《Les mondes de l'ombre [French]》 Chapitre 0 - Le cauchemar /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Ce n¡¯¨¦tait qu¡¯un d¨¦sert vide, que du sable et de la v¨¦g¨¦tation par-ci et l¨¤, il y avait les traces d¡¯une ville d¡¯autrefois, s?rement avec de g¨¦ants batiments. Le ciel ¨¦tait surtout couvert de gros nuages gris, qui laissaient ¨¤ peine le soleil de l¡¯apr¨¨s-midi passer. Je ne sais pas ce qui s¡¯est pass¨¦ dans cette ville, mais je savais que seul un unique homme pouvait ¨ºtre responsable de ces ruines, un d¨¦mon que m¨ºme l¡¯arsenal de l¡¯humanit¨¦ enti¨¨re ne pouvait blesser. Ce d¨¦mon, j¡¯en avais entendu parler encore et encore, dans des endroits o¨´ je suis pr¨¦c¨¦demment all¨¦ dans mon long p¨¦riple. Je marchais au travers du vent chaud, transportant les grains de sable et formant de petites dunes. Mon visage ¨¦tait par chance prot¨¦g¨¦ par un gros cache-cou, je savais que je me devais de faire le moins de bruit possible, ou m¨¨re nature allait se mettre en col¨¨re contre moi, possiblement. Je ne devais m¨ºme pas parler, j¡¯avais une arme ¨¤ haute ¨¦nergie au cas o¨´, pour me d¨¦fendre en plus de mes pouvoirs surnaturels. Mais je ne voulais pas forcer mes chances de dispara?tre de ce monde ¨¤ tout jamais. Quelques heures plus tard, j¡¯¨¦tais dans la p¨¦nombre, je me rem¨¦morai mes parents, ils m¡¯avaient toujours dit de me m¨¦fier du noir, surtout la nuit, je me devais de m¡¯y fondre et de trouver un endroit o¨´ me cacher dans le cas o¨´ un jour je me retrouve tout seul. Des ombres pouvaient s¡¯y cacher, mais je n¡¯avais pas peur d¡¯elles principalement, le principal danger ¨¦tait le d¨¦mon humain dont les adultes me parlaient. Je me rem¨¦morai les moments que j¡¯ai v¨¦cu avec ma famille, jusqu¡¯¨¤ mes dix ans. C¡¯¨¦tait le jour de mon anniversaire, alors qu¡¯¨¤ l¡¯ext¨¦rieur le ciel grondait. Je fermais les yeux dans la p¨¦nombre, m¡¯abritant sous des murs de b¨¦ton bien plac¨¦s et une tente de fortune pour me cacher plus facilement, me replongeant dans mes souvenirs encore plus profond¨¦ment. Je me rappelais bien du moment o¨´ des cr¨¦atures horribles, avec leurs corps bizarre et tout noir comme la nuit, avec leurs terrifiants yeux blancs, dont un d¡¯entre eux qui ¨¦tait tordu dans tous les sens, envahissaient la maison, ils avaient compl¨¨tement d¨¦truit la fa?ade avant de la maison. Une de ses deux horreurs ressemblait ¨¤ une personne avec d¡¯¨¦normes pattes d¡¯araign¨¦es, c¡¯¨¦tait aussi gros qu¡¯un b¨¦b¨¦ ¨¦l¨¦phant, et ?a avait un sourire ¨¤ glacer le sang, aux dents crochus, toutes blanches et brillantes dans le noir. Mon p¨¨re me pris dans ses bras pour m''amener dans une pi¨¨ce de la maison, en panique totale, il m''enferma. ? Ne sort pas, survit, je te l''ordonne ! Au revoir mon fils, je t''aime ?, disait mon p¨¨re, d''une voix tremblante. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait, tout ce que j¡¯entendais, c¡¯¨¦tait quelques-uns de mes amis qui criaient, ils criaient si fort que ?a r¨¦sonnait dans ma t¨ºte. Puis, ?a c''est fait remplac¨¦ par un bruit ¨¦trange, un silence suivit, je pouvais entendre mon coeur battre dans mes oreilles ¨¤ toute allure, mes amis ¨¦taient probablement... mort, ¨¤ cause d''un de ces trucs. Mes fr¨¨res paniquaient, j''entendais mon p¨¨re essayer de les mettre ¨¤ l''abris dans une pi¨¨ce, j¡¯ai d''un coup entendu le son d¡¯un mur de brique se faire d¨¦foncer violemment, mon p¨¨re et mes fr¨¨res ne donnaient plus aucuns signes de vie, j''entendais comme un son de chair en train de se faire d¨¦chiqueter, comme si un animal ¨¦tait en pleine d¨¦gustation. Ma m¨¨re, la seule survivante avec moi jusqu''ici, courais dehors, alors que je voyais au loin la tornade sur les plaines des prairies am¨¦ricaines dans laquelle notre maison ¨¦tait localis¨¦e. Proche de la tornade, une ombre qui filait dans les airs plus vite qu¡¯un avion autour de l''entonnoir faisait un vacarme incessant. Je n¡¯arr¨ºtais pas d¡¯entendre le mur du son se briser. Unauthorized use of content: if you find this story on Amazon, report the violation. J''ai remarqu¨¦ que mon chien a arr¨ºt¨¦ de japper au m¨ºme moment o¨´ j¡¯entendis un mur arri¨¨re de la maison se faire d¨¦truire. Je me souviens qu¡¯apr¨¨s quelques dizaines de minutes, je n¡¯entendais plus rien, juste le bruit d¡¯une cr¨¦ature grognant comme un chien. Il n¡¯y avait plus tellement de bruit, juste... quelqu¡¯un, en train de se faire... manger ? J¡¯¨¦tais l¨¤, entre quatre murs et une fen¨ºtre sur l¡¯ext¨¦rieur, paralys¨¦, j¡¯avais juste envie de vomir et de pleurer ¨¤ l¡¯id¨¦e que ceux que je connaissais venaient d¡¯¨ºtre probablement tu¨¦s, utilis¨¦s comme du pat¨¦ ou comme des jouets par des entit¨¦s inconnus. Je vit ma m¨¨re au loin se faire r¨¦duire en une marre de chaire et de sang par la cr¨¦ature qui venait de d¨¦truire la maison en lui ayant fonc¨¦ dedans, maintenant hors des quatre mur, j''¨¦tais expos¨¦ comme un buffet gratuit. J¡¯¨¦tais en boule, au sol, voyant un ¨¦norme trac¨¦ ¨¤ mes c?t¨¦s, un trac¨¦ qui n¡¯avait laiss¨¦ aucune trace de ceux que je connaissais, ni de la maison dans laquelle j¡¯habitais, j¡¯¨¦tais l¨¤ ¨¤ faire le mort, esp¨¦rant m¡¯en sortir. Je pouvais entendre des pas lents et lourds venir vers moi, des pas... Ces pas me hantaient jusqu¡¯au plus profond de mes tripes, je pouvais sentir un souffle au-dessus de moi, et puis... Je me r¨¦veillais dans un sursaut imm¨¦diat, heureusement pour moi, je n¡¯ai pas cri¨¦. C¡¯¨¦tait le matin, j¡¯¨¦tais dans le d¨¦sert de la veille, il y avait comme toujours les quelques ruines de la cit¨¦ d¡¯autrefois, je faisais mes bagages... Au bout de quelques dizaines de minutes de marche, je pouvais commencer ¨¤ apercevoir un changement dans la v¨¦g¨¦tation, il y en avait l¨¦g¨¨rement plus, surtout au sol, je devais probablement ¨ºtre ¨¤ quelques jours de marche d¡¯un biome diff¨¦rent. Je marchais, marchais et marchais, sous la chaleur du soleil, mes sandales bien attach¨¦es foulant le sable, rencontrant diff¨¦rents animaux, apercevant des ombres au loin parfois, je me devais de continuer ¨¤ rester sur mes gardes, le juge de l¡¯humanit¨¦ pouvait ¨ºtre n¡¯importe o¨´. Quelques jours passaient, j¡¯¨¦tais rendu dans une r¨¦gion tropicale, c¡¯¨¦tait le soir, il faisait sombre, je m¡¯endormis. Apr¨¨s cette nuit-l¨¤, je suis arriv¨¦ dans un village, dans la m¨ºme for¨ºt, en fin d¡¯apr¨¨s-midi, l¡¯endroit ¨¦tait presque totalement d¨¦pourvu de personnes, il y avait quelques ¨¦trangers et familles qui se couvraient de la pluie sous leurs toitures de m¨¦tal, tous me regardaient ¨¦trangement. Soudain, la pluie s¡¯arr¨ºtait compl¨¨tement, il n¡¯y avait plus un nuage dans le ciel. Il y avait maintenant, une figure se tenant dans le ciel, en l¨¦vitation, le soleil m¡¯aveuglant je ne pouvais la voire en d¨¦tails. La figure avait disparu en un ¨¦clair... Est-ce que c''¨¦tait une hallucination ? ¨¦tais-je dans un r¨ºve ? Je me retournais, j¡¯¨¦tais d¨¦j¨¤ ¨¤ la sortie du village heureusement. C¡¯est au m¨ºme moment que je r¨¦alisai que le village... N¡¯¨¦tait plus, tout ce qu¡¯il restait, ce n¡¯¨¦tait qu¡¯un immense trou b¨¦ant laissant une porte vers des profondeurs vertigineuses. C¡¯est aussi l¨¤ que je r¨¦alisai qu¡¯un homme d¡¯environ 7 pieds 7, caucasien, avec un bandeau brunatre couvrant ses yeux, des cheveux noir en bataille, portant un chandail de soie de couleur sable trop grand m¨ºme pour lui, avec de gros pantalons tr¨¨s lousses qui se refermaient sur ses talons sans quoi que ce soit pour couvrir ses pieds, ¨¦tait juste ¨¤ c?t¨¦ de moi. Terrifiant ¨¦tait le seul mot qui me venait ¨¤ l''esprit, j''ai cru faire un arr¨ºt cardiaque. M¨ºme mes sens extrasensoriels ne l¡¯avaient pas d¨¦tect¨¦. Qui ¨¦tait ce type ¨¦trange ? Tout ce que mon instinct me disait ¨¦tait : ?... Si tu essayes de bouger, tu ne te sortira pas de cette situation... ? C¡¯est l¨¤ que je sentis l¡¯odeur du sang, juste derri¨¨re moi, il y avait une odeur de sang qui me bloquait les narines de toute autre odeur. Je me retournais, pour voir l¡¯homme ¨¤ la figure ¨¦lanc¨¦e, me regarder, sa t¨ºte juste au-dessus de moi, pench¨¦ vers l''avant comme pour m''intimider. il r¨¦v¨¦lait ses dents tach¨¦ de sang, qui ¨¦taient comme celles d¡¯un vampire ou d''une chauve-souris. L¡¯adr¨¦naline parcourait mes veines, j¡¯¨¦tais fig¨¦ l¨¤, car je r¨¦alisais que ce que j''avais devant moi, ce n''¨¦tait pas juste un type louche... C¡¯¨¦tait un monstre. L¡¯odeur du sang venait clairement de lui, surtout de son bandeau compl¨¨tement brun. Un nom me revint en t¨ºte. On l''appelait le malin, l¡¯¨¦lu du jugement dernier, ou encore... La rage de m¨¨re nature. Il enleva tranquillement son bandeau pour r¨¦v¨¦ler ses yeux. C''¨¦tait compl¨¨tement absurde... Ses iris avaient la forme d¡¯engrenages, qui ne cessaient de tourner en sens horaire, mais ce qui ¨¦tait encore plus absurde, ¨¦tait la couleur de ses iris. Rouge sang ¨¦carlate, ces yeux, c''¨¦tait comme la mort en personne qui essayait d''aspirer mon ame. Je ne pouvais pas bouger les yeux, mon corps ne r¨¦pondait plus, je ne pouvais pas fermer les paupi¨¨res. Un sentiment de malaise intense me parcourait, et se transforma en un rien de temps en parano?a d¨¦mesur¨¦. Je n''¨¦tais plus s?r d''avoir encore toute ma t¨ºte, ¨¤ entendre ces petites voix me chuchoter ¨¤ l''oreille des mots tous d''une absurdit¨¦ encore plus d¨¦mesur¨¦ ¨¤ la seconde qui passait. Il y avait des ombres qui apparaissaient aux c?t¨¦s de l''entit¨¦ qui me regardait droit dans les yeux. Je n¡¯¨¦tais plus juste fou, j¡¯avais l¡¯impression que j¡¯allais faire une crise cardiaque d¡¯un instant ¨¤ l¡¯autre. Je tombais au sol, la t¨ºte penchant l¨¦g¨¨rement vers le puit sans fond et noir comme la nuit. Je me releva, maintenant d¨¦barrass¨¦ de ma paralysie, m¨ºme lui s''¨¦tait volatilis¨¦. Je ramassais mes choses, m''enfuyant ¨¤ toute vitesse dans les profondeurs de la jungle, encore en panique. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 1, Partie 1 : La disparition /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Par une nuit froide du 24 d¨¦cembre 3220, sur terre, dans une forte temp¨ºte de neige, une femme fuyait avec son enfant, dans ses bras, en volant dans les airs, poursuivie par une ¨¦trange chose. Alors qu''une longue figure noire comme la nuit avec huit membres les poursuivait dans les airs, volant sans ailes au-dessus du sol, la m¨¨re et son enfant dans ses bras arriv¨¨rent plus haut que les nuages dans le ciel. La cr¨¦ature sans yeux riait de la m¨ºme fa?on qu''un fou, et grognait de forts sons stridents de temps ¨¤ autre. ? Maman, Maman ! ?, criait le jeune, paniqu¨¦ par la situation. ? Pourquoi j''ai refus¨¦ ce pacte¡­ Et si j''avais accept¨¦ ? Peut-¨ºtre que j''aurais pu affronter cette ombre ?, pensait la m¨¨re, alors que la manifestation horrifique se rapprochait ¨¤ grande vitesse des deux, volant au-dessus des nuages, dans la p¨¦nombre du soir. Un des quatre bras de la g¨¦ante cr¨¦ature d''une envergure d¨¦passant les 10 pieds, attrapait la m¨¨re, qui ramena son fils en bas, dans une brise qu''elle avait cr¨¦¨¦e, pour transporter son enfant en s¨¦curit¨¦ au sol. ? Ne regarde jamais derri¨¨re, jamais ! ?, disait la m¨¨re, dans les griffes de la cr¨¦ature, alors que le jeune enfant disparaissait derri¨¨re les nuages, dans la brise, ne pouvant qu''entendre un cris de mort, qui r¨¦sonna dans son esprit, au plus profond¨¦ment de lui. Soudainement, le cri s''arr¨ºta, laissant un silence morbide planer dans l''esprit du petit, qui s''imaginait d¨¦j¨¤ les pires sc¨¦narios. Mais il ne pouvait s''emp¨ºcher de se demander comment sa m¨¨re pouvait se faire avoir comme ?a, elle ¨¦tait si forte qu''elle pouvait mettre ¨¤ terre ¨¤ main nue une dizaine d''hommes capables de soulever des v¨¦hicules