sol en plein milieu de la salle. De lourds pas retentirent derri¨¨re moi. ??L¨¨ve-toi et va t¡¯assoir, tu n¡¯as pas compris ce que le patron t¡¯a demand¨¦??!??, dit l¡¯imposant homme en noir, d¨¦voilant encore un peu plus son ¨¦nergie. Mais tout ?a, ?a ne faisait que m¡¯exciter encore plus, je sentais en moi comme une avalanche d¡¯adr¨¦naline me parcourir de la t¨ºte aux pieds, c¡¯est ¨¤ peine si je retenais mon rictus. ??L¨¨ve-toi?!... L¨¨VE-TOI, INSOLENT !??, essayait-il de m¡¯ordonner. ??Mon fr¨¨re, calmez-vous, et allez faire une promenade, je vous prie??, soufflait l¡¯imposante voix du patron, qui r¨¦sonnait m¨ºme en moi comme un ¨¦cho occupant toutes mes pens¨¦es. Je revins ¨¤ moi en un instant¡­ Et alors que les portes se referm¨¨rent, une ¨¦nergie rayonnante telle une ¨¦toile remplit la luxueuse pi¨¨ce. Ajoro se levait, chacun de ses pas retentissait comme des tremblements de terre, chacune de ses respirations ¨¦tait comme des tornades, et son regard me per?ait comme lion face ¨¤ sa proie. ??Bien, j¡¯aimerais savoir¡­ Comment allez-vous, Will ??? ??Je vais bien, et vous ???, dis-je, laissant ¨¦chapper un l¨¦ger rictus malgr¨¦ moi. Il s¡¯assit devant moi en tailleur, ses bottes brunes faisant contrastent avec la tapisserie. En tout point ¨¦tait-il plus grand que moi, que j¡¯avais envie de savoir : allions-nous nous battre ? ??Sais-tu pourquoi je t¡¯ai fait venir ici, Will ??? J¡¯avais envie de ce combat¡­ Un adversaire enfin ¨¤ ma taille. ??Pourquoi monsieur?? Est-ce parce que vous aviez besoin d¡¯une personne pour vous tenir t¨ºte ???, dis-je. ??C¡¯est parce que tu es parmi les meilleurs ¨¦l¨¦ments que nous ayons ici¡­ Mais pas juste ?a?? ??C¡¯est aussi ¨¤ cause de ton temp¨¦rament, je suis s?r qu¡¯il te plaira??, dit Ajoro. J¡¯¨¦tais curieux, qui pourrait bien me plaire autant ? J¡¯avan?ai la t¨ºte pour lui montrer mon int¨¦r¨ºt. ??Qui ? Vous ¨ºtes bien ¨¦trange tout ¨¤ coup - ?. ??Soit plus respectable - ? ??Pardon ? C¡¯est moi qui pose les questions : qui est-ce, et pourquoi m¡¯avez-vous fait venir ici???? ??Assez !??, dit-il avec brutalit¨¦, l¡¯intensit¨¦ de son ¨¦nergie augmentant soudainement comme le flash d¡¯une cam¨¦ra. Sous cette d¨¦monstration de force, je d¨¦cidais de me taire, mais simplement pour savoir¡­ Qui ¨¦tait cette personne dont il parlait. ??Cette personne n¡¯est autre que notre dieu, Will¡­ Ai-je captiv¨¦ ton attention cette fois ? ??O¨´ dois-je te retirer jusqu¡¯¨¤ ce que la mission soit accomplie par quelqu¡¯un d¡¯autre???? Ces derni¨¨res paroles me glac¨¨rent le sang jusqu¡¯au z¨¦ro absolu¡­ Et en m¨ºme temps¡­ Me faisait battre la chamade jusqu¡¯¨¤ cent-mille ¨¤ l¡¯heure. Il venait de¡­ ??Vous me demandez de lib¨¦rer le grand Pleo si je comprends bien. Pourquoi ???, demandais-je. ??J¡¯ai besoin de quelqu¡¯un, un assistant¡­ Si tu participes, je te promets un combat contre lui, alors, ?a te dit, Will.?? Un ¨¦norme rictus et des yeux remplis d¡¯excitation, ¨¤ un niveau malsain, voil¨¤ comment j¡¯aurai d¨¦crit mon visage ¨¤ cet instant. J¡¯¨¦tais sous le choc¡­ J¡¯allais pouvoir affronter un ¨ºtre l¨¦gendaire en duel. Mais, est-ce que ?a en valait la peine ? Je ne savais pas¡­ ??Tu sais, Will, c¡¯est la chance d¡¯une vie, ?a ne se repr¨¦sentera pas??, me dit le grand patron. Ces paroles¡­ Elles r¨¦sonn¨¨rent en moi si fort, qu¡¯elles effac¨¨rent tout doute, maintenant tout ¨¦tait net. Je pris donc ma d¨¦cision. ??Je veux bien y aller avec vous, patron¡­ Quand commen?ons-nous ??? //////////////////////////////////////////////////////////////////////////