comme des jouets. ? Comment, maman est la plus forte, elle ne peut pas... S''en aller comme ?a ? Non... ?, se dit l''enfant. Le petit ¨¦tait confront¨¦ pour la premi¨¨re fois ¨¤ quelque chose d''effroyable, deux concepts terrifiants, joints ensemble : l''inconnu et la mort. Il ¨¦tait terrifi¨¦, gel¨¦ par le froid ext¨¦rieur et le froid int¨¦rieur, il croyait qu''il allait mourir, il r¨¦alisait peu de temps apr¨¨s qu''il s''en allait ¨¤ grande vitesse vers un arbre. Il s''y cognant violemment, il s''¨¦vanouit, dans la temp¨ºte. Le lendemain matin, il se r¨¦veilla dans le confort d''une grande maison, avec une odeur de patisserie chaude et de sirop d''¨¦rable. Il ¨¦tait dans un salon, un vieil homme ¨¦tait ¨¤ son chevet, dans sa chaise ber?ante. Cet homme ¨¦tait surprenamment muscl¨¦ pour son apparent vieil age, il avait une courte barbe argent¨¦e, couvrant sa machoire et son menton bien taill¨¦, ses cheveux ¨¦taient courts et ramen¨¦s vers l''arri¨¨re. L''homme imposant se levait, d¨¦voilant sa tr¨¨s grande silhouette, le petit ¨¦tait intimid¨¦. Il se penchait pour se mettre plus ¨¤ la hauteur de l''enfant, qui ¨¦tait toujours assis dans l''immense canap¨¦. ? Mon nom est Juo Weinfield, quel est ton nom petit ? ? disait le vieil homme. The story has been illicitly taken; should you find it on Amazon, report the infringement. Le jeune ¨¦tait h¨¦sitant, sa m¨¨re lui avait toujours dit de ne pas faire confiance aux ¨¦trangers¡­ ? O¨´ est ma m¨¨re ? Est-ce qu''elle va- ?, disait le petit, d''une petite voix tremblante, coup¨¦ par une vieille voix f¨¦minine. ? Le petit-d¨¦jeuner est pr¨ºt tout le monde ! ?, disait la vieille dame. Le son de plusieurs pas plus loin dans la maison se rapprochait. Un immense enfant arrivait, accompagn¨¦ de deux autres, deux petits jumeaux identiques. Ils se mettaient ¨¤ une table, regardant tous les trois une ¨¦mission depuis le petit cube qui projetait un hologramme. Le jeune, ayant tout juste perdu sa m¨¨re, n''avait pas faim, il ne pensait qu''¨¤ une seule chose : sa m¨¨re. Il commen?a ¨¤ pleurer, le vieil homme se retourna, pour voir l''enfant en larmes. Les enfants, eux, ¨¦taient soudainement captiv¨¦s par les myst¨¦rieux pleurs. La vieille dame se pr¨¦cipita sur le petit pour le consoler. ? Qu''est-ce qui ne va pas petit ? Dit moi ? ?, dit la dame. ? Maman, savez-vous si ma m¨¨re va bien ?! ?, disait l''enfant, anxieux du sort de sa m¨¨re. Les deux personnes ag¨¦s se regardaient, ¨¦changeant un regard d''inqui¨¦tude pour le petit. ? Veux-tu bien nous dire ton nom petit pour retrouver ta m¨¨re ? Nous te promettons de tout faire pour la retrouver ?, disait Juo, assis en tailleur au sol. L''enfant continua de pleurer, mais finit par r¨¦pondre. ? Je me souviens uniquement de mon pr¨¦nom, je ne sais plus quel est mon nom de famille ?, disait l''enfant, perturb¨¦ par ce d¨¦tail, passant ses poings sur ses yeux pour retirer les larmes. ? Mon nom est Kasper ?, disait le jeune enfant aux yeux ¨¦meraudes et aux cheveux bruns et courts, tout en bataille. ? Et tu as quel age ? ?, demandait la dame de la maison. ? J''ai 8 ans ?, dit Kasper, maintenant ne pleurant plus. ? J''ai une id¨¦e, si tu ne te souviens plus de ton nom de famille, alors je vais te donner le mien... Tu seras maintenant Kasper Weinfield, ?a te dit ? ?, disait le grand vieillard. ? Oui, j''aime bien ce nom, il est styl¨¦, on dirait le nom d''un h¨¦ros de bande dessin¨¦e ! ? Disait l''enfant, cette fois-ci avec un l¨¦ger sourire. ? Parfait, je vais partir ¨¤ la recherche de ta m¨¨re aujourd''hui, petit... ?, dit Juo en se levant, s''habillant d''une combinaison fine et toute blanche recouverte d''une fourrure de la m¨ºme couleur, celle-ci se gonfla l¨¦g¨¨rement. Le vieil homme sortit ¨¤ l''ext¨¦rieur, s''envolant en laissant derri¨¨re lui un violent son strident. Ayant franchi le mur du son en l¨¦vitant dans les airs, il ¨¦tait d¨¦j¨¤ hors de vue. ? Ouah ! Il est super rapide, dites-moi madame, est-ce qu''il est tr¨¨s fort Juo ? ?, disait Kasper, ¨¦merveill¨¦ par les capacit¨¦s du vieillard. ? Oh que oui, il l''est, il a m¨ºme d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ dans l''arm¨¦e quand il ¨¦tait bien plus jeune, il est mont¨¦ jusqu''au grade de colonel de l¨¦gion, presque de vice-g¨¦n¨¦ral de division m¨ºme, j''ai servi ¨¤ ses c?t¨¦s, il est un des hommes les plus forts que j''ai vus dans ma vie ?, disait la vieille dame. ? Aujourd''hui, mon mari est moins en forme qu''auparavant, mais il tient bon, il est encore tr¨¨s fort malgr¨¦ des ¨¦preuves tr¨¨s difficiles... ?, dit-elle. ? Qu''est-ce que c''est un colonel et un vice-g¨¦n¨¦ral ? ?, dit Kasper, curieux. ? Les colonels et vice-g¨¦n¨¦raux sont des personnes qui sont puissantes dans l''arm¨¦e, ils et elles sont charg¨¦s de prendre des d¨¦cisions importantes et de diriger les troupes, ils doivent ¨ºtre de bons strat¨¨ges de combat et courageux pour pouvoir ¨ºtre ¨¤ une telle position ?, dit-elle. ? Ah, mais j''ai oubli¨¦ de vous demander, c''est quoi votre nom, au juste, Madame ? ?, disait le jeune Kasper. ? Mon nom est Anny Owald, on m''appelle aussi madame Owald ¨¤ l''¨¦cole, o¨´ je suis la directrice ?, dit-elle. ? Dites, qui sont ces gars l¨¤-bas, qui sont en train de manger ? ?, disait Kasper, curieux de faire la rencontre de nouvelles personnes. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 1, Partie 2 : La rencontre /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ? Les enfants, je vous pr¨¦sente Kasper ?, disait Madame Owald, pr¨¦sentant le jeune aux trois autres enfants. Le petit, se voyait ¨¦clips¨¦ par le gigantisme du plus grand des trois enfants. Il ¨¦tait tr¨¨s intimid¨¦ par la taille de celui qu''il avait en face de lui. ? Bonjour, moi c''est Rady, enchant¨¦ de te conna?tre, Kasper ?, disait le g¨¦ant avec un sourire sinc¨¨re et amical, qui faisait contraste avec sa taille. ? Salut Rady, moi aussi j''esp¨¨re mieux te conna?tre¡­ ?, disait le petit, g¨ºn¨¦ et intimid¨¦ par le gigantisme de l''enfant. Autre que la taille gigantesque de ce dernier, ses cheveux ¨¦taient tr¨¨s courts et bruns, ses yeux ¨¦taient de la m¨ºme couleur que ses cheveux. Il n''¨¦tait pas particuli¨¨rement muscl¨¦, il ¨¦tait surtout gros comme un baril, et sa machoire avait l''air plut?t forte pour un enfant, il avait l''air d''avoir 12 ou 13 ans. Puis, il y avait les deux jumeaux, qui ne pouvaient ¨ºtre diff¨¦renci¨¦s que par ce qu''ils portaient. Ils ¨¦taient tous les deux blonds, leurs yeux ¨¦taient d''un bord vert et de l''autre gris, ils ¨¦taient h¨¦t¨¦rochromates. Les deux semblaient encore plus jeunes que Kasper, d''environ deux ou trois ans, notamment par leur taille, la seule chose en commun qu''ils avaient avec Kasper, ¨¦tait leur minceur presque squelettique. ? Sinon, t''as quel age, Rady ? ?, demandait Kasper, maintenant un peu plus ¨¤ l''aise. ? J''ai eu 9 ans le 15 novembre, deux semaines apr¨¨s celle de mon grand-p¨¨re Juo ?, disait Rady. ? C''est ton grand-p¨¨re ? Donc ?a veut dire maintenant que l''on est comme des fr¨¨res ? ?, disait Kasper, le visage plus ¨¦clair¨¦, ravi de l''id¨¦e d''avoir un demi-fr¨¨re. ? Ouai¡­ Enfin, si t''as besoin de quoi que ce soit, demande, sinon mon vrai nom complet, c''est Rady Weinfield-Histokya ?, disait Rady, l¨¦g¨¨rement r¨¦ticent ¨¤ ce qu''un autre enfant que lui, ne porte ne serait-ce qu''une partie de son nom de famille. ? C''est plut?t classe comme nom de famille, moi je trouve ?a super ! ?, r¨¦pliquait le jeune. L''enfant de 9 ans ¨¦tait ¨¦tonn¨¦, presque choqu¨¦ par le commentaire de Kasper. Il avait l''habitude d''entendre ¨¤ l''¨¦cole les ¨¦l¨¨ves chuchoter toujours dans son dos, ¨¤ dire ¨¤ quel point il ¨¦tait grand, gros, que son nom ¨¦tait bizarre, et ¨¤ quel point il ¨¦tait laid. Rady se sentait seul, il n''avait pas d''amis, et il ¨¦tait pers¨¦cut¨¦ par les ¨¦l¨¨ves hypocrites et cruels. Il voulait se faire des amis, mais personne ne l''approchait. Quand il devait faire ¨¦quipe ou demander quelque chose ¨¤ d''autres ¨¦l¨¨ves, ces derniers semblaient toujours m¨¦fiant et intimid¨¦s. Mais cette fois il avait une opportunit¨¦¡­ Celle qu''il attendait tant, depuis qu''il commen?ait ¨¤ fr¨¦quenter l''¨¦cole, personne hormis les deux jumeaux ne lui adressait la parole pour autre chose que des questions ou des travaux de groupes. ? T''es le premier mec ¨¤ me dire que mon nom est cool...?, chuchotait le g¨¦ant. Ensure your favorite authors get the support they deserve. Read this novel on Royal Road. ? Dit, est-ce que ?a te tente de nous joindre ¨¤ table ? ?, disait l''enfant, avec un sourire enthousiaste. Kasper et Rady se mirent ¨¤ la table avec les deux petits. La table ¨¦tait rectangulaire, mais arrondi sur les c?t¨¦s, elle ¨¦tait blanche, propre, si propre qu''elle refl¨¦tait la lumi¨¨re. Le meuble ¨¦tait soutenu par un seule c?t¨¦, qui descendant vers le bas ¨¤ la mani¨¨re d''une courbe. Owald servit une assiette ¨¤ Kasper, contenant des pancakes et du sirop d''¨¦rable, avec pleins de fruits, soit la m¨ºme chose que ce que les trois autres mangeaient. Le petit d¨¦vorait son assiette sans penser ¨¤ deux fois ¨¤ ce qu''il faisait, m¨ºme Rady, avec son ¨¦norme app¨¦tit, ¨¦tait surpris par celle de son demi-fr¨¨re, qui vidait l''assiette de 5 pancakes en l''espace deux minutes. ? Est-ce que je pourrai en avoir d''autres s''il vous pla?t, Madame ? ?, disait Kasper. ? Est-ce que tu manges beaucoup ¨¤ l''habitude ? ?, demandait le grand, surpris qu''un enfant de son age, aussi maigre, puisse avoir un tel app¨¦tit. ? Non, moi et ma m¨¨re avons ¨¤ peine de quoi manger ¨¤ chaque jour, d''habitude on mange du poisson, et quelques trucs en cannette... ?, disait le jeune de 8 ans. ?Et... En parlant de ma m¨¨re... J''esp¨¨re que monsieur Juo la trouvera ?, Disait le petit Kasper, visiblement inquiet. Rady, curieux, demanda ¨¤ son nouveau compagnon ce qui s''est pass¨¦ avec sa m¨¨re, et pourquoi ¨¦tait t''il ici ? ? Qu''est-ce qui est arriv¨¦ avec ta m¨¨re ? ? Kasper se figeait un instant, ses yeux s''¨¦quarquillaient, comme s''il ¨¦tait sous le choc. Il essayait de se calmer... Et finit par r¨¦pondre apr¨¨s une quinzaine de secondes, soupirant. ? Je... Je me suis ¨¦gar¨¦, tout ce dont je me souviens, c''est¡­ C''est¡­ C''est qu''une ombre nous a suivis, j-j''ai entendu ma m¨¨re crier... Puis plus rien, ensuite je me suis r¨¦veill¨¦ ici ?. Le visage de Rady se couvrit d''une touche d''empathie pour son compagnon. ? J''esp¨¨re que tu l''as retrouvera... Je suis d¨¦sol¨¦ si c''est sorti comme ?a, je ne voulais pas te faire de peine ?, disait Rady, d¨¦sol¨¦ de ne pas pouvoir mieux dire. Le jeune ayant perdu sa m¨¨re, vit son visage s''illuminer vis-¨¤-vis l''empathie de l''enfant de 9 ans, un l¨¦ger sourire se dessinait sur son visage, une petite touche d''espoir venait de rena?tre en lui. Apr¨¨s le petit-d¨¦jeuner, tous se recouvrirent d''un habit complet et blanc, leur t¨ºte couverte par un casque transparent comme des astronautes. L''unit¨¦ chauffante se gonflait l¨¦g¨¨rement, activant la couche protectrice de la combinaison blanche, gardant la chaleur de leur corps, pi¨¦g¨¦ ¨¤ l''int¨¦rieur de l''unit¨¦. Les quatre sortirent dehors alors que Juo revenait depuis les airs. ? D¨¦sol¨¦¡­ ?, il disait ¨¤ Kasper. ? Je n''ai rien trouv¨¦ ¨¤ propos d''une femme qui serait r¨¦cemment morte ou disparue¡­ Mais ce n''est que le d¨¦but des recherches, venez tous avec moi dans la capsule ?, disait le vieillard. ? Sinon, j''ai une question pour toi, qui pourrait faciliter nos recherches... Pourrais-tu nous dire le nom de ta m¨¨re s''il te pla?t, au moins son pr¨¦nom ? ?, demandait le vieillard, un genou sur la neige, sa t¨ºte ¨¤ la hauteur de celle du petit. Le jeune essayait de se rem¨¦morer le nom de sa m¨¨re, mais il ne pouvait pas... Il n''avait que quelques souvenirs restants de sa vie avec sa m¨¨re, dont il ne se souvenait que de la personnalit¨¦, la force incroyable, son apparence et son attachement pour celle-ci. Tout le reste s''¨¦tait envol¨¦, la majorit¨¦ de ses souvenirs avec sa m¨¨re ¨¦taient perdus ¨¤ tout jamais. ? Je...Je ne me souviens plus de son nom, mais je me souviens de son apparence¡­ ?, disait Kasper, retenant ses larmes. ? Maman est grande, presque autant que vous monsieur Juo, ses deux yeux n''ont pas la m¨ºme couleur, celui de droite est vert ¨¦meraude et l''autre est brun comme de l''ambre, elle a de longs cheveux blonds qui vont jusqu''¨¤ ses ¨¦paules, elle a de grands cils, et elle est aussi un peu muscl¨¦e ?, continuait le petit de 8 ans. ? Retrouver sa m¨¨re devrait ¨ºtre plus facile, vu qu''elle est grande et a des yeux de diff¨¦rentes couleurs ?, se disait Juo. ? C''est partit tout le monde, on va retrouver la m¨¨re de Kasper ! ?, s''exclamait le vieillard, se relevant de sa position sur son genou droit. Kasper se reprit pour suivre les autres, refoulant ses ¨¦motions. Tous se dirig¨¨rent vers le v¨¦hicule sph¨¦rique faisant 12 pieds d''envergure et de hauteur, ¨¦quip¨¦ d''une grande fen¨ºtre, la capsule d¨¦collait du sol avec tous et toutes ¨¤ l''int¨¦rieur, commen?ant les fouilles, esp¨¦rant trouver la m¨¨re de l''enfant ¨¦gar¨¦. L''engin filait ¨¤ des vitesses ahurissantes vers les montagnes, quittant les basse terres en brisant le mur du son, silencieusement. Au loin, l''ont pouvait voir les plaines couverte de neige et d''arbres sans feuilles, dans le ciel gris de l''hiver glaciale. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 1, Partie 3 : La col猫re /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// C''¨¦tait le soir de No?l. Le groupe avait cherch¨¦ pendant des heures et des heures. Alors que la lumi¨¨re du soleil disparut du ciel, ils tomb¨¨rent sur un camp de soins de secours, non loin d''une municipalit¨¦. Ils retrouv¨¨rent finalement la m¨¨re de Kasper... Elle ¨¦tait mourante, les soins prodigu¨¦s dans ce camp n''¨¦taient pas suffisants pour la sauver, elle pouvait ¨¤ peine parler. La m¨¨re du petit avait fait son testament, d¨¦l¨¦guant le r?le de tuteur ¨¤ Juo, d''une faible voix. Le nom de famille du petit ¨¦tait rendu d¨¦finitivement : Kasper Weinfield. Apr¨¨s plus ample conversation avec Juo en priv¨¦, la femme mourante prit la parole, ¨¦voquant sa volont¨¦ de parler ¨¤ son fils... Elle sentait que la fin approchait, que son existence ¨¦tait sur le point de se conclure, le petit rentrait dans la tente avec Rady et Anny. Les trois s''assirent, regardant la femme aux cheveux blonds, ¨¦tendu sur le lit sous une couverture et un nombre presque absurde de bandages l¨¦g¨¨rement tach¨¦s de sang, les yeux fatigu¨¦s de la grande dame, dirig¨¦s vers son fils. ? Kasper, regarde moi s''il te pla?t... Dans les yeux... J''ai quelque chose ¨¤ te transmettre ? Le petit dirigea avec horreur ses yeux dans ceux de sa m¨¨re, pale comme ses bandages. ? Tends-moi ta main Kasper... S''il te pla?t ?, disait-t-elle sur un ton faible. Le petit jeune ¨¦tait h¨¦sitant, mais finit par tendre sa main, les deux entrant en contacte, la petite main chaude dans la grande et douce main froide. ? Mon petit ange... Je suis d¨¦sol¨¦, mais... Je ne pourrai pas... Continuer ¨¤ te prot¨¦ger de toi... M¨ºme... Donc, s''il te pla?t¡­ Ne... Ne te laisse jamais emporter par le mal en toi¡­ Jamais... Et n''oublie pas, maman t''aime et t''aimera¡­ Pour toujours... M¨ºme dans la mort, je serai ¨¤ tes c?t¨¦s... Pour te voir grandir ?, disait la femme, d''une voix tremblante et faible. ? Devient fort mon petit... Ne baisse... Jamais... Les bras, devient celui que... Tu as envi de devenir, n-... N''¨¦coute pas les autres... Qui te diront le contraire ? Elle s''arr¨ºta soudain de parler, figeant sur place, sa main tombant sur le c?t¨¦ du lit, comme si elle venait de tomber dans le vide. Les yeux de Kasper devinrent vitreux, il serrait ses dents. Pendant un instant, il se rappelait des merveilleux instants qu''il avait eus. Il se rappelait qu''ils avaient l''habitude de voyager, changeant d''endroits ¨¤ chaque semaine, mais il ne savait plus pourquoi. Le jeune de 8 ans ne savait pas pourquoi, pourquoi tout cela, pourquoi autant de souffrance, pourquoi fallait-il qu''il subisse tout ?a ? Pourquoi sa m¨¨re ? ? Kasper... je suis d¨¦sol¨¦e pour ta m¨¨re... On est avec toi ?, dit le grand enfant. Anny, elle, semblait troubl¨¦e et choqu¨¦e. Kasper se leva de sa chaise brutalement, ses poings serr¨¦s, il n''avait jusqu''ici pas laiss¨¦ une larme couler. ? PUTAIN DE MEEEEEERDE !!! ?, s''exclamait Kasper, criant sur tous les toits sa rage, Anny sursautant ¨¤ la vue de l''enfant, dans lequel elle vit pendant un petit instant... Des yeux, plus pr¨¦cis¨¦ment les iris du petit, compl¨¨tement rouges, rouge comme le sang. Tandis qu''il prit brusquement la sortie de la tente, Rady le suivait juste quelques pas derri¨¨re. ? Hey, qu¡¯est-ce que tu fais, Kasp- ? ?, disait le g¨¦ant, voyant le petit se retournant vers lui, avec un des regards les plus noirs que le grand n¡¯ait jamais vu, doubl¨¦ d''iris rouges, au lieu de ses yeux vert ¨¦meraude. ? Hey, je suis d¨¦so mec si j¡¯ai dit- ? ? MAIS QU¡¯EST-CE QU¡¯ON ME VEUT ¨¤ LA FIN, POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI !? ?, disait l¡¯enfant, sautant tr¨¨s haut dans les airs, dans un ¨¦lan explosif. You might be reading a stolen copy. Visit Royal Road for the authentic version. En effet... En seulement quelques instants, il atteint les nuages, les d¨¦passant ¨¤ des vitesses folles. Rady, compl¨¨tement choqu¨¦, les yeux ¨¦carquill¨¦s, tr¨¦bucha au sol sur son derri¨¨re. M¨ºme lui, avec sa force hors du commun pour un enfant, ne pouvait que r¨ºver d''accomplir une telle chose. Tout l¨¤-haut, l''enrag¨¦ frappait l''air, se propulsant par la seule force de ses gifles envoy¨¦s dans le vide, assist¨¦s de ses coups de pieds, se propulsant en un battement de cil vers la terre ferme. Tout le monde essayait de comprendre et de faire sens de ce qui venait de se passer. Qu''¨¦tait ce bruit ressemblant ¨¤ celui d''une explosion ? ¨¦tait-ce une ombre, est-ce qu''une cr¨¦ature surnaturelle venait d''appara?tre ? Seule une personne le savait vraiment. Rady n''aimait pas ce qui se passait, il fila ¨¤ grande vitesse vers la tente o¨´ Anny se trouvait, la pr¨¦venant de ce qui venait de se passer. D''un instant ¨¤ l''autre, un ¨¦norme gros bruit retentit, comme une explosion. C''¨¦tait Kasper, qui venait de d¨¦truire une vingtaine de tentes avec un seul geste de sa main, d¨¦pla?ant de grandes quantit¨¦s de neige par la m¨ºme occasion. Kasper relevait la t¨ºte, son expression tach¨¦e d''une rage per?ante. Tous ceux qui ¨¦taient pr¨¦sents ¨¤ proximit¨¦ d¨¦talaient aussi rapidement qu¡¯une bande de gu¨¦pard, se faufilant au travers des tentes, sonnant l''alerte d''une attaque. Le petit jeune disparut dans un flou sous la vue de tous, pour semer encore plus de destruction, cr¨¦ant de g¨¦ants crat¨¨res dans le sol, le faisant vibrer sous chacun de ses coups. Le camp ¨¦tait ravag¨¦ par une force invisible qui balayait toutes les tentes comme des insectes, amenant quelques personnes dans son passage, ¨¦chouant ¨¤ les blesser par pure chance. Tout le monde pu s''enfuir avant d''¨ºtre pris sous les coups d¨¦vastateurs du petit Kasper. Le vieil homme, Juo, ¨¦tait le seul restant, ayant sauv¨¦ ceux qui n''avaient pas pu battre en retraite aussi rapidement que la majorit¨¦. Juo, qui brisa le mur du son ¨¤ son d¨¦part, se d¨¦pla?ant comme un train supersonique dans le camp d¨¦truit. En un seul petit instant, ¨¤ des vitesses quasi-imperceptibles, les deux se crois¨¨rent. Le grand vieillard intercepta le petit de justesse, mais ¨¦choua en termes de force physique, se faisant prendre et lancer comme un jouet, atterrissant plusieurs kilom¨¨tres plus loin sur la neige dans un crat¨¨re. ? Comment ?... Peu importe... ?, pensait-t-il, repartant en direction de Kasper, pour seulement apercevoir quelque chose arriver vers lui trop rapidement pour qu''il ne puisse r¨¦agir. Cette chose, qui ¨¦tait le poing du petit aux yeux rouge sang, envoya le vieillard dans un ¨¦lan incontr?lable, son nez presque bris¨¦. Ce dernier r¨¦ussissant ¨¤ s''arr¨ºter grace ¨¤ sa l¨¦vitation. Et alors qu''il relevait les yeux, il vit pendant un mince instant Kasper, se tenant d¨¦j¨¤ en face de lui, ayant parcouru des centaines de m¨¨tres en moins d''un clin d''oeil, regardant du haut de ses yeux enrag¨¦s Juo. Dans un ¨¦lan de pure chance, le vieil homme r¨¦ussit de justesse ¨¤ esquiver le coup de pied. ? Qu''est-ce que... ?, il pensait alors qu''il se d¨¦pla?ait dans une rapide acc¨¦l¨¦ration. ? Je n''ai plus le choix... Je dois l''utiliser, sinon je mourrai ?, pensait l''homme aguerri, serrant son poing droit rapidement, l''ouvrant aussit?t. Un bruit ¨¦trange se faisait entendre de la paume droite du vieil homme¡­ C''¨¦tait une distorsion spatiale, d¨¦formant le peu de lumi¨¨re de la nuit qui s''y prenait autour vers des directions diff¨¦rentes. Le grand homme lan?a son attaque sans tarder, comme une balle de baseball, directement ¨¤ c?t¨¦ de Kasper, sans que celui-ci puisse remarquer l''attaque. La distorsion aspira le bras gauche du petit, tordant le bras de l''enfant jusqu''¨¤ briser ses os, lui ouvrant le bras, puis l''envoyant valdinguer violemment contre le sol instantan¨¦ment. Le bras du jeune ¨¦tait s¨¦v¨¨rement bless¨¦. Ses fibres musculaires, d¨¦chir¨¦es, les os de son bras, presque pulv¨¦ris¨¦s, sa peau, ouverte et pratiquement inexistante. Pratiquement toute l''anatomie de son bras ¨¦tait expos¨¦e. L''enfant criait d''une souffrance insoutenable, comme s''il s''appr¨ºtait ¨¤ mourir. Juo se rendit aupr¨¨s de lui en un instant pour le prendre dans ses bras et l''emmener vers une des quelques tentes qui n''¨¦tait pas endommag¨¦e, courant ¨¤ tout vitesse. Trouvant une tente, il d¨¦posa le petit enfant sur le lit ¨¤ l''int¨¦rieur de celle-ci. C''est l¨¤ que Juo r¨¦alisait, alors qu''il administrait les premiers soins ¨¤ l''enfant, que le bras ¨¦tait en train de se recouvrir tout seul, se r¨¦g¨¦n¨¦rant ¨¤ vue d''oeil. Arr¨ºtant de saigner, ses tissus musculaires se rattachaient, ses os se r¨¦paraient, sa peau se r¨¦g¨¦n¨¦rait tranquillement, comme si le processus de la blessure s''inversait. ? Un pouvoir de r¨¦g¨¦n¨¦ration ? ?, se dit l''homme, ayant une puce contenant de quoi endormir le petit. Sans tarder, et pour all¨¦ger les souffrances de l''enfant, il mit la puce sur l''avant-bras droit du petit Kasper. L¡¯engin technologique planta ses six piquets dans la peau, vers les veines du bras droit, qui ¨¦tait compl¨¨tement intact contrairement ¨¤ sa gauche, s¡¯¨¦tant compl¨¨tement r¨¦g¨¦n¨¦r¨¦ en moins d¡¯une minute. L''anesth¨¦siant de la puce prit son effet, endormant l''enfant, qui s''¨¦vadait vers le pays des r¨ºves. ? J''ai eu chaud ?, dit Juo, alors que tout le monde s''¨¦tait enfui, se laissant tomber sur un banc derri¨¨re lui. Anny et les autres s''¨¦taient enfuis avec succ¨¨s, ce qui incluait ramener le corps de la m¨¨re de Kasper en s¨¦curit¨¦ ailleurs. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 1, Partie 4 : Le premier choix /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Il ¨¦tait sept heures et demie du matin, Rady se levait, faisant son lit tranquillement, il sortit de sa chambre d''invit¨¦. Le soleil, venant de se lever, per?ait les nuages dans le ciel, la lumi¨¨re atterrissant dans la cuisine et le salon, o¨´ les jumeaux de six ans, Ernest et Christian, ainsi qu''Anny, mangeaient tranquillement ¨¤ la longue table blanche. Une odeur d''oeufs, de confiture et de pain fra?chement cuit ¨¦tait omnipr¨¦sente dans la maison. Kasper parlait avec Juo dans le salon, assis dans les pouffes noires, d''une texture semblable ¨¤ celle de la laine, mais mou comme de la pate. C''est l¨¤ que le jeune de neuf ans se rappelait ce qui s''¨¦tait pass¨¦ la veille. Le grand enfant s''approcha des deux. ? Hey Rad, tu ne veux pas venir manger avant d''aller parler avec grand-p¨¨re ? ?, demandait le petit Christian. ? Non Christ, je n''ai pas tr¨¨s faim pour l''instant ?, r¨¦pliquait Rady. Le g¨¦ant s''assit dans un des deux ¨¦normes pouffes du salon, dans un triangle avec Kasper et Juo. ? ?a va, Kasper ? ?, il demandait. Kasper ne semblait pas vraiment dans son assiette, il ¨¦tait d¨¦pit¨¦. ? ?a peut aller, mais c''est dur¡­ ? R¨¦pliquait l''ami. ? Je suis d¨¦sol¨¦ pour ta m¨¨re... ?, dit le grand enfant. ? Vous ¨¦tiez en train de parler de quoi au juste ? ?, continuait-il. ? J''ai eu l''id¨¦e de lui proposer quelque chose, mais il h¨¦site ?, dit le vieillard. Kasper avait l''air dans sa t¨ºte, comme s''il prenait une d¨¦cision importante. ? Alors, dites, c''est quoi cette d¨¦cision si difficile ? ?, demandait le grand, assis dans le pouffe. ? Et bien, ton grand-p¨¨re m''a propos¨¦ de m''entra?ner, mais je ne sais pas, est-ce que tu penses que ce serait une bonne id¨¦e Rady ? ? ? Moi, je ne sais pas trop, j''aimerais essayer, mais je ne le sens pas ?, continuait l''enfant de huit ans. Rady se mit ¨¤ r¨¦fl¨¦chir, tandis que Juo attendait des r¨¦ponses, patiemment. ? Peut-¨ºtre que tu pourrais essayer, apr¨¨s tout, ?a ne te co?te pas grand-chose, ?a pourrait ¨ºtre chouette, non ? ?, disait le tr¨¨s grand enfant. Kasper, qui ¨¦tait trop dans son nuage de pens¨¦e, continuait de r¨¦fl¨¦chir quelques instants, puis il en eut assez, il se leva rapidement du pouffe. ? Ok, j''en ai marre de r¨¦fl¨¦chir, ?a fait depuis des dizaines de minutes, allons-y, c''est quoi l''entra?nement monsieur Juo !? ?, demandait le petit, d¨¦termin¨¦. Le v¨¦t¨¦ran rit un peu, se levant tranquillement. ? Qu''est-ce qui vous fait rire monsieur ? ?, demandait l''enfant de 8 ans. ? Nous allons prendre la capsule, j''ai un endroit plus ad¨¦quat pour aller nous entra?ner ?, continuait le grand vieillard. ? O¨´ c¡¯est, grand-p¨¨re ? ?, demanda Rady, soudainement curieux. ? C''est sur une tr¨¨s grande ?le, qui se nommait anciennement Cuba, l¨¤-bas, j''ai tout l''¨¦quipement d''entra?nement dans un hangar, avec une longue piste, une maison, et bonus, pas de neige ?, ajoutait le v¨¦t¨¦ran. Les yeux des deux enfants s''¨¦largirent d''excitation, ils vont voyager... Mais o¨´ ? Love this novel? Read it on Royal Road to ensure the author gets credit. ? Ok, mais c''est o¨´ Cuba au juste ? ?, demandait Kasper. ? L¨¤ o¨´ on va aller, c''est ¨¤ environ deux mille huit cent kilom¨¨tres d''ici ?, demandait Juo. Les trois se pr¨¦par¨¨rent ainsi ¨¤ partir, prenant des v¨ºtements plus courts pour leur s¨¦jour. Ils se dirig¨¨rent dans l''entr¨¦e de la maison, enfilant leur unit¨¦ blanche pour aller ¨¤ l''ext¨¦rieur, prot¨¦g¨¦s du froid hivernal de l''Am¨¦rique du Nord. ? Au revoir, on va revenir dans une semaine probablement ! ?, dit Juo, envoyant la main aux trois autres, qui venaient juste de sortir de table. Le trio sortit, dans le matin glacial et ses nuages occupant la moiti¨¦ du ciel. Ils mont¨¨rent dans la capsule, la m¨ºme qu¡¯hier. Juo s''occupait de manipuler les donn¨¦es du syst¨¨me de bord pour s¨¦lectionner la destination. Le syst¨¨me r¨¦agit par la pens¨¦e de Juo, depuis le bout de ses doigts, touchant un tableau de bord, dans la grande sph¨¨re blanche, au toit de verre et aux allures m¨¦talliques. ? Attention les enfants, le d¨¦part va ¨ºtre brutal¡­ ?, disait l''ancien. Le v¨¦hicule d¨¦colla du sol tranquillement, d¨¦fiant la gravit¨¦. Soudain, elle prit une incroyable acc¨¦l¨¦ration, brisant le mur du son sans un bruit... En ¨¤ peine deux secondes. Une dizaine de secondes plus tard, la capsule atteint sa vitesse maximale. ? Ouah !... Dites, ¨¤ quelle vitesse peut aller cette capsule, monsieur Juo ? ?, demandait Kasper. ? Jusqu''¨¤ six fois la vitesse du son, c''est tr¨¨s puissant et sophistiqu¨¦, mais ce n''est pas le mod¨¨le le plus performant, ceux aux gares de capsules peuvent aller jusqu''au triple de la vitesse de cette capsule... ?, disait Juo. ? C''est super rapide ?, ont dit les deux enfants. S''ensuivit un bref silence. ? Et dites, quand on va arriver ? ?, demandaient les enfants. ? Dans environ vingt et une minutes, quelque chose comme ?a... ?, dit Juo. La capsule franchissait les montagnes, pour d¨¦boucher vers des terres plus basses de nouveau, vers une ¨¦tendue d''eau s''¨¦talant ¨¤ perte de vue. Depuis l¨¤, les deux enfants pouvaient admirer une vue sur la grande mer et le soleil du matin. ? C''est quoi toute cette eau, on est rendu o¨´, monsieur ? ?, demandait Kasper, curieux. ? Dans le golfe du Mexique, si je ne me trompe pas, nous venons d''y entrer, Cuba est encore un peu plus loin, nous y serons dans environ quelques instants ?. Les enfants continuaient ¨¤ admirer le paysage, bien qu''ils passaient tr¨¨s rapidement au-dessus de l''eau. Ils avaient le temps de le contempler, puis de s''ennuyer un peu. ? Attention ¨¤ l''arr¨ºt ! ?, disait le vieillard. La capsule ralentissait aussi rapidement qu''elle ¨¦tait partie, s''arr¨ºtant au bout de douze secondes, amor?ant la descente devant le grand hangar. L''engin finit par toucher le sol, sortant ses quatre pattes. ? Est-ce qu''on enl¨¨ve nos combinaisons ? ?, demandait Rady. ? Oui, il fait pr¨¦sentement 28 degr¨¦s Celsius ¨¤ l''ext¨¦rieur, nos combinaisons seront trop chaudes ?, r¨¦pliquait Juo. Le toit de la capsule s''ouvrit, une grosse porti¨¨re s''ouvrit entre deux des six si¨¨ges, penchant vers le bas comme un pont vers la terre ferme. Il y avait un peu de vent venant du bord de mer et de la plage tr¨¨s proche, et malgr¨¦ l''odeur agr¨¦able, ?a n''emp¨ºchait pas Kasper de presque suffoquer par l''humidit¨¦ et la chaleur combin¨¦es, le frappant de plein fouet. Le grand lui n''avait pas l''air d''¨ºtre si d¨¦rang¨¦, il avait l''air de tr¨¨s bien supporter ces conditions, malgr¨¦ son apparence semblable ¨¤ celle d''un baril. Juo fit signe aux deux enfants de venir avec lui, pour qu''ils aillent se changer. Apr¨¨s quelques minutes, ils ¨¦taient habill¨¦s avec de courts v¨ºtements. Le plus petit portait une camisole grise et des pantalons verts camouflages avec des sandales bien attach¨¦es. Le vieillard lui, portait un habit consistant en une chemise grise, au tissu ¨¦lastique et lousse, les manches arrivant ¨¤ ses coudes, et portait une casquette de militaire couleur sable, ainsi que des pantalons lousses, a¨¦r¨¦s pour laisser la chaleur et l''humidit¨¦ s¡¯¨¦chapper. Le g¨¦ant portait un chandail bleu marine ¨¤ manches courtes tach¨¦ de motifs noirs et gris, avec des jeans lui arrivant aux genoux, il portait aussi un chapeau. Les deux enfants remarquaient que dans le hangar, il y avait maintenant une petite plateforme sur¨¦lev¨¦e, quatre fois plus grosse qu''un p¨¨se-personne habituelle. ¨¤ c?t¨¦, la capsule avait ¨¦t¨¦ mise ¨¤ une place avec deux autres dans une section. ? Qu''est-ce que c''est ? ?, demandait Kasper, curieux, pointant l''¨¦trange plateforme d''un gris m¨¦tallique lisse. ? Cette plateforme va me permettre de conna?tre pr¨¦cis¨¦ment votre poids, vos capacit¨¦s physiques et vos pouvoirs ? ? Si vous en avez, alors on le saura, dans ton cas Kasper, on saura exactement quel est le tien ?, expliquait l''homme. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 1, Partie Finale : Le commencement /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ¨¤ huit heures quinze du matin, Rady, n''h¨¦sitant pas une seconde, se dirigea vers la machine, le pied sur la plateforme sur¨¦lev¨¦e de quelques centim¨¨tres. Le tr¨¨s grand enfant, maintenant sur la plateforme, vit son poids s''afficher en un hologramme au-dessus de lui. ? Je p¨¨se 30 Wau, c''est presque deux Wau de plus que le mois pr¨¦c¨¦dent... ? Bien que son poids semble insens¨¦, m¨ºme ¨¤ 6 pieds 6 selon les standards des anciens, il ne paraissait qu''en surplus de poids, tout ?a, ¨¤ cause d''une seule chose... L''anatomie. L''anatomie des humains ¨¦volu¨¦s de cette ¨¦poque est bien plus solide, r¨¦sistante et durable que de l''acier tremp¨¦ ou du diamant, m¨ºme invuln¨¦rables aux armes ¨¤ feu. La plupart des femmes adultes font 7''0 pour 22 Wau, et les hommes adultes 7''6 pour 33 Wau. Leur corps est 10 fois plus lourd qu''il ne le laisse para?tre, leur donnant l''allure d''anciens ¨¤ la musculature l¨¦g¨¨rement d¨¦velopp¨¦, combin¨¦ ¨¤ des capacit¨¦s physiques surhumaines, m¨ºme sans pouvoirs ou entra?nements quelconque, leur permettant de facilement soulever des objets pesant plusieurs dizaines de tonnes, voire centaines de tonnes. Rady, issue d''une famille pratiquant le sumo et les sports de force depuis plus d''un mill¨¦naire, poss¨¦dait une g¨¦n¨¦tique incroyable en ce qui concernait son corps, le poussant encore plus loin que ce qu''une personne normale pourrait r¨¦aliser sans entra?nement, lui permettant de soulever des centaines de tonnes avec aisance, ce qu''un enfant ne pouvait que r¨ºver de faire. Le grand d¨¦barqua de la plateforme, pour laisser la place ¨¤ son ami. Apr¨¨s quelques pas, le plus petit franchit ¨¤ son tour le p¨¦rim¨¨tre pour mettre le pied sur la plateforme. ? QUOI !?... Comment, Kasper est plus petit, en plus il est maigre, alors comment !? ?, demandait Rady, totalement confus. Juo se dit que ce n''¨¦tait qu''une erreur de calibrage¡­ Il fit donc quelques r¨¦glages dans le syst¨¨me de donn¨¦es de l''appareil et dans le syst¨¨me physique de l''appareil. Apr¨¨s quelques minutes, le grand homme se redressa debout. ? ?a devrait ¨ºtre bon maintenant, tu peux venir Kasper ?, dit le v¨¦t¨¦ran. L''enfant maigrichon remit encore le pied sur la plateforme pour faire mesurer son poids apr¨¨s que l''appareil ait ¨¦t¨¦ recalibr¨¦. ? Est-ce que c''est normal 40 Wau ?... Monsieur Juo, Rady ? ? Juo ¨¦tait sur le coup tr¨¨s surpris, puis il hocha les ¨¦paules l¨¦g¨¨rement. Rady, lui, avait encore les yeux grands ouverts, la machoire grande ouverte, pendue. Il ne comprenait pas comment un petit gabarit comme lui pouvait ¨ºtre si lourd, ?a ne faisait aucun sens. Effectivement, le poids de Kasper ne faisait aucun sens, il ¨¦tait clair que quelque chose ne tournait pas rond. Juo qui faisait mine de rien, envoya la main au petit pour lui faire signe que le test ¨¦tait fini. Le petit g¨¦ant, stup¨¦fait de la r¨¦action n¨¦gligeable de son grand-p¨¨re, cherchait d¨¦j¨¤ ¨¤ comprendre pourquoi il n''en faisait pas tout un plat, comme si c''¨¦tait normal ? Alors que Juo montra leur r¨¦sultats, le petit jeune leva sa main. ? Et une ombre, comment c''est fort ? ? ? M¨ºme le plus faible serait assez fort pour me causer du trouble, en tout cas ¨¤ mon age, mais plus concr¨¨tement, je dirai qu''il serait aussi capable provoquer des tremblements de terre et de raser une petite ville si personne d''assez fort n''¨¦tait l¨¤ pour arr¨ºter l''ombre la plus faible ? Unauthorized use of content: if you find this story on Amazon, report the violation. Les deux enfants, apprenant tout cela, semblaient compl¨¨tement choqu¨¦s, leurs yeux grands ouverts, ils doutaient soudainement plus de leur capacit¨¦ ¨¤ pouvoir affronter de tels monstres. Juo lui semblait en avoir vu d''autres, il continua donc avec les r¨¦sultats. ? Pour ce qui est du reste, dans ton cas Rady, la plateforme ne t¡¯a pas trouv¨¦ de pouvoir sp¨¦cial quelconque, d¨¦sol¨¦ mon petit ? Le petit g¨¦ant semblait d¨¦?u, mais il savait que. ? Quant ¨¤ toi Kasper, ton cas est sp¨¦cial¡­ ?, continuait le grand homme ¨¤ la barbe argent¨¦e. ? C''est quoi finalement ? ?, demandait le petit, impatient d¡¯en savoir plus, son visage illumin¨¦ de hate. ? Ton pouvoir de type super, soit dans ton cas de la super-r¨¦g¨¦n¨¦ration, il t''emp¨ºche de tomber malade et de r¨¦cup¨¦rer tr¨¨s rapidement, tu es aussi immunis¨¦ ¨¤ toutes les sortes de poisons... ?, disait le vieillard. ? Mais, bien que ce soit pratique, n''en abuse pas, d''accord ? ?, continuait le tr¨¨s grand homme. ? Ton corps a ses limites apr¨¨s tout, tu ne voudrais pas te retrouv¨¦ handicap¨¦ pour le restant de tes jours ? ? Enfin tout est fait, maintenant, je vais vous laisser une heure enti¨¨re pour faire votre entra?nement... ?, dit le v¨¦t¨¦ran, qui rangeait la plateforme. La plateforme se pliait en un petit cube de la taille d''un d¨¦ que rangea l''homme dans une petite case plus loin dans l''entrep?t du hangar, pour ensuite prendre du mat¨¦riel et l''amener sur la piste. ? Vous n''aurez qu''une seule chose ¨¤ faire, jouer avec ce poids, et faire quelques exercices de temps ¨¤ autre... Allez-y, c''est tout ce que vous avez ¨¤ faire pour l''instant, amusez-vous bien ! ?, dit le grand homme, avant de s''installer dans une chaise sur la plage ¨¤ c?t¨¦ de la piste et du hangar, contemplant le ciel. Au sol, il y avait un ballon blanc avec le signe ? 50 Wau ?. ? Voyons voir... Ouah, c''est plus lourd que ?a en ¨¤ l''air ! ?, disait Kasper, ne faisant pas attention au signe que le poids portait. ? Hey Rady, attrape ! ?, disait le petit. Le poids, de la taille d''un ballon de football, s''envola en ligne droite, se dirigeant vers le g¨¦ant enfant, qui attrapa l''objet sans probl¨¨me. ? Qu''est-ce que c''est que ce ballon, ?a p¨¨se combien ?... Ah ok, je vois, tiens, attrape Kasp ! ? Les enfants se lan?aient le ballon comme une vulgaire balle de tennis lanc¨¦e ¨¤ pleine vitesse. Apr¨¨s une trentaine de minutes ¨¤ se lancer le ballon, les deux se lanc¨¨rent cette fois dans une comp¨¦tition de celui qui allait r¨¦ussir ¨¤ lancer le ? 50 Wau ?, le plus loin possible. ? Trois, deux, un... ALLEZ ! ?, disait le grand, lan?ant le poids ¨¤ des hauteurs et distances impressionnantes. ? C''est pass¨¦ le bout de la piste, ?a doit ¨ºtre ¨¤ plus d''un kilom¨¨tre ou un truc du genre... ?, dit Kasper, qui fron?ait des sourcils avec sa main pour le couvrir de la lumi¨¨re du soleil, tentant d¡¯estimer la position du ballon. ? Je vais chercher le ballon, reste ici ! ?, continua le petit, qui d¨¦tala ¨¤ des vitesses ¨¤ peine croyables. Il d¨¦passa le bout du kilom¨¨tre de piste en une vingtaine de secondes de sprint. Quelques instants plus tard, Rady vit un objet arriver dans le ciel ¨¤ tr¨¨s grande vitesse, cet objet d¨¦fon?a une partie du toit du hangar. Le hangar ¨¦tait dans un ¨¦tat d¨¦plorable, il y avait du mat¨¦riel d¨¦truit partout sous forme de d¨¦bris de taille vari¨¦e, et au centre, un ballon blanc dans un ¨¦norme crat¨¨re faisant quelques m¨¨tres de diam¨¨tre. Le vieillard, qui ¨¦tait sur la plage juste ¨¤ c?t¨¦, se leva rapidement de sa chaise, allong¨¦ au soleil avec ses lunettes de soleil, les manches retrouss¨¦es. ? QU''EST-CE QUI SE PASSE, QUI A FAIT ?A !?... RADY, VIENT ICI ! ?, dit Juo, visiblement tr¨¨s en col¨¨re. Le plus petit arriva ¨¤ vitesse surhumaine, constatant les d¨¦gats... De son lanc¨¦. ? D¨¦sol¨¦ grand-p¨¨re, on faisait une comp¨¦tition de celui qui r¨¦ussira ¨¤ lancer le plus loin¡­ Et¡­ ?, dit le plus grand des deux enfants. ? O¨´ es Kasper ?! ?, demandait le grand vieillard, sur un ton s¨¦v¨¨re. ? L¨¤... ?, pointait le grand, en direction du petit. ? Ok, l¨¤... Je suis dans la merde, jusqu''au cou ?, pensait le petit Kasper. Le vieillard fit de l''ombre au petit, le cachant compl¨¨tement du soleil. Il ¨¦tait dans une col¨¨re noire. ? Monsieur- ?, dit le petit, coup¨¦ par Juo. ? Je ne veux pas entendre un mot sortir de ta bouche, va tout nettoyer tout de suite... Apr¨¨s, fait cent mille pompes, tu vas t''entra?ner durement pour le reste de la semaine... ET, je t''interdis de toucher ¨¤ quelconque poids lourd sans ma permission, EST-CE CLAIR ?! ?, ordonna le titan sur un ton autoritaire. Le jeune de 8 ans hocha la t¨ºte. ? ?a vaut aussi pour toi, Rady Weinfield-Histokya !... ALLEZ, PAS DE TEMPS ¨¤ PERDRE ! ?, dit l''homme, pointant l''entrep?t dans un ¨¦tat d¨¦plorable. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 2, Partie 1 : Une le?on /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Apr¨¨s avoir r¨¦par¨¦ le toit du hangar pendant une trentaine de minutes, avoir fait le m¨¦nage ¨¤ des vitesses presque invraisemblables, les deux enfants ¨¦taient arriv¨¦s ¨¤ l''¨¦tape de faire cent milliers de pompes. Les deux se regardaient, incertains. L''homme se leva de sa chaise de campement en plein milieu de la piste, il se mit devant les deux petits, les bras crois¨¦s, les regardant de haut avec un air noire. Les deux suaient ¨¤ profusion, au point que leur front luisait, ils savaient qu''ils n''avaient pas le choix. ? Pourquoi- ? demandait Rady, avant de se faire couper. ? Taisez-vous, je ne veux pas vous entendre parler jusqu''¨¤ temps que vous aillez fini vos pompes, aller... ?, insistait le vieillard. Rady se mit en position, puis commen?a, encha?nant les pompes en plusieurs par seconde. Kasper se joint, lui aussi appliquant une certaine vitesse dans son ex¨¦cution. ...Quatre heures plus tard... Les deux d¨¦goulinaient de sueurs, rouges comme des tomates, compl¨¦tant leurs derni¨¨res r¨¦p¨¦titions. Ils s''¨¦croul¨¨rent au sol, presque vid¨¦s de leur ¨¦nergie. Le grand homme s''assit juste devant les deux, ¨¦tal¨¦s sur la piste, posant deux ¨¦normes gourdes d''eau de plusieurs litres. ? Tenez, il y a de l''eau si vous avez soif... Je vous ai aussi amen¨¦ votre d¨¦jeuner ?, dit le vieillard. Les deux se jet¨¨rent imm¨¦diatement sur les bouteilles, comme si leur vie en d¨¦pendait. ? Merci... ?, dit Kasper ¨¤ son grand-p¨¨re, continuant par la suite ¨¤ boire de l''eau en grande quantit¨¦. Apr¨¨s une bonne minute, les deux red¨¦pos¨¨rent les ¨¦normes gourdes, ¨¤ moiti¨¦ vide, se lan?ant sur leurs plats de nourriture froide. ? Maintenant, reposez-vous pendant deux heures... Je vais en profiter pour terminer les r¨¦parations dans le hangar, merci d''avoir ramass¨¦ tout ¨¤ l''heure les enfants, c''est tr¨¨s appr¨¦ci¨¦... ? Les deux restaient assis sur la piste, mangeant en ¨¦tant compl¨¨tement ext¨¦nu¨¦s. Le grand vieillard se dirigeait pendant ce temps vers son hangar, rassemblant deux grosses bo?tes de mat¨¦riel. ? Hey Rady, dis moi, comment c''est l''¨¦cole ? ? ? Pff... T''as vraiment envie de savoir Kasp ? ? ? ...J''ai jamais ¨¦t¨¦ ¨¤ l''¨¦cole, dans les quelques souvenirs que j''ai en tout cas, moi et ma m¨¨re on a toujours voyag¨¦, j''ai jamais eu de chez moi... Alors vas-y ? Apr¨¨s un court silence... ? D''accord ?, dit le plus grand. ? Et bien, il y a plein d''autres gars et filles qui ont notre age, il y a des plus petits, et des plus grands ? ? Il y a des groupes d''amis, et il y en a comme moi, qui sont tout seuls ?, continuait Rady. If you come across this story on Amazon, be aware that it has been stolen from Royal Road. Please report it. ? ¨¤ l''int¨¦rieur du grand batiment qu''est l''¨¦cole, il y a plein d''adultes qui nous enseignent toutes sortes de choses, comme apprendre ¨¤ bien ¨¦crire... ? S''ensuivit un silence, qui dura une demi-minute. Les deux ¨¦clat¨¨rent de rire, se regardant. ? Alors, c''est juste ?a !?... C''est bien moins amusant que ce que je pensais ! ?, dit le plus petit, continuant de rire. ? Ouais, mais on ne fait pas ?a tous les jours de la semaine, on a aussi des cong¨¦s, tu savais ? ?, r¨¦pliqua le g¨¦ant. ? Non, je ne savais pas, au moins, on peut s''amuser de temps ¨¤ autre... ? Les deux continu¨¨rent leur conversation, durant des dizaines de minutes, dans la bonne humeur. Il ¨¦tait maintenant quinze heures trente¡­ ? Bon, les enfants, levez-vous ? Les deux se lev¨¨rent, curieux de ce qui les attendait. ? Collez vos pieds, puis ¨¦cartez les lentement jusqu''¨¤ les aligner ¨¤ vos ¨¦paules ? ? Maintenant, imaginez-vous que l''air autour de vous est une mar¨¦e, et que la terre en dessous est de la vase, de la vase dans laquelle vous vous enfoncez de plus en plus ? ? M¨¦morisez ce qui se trouve alentour de vous, puis fermez les yeux ? Les deux petits ¨¦taient quelque peu perplexes. ? C''est bizarre, grand-p¨¨re, qu''est-ce que- ? ? Arr¨ºte de parler et concentre-toi sur ton environnement, les yeux ferm¨¦s... ? ? Inspirez... Expirez... Concentrez-vous, et recommencez, jusqu''¨¤ ce que je vous dise d''arr¨ºter ? ...Apr¨¨s quelques minutes... ? Ouvrez vos yeux tranquillement, parlez-moi de comment vous vous sentez... ?, demandait le grand homme. ? Et bien... Pas grand-chose de tr¨¨s sp¨¦cial, mais je me sens bien plus calme ?, dit Kasper. ? Moi aussi, m¨ºme chose que Kasp ?, disait Rady. ? Parfait, maintenant que l''¨¦chauffement est termin¨¦, passons aux choses s¨¦rieuses... ?, dit le vieil homme. ? Laissez-moi vous parler de votre premi¨¨re le?on de combat ? dit le grand ¨¤ la courte barbe blanche. ? Savez-vous comment frapper avec efficacit¨¦ ? ?, demandait le vieillard. Kasper, semblant h¨¦sitant au premier abord, r¨¦pondit. ? Est-ce que c''est comme ?a ? ? Le petit donna un simple coup avec seulement son bras, le d¨¦pliant, ne bougeant pas le reste de son corps dans le processus. ? Non, il faut que ton bassin tourne en m¨ºme temps que ton corps penche l¨¦g¨¨rement vers l''avant, assure toi aussi d''avancer l¨¦g¨¨rement un de tes pieds en m¨ºme temps d''assainer ton coup direct ? ? Un coup direct ?... Ah, je comprends, c''est comme ?a que ce genre de coup se nomme, c''est bien ?a ? ?, demandait le petit. ? Oui, tu as tout compris, maintenant, recommence, avec les techniques que je t''ai donn¨¦es ?, demandait calmement l''homme imposant. Vers dix-neuf heures, la le?on finit. Kasper ¨¦tait maintenant capable de donner des coups de poing proprement. Il ¨¦tait certes maladroit et impr¨¦cis avec la plupart de ses coups, mais il comprenait bien ce qu''il devait faire. Rady aussi s''y ¨¦tait mis. Habitu¨¦ au sumo, apprendre ¨¤ donner des coups avec ses poings ¨¦tait tout aussi nouveau que pour son partenaire d''entra?nement. ? C''est bon les enfants, l''entra?nement est fini, c''est l''heure du d?ner ?, annon?ait le vieil homme aux enfants. Les trois s''en all¨¨rent dans la maison faite de bois, de super-r¨¦golithe peintur¨¦ en blanc et de grandes vitres. Le toit ¨¦tait comme un piano ouvert, laissant para?tre seulement une des deux ¨¦tages, cachant l¡¯autre partie qui ¨¦tait moins visible de par ses petites fen¨ºtres. C''¨¦tait en r¨¦alit¨¦ un sous-sol enfonc¨¦ dans la terre. La maison ¨¦tait entour¨¦e d''arbres et d''un petit terrain parsem¨¦ de v¨¦g¨¦tation, le long chemin qui y menait ¨¦tait couvert de gravier et de terre retourn¨¦e, libre de tous arbres. Les enfants mang¨¨rent, puis apr¨¨s, enfil¨¨rent leur habit de soir¨¦e, remontant ¨¤ l''¨¦tage, dans le salon ¨¤ l''¨¦clairage tamis¨¦ devant le petit terrain et la for¨ºt tropicale sombre. Cette for¨ºt inspirait aux deux petits, qui regardaient l''ext¨¦rieur par la fen¨ºtre, une myst¨¦rieuse et l¨¦g¨¨re terreur, qui ne faisait que grandir au fur et ¨¤ mesure qu''ils regardaient dans les abysses de la nuit. ? Les enfants, voulez-vous entendre une histoire ? ?, proposa le grand vieillard. Les deux sursaut¨¨rent, Rady chargeant un mur sans y en penser ¨¤ deux fois, et Kasper courant ¨¤ des vitesses ¨¤ en faire halluciner plus d''un, tout en ¨¦vitant les obstacles avec une agilit¨¦ sup¨¦rieure ¨¤ celle d''un chat. ? Bon sang, calmez-vous !... C''est moi ?, dit le v¨¦t¨¦ran. Les deux revinrent ¨¤ eux, se redirigeant vers le salon et ses pouffes, la m¨ºme sorte de pouffe qu''il y avait au nord dans l''autre maison, mais ceux-l¨¤ ¨¦taient bruns. Ils s''y install¨¨rent tranquillement, ¨¦coutant l''ancien. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 2, Partie 2 : La col猫re myst猫re /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// C''¨¦tait d¨¦j¨¤ le jour du Nouvel An, le vendredi 1er janvier 3221. Les trois revinrent vers le Nord par cette journ¨¦e nuageuse, particuli¨¨rement froide. Au travers du d?me de la capsule, l''on pouvait voir les flocons de neige tomber. ? On est finalement arriv¨¦s... ?, dit le plus jeune des deux enfants sur un ton monotone. Les jumeaux et leur grand-m¨¨re les attendaient en combinaison blanche. La capsule atterrit dans un cercle d¨¦neig¨¦, le syst¨¨me d''aimant intercepta la sph¨¨re. Puis, celle-ci s''ouvrit, Juo en sortit en l¨¦vitant l¨¦g¨¨rement au-dessus du sol, tandis que les deux autres prirent la passerelle vers la terre ferme recouverte par l''¨¦pais tapis blanc de l''hiver. Les deux petits enfants se jet¨¨rent sur Rady pour lui donner une grosse accolade, contents de le revoir. Kasper, lui, avait des courbatures partout, et n''avait pas l''air dans son assiette. ? Salut mon petit Kasper, comment vas-tu ? ?, dit la grande vieille dame. Le petit tourna sur sa gauche l¨¦g¨¨rement. ? Je... ?a peut aller, et vous ? ?, r¨¦pondit le petit, semblant l¨¦g¨¨rement d¨¦pit¨¦. ? Oui, mais petit, est-tu s?r que tu vas... Bien ? ?, demandait la vieille dame, regardant Kasper s''en aller dans le chemin vers la petite ville la plus proche. ? Kasper, o¨´ vas-tu ? ?, demandait Anny. Il ne r¨¦pondait pas, il n''osa m¨ºme pas se tourner. ? Laisse-le Anny, je crois que lui laisser un peu de temps ¨¤ lui serait une bonne id¨¦e ? ? Mais nous ne pouvons pas laisser un enfant de 8 ans ¨¤ lui seul dans une ville, ?a ne se fait pas ! ?, r¨¦pliquait la grand-m¨¨re. ? Je ne m''inqui¨¨te pas pour lui... Je m''inqui¨¨terai plut?t pour ceux qui l''affronteront ?, dit le grand homme, clairement s¨¦rieux dans ses propos. ? ...Alors toi !... Parfait, si tu le dis, apr¨¨s tout, tu es celui de nous tous qui cerne le mieux ce petit¡­ Si seulement sa m¨¨re ¨¦tait encore en vie, je le plains ?, dit Anny, avec un sourire emprunt¨¦ de tristesse pour l''orphelin. Le jeune Kasper marchait, marchait et marchait pendant de longues minutes, ses pas r¨¦sonnant dans la neige, couvert par son unit¨¦ recouverte d''une courte fourrure, le camouflant dans le paysage. Il arriva finalement dans une petite ville, une des plus grandes de toute la r¨¦gion, malgr¨¦ ses mille de batiments. ? Hey, regarde ce petit morveux, il marche tout seul en ville ?, dit un adolescent, qui se trouvait ¨¤ quelques m¨¨tres avec d''autres de son age. Le petit continuait sa marche, ne faisant pas attention aux grands qui ¨¦taient environ un pied plus grand que lui. Mais, il ne pouvait les ignorer pour l''¨¦ternit¨¦, car un d''entre eux, un tr¨¨s grand, visiblement plus grand qu''Anny, lui barrait la route. ? Et il est maigrichon en plus ?... Les gars, on a vraiment de la chance ?, dit le g¨¦ant. Kasper leva la t¨ºte, les mains dans les poches. ? Vous ¨ºtes qui au juste ? ?, demandait le petit, regardant les grands d¡¯un regard dur. ? Me regarde pas comme ?a, petit cr¨¦tin ! ?, dit le plus grand, poussant Kasper sur la neige... Ou en tout cas, c''est ce qu''il croyait faire. This book''s true home is on another platform. Check it out there for the real experience. Le jeune de 8 ans l''avait esquiv¨¦ sans probl¨¨me. ? Qu''est-ce que c''est que ce bordel ?... ?, murmurait une adolescente. ? Il a ¨¦vit¨¦ Azos comme ?a ? ?, murmurait un des adolescents. ? Tu me veux quoi le grand !? ?, dit Kasper. ? Tu veux te battre ou quoi !? ?, demandait Kasper sur un ton agressif, son visage laissant deviner une certaine col¨¨re. Le g¨¦ant aux yeux bleus et cheveux blonds, au visage masculin, se nommant Azos, sourit de mani¨¨re arrogante. ? T''es dr?le pour un petit, mais tu ne pourras pas me battre avec ta vitesse et tes 400 kilos, m¨ºme pas dans 1000 ans- ? Le jeune de 8 ans souleva sans effort au-dessus de sa t¨ºte le grand, pour le balancer partout sur la neige, tout en criant comme un perdu. Azos se faisait cogner si fort sur les murs et la neige, qu''il saignait de son nez cass¨¦, d¨¦j¨¤ inconscient. Les autres de la bande commenc¨¨rent ¨¤ reculer, avec cette fois-ci une touche de terreur, voyant tr¨¨s bien la col¨¨re du petit, relachant de sa poigne Azos apr¨¨s avoir fait un carnage. Il y avait du sang partout sur la neige. ? Regardez ses yeux !... IL N''EST PAS HUMAIN BORDEL !!! ?, disait un d''entre eux, avec une expression effray¨¦e. Effectivement, les iris de Kasper ¨¦taient pass¨¦s de leur vert ¨¦meraude resplendissant ¨¤ des iris color¨¦s rouge sang. La bande d¨¦guerpit ¨¤ la vitesse d''une bande li¨¨vre, criant au meurtre dans la petite ville. ? FOUTEZ TOUT LE CAMP !... IL Y A UNE CR¨¦ATURE DANS LA VILLE ! ?, criait la bande. Pendant ce temps, le petit continuait ¨¤ se balader, ses yeux toujours d''une couleur sang. ? Qu''est-ce qui se passe ?... Je me sens ¨¤ peine capable de me contr?ler, pourquoi est-ce que mon coeur bat aussi fort ? ?, se demandait Kasper, dans sa t¨ºte. ? Est-ce que c''est ¨¤ cause de la mort de maman ? ?, se disait le petit, s''arr¨ºtant en se regardant les mains. ? IL EST L¨¤ ! ?, pointait un des adolescents de la bande, en panique, mais cette fois avec trois hommes adultes plut?t costauds de taille moyenne, dans la ruelle, la bloquant. Les trois se dirig¨¨rent vers le petit avec f¨¦rocit¨¦, comme s''ils tentaient de l''¨¦liminer, pendant que la panique se r¨¦pandait dans la petite ville, des cris ¨¦mergeant de partout. Le petit ¨¦vita facilement les mouvements des trois adultes, les assommant tous avec un seul coup de poing, leur fracturant les os et les envoyant valser violemment contre les batiments de la ruelle. Un des trois eut de la chance, il put partir avec seulement une fracture au crane et un nez cass¨¦, voyant flou tout autour, la peur avait pris sur sa volont¨¦ de se battre. ? APPELEZ LA MAIN DES ¨¦TOILES !!!... LA SITUATION EST EXTR¨ºMEMENT GRAVE ! ?, criait l''homme, peinant ¨¤ courir avec l''¨¦quilibre d''un saoul dans la neige et la mince glace. ? Pourquoi je me sens enrag¨¦, pourquoi je suis autant en col¨¨re ?... ?, se demandait le petit, continuant sa marche d''un pas lourd, arrachant sa combinaison en deux. Il n''y avait presque plus personne dans la rue principale de la ville, elle ¨¦tait devenue d¨¦serte en un rien de temps. ? Tant pis... Je retourne ¨¤ la maison, j''en ai d¨¦j¨¤ marre de cette marche de toute fa?on ?, marmonnait le jeune. Le petit s''accroupit, avant de sauter par dessus des dizaines de batiments de plusieurs ¨¦tages, pour finalement finir au portail de la ville en un seul saut. Ensuite, il se mit ¨¤ courir comme sans lendemain, surpassant de loin sa vitesse habituelle. Il franchissait des dizaines de m¨¨tres en moins d''une seconde avec aisance, m¨ºme dans la neige. De nul part, un engin, de la taille d''une maison, qui refl¨¦tait la lumi¨¨re autour tel un miroir, laissa entrevoir plusieurs hommes et femmes en combinaisons m¨¦talliques, ¨¦mettant de faibles lumi¨¨res. Malgr¨¦ tout, le petit continuait ¨¤ courir, ne voulant rien savoir de ces ¨¦tranges personnes. ? Qu''est-ce que c''est que- ?, dit Rady, se retrouvant soudainement nez-¨¤-nez avec son ami. ? K-kasper, qu''est-ce qui se passe ?... T''es yeux- ? Kasper tassa Rady sur le c?t¨¦ comme un vulgaire objet avec une de ses mains. Les jumeaux, qui jouaient dans la neige, avaient ¨¦t¨¦ si impressionn¨¦s et effray¨¦s par le nouveau membre de la famille, qu¡¯ils gel¨¨rent sur place. Alors qu¡¯ils commenc¨¨rent ¨¤ reprendre le contr?le de leur corps, Kasper ¨¦tait d¨¦j¨¤ plusieurs centaines de m¨¨tres plus loin. Juo, ¨¤ l''instant, vit par la fen¨ºtre Rady, enfonc¨¦ dans le banc de neige, saignant de la t¨ºte dans la neige, avec Ernest, extrayant son grand fr¨¨re de la neige, pendant que Christian le regardait faire, regardant au-dessus de son ¨¦paule pendant deux secondes pour s¡¯assurer que le jeune de 8 ans ne revenait pas pour les attaquer. ? QU''EST-CE QUI SE PASSE ICI !? ?, demanda Juo, tr¨¨s s¨¦rieux, qui sortit sans prendre d''unit¨¦ chauffante. Christian prit un peu de temps avant de r¨¦pondre. ? Et bien, Kasper ¨¦tait bizarre, il avait pouss¨¦ Rady dans la neige, et puis il est parti vite comme l¡¯¨¦clair... Rady, est-ce que ?a va !? ?, demandait le petit, se retournant pour v¨¦rifier si son grand-fr¨¨re allait bien. ? RADY ! ?, criait l''homme, prenant dans ses bras son petit-fils. Le grand enfant ouvrit ses yeux. Incapable de parler, il voyait double et avait une migraine atroce, se prenant la t¨ºte en grin?ant ses dents, son nez commen?ait d¨¦j¨¤ ¨¤ saigner. Pendant ce temps, l''engin disparut au loin, suivant la trace du petit, partit pour les montagnes. ? Ernest, rentre ton grand-fr¨¨re ¨¤ l''int¨¦rieur, toi Christian, avertis ta grand-m¨¨re que je ne serai pas l¨¤ un certain temps... ?, dit l''homme, qui partit dans les airs, brisant le mur du son instantan¨¦ment, maintenant sur les traces de son petit-fils adopt¨¦. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 2, Partie 3 : La r茅solution /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ? ¨ºtes-vous s?r que ce n''est simplement pas un enfant perdu qui poss¨¨de un pouvoir exotique ? ?, demanda une des femmes ¨¤ son oreillette, son corps recouvert de blindage, restant dans le vaisseau miroir. ? Si c''¨¦tait r¨¦ellement un cas pareil, alors comment aurait-il pu gravement blesser ¨¤ lui tout seul trois adultes, et fait paniquer un groupe de d¨¦linquants connu dans la r¨¦gion comme les pires fauteurs de troubles ? ?, r¨¦pliqua au travers de l''oreillette un homme. ? Et sa signature organique ? ?, demandait-t-elle. L''homme, ¨¤ l''autre bout du fil, soupira. ? Sa signature est hors des normes humaines... Besoin d''une preuve avec tout un dossier, madame je sais tout ? ?, dit-il. Les autres, ¨¦coutant la conversation dans la m¨ºme liaison, riaient l¨¦g¨¨rement, amus¨¦s par la conversation. La femme dans le m¨ºme habit que tout le monde d¨¦cida de sauter hors de l''engin en vol ¨¤ haute vitesse. ? Riez toujours... ?, dit elle. ? Oh, alors madame Cl¨¦mence Laurentia d¨¦cide de passer ¨¤ l''action, ce n''est pas comme si c''¨¦tait une premi¨¨re apr¨¨s tout... ?, r¨¦pliqua l''homme apparemment charg¨¦ de la mince op¨¦ration. En un instant, Cl¨¦mence rattrapa en course ¨¤ pieds la capsule militaire, encore ¨¤ la poursuite du petit. Les autres femmes et hommes d¨¦barqu¨¨rent, regardant Cl¨¦mence rattraper et charger sur son flanc droit l''enfant aux yeux rouges, qui s''envola dans le haut banc de neige. Ce dernier se releva instantan¨¦ment, attaquant d''un violent coup de poing la femme en armure. Avant que Kasper ne puisse commencer ¨¤ comprendre ce qui se passait, il ¨¦tait d¨¦j¨¤ au sol dans la neige, une main couvrant son visage. Il sentit son corps se faire relever, puis ses pieds quitter la terre ferme. Il se d¨¦battait avec agressivit¨¦ dans un espoir d''une vengeance imm¨¦diate, mais vaine. ? C''est ?a votre signature inhumaine, monsieur je sais tout ? ?, r¨¦pliqua Cl¨¦mence ¨¤ son oreillette, faisant rire ¨¤ son tour tous les autres membres de la mission, rassembl¨¦s dans un cercle autour. ? Mon nom est Ivan, t¨ºte de b¨¦lier... ?, r¨¦pliqua-t-il. C''est en se retournant que tout l''escadre vit le grand homme ¨¤ la courte barbe blanche descendre lentement du ciel gris et enneig¨¦. Tous salu¨¨rent l''homme d''un salut militaire. ? Qu''est-ce qui vous am¨¨ne Monsieur Juo ?... Je croyais que vous ¨¦tiez en vacances jusqu''¨¤ la semaine prochaine ?, dit Cl¨¦mence, son poing sur son ¨¦paule oppos¨¦e, tenant Kasper par le visage dans sa main, tandis qu''il continuait ¨¤ se d¨¦battre avec une agressivit¨¦ se surpassant ¨¤ chaque moment. ? KASPER !... ARR¨ºTE-MOI ?A TOUT DE SUITE ! ?, dit l''homme sur un ton sec. ? Monsieur, est-ce un de vos petits-fils ?, demandait la femme aux cheveux et aux yeux bruns. ? Vous tous, en position de combat... Celui ¨¤ qui nous avons ¨¤ faire va peut-¨ºtre nous amener de s¨¦rieux probl¨¨mes, soyez pr¨ºts en cas de probl¨¨me ?, dit Juo. Les paramilitaires en cercle lev¨¨rent leurs bras devant eux, Cl¨¦mence ne lachant pas l''enfant d''une semelle. ? Sous-sergente Laurentia, veuillez retourner ce petit garnement devant moi tout en le tenant avec vos deux bras ?, ordonnait le chef autoritaire. A case of literary theft: this tale is not rightfully on Amazon; if you see it, report the violation. La sous-sergente se mit ¨¤ l''action d''un instant ¨¤ l''autre, l''enfant enrag¨¦ faisant maintenant face ¨¤ l''imposant homme. Juo prit la t¨ºte de Kasper par le menton pour l''immobiliser, le for?ant ¨¤ le regarder dans les yeux. Le jeune plongea son regard plein d''animosit¨¦ dans celui qui l''avait recueilli. ? Clairement... Sa m¨¨re ne m''a pas menti, cet enfant est plus que sp¨¦cial¡­ Il n''est pas compl¨¨tement humain, quelque chose dans son regard ne va pas ?, se dit Juo, passant le peigne fin sur chaque trace de raisons dans les yeux de sang de l''enfant. ? LACHEZ-MOI !!! ?, criait l''enfant, se d¨¦battant encore plus fort. ? C''est quoi ce bordel, est-ce qu¡¯il a d¨¦j¨¤ acc¨¨s au noyau, il est deux fois plus lourd, et son apparence n''a pas chang¨¦... ?, se disait Cl¨¦mence. Juo mit une de ses paumes de mains sur le front de l''enfant. ? Allez¡­ R¨¦veille-toi petit, raconte-moi qu''est-ce qui ne va pas ?, demandait le vieil homme au petit de 8 ans, maintenant sur un ton plus calme, alors que l''enfant a soudainement arr¨ºt¨¦ de se d¨¦battre dans le vide. ? C-comment, il est tout l¨¦ger maintenant... Comment il a fait !? ?, se demandait la sous-sergente, ¨¤ la fois impressionn¨¦e et confuse, essayant de garder son expression neutre habituelle. ? Vous pouvez le relacher sous-sergente, il n''y a plus de dangers ? Elle ob¨¦it aux ordres, red¨¦posant le petit au sol, les pieds sur le tapis blanc hivernal. ? Au repos tout le monde, la situation est sous contr?le... ?, dit le grand vieillard ¨¤ voix haute. ? Laissez-moi passer, laissez-moi je vous dis ! ?, dit une voix famili¨¨re, une voix d''enfant. Juo se retourna, laissant la vue libre au plus petit. ? Qu''est-ce que tu fais ici Rady !?... Retourne ¨¤ la maison, tu es bless¨¦ ! ?, dit l''homme sur un ton inquiet et s¨¦rieux. ? ?a... Je m''en fou compl¨¨tement, je ne suis plus tout petit grand-p¨¨re, j''ai l''endurance pour supporter ce genre de truc ! ?, dit le grand enfant, avec un regard dur, retenu par un des adultes pr¨¦sents sur place. ? ...D''accord, mais je ne te laisserai que quelques instants, lachez mon petit-fils tout de suite monsieur ? L''homme le retenant le lacha, Rady courut vers Kasper pour lui donner un gros coup de poing en plein dans la joue. ? C''est quoi ton putain de probl¨¨me Kasper !? ?, demandait le g¨¦ant sur un ton particuli¨¨rement col¨¦rique. ? ¡­ ? Le petit ne r¨¦pondait pas au d¨¦but, mais finit par ouvrir son clapet. ? Et bien, je ne sais pas si tu sais ce que ?a fait de perdre sa m¨¨re... Mais moi, j''en peux d¨¦j¨¤ plus ! ?, se retenait de pleurer le jeune de 8 ans, ses yeux reprenant leur couleur rouge sang, la neige en-dessous de lui s''affaissa alors qu¡¯il se relevait. ? Vous deux ¨ºtes mieux de vous retenir, parler s''il vous pla?t¡­ ?, demandait le grand-p¨¨re. Les deux le regardaient dans les yeux, leur regard emprunt¨¦ de terreur, de tristesse et de col¨¨re. ? Je ne te l''ai pas dit Kasper... Mais moi aussi, je n''ai plus de m¨¨re, je l''ai perdue il y a deux ans, je sais ce que ?a fait ?, dit le grand enfant de 9 ans. Le visage de Kasper se tacha soudainement de choc, il ¨¦tait fig¨¦ l¨¤ comme un gla?on. ? Je... Je... ? ? Alors tu comprends tr¨¨s bien ma col¨¨re, je suppose ? ?, r¨¦torqua le petit, d¨¦vast¨¦. ? Oui- ? ? Ce n''¨¦tait pas une question Rady... D¨¦sol¨¦ de t''avoir pouss¨¦ tout ¨¤ l''heure, n''emp¨ºche que tout ?a, ?a n''enl¨¨ve rien ¨¤ ce que je ressens ?, dit le jeune serrant les poings. ? J''ai juste envi d''arracher la t¨ºte de tout le monde ici, j''ai envi de tout d¨¦truire... ?, continuait-t-il, essayant de retenir ses larmes. Kasper se figea une fois de plus, regardant le sol, il serra ses poings. ? J''ai essay¨¦ de fuir la r¨¦alit¨¦ quand on ¨¦tait sur l''?le, j''ai essay¨¦ de me convaincre que je n''¨¦tais pas enrag¨¦ ? ? Et c''est maintenant que je r¨¦alise ¨¤ quel point je suis con, stupide quoi ? ?, continuait le jeune Kasper. ? Je ne pensais pas qu''il pouvait ¨ºtre aussi humain, on dirait que je ne me suis pas tromp¨¦ sur son compte au finalement, en plus il est vraiment intelligent pour pouvoir d¨¦cortiquer ses propres ¨¦motions de cette mani¨¨re ¨¤ son age ?, se dit Cl¨¦mence, stup¨¦faite par la sc¨¨ne et les mots du petit. ? Grand chef Juo, vous permettez ? ?, demanda la subordonn¨¦e du grand-p¨¨re des deux petits sur un ton respectueux et formel. ? Allez-y... ?, dit-il en soupirant l¨¦g¨¨rement. ? Ce genre de situation n''est pas ma sp¨¦cialit¨¦, voyons ce qu''elle a dans le ventre ?, se dit Juo. Cl¨¦mence approcha Kasper, d¨¦posant une de ses mains tranquillement sur l''¨¦paule fr¨ºle de celui-ci alors qu''elle se mit sur un genou. ? Je suis d¨¦sol¨¦ petit d''entendre tout ?a, je m''excuse aussi pour t''avoir retenu de la sorte... Permet-moi de me pr¨¦senter... ?, dit la dame aux cheveux mi-longs attach¨¦s, donnant son nom. ? Qu''est-ce que- ?, dit Kasper, avant de se faire mettre un doigt sur la bouche, en signe de se taire. ? Tu n''es pas stupide petit, tu as r¨¦alis¨¦ et admis ton erreur... Ne sois pas aussi dur avec toi-m¨ºme, je sais que ce n''est pas facile de perdre quelqu''un d''aussi proche, je le sais... Tr¨¨s tr¨¨s bien ?, disait Cl¨¦mence d''une voix douce et franche. Le petit jeune fondit en larme pour de bon, Cl¨¦mence lui donnant une grande accolade pour l''aider ¨¤ passer sa peine et sa col¨¨re. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 2, Partie 4 : Les arts /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ? Comme je te l''ai dit, je te le laisse, je me fais tr¨¨s vieux apr¨¨s tout, plus de 260 ans, et je ne suis toujours pas tr¨¨s cal¨¦ en ce qui concerne les ¨¦motions des autres, tu dois donc absolument prendre soin de ce petit... Qui sait, il sera probablement mon successeur... Un jour ?, me disait avec ironie chef Juo. ? Allez-vous lui laisser le nom de famille que vous lui avez donn¨¦, Monsieur ? ?, je lui demandais. ? Bien s?r que oui, apr¨¨s tout, je ne voudrais pas faire de peine ¨¤ Rady, hormis leur conflit actuel, ils sont de bons amis ? ? Bien¡­ KASPER ! ?, je lui criais depuis la porte d''entr¨¦e, alors qu''il descendait de l''¨¦tage avec ses bagages. ? Fait attention ¨¤ tes affaires Kaspy ?, je lui disais, lui pin?ant l¨¦g¨¨rement ses petites joues. ? Tu ne vas pas dire au revoir ¨¤ Rady ? ?, je disais au nouveau venu de ma famille. ? Je lui ai d¨¦j¨¤ dit, au travers de sa porte de chambre d''invit¨¦, qui ¨¦tait en face de la mienne, mais je n''ai rien entendu ?, il me dit. ? Il va s''en remettre, croit-moi, les plus grands amis ont bien souvent des diff¨¦rents ?, je lui dis, pour le rassurer. ? D''accord ?, il r¨¦pliqua sur un ton laissant deviner une certaine d¨¦ception. ? Dites-moi, Monsieur Juo, pourrais-je venir vous rendre visite de temps ¨¤ autre ? ?, demandait Kasper. ? Bien s?r, apr¨¨s tout, tu es de notre famille, c''est juste que Cl¨¦mence est meilleure pour s''occuper des enfants que moi ?, dit-il avec un sourire, s''abaissant ¨¤ la hauteur du petit pour lui donner une petite tape amicale ¨¤ l''¨¦paule. ? Alors, tu es pr¨ºt, Kaspy ? ?, je lui demandais, avec un sourire, en lui tendant la main. ? Oui ! ?, il dit, attrapant ma main, nos combinaisons blanches d''hiver enfil¨¦es. On sortit ¨¤ l''ext¨¦rieur, le vent glacial frappant mon visage. ? Il fait moins 27 degr¨¦s Celsius, ce n''est pas ce qui manquait... ?, je dis. ? O¨´ est ta capsule Cl¨¦mence ? ? ? Je n''ai pas de capsule, ¨¤ la place j''ai une moto ¨¤ l¨¦vitation, viens, elle est dans le chemin de campagne, plus loin ? On marcha une trentaine de m¨¨tres pour arriver devant ma superbe moto grise, style ancien, mais avec trois places et un anneau ¨¤ l¨¦vitation gardant mon v¨¦hicule stationn¨¦. ? Ouah, c''est cool, alors c''est ?a une moto ?... Elle est vraiment ¨¤ toi ? ?, me demandait mon petit. ? Oui, c''est un mod¨¨le que je poss¨¨de depuis quelques ann¨¦es d¨¦j¨¤ ? Je pris les bagages du petit pour les mettre dans le gros coffre arri¨¨re, puis montai sur le si¨¨ge avant, juste devant les deux guidons. ? Allez monte ?, je lui dis en lui tendant une main. ¨¤ la place, il s''est juste content¨¦ de sauter pour atterrir dans son si¨¨ge, juste en arri¨¨re de moi. ? Allez, accroche-toi ! ?, je lui dis, d¨¦marrant la moto en tournant les guidons. On s''en allait ¨¤ haute vitesse sur la voie enneig¨¦e cern¨¦e par deux immenses bancs de neige des deux c?t¨¦s de la route. Apr¨¨s une dizaine de minutes, on ¨¦tait arriv¨¦ en bordure de la petite ville dans laquelle moi et mon petit fr¨¨re habitons. The author''s tale has been misappropriated; report any instances of this story on Amazon. On arriva dans notre quartier tranquille, dans lequel il n''y avait que quelques maisons sur le chemin, sinon il y avait surtout des arbres et de grosses buttes de neige, des lampadaires... C''¨¦tait un quartier de bordure de petite ville comme pleins d''autres. Je stationnai la moto, l''immobilisant, je pouvais d¨¦j¨¤ entendre le chien japper. Kasper prit sa grosse valise faisant sa taille, la transportant sur son ¨¦paule gauche vers le pas d''entr¨¦e. Il me regardait d¨¦barquer de ma moto alors que je la d¨¦sactivai. En me dirigeant vers l''entr¨¦e, la porte s''ouvrit. Mon petit fr¨¨re, Kora, ¨¦tait comme ¨¤ l''habitude l¨¤ pour m''accueillir. ¨¦trangement, James, notre berger allemand, ne venait pas comme ¨¤ l''habitude malgr¨¦ le fait qu¡¯il jappait fort. ? Dit Kora, est-ce que Max est avec toi ? ? ? Oui, on ¨¦tait en train de jouer ¨¤ un jeu de course sur la toile avec nos oreillettes, il est en train de retenir le chien ?, disait-t-il. Mon petit fr¨¨re redirigea son regard sur Kasper, le regardant droit dans les yeux. ? T''es qui toi ? ?, demandait Kora. ? Mon nom est Kasper Wein- ? ? Je ne t''ai pas demand¨¦ ton nom, Cr¨¦tin ! ? Et ?a y est, c''est parti pour une autre crise d''hostilit¨¦... ? Il habite avec nous ¨¤ partir d''aujourd''hui, que tu veuille ou non... ?, je dis ¨¤ mon fr¨¨re sur un ton s¨¦rieux. Je sentis, juste apr¨¨s la fin de ma phrase, de la poussi¨¨re de stellarium. J''attrapai le bras de Kora, le regardant droit dans les yeux. ? Je ne me ferai pas r¨¦p¨¦ter, je t''interdis d''utiliser le stellarium sauf pour les arts et te d¨¦fendre ! ? ? Figure-toi que je me, pardon, NOUS d¨¦fends contre ce gars ! ?, me r¨¦pliqua Kora. ? Je t''ai dit d''arr¨ºter, IL NE T''AS RIEN FAIT ! ?, je lui dis en haussant le ton de ma voix. ? D''accord... ?, il me dit, alors qu''il venait d''augmenter sa force, tentant de se lib¨¦rer de ma poigne. ? ASSEZ ! ?, je lui dis, l''immobilisant en ramenant sa main dans son dos en lui faisant une prise. ? Kasper, tu peux entrer, je vais aller faire quelque chose avant... ?, je lui dis. Il hocha sa t¨ºte de haut en bas en signe qu''il avait compris. ? Non !... Tu vas le regretter enfoir- ? ? FERME-L¨¤, MAINTENANT, DIRECTION TA CHAMBRE KORA LAURENTIA ! ?, je dis ¨¤ mon petit fr¨¨re avec col¨¨re. Je le montai ¨¤ l''¨¦tage de force, dans la m¨ºme prise. ? C''est quoi ton probl¨¨me, grande soeur !? ?, me demandait-il. ? MON PROBL¨¨ME ?!¡­ R¨¦fl¨¦chis ¨¤ ton comportement dans ta chambre pendant une bonne vingtaine de minutes, et apr¨¨s on en reparlera ! ? Je le jetai sur son lit, claquant sa porte de chambre, faisant tomber quelques objets dans la maison qui trembla pendant un instant. Je soupirai. ? Super... ?, je dis sur un ton plein de sarcasme, roulant mes yeux. Je descendis les escaliers, voyant Max avec le chien. Max ¨¦tait un enfant qui semblait quelque peu r¨¦serv¨¦. Il n''est clairement pas en forme non plus, sa sant¨¦ m''inqui¨¨te un peu. Bien que je lui ai d¨¦j¨¤ un peu appris les arts thermiques, il ne semble pas capable de faire grand chose, ¨¤ part un ou deux gla?ons en m¨ºme temps, et ¨¤ peine augmenter la temp¨¦rature pour faire une flamm¨¨che avec un seul doigt. Encore l¨¤, faudrait-il qu''il s''entra?ne tous les jours pour voir de l''am¨¦lioration, ?a ne semble pas ¨ºtre au centre de ses pr¨¦occupations. Bref... Maintenant, temps de ramasser tout ce qui est tomb¨¦¡­ C''est l¨¤ qu''¨ºtre capable de d¨¦passer la vitesse du son est vraiment pratique, ?a ne prend ¨¤ peine qu''une seconde pour tout faire. ? Viens ici mon toutous, viens James ?, je disais ¨¤ James, ayant d¨¦j¨¤ fini de ramasser. Alors que je venais de m¡¯assir dans le grand et gros pouf du salon avec le chien ¨¤ mes c?t¨¦s, je remarquai que Max et Kasper me fixaient. ? Qu''y a-t-il ? ?, je leur demandais, me passant la main dans les cheveux pour les replacer et les rattacher vers l¡¯arri¨¨re avec un ¨¦lastique. ? Qu''est-ce qui a fait ?a dans la maison, vous n''avez rien senti ? ?, demandait Max. ? Quoi ?... Ah non, c''¨¦tait moi qui m''¨¦tais d¨¦plac¨¦ pour faire un m¨¦nage rapide ? Les deux ¨¦taient clairement choqu¨¦s, bouche-b¨¦. Je soupirai. ? La terre vous appelle ! ?, je dis en claquant du doigt comme pour les r¨¦veiller. ? Revenez-en les enfants ? Max d¨¦crocha finalement du regard, prenant ses affaires pour s''en aller. ? Au revoir, Madame, dites ¨¤ Kora de me revoir demain chez moi... ?, dit Max timidement, fermant la porte tranquillement, habill¨¦ de son unit¨¦ blanche recouverte de fourrure synth¨¦tique. ? Au revoir ! ?, je lui dis en lui envoyant la main avec un sourire. Il ne restait plus que Kasper, qui semblait avoir une question. ? Madame Cl¨¦mence, dites-moi, c''est quoi les arts au juste ? ?, me demandait le petit. Je lui souriais, r¨¦alisant qu''il pouvait ¨ºtre bon aux arts. ? Avec plaisir, petit... ?, je lui dis. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Chapitre 2, Partie Finale : La bo?te noire /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ? Il y a d''abord la poussi¨¨re d''¨¦toile, la base pour faire du stellarium, en produire ne demande que de se concentrer sur les couleurs qui t''appellent le plus ?, disait Cl¨¦mence. Graduellement, plein de poussi¨¨re flottante apparaissait au-dessus des mains de Cl¨¦mence. C''¨¦tait impressionnant, incroyable, je n''avais jamais vu quelque chose comme ?a de ma vie. Ses grains de poussi¨¨re ¨¦taient comme du sable, ils ¨¦taient tous bleus ou violets, leur ¨¦clat ¨¦tait magnifique. Puis... Elle se mit ¨¤ faire de grands mouvements avec ses bras en bougeant rapidement, cr¨¦ant des formes en relachant les grains de sable color¨¦s dans l''air. Ensuite, ils restaient plant¨¦s l¨¤, ¨¤ la m¨ºme position sans bouger, m¨ºme d''un poil, comme s''ils ¨¦taient dans de la glace. ? J''ai fini de cr¨¦er le plus de grains que je pouvais et de les disposer, tout ce qui me reste ¨¤ faire, c''est de leur donner la forme la plus tangible possible ? ? La forme la plus tangible ? ?, je demandais, curieux. ? C''est quoi tangible ? ?, je continuais avec ma question. ? Et bien, c''est ce qui para?t r¨¦el ou l''est compl¨¨tement... Regarde bien ! ?, elle dit, commen?ant ¨¤ intens¨¦ment fixer avec ses yeux les grains de sable bleus et violets. Je n''¨¦tais clairement pas pr¨¦par¨¦, car ce qui m''attendait comme spectacle allait ¨ºtre un des plus beaux. Les grains scintillaient de plus en plus fort, devenant tr¨¨s lumineux, mais pas aveuglants. Cl¨¦mence commen?ait ¨¤ tendre ses mains devant elle, for?ant les grains ¨¤ se rassembler vers un point. Pour former, une petite sph¨¨re, d''environ un demi m¨¨tre, color¨¦e et brillante. ? Voil¨¤ une mini-plan¨¨te, comment tu la trouves, Kaspy ? ?, me demandait-t-elle. ? Quoi !?... C-c''est une plan¨¨te !? ?, je disais, compl¨¨tement choqu¨¦. ? Pourtant, elle ne fait m¨ºme pas la taille du chien... Peut-importe, est-ce que je peux toucher ? ?, demandais-je. ? Vas-y ? La sph¨¨re ¨¦tait aussi dure que de la roche, mais semblait l¨¦g¨¨rement rugueuse comme du sable. ? Est-ce que je peux le prendre ? ?, je demandais. ? Oui, tien ?, me disait-t-elle. Elle ¨¦tait bien plus lourde qu''elle ne le laissait para?tre, mais j''¨¦tais capable de la prendre sans trop de probl¨¨mes. ? Comment est-ce que tu fais pour que ce soit si lourd ?... Je ne comprends vraiment pas ?, dis-je. ? C''est une question de ma?trise et de pratique, mais je dirais que cr¨¦er une plan¨¨te comme celle-ci est plus d''un exercice pour ma concentration que d''autre chose, en plus, si on ¨¦tait ¨¤ l''ext¨¦rieur, j''aurais pu en faire une ¨¤ peu pr¨¨s aussi grosse qu''un pat¨¦ de maison ?, disait Cl¨¦mence. ¨¤ l''entendre dire cela, mes yeux s''¨¦largirent jusqu''¨¤ presque quitter mon visage, et ma machoire se d¨¦crocha presque de ma t¨ºte tellement j''¨¦tais choqu¨¦. Je me repris pour poser une question. ? Mais est-ce que ?a sert au combat ? ? ? ?a peut, mais ce n''est pas pratique, et comme je te l''ai dit, ce n''est d''abord qu''un exercice de concentration, bien que ce soit aussi pratique pour mesurer la puissance de destruction que tu poss¨¨des ?, me dit-t-elle. The author''s narrative has been misappropriated; report any instances of this story on Amazon. ? Mais comment ? ?, je demandais. ? C''est tr¨¨s simple, ce que tu peux cr¨¦er avec le stellarium, tu peux aussi le d¨¦truire, comme ?a ! ?, elle s''exclamait, en donnant un coup plus rapide que l''¨¦clair qui cr¨¦a un gros son strident, vaporisant en un instant la magnifique petite plan¨¨te. Je compris soudainement l''ampleur du pouvoir de Cl¨¦mence, et ?a me terrifiait encore plus qu''avant. ? Alors, est-ce que tu veux essayer ? ?, me demandait-t-elle, maintenant debout, les mains sur ses hanches en me regardant. ? Q-q-quoi, m-me faire frapper ?! ?, je disais, commen?ant ¨¤ paniquer, les yeux grands ouverts. Je l''entendis soupirer, se touchant le visage. ? Mais non, Kaspy¡­ Veux-tu essayer de faire tes premi¨¨res poussi¨¨res ? ? ? Mes premi¨¨res... Poussi¨¨res ? ? ? D''accord ?, je lui dis, fermant mes yeux. Quelle est la couleur que j''aime le plus ? Le bleu et le violet de Cl¨¦mence sont plut?t jolis, mais je voudrais ¨ºtre original... Je sais, le vert ¨¦meraude, comme mes yeux ! Si je me souviens bien, il faut imaginer la couleur... Pourquoi pas imaginer les poussi¨¨res dans ma main ? ? Comment ?... ?, murmurait Cl¨¦mence. J''ouvris mes yeux, pour voir une quantit¨¦ massive de sable qui scintillait comme de l''¨¦meraude. J''¨¦tais dans un nuage de poussi¨¨re si ¨¦pais, que je ne pouvais voir Cl¨¦mence. ? Cl¨¦mence, comment je fais maintenant pour rassembler le sable dans un point pr¨¦cis ? ?, je lui demandais. ? Et bien, tu t''imagines les faire bouger tout en essayant de les faire bouger avec ton corps ?, elle disait. Bon, je suppose que je dois improviser... Pourquoi pas faire des vagues ? Non... Quelque chose de plus vert. Comme une grosse plante ! ?a y est, j''ai mon id¨¦e, maintenant... Comment je vais m''y prendre ? D¨¦j¨¤, je crois que lib¨¦rer de l''espace autour de moi serait une bonne id¨¦e. ? ?a va aller par l¨¤... ?, je dis en pensant ¨¤ voix haute. ...Une heure plus tard... ? J''ai... Fini ?... ?, je dis, incertain d''¨ºtre s?r si j''¨¦tais satisfait de mon r¨¦sultat. ? Une plante g¨¦ante faite de poussi¨¨re de stellarium ?... Et qui a l''air aussi r¨¦el que ?a ? ?, dit Kora, semblant surpris et m¨ºme l¨¦g¨¨rement choqu¨¦. Ma peinture sur air ¨¦tait aussi grande que grand-p¨¨re Juo ou m¨ºme Cl¨¦mence, je ne me savais pas si bon dessinateur franchement. ? Kora, pince moi la joue ?, ordonnait Cl¨¦mence, fixant mon oeuvre depuis le long canap¨¦. ? Ouch... Alors c''est bien r¨¦el ? ?, disait-t-elle, s''approchant de la plante g¨¦ante faite de poussi¨¨re. ? J''ai l''impression de voir presque une vraie plante devant mes yeux, c''est incroyable, jamais je n''ai vu quelqu''un aussi talentueux que toi Kasper... Mais ! ?, dit-elle. ? Mais, ?a ne veut malheureusement pas dire grand chose sur tes comp¨¦tences ¨¤ utiliser cet art, ¨¤ part la partie dext¨¦rit¨¦... En fait, je serais plus curieuse de voir ce que tu peux obtenir comme densit¨¦ avec autant de poussi¨¨re avec tes capacit¨¦s actuelles ?, continuait Cl¨¦mence, me soumettant ¨¤ un d¨¦fi. ? La densit¨¦ ? ?, je demandais. Elle m''expliqua par la suite ce que la densit¨¦ signifiait. ? Donc c''est du poids... Non, de la mati¨¨re dans un espace limit¨¦ ?... D''accord, maintenant je comprends mieux, aller, c''est parti ! ?, je m''exclamais. Il faut que ce soit le plus petit possible... En quelques secondes, la poussi¨¨re commen?ait d¨¦j¨¤ ¨¤ se rassembler vers le point que je visais. J''essayais le plus que je pouvais d''augmenter la densit¨¦, et je dois dire que j''¨¦tais moi-m¨ºme en train de me surprendre, j''avais ¨¤ peine commenc¨¦ qu''elle brillait d¨¦j¨¤ de son vert ¨¦meraude ¨¦clatant. ? ?a alors, c''est du niveau pour un d¨¦butant !... C''est presque comme un r¨ºve ?, dit Cl¨¦mence, semblant encore impressionn¨¦e. ? J''ai fini, je ne peux pas faire... Mieux ?, je dis en for?ant. Je pouvais la voir du coin de l''oeil enfiler son oreillette, elle semblait naviguer dans plusieurs applications. ? ?a y est, voyons voir la densit¨¦ et la taille de ce que tu as fait... ? ? 1 m¨¨tre de diam¨¨tre, pour... Non, attends !? ?, elle disait. ? C''est une densit¨¦ de malade pour un d¨¦butant, c''est presque mon niveau de stellarium ? ? Tu sais quoi, je vais ouvrir la fen¨ºtre de l''arri¨¨re, transpose ta sph¨¨re dans la cours et fait l¨¤ grandir le plus que tu peux en gardant une bonne densit¨¦ ?, elle me demandait, semblant tout excit¨¦e. ? D-d''accord ?, je disais, transportant la sph¨¨re flottante vers l''ext¨¦rieur, en plein milieu de la vaste cours arri¨¨re. Je commen?ais ¨¤ la faire grandir, tout en ajoutant de mon sable. J''atteignai ma limite de sable flottant rapidement, heureusement, c''¨¦tait assez pour faire une sph¨¨re plus grosse que la maison elle-m¨ºme. ? Le poids n''est pas proportionnellement le m¨ºme, n''emp¨ºche que ta sph¨¨re fait maintenant 50 m¨¨tres de diam¨¨tre, c''est un truc de dingue ! ?, me disait Cl¨¦mence, qui semblait ¨¦poustoufl¨¦e. Kora aussi semblait compl¨¨tement choqu¨¦, il me regardait comme si je n''¨¦tais pas humain, comme une b¨ºte surnaturelle. Je sortis ¨¤ l''ext¨¦rieur, ass¨¦nant un gros coup direct sur la sph¨¨re, qui disparut en fum¨¦e en moins d''une seconde. C''¨¦tait pour moi comme un moment magique, je sentais que j''allais aimer le stellarium. J''ai enfin trouv¨¦... Ce qu''on appelle une passion. /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Annonce : du nouveau ! ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L''histoire va ¨ºtre restructur¨¦, les chapitres d¨¦j¨¤ pr¨¦sents ne vont qu''¨ºtres peu touch¨¦s, pour cause, le premier et deuxi¨¨me seront officiellement des chapitres qui viendront plus tard dans l''histoire, mais je vais quand m¨ºme les laisser l¨¤. Love this story? Find the genuine version on the author''s preferred platform and support their work! Le vrai premier chapitre va venir, et les d¨¦buts vont ¨ºtres complets, tous ce qui va venir avant la venue de Kasper est canon et sera arriv¨¦. Merci ¨¤ tous ceux qui suivent jusqu''ici, vraiment, Le Mec SF. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